Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Culture

  • Le chorégraphe libanais Ali Chahrour et son spectacle May He Rise And Smell The Fragance au festival d’Avignon 2018 - 16/07/18

    Invité à Avignon pour l’édition 2018 pour son spectacle May He Rise And Smell The Fragance (1), Ali Chahrour propose le troisième volet d’une trilogie déjà connue du public français. Jeune danseur libanais, il faisait déjà ses premiers pas à Avignon en 2016 avec ses premières créations, Fatma et Leila se meurt. Il avait provoqué un grand enthousiasme avec ces créations ancrées dans l’héritage culturel et rituel chiite, montées avec des danseurs non-professionnels. Retour sur le troisième volet d’une somptueuse trilogie sur la mort, présenté les 14, 15, 16 et 17 juillet au théâtre Benoît XII d’Avignon.

  • Compte rendu de l’exposition « Al Musiqa, voix et musiques du monde arabe », Philharmonie de Paris, 6 avril – 29 août 2018 - 06/07/18

    Au XIXe siècle, de grands compositeurs comme Saint-Saëns ou Liszt, orientalistes symphoniques, ont popularisé l’usage de rythmes irréguliers, le plus souvent enlevés, et de gammes dites « orientales », ayant pour but d’introduire dans la musique européenne de la fin du siècle quelques bouffées d’exotisme factice. L’oreille en Occident s’est ainsi accoutumée à certains motifs qu’elle reconnaît comme « orientaux », et qui par là esquissent la trame d’une géographie musicale structurée par des lieux communs, non point visuels mais sonores. En proposant de voyager par-delà ces derniers, l’exposition Al Musiqa, qui se tient à la Philharmonie de Paris du 6 avril au 19 août 2018, ouvre les portes de territoires multiples et moins bien connus : les voix et musiques du monde arabe.

  • Le Louvre Abou Dhabi : « ouvrir un musée pour tous » - 27/06/18

    En décembre 2006, la révélation de négociations en cours entre l’État français et Abou Dhabi autour d’un projet d’implantation du musée du Louvre dans l’émirat divise le monde intellectuel français (1). Près de dix ans plus tard, le Louvre Abou Dhabi ouvre ses portes. L’enthousiasme d’une bonne partie de la presse française et occidentale suivant son inauguration ferait presque oublier les origines polémiques d’un projet aujourd’hui largement considéré comme une réussite indéniable, et on se félicite aujourd’hui volontiers de la naissance de ce joyau muséal « universel », ranimant les espoirs d’un dialogue des civilisations en plein cœur du Moyen-Orient (2). « Universel »… Qu’est-ce à dire ?

  • Mahfouz au temps des officiers - 21/06/18

    Lorsque le coup d’état des Officiers libres éclate en juillet 1952 en Egypte, le romancier Naguib Mahfouz (1911-2006) vient d’achever l’écriture de sa trilogie cairote, qui couvre toute l’histoire de l’Égypte de la Première à la Seconde Guerre mondiale. Cette œuvre qui écrase tout le reste de la production de son auteur, pourtant foisonnante et multiple, pour une grande partie du public européen, ne sera publiée que quelques années plus tard, en 1956. Elle est en vérité, à la charnière de l’œuvre mahfouzienne, une ligne de partage entre deux moments structurants : l’époque des grands romans réalistes comme Zuqâq al-Midaq (Passage des miracles en traduction française) et celle, plus cryptée, des romans dont il sera ici question. Œuvre de la reconnaissance, puisque Mahfouz obtiendra grâce à elle le Prix de l’Etat égyptien pour la littérature 1958, cette trilogie écrite avant Nasser obombre néanmoins la singulière attitude de l’écrivain face au nouveau régime : d’abord le silence, de 1952 à 1959, où Mahfouz vit de scénarios de films et publie finalement le grand-œuvre longuement resté dans ses tiroirs ; ensuite, le développement d’une esthétique allusive qui donne lieu à l’une des périodes les plus riches de son œuvre. Une promenade s’impose donc parmi les romans du Mahfouz « symbolique » ou « philosophique », selon les termes un peu convenus de la critique, dont on espère ressortir avec quelques clés de déchiffrement.

  • Entretien avec Mouloud Mimoun - 20/06/18

    Mouloud Mimoun est franco-algérien. Diplômé de l’Institut français de presse, il fut nommé en 2011 au grade de chevalier de l’Ordre du Mérite pour sa carrière de journaliste culturel et cinématographique. Par son rôle dans l’émission Mosaïque (1977-1987), comme dans son travail préalable à la Cinémathèque d’Alger, il a toujours œuvré à la diffusion de la culture arabe, maghrébine en particulier, en France. En 2009, il cofonde l’association du Maghreb des Films (1), dont il est président quelques années, et qui organise annuellement des rencontres cinématographiques autour des cinémas du Maghreb.

