Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Culture

  • Portrait de Zeina Abirached, dessinatrice et écrivaine libanaise - 21/02/19

    Zeina Abirached est une dessinatrice originaire de Beyrouth. Née en 1981 au cœur de la guerre civile libanaise, elle se lance au tournant des années 2000 dans la bande dessinée pour raconter son quotidien d’enfant dans les années de guerre. Son troisième ouvrage, Mourir, partir, revenir – Le jeu des hirondelles fut sélectionné au festival d’Angoulême et fut traduit en plusieurs langues. Elle fut par la suite maintes fois primée, notamment pour son ouvrage Le Piano oriental (2015), récit inspiré de la vie de son ancêtre, inventeur d’un nouvel instrument de musique dans le Beyrouth des années 1960. Elle publie cette année en co-écriture avec Mathias Énard son dernier roman graphique, Prendre refuge.

  • Entretien avec Eric Fouache, Directeur Exécutif de Sorbonne Université Abu Dhabi - 11/02/19

    Eric Fouache, Directeur Exécutif de Sorbonne Université Abu Dhabi (SUAD) est professeur de géographie à Sorbonne Université.
    Il est actuellement Président de l’Association Internationale des Géomorphologues (IAG) et membre senior de l’Institut Universitaire de France.
    Ses recherches portent sur les questions géoarchéologiques, paléoenvironnementales et paléogéographiques en Méditerranée, en Mer Noire, au Proche et au Moyen-Orient et en Asie Centrale.
    Eric Fouache a publié deux livres en tant qu’auteur et plus de 100 articles scientifiques et chapitres d’ouvrages collectifs, dont plus de 50 dans des revues internationales à comité de lecture. En 2000 et 2007, il a reçu à Paris le prix de la Société de Géographie pour ses ouvrages.

  • La muse des Nuits - 29/01/19

    Introduction : Traduire, entre trahison et révélation
    Traddutore, Traditore ! Le traducteur est-il toujours coupable quand il donne à voir, par le caractère traduit, une vision, une portion à la fois maîtrisée et créée du lien entre la réalité dans laquelle il a séjourné et celle dans laquelle il demeure ? Les propositions seraient vraies en tant qu’elles se conforment aux choses même, ainsi que le théorisait Aristote. Rien n’est moins réel et les textes d’Aristote, passés par le prisme de la langue arabe puis revenus s’exprimer en langue latine puis vernaculaires en sont le parfait exemple. Dans la tradition occidentale, la question de la traduction touche à la fois aux concepts de vérité, d’identité et de fidélité. La vérité en tant qu’antonyme de l’erreur et non du mensonge ; l’identité comme consubstantielle du style de l’auteur qui, en traduisant à la fois le mot et l’émotion, ne pourra jamais que proposer une autre version du texte. Erreur et version sont indissociables du traducteur et ses marques. Par contre, la notion même de fidélité au texte au détriment de ses propres valeurs morales pourrait-être ce qui fait du traducteur, à l’instar d’Hermès, son protecteur grec, un messager ou un menteur.

  • Portrait de Jocelyne Saab - 08/01/19

    Jocelyne Saab s’est éteinte hier, le 7 janvier. Cinéaste et artiste libanaise née en 1948 à Beyrouth, elle s’est toute sa vie engagée aux côtés des plus démunis, et laisse à sa mort une oeuvre immense et fondamentale pour l’histoire des hommes et pour celle du cinéma. Pionnière du "nouveau cinéma libanais" dans les années 1970, elle a créé avec ses premiers films sur Beyrouth un style documentaire qui lui est particulier, laissant une grande place à la subjectivité. Après avoir couvert la plupart des grandes guerres du Moyen-Orient au milieu des années 1970, elle consacre son attention à la destruction de son pays, le Liban, dans la guerre civile qui l’a déchiré durant quinze ans (1975-1990). Elle se tourne ensuite vers l’Égypte, où elle réalise de nombreux documentaires puis un film de fiction, Dunia, dont l’audace lui valut les menaces les plus lourdes de la part des fondamentalistes égyptiens qui bloquent le film. Il est censuré en Égypte, et malgré son succès international, Jocelyne Saab est marquée. Elle se consacre par la suite à l’art contemporain et à la photographie, et après un bref retour au cinéma avec sa fiction expérimentale What’s going on ? en 2009, et ses nombreux projets monumentaux qui n’eurent pas le temps de voir le jour, ne traversera l’image animé que par le biais de courts films vidéos destinés à être exposés.
    Elle signait le 18 décembre 2018 la publication d’un ouvrage phare, reprenant l’intégralité de son travail à travers quelques images choisies. Zones de guerre fut le premier et seul livre d’art pour cette femme s’exception, qui a aussi bien su trouver sa place dans le milieu du reportage de guerre que dans le monde du cinéma, puis dans le cercle plus fermé des artistes plasticiens.
    Nous lui rendons hommage aujourd’hui en proposant à la relecture ce portrait réalisé en 2015 à Beyrouth.

  • A l’aube, le rossignol parle à la brise : sur le chemin des histoires orientales d’Occident (1/3) - 31/12/18

    A l’aube, le rossignol parle à la brise (1) : cette première série d’article propose d’aborder de manière posthume l’inspiration du voyage oriental qui fut à l’œuvre dans l’esprit des écrivains tels que Chateaubriand, Balzac, Dante, Nerval, Flaubert, Gautier, Goethe, Harry, Hugo, Loti, Voltaire. Dans une seconde partie, nous nous intéresserons à l’influence orientale sur la musique, la peinture et la sculpture européenne médiévale et moderne. Une troisième partie nous permettra d’aborder la transmission des sciences dites « rationnelles » telles que les mathématiques, la médecine, l’astronomie, la géographie mais aussi celles des sciences appelées « occultes » : l’astrologie et l’alchimie.

