Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Culture

  • Portrait de Hassan El Geretly, metteur en scène égyptien et fondateur de la compagnie de théâtre El Warsha - 18/05/18

    Après avoir collaboré avec Youssef Chahine, Hassan El Geretly fonde en 1987 la compagnie théâtrale El Warsha qui adapte d’abord des pièces européennes (Fo, Pinter, Handke, Jarry). Après la création de deux spectacles, Dayer Maydour puis Dayeren Dayer, dans lesquels la compagnie travaille avec des montreurs d’ombres, un tournant s’opère : El Warsha s’emploie dès lors à revivifier le considérable patrimoine populaire égyptien, de l’art du bâton (tahtib) à celui du conte en passant par la geste hilalienne.

  • Compte rendu de lecture de l’ouvrage de Kaoutar Harchi, Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne - 04/05/18

    Si l’on admet volontiers que les plis des langues cachent les dissensions des hommes qui les parlent, la littérature semble tout aussi communément retranchée des aléas du commerce courant de l’écrit, abritée dans l’écrin de la forme dont elle poursuit l’achèvement, protégée de la violence du monde par ses règles autonomes que l’on voudrait rigoureusement esthétiques. Or, tout un monde tourne autour des textes littéraires, aux traits bien plus familiers, et c’est de cela, rien que de cela qu’il s’agit ici. Le cas de l’écrivaine Assia Djebar et des quatre écrivains Kateb Yacine, Rachid Boudjedra, Kamel Daoud et Boualem Sansal sont envisagés à rebours de ce lieu commun par la sociologue et romancière Kaoutar Harchi, qui s’emploie dans le sillage des Règles de l’art (1) de Pierre Bourdieu à examiner les conditions sociales dans lesquelles s’inscrit l’écriture littéraire.

  • Compte rendu de l’exposition « L’Empire des roses, chefs-d’œuvre de l’art persan du 19e siècle » au musée du Louvre-Lens, scénographie de Christian Lacroix, 28 mars-23 juillet 2018 - 02/05/18

    Organiser une exposition sur l’art kadjar se heurte à des difficultés de taille. Tout d’abord, le destin mouvementé de la dynastie a entraîné une grande dispersion des œuvres dans le monde. Les puissances qui ont exercé leur influence sur la Perse, Angleterre et Russie, en ont un grand nombre, tandis que les membres de la famille royale, forcés à l’exil, les ont essaimées au gré de leurs besoins financiers en Europe comme aux Etats-Unis. Par ailleurs, le relatif discrédit qui a pesé sur cet art d’une cour sous influence étrangère (en comparaison de l’art de la puissante dynastie safavide) en a d’abord fait plus un objet de collection privée que de grand musée national. Il faut donc pour toute rétrospective convaincre un grand nombre d’institutions et de particuliers. Un défi que la volonté de rapprochement de l’Union européenne avec l’Iran dans le cadre de l’accord du nucléaire de 2011 a sans conteste aidé à relever. Les œuvres présentées par le Louvre-Lens sont exceptionnelles de qualité et de variété. A côté d’une impressionnante collection de portrait en pieds monumentaux des souverains de la dynastie, la commissaire de l’exposition Gwenaëlle Fellinger, et la commissaire associée Hana Chidiac, ont réussi à réunir des costumes, des ouvrages, et des objets de la vie quotidienne. L’ensemble offre une vision saisissante d’une époque charnière de l’histoire de l’Iran.

  • Compte rendu de la conférence d’André Miquel et de Carole Boidin, tenue à la Semaine arabe de l’ENS 2018 : « La Fontaine et Ibn Muqaffa‘ » - 27/04/18

    Il régnait jeudi 12 avril dans la salle Dussane de l’Ecole Normale Supérieure une atmosphère d’émotion peu familière à ce lieu, alors qu’André Miquel, reçu au concours de 1950, s’apprêtait à prendre la parole, d’abord pour une conférence puis pour un dialogue avec Carole Boidin, professeure de littérature comparée à l’Université Paris Nanterre, spécialiste de littératures gréco-latine et arabe venue l’interroger. À partir de l’ouvrage qu’il consacra en 2015 à Ibn Muqaffa‘ sous le titre La Fontaine à Bagdad (éditions Orients), André Miquel proposa au public de la Semaine Arabe de l’ENS 2018 une sorte de biographie intellectuelle accélérée, rappelant les jalons essentiels de son parcours d’arabisant et sa relation aux grands textes de la littérature arabe classique auxquels il consacra son œuvre de chercheur et de traducteur.