  • « L’amour de ce monde fait pour décevoir ». Compte rendu de l’ouvrage de Salam Al-Kindy, Le Voyageur sans Orient - 15/06/18

    Sous l’intitulé significatif de pré-islamique, ou encore celui de jâhiliyâ (temps de l’ignorance de Dieu) dont nous héritons du Coran, on regroupe communément toute la civilisation des Arabes avant 622, et en particulier la très grande tradition poétique de langue arabe qui donna notamment les Mu‘allaqât (Suspendues), longs poèmes à structure fixe qu’on prétendit tantôt accrochés sur la ka‘ba mecquoise tant leur excellence méritait d’être notoire, tantôt et plus vraisemblablement comparés à des colliers suspendant des pierres parfaites. Reste, on le voit, que la définition en est négative : est jâhiliyâ ce qui n’est pas encore islamique. Comme le dit justement Salam Al-Kindy, originaire de Mascate (Oman) et auteur du Voyageur sans Orient (Sindbad/Actes Sud, 1998), « l’Islam leur manque (1). »
    Ce livre déjà vieux de vingt ans, d’une implacable érudition, propose donc le défi intellectuel particulièrement ambitieux de ne pas considérer la poésie de la jâhiliya – ni la philosophie qui la sous-tend, et dont l’auteur entend montrer la profondeur – à partir de ce manque mais, tout au contraire, dans sa singulière présence et son inédite tournure de pensée.

  • La publication des Mille et une nuits dans l’Europe de l’orientalisme premier - 07/06/18

    « Les auteurs des contes des Nuits ont été ainsi conduits à suivre très exactement les évolutions urbaines, évolutions des espaces et des mentalités et en quelque sorte ils nous en informent » observe la fameux historien de l’Islam médiéval Jean-Claude Garcin à propos des Mille et une nuits lors d’une conférence tenue en juin 2015 à l’Institut du Monde arabe. L’auteur de l’ouvrage Pour une lecture historique des mille et une nuits (1) met en lumière le fait que ce recueil de contes, en dépit de sa nature largement fantaisiste, est une riche source primaire pour l’analyse du Moyen-Orient médiéval. Singulièrement peu étudié en raison de sa catégorisation comme ouvrage de culture populaire par les Européens, les Mille et une nuits sont en réalité des histoires édifiantes écrites et destinées pour l’aristocratie musulmane urbaine. Ce florilège de contes orientaux nous renseigne donc sur les trois villes qui y sont décrites soit Bagdad, Damas et Le Caire. La première traduction en français à partir de manuscrits arabes est réalisée par Antoine Galland entre 1704 et 1717, ce qui participe à l’élaboration de l’image d’un Orient mystérieux et magique du premier XVIIIème siècle (2).

  • Portrait de Tarik Benouarka - 04/06/18

    Tarik Benouarka est né en 1966 à Alger. Sa mère, musicienne amateur, lui fera très tôt découvrir la musique classique. Son père, très impliqué pour l’indépendance, fut l’un des fondateurs du Mouvement National Algérien. Il grandit en France, mais sous l’influence d’Oum Kalthoum, Farid El-Atrache, Nazim Hikmet et Mahmoud Darwich (1). Après des études au conservatoire et une première carrière de compositeur de musique dite « actuelle », Tarik Benouarka revient en 2013 à l’art lyrique et compose en 2013 un premier opéra, El Nafas (Le Souffle), qui fait figure de premier opéra écrit en langue arabe. En 2015, il commence la tournée de Les Jours et les Nuits de l’Arbre Cœur, lui aussi composé en arabe. Le spectacle fut remarqué pour son originalité, mais aussi pour « son orchestre symphonique unique au monde » (2) composé de 40 femmes égyptiennes non-voyantes.
    Il revient pour Les clés du Moyen-Orient sur les moments phares de sa vie.

  • Portrait de Hassan El Geretly, metteur en scène égyptien et fondateur de la compagnie de théâtre El Warsha - 18/05/18

    Après avoir collaboré avec Youssef Chahine, Hassan El Geretly fonde en 1987 la compagnie théâtrale El Warsha qui adapte d’abord des pièces européennes (Fo, Pinter, Handke, Jarry). Après la création de deux spectacles, Dayer Maydour puis Dayeren Dayer, dans lesquels la compagnie travaille avec des montreurs d’ombres, un tournant s’opère : El Warsha s’emploie dès lors à revivifier le considérable patrimoine populaire égyptien, de l’art du bâton (tahtib) à celui du conte en passant par la geste hilalienne.

  • Compte rendu de lecture de l’ouvrage de Kaoutar Harchi, Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne - 04/05/18

    Si l’on admet volontiers que les plis des langues cachent les dissensions des hommes qui les parlent, la littérature semble tout aussi communément retranchée des aléas du commerce courant de l’écrit, abritée dans l’écrin de la forme dont elle poursuit l’achèvement, protégée de la violence du monde par ses règles autonomes que l’on voudrait rigoureusement esthétiques. Or, tout un monde tourne autour des textes littéraires, aux traits bien plus familiers, et c’est de cela, rien que de cela qu’il s’agit ici. Le cas de l’écrivaine Assia Djebar et des quatre écrivains Kateb Yacine, Rachid Boudjedra, Kamel Daoud et Boualem Sansal sont envisagés à rebours de ce lieu commun par la sociologue et romancière Kaoutar Harchi, qui s’emploie dans le sillage des Règles de l’art (1) de Pierre Bourdieu à examiner les conditions sociales dans lesquelles s’inscrit l’écriture littéraire.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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