  • De la tablette au sofa. Itinéraire d’un mot oriental : le « divan » - 26/12/18

    Les mots sont des vecteurs de sens mais aussi d’histoire. Il sont les témoins privilégiés des liens qui se sont tissés entre des représentations du monde, des structurations du réel qui se sont rencontrés ; et ce, grâce à la différence de l’autre à soi et au goût de la connaissance et de la découverte qui agitent les esprits. Cette agitation qui fait migrer les êtres et leurs mots, nourrit les vocables et la langue. Les écrits en anglais, français, italien, bulgare, polonais ou espagnol relatant une continuité d’écho avec la pensée orientale sont anciens et marquent un tournant dans l’histoire de la littérature savante du Moyen Âge en Europe. Mathématiciens, astronomes, médecins, historiens, écrivains et poètes ont trouvé dans les écrits accessibles en traduction latine mais également dans leurs versions originales en arabe, en persan, en turc ou en hindi un épanouissement de leurs connaissances et un savant mélange entre la pensée et l’imaginaire qui souffla d’est en ouest.

    Les écrivains ont puisé dans les dīvān orientaux, ces recueils de poésie et (rarement) de prose attribués aux poètes iraniens, arabes, turcs ou indiens. Étonnement, il existe un lien de parenté entre le recueil de poésie et le nom donné, dans la langue de Molière, au meuble de repos : le divan. L’histoire de ce mot illustre à elle seule le cheminement, tantôt circulaire, tantôt ondulatoire, que peut emprunter un terme d’une langue à l’autre, d’une écriture à l’autre, à travers l’espace et le temps.

  • Compte rendu de l’exposition « Cités Millénaires, Voyage virtuel de Palmyre à Mossoul » présentée à l’Institut du Monde Arabe jusqu’au 10 février 2019 - 18/12/18

    Cette nouvelle exposition proposée par l’I.M.A. invite au voyage dans la temporalité de témoins millénaires de l’histoire de l’humanité : la mosquée al-Nūri et le mausolée de Nabi Younes à Mossoul, la grande mosquée des Omeyyades de Damas, le souk et la citadelle d’Alep, l’oasis de Palmyre, le site de Leptis Magna toujours présent mais menacé de pillage et d’une éventuelle destruction.

  • Portrait de Imane Djamil, poétesse et photographe - 22/10/18

    Imane Djamil, poétesse et photographe marocaine, a commencé sa vie d’artiste dès la plus jeune adolescence. En 2014, à 18 ans, elle est la plus jeune artiste à participer à l’exposition de l’Institut du Monde Arabe, « Le Maroc contemporain ». Régulièrement exposée au Maroc, elle a également présenté ses œuvres, seule ou lors d’expositions ou de performances collectives, à Paris, Lisbonne, Basel, Rome ou Bruxelles au cours des dernières années. Sa poésie est présentée lors de certaines de ces performances. Photographe des ruines et poétesse de l’intime, elle mène de front entre Paris et Casablanca sa réflexion sur la violence, l’espace, le corps. Nous l’avons rencontrée à Rabat.

  • Coffret Youssef Chahine (2/2) - 15/10/18

    « Dans les rues du Caire, d’Alger, de Tunis, de Bagdad, enfin dans toutes les capitales arabes, et dans les moindres hameaux, la jeunesse m’arrête : “Dis Youssef, qu’est-il arrivé en juin 67 ? Nous étions tous pourtant prêts à tenir le coup.” » Ces quelques mots qui ouvrent le film Le Moineau (1972), s’ils doivent être pris au second degré quant à l’intention pédagogique du film, disent pourtant avec un temps de latence la considérable fracture qu’ont pu causer 1967 et l’échec catastrophique de la Guerre des Six Jours sur l’Egypte, et donc sur ses artistes et ses intellectuels. En présentant ce film comme une réponse à la question lancinante qui lui était faite dans tout le Monde Arabe, Chahine ne se présente pas tant comme un artiste responsable ou engagé que comme un homme sommé par son public de tenir compte d’évènements d’une ampleur si considérable. Un tournant se dessine donc, qui donne des contributions majeures à ce que l’on pourrait nommer la crise de la conscience égyptienne et arabe. Le film qui précède Le Moineau, Le Choix (1970), majeur et hélas indisponible dans une version sous-titrée français, esquissait déjà ces bouleversements en traitant par la métaphore du dédoublement de personnalité le thème de la relation ambivalente entre l’Egypte des intellectuels et le monde populaire auquel elle s’identifie et prétend se vouer. Le Moineau sera le moment du reniement sans ambages de ce nassérisme dont il avait commencé par être le compagnon de route. Enfin, Le Retour de l’enfant prodigue (1976), adapté d’André Gide, clôturera ce cycle politique marqué par l’expérimentation narrative dans un véritable carnage, avant l’ouverture d’un nouveau cycle, autobiographique. La deuxième période relatée par ce coffret est donc celle de la désillusion, du doute et de l’introspection collective : « Qu’est-il arrivé ? »

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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