  • Compte rendu du documentaire « Graffiti Men Beirut » de Sarah Claux et Nicolas Soldeville, projeté lors du Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient - 05/04/18

    Le Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient propose chaque année de nombreuses projections de fictions et de documentaires et met à l’honneur cette année le Liban. Il a eu lieu à Saint-Denis entre le 27 mars et le 1er avril et se déroule encore à Paris et en Seine-Saint-Denis jusqu’au 14 avril (1). Le documentaire Graffiti Men Beirut, réalisé par Sarah Claux et Nicolas Soldeville, a été projeté au cinéma L’Ecran à Saint-Denis le vendredi 30 mars. La projection était accompagnée de la réalisation d’un graffiti sur la Place du Caquet, par Moe, un graffeur beyrouthin, et par une discussion avec Nicolas Soldeville.

  • Semaine arabe de l’ENS 2018, « Passages », du vendredi 6 avril au samedi 14 avril - 02/04/18

    Cette édition aura lieu en mémoire de Houda Ayoub, professeure d’arabe à l’école et initiatrice de la Semaine arabe. Aussi, comme un clin d’œil final, c’est autour de la notion de transmission que nous avons organisé cet événement : transmission de ce qui est devenu une tradition à l’École Normale Supérieure, transmission d’un goût de la découverte du monde arabe, transmission du plaisir d’offrir un événement culturel très riche à un large public.
    Nous avons souhaité à l’occasion de cette édition opposer aux passeurs de sinistre augure qui font l’économie du désastre méditerranéen d’autres passeurs : ceux qui, à travers leur art, leurs travaux universitaires, ou leur engagement politique, transmettent des savoirs, renouvellent des traditions, propagent des révolutions. C’est pour les mettre à l’honneur que nous avons intitulé cette 21e édition « Passages ».

  • Deuxième Biennale des photographes du monde arabe contemporain à l’Institut du monde arabe et à la Maison européenne de la photographie - 02/11/17

    L’institut du monde arabe et la Maison européenne de la photographie ont conjointement organisé la seconde édition d’un événement qui devrait inscrire sa pérennité dans le paysage des expositions de rentrée parisienne : la Biennale des photographes du monde arabe contemporain, déployée dans huit lieux d’exposition de Paris. Une cinquantaine d’artistes sont réunis au sein d’un large panorama marqué par un focus ajusté sur la Tunisie et l’Algérie.

  • Forum inter-associatif étudiant sur le Monde arabe, le 21 octobre 2017, organisé par ASHMA à l’Institut du monde arabe - 10/10/17

    L’Association en Sorbonne sur l’Histoire du Monde Arabe (ASHMA), association étudiante, organise le samedi 21 octobre 2017 la deuxième édition du Forum inter-associatif sur le Monde arabe, en association avec l’Institut du Monde Arabe qui accueille l’événement.

  • Beyrouth, plateforme du marché de l’art contemporain : autour de la 8e édition de la Beirut Art Fair - 27/09/17

    Le 21 septembre 2017 fut inaugurée au BIEL (Beirut International Exhibition and Leisure Center) à Beyrouth la huitième édition de la foire internationale pour l’art contemporain de la capitale libanaise : la Beirut Art Fair, clôturée le 24 septembre. Durant quatre jours, des galeries du monde entier sont venues exposer leurs artistes. Suite au succès rencontré avec l’édition 2016, l’édition 2017 de la foire a composé un programme ambitieux et innovant, témoignant par les rencontres envisagées de la place grandissante que prend Beyrouth sur la scène internationale pour la création contemporaine et le marché de l’art.

  • « In the Eruptive Mode » de Suleyman al-Bassam : faire éclater la souffrance des femmes au cœur des Printemps arabes - 01/09/17

    Le festival de théâtre et des arts de la scène « Passages », qui s’est déroulé à Metz du 5 au 14 Mai (1), proposait pour célébrer ses vingt ans une édition centrée autour de la région méditerranéenne, avec une programmation proposant des spectacles issus du Maroc au Koweït, en passant par la Tunisie, le Liban, la Syrie, Malte, la Grèce ou Israël. Parmi la foule de spectacles, de concerts et de pièces qui furent jouées sur les différentes scènes messines fit irruption – si elle ne fit éruption – celle du grand dramaturge koweitien Suleyman al-Bassam, In the Eruptive Mode, jouée sous cette forme pour la première fois en France. C’est l’occasion de revenir sur la carrière et l’œuvre de Suleyman al-Bassam.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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