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Situation en Syrie le 9 février
Article publié le 09/02/2012

- Le 16 janvier, Damas a refusé la proposition du Qatar d’envoyer une force militaire arabe en Syrie, estimant que cette proposition serait de nature à « amplifier la crise » et que « le peuple syrien refuse toute intervention étrangère sous n’importe quelle appellation ».
- Le 19 janvier, le chef des observateurs arabes, le général Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, a remis un rapport de la mission arabe, dans lequel il est demandé que la mission soit prolongée. De son côté, l’Arabie saoudite a annoncé le 22 janvier le retrait de ses observateurs de la mission de la Ligue arabe, en raison du non respect par Damas des clauses proposées par la Ligue arabe. Dans ce contexte, la Ligue arabe a adopté ce même jour une nouvelle « feuille de route », appelant le président Bachar al-Assad à déléguer « des prérogatives au vice-président pour traiter avec un gouvernement d’union nationale », qui doit être « formé dans les deux mois ». Cette nouvelle initiative a été soumise au Conseil de sécurité de l’ONU pour ratification.
- Le 23 janvier, l’Europe a adopté de nouvelles sanctions contre la Syrie, visant des membres de l’administration et des organisations syriennes, par le gel d’avoirs et l’interdiction de visa en Europe. Le 27 janvier, l’Europe et les Etats arabes ont proposé un projet de résolution devant le Conseil de sécurité de l’ONU, basé sur la nouvelle « feuille de route » de la Ligue arabe. La Russie pour sa part a annoncé ne soutenir aucune résolution qui appellerait au départ du président Bachar al-Assad.
Dans le même temps, la répression s’est poursuivie en Syrie, notamment à Hama et à Homs.
Dans ce contexte de violence, et en raison de celles-ci, la Ligue arabe a décidé de suspendre la mission d’observation en Syrie le 28 janvier. Le 29 janvier, les violences se sont poursuivies à l’est de Damas, l’armée syrienne ayant entrepris de reprendre ce secteur, passé sous le contrôle des opposants.
- Au cours d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est tenue le 31 janvier, plusieurs intervenants ont demandé l’implication du Conseil de sécurité dans la crise syrienne, le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi et le Premier ministre du Qatar cheikh Hamad Ben Jassem al-Thani. La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé ainsi que le ministre des Affaires étrangères britannique William Hague ont également formulé la même demande, et ont appelé à l’adoption d’une résolution dénonçant la répression et appelant la Syrie à un régime de transition. La Russie a indiqué le 1er février que ce projet de résolution ne pouvait être accepté en l’état, en raison du manque d’« une clause claire écartant la possibilité que cette résolution puisse être utilisée pour justifier une intervention militaire dans les affaires intérieures de la Syrie ». Le 2 février, un nouveau projet de résolution a été préparé, reprenant les termes de la proposition de la Ligue arabe du 22 janvier et acceptant de faire des concessions à la Russie : le transfert du pouvoir du président à son vice-président n’est notamment plus mentionné.
En Syrie, alors que la ville de Hama commémore les massacres de février 1982 au cours desquels l’armée syrienne avait réprimé une insurrection des Frères musulmans, les tensions se poursuivent.
- Le 4 février, à la suite de nombreuses tractations avec la Russie et avec la Chine concernant le nouveau projet de résolution, ces deux Etats ont à nouveau opposé leur veto au nouveau texte. Le 6 février, les Etats-Unis ont fermé leur ambassade à Damas « compte tenu de la poursuite de la violence et de la détérioration des conditions de sécurité ». L’Italie, la Grande-Bretagne et la France ont pour leur part rappelé leurs ambassadeurs « pour consultations », suivis par l’Espagne et les Pays-Bas.
- Le 7 février, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est rendu en Syrie et s’est entretenu avec le président Bachar al-Assad. Au cours de cette rencontre, le président syrien aurait accepté la fin des violences et aurait dit qu’il annoncerait prochainement un referendum sur la nouvelle constitution.
- Le 8 février, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a annoncé la décision prise par Ligue arabe de renvoyer une mission d’observateurs en Syrie.

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