Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Culture

  • Entretien avec Sabyl Ghoussoub, commissaire de l’exposition « C’est Beyrouth » présentée à l’Institut des Cultures d’Islam (28 mars-28 juillet 2019) - 17/04/19

    Né à Paris, Sabyl Ghoussoub est un écrivain, chroniqueur, photographe et commissaire d’exposition franco-libanais. Entre 2012 et 2015, il a été directeur du festival du film Libanais de Beyrouth. Son premier roman Le nez juif est sorti en mars 2018 aux éditions de l’Antilope.
    Il revient pour Les clés du Moyen-Orient sur l’exposition « C’est Beyrouth » présentée à l’Institut des Cultures d’Islam.

  • Retour sur les représentations lunaires dans l’Orient ancien et médiéval à l’occasion de l’exposition proposée au Grand Palais du 3 avril au 22 juillet 2019 : « La Lune : du voyage réel aux voyages imaginaires » - 15/04/19

    Pour célébrer le cinquantième anniversaire de la première expédition sur la Lune, le Grand Palais organise une rétrospective en 6 actes retraçant l’historique des liens qui unissent l’être et l’astre de son habitat terrestre. Si proche et pourtant longtemps hors de portée des sens, la Lune fascine, au passé, présent et futur, par son influence directe sur notre environnement et l’intimité des fonctionnements intérieurs de notre rapport au monde. Entre découverte astrophysique, artistique et philosophique, les aspects de la Lune se délient pour nous offrir un voyage aux confins des représentations civilisationnelles nées en Orient et qui ont façonné notre vision actuelle.

  • A l’occasion de l’exposition « L’Orient des peintres, du rêve à la lumière » présentée au musée Marmottan (Paris), retour sur un voyage initiatique - 29/03/19

    Depuis le 7 mars et jusqu’au 21 juillet 2019, l’exposition dédiée à « L’Orient des peintres » est proposée dans l’écrin du musée Marmottan Monet abritant les collections de Paul Marmottan, dédiées à Napoléon et sa famille. Tout comme les objets qui jalonnent le musée, les œuvres présentées dans l’exposition consacrée à « L’Orient des peintres » ont été réunies lors des campagnes de conquêtes napoléoniennes et s’axent autour de la Méditerranée au travers de trois fils conducteurs : l’être, la lumière et le paysage.

    Cette exposition accueille une cinquantaine d’œuvres provenant de collections publiques et privées d’Europe et des États-Unis (musée du Louvre, musée d’Orsay, musée des Augustins de Toulouse, la Städtische Galerie im Lenbachhaus und Kunstbau de Munich, la collection Thyssen-Bornemisza de Madrid, le Rijksmuseum d’Amsterdam, le Sterling and Francine Clark Art Institute de Williamstown). Sont exposées les œuvres de Jean-Auguste-Dominique Ingres, Eugène Delacroix, Théodore Chassériau, Jean-Léon Gérôme, Édouard Debat-Ponsan, Eugène Fromentin, Paul Lazerges, Jules-Alexis Muenier, Dagnan-Bouveret, Albert Marquet, Charles Camoin, Théo van Rysselberghe, Bernard, Wassily Kandinsky ou Paul Klee, Vallotton.

  • Portrait de Walid Aouni, danseur libanais, créateur de la troupe de danse moderne de l’Opéra du Caire - 29/03/19

    Walid Aouni est un danseur libanais, créateur de la troupe de danse moderne de l’Opéra du Caire en 1993. Ancien collaborateur de Béjart, il est aussi artiste plasticien et vit au Caire depuis plus de vingt-cinq ans. Il présente en ce moment au Pavillon Noir d’Aix-en-Provence (28 et 29 mars) son dernier spectacle : Larmes Hadid, consacré à l’architecte irakienne Zaha Hadid.

  • A l’occasion de l’exposition « Fables d’Orient-Miniaturistes, artistes et aventuriers à la cour de Lahore » présentée au Musée national des arts asiatiques-Guimet, retour sur l’adaptation picturale des fables de La Fontaine selon un modèle indo-persan - 08/03/19

    En 1835, le général Jean-François Allard, engagé en Inde au service du maharajah de Lahore, charge un peintre local de réaliser l’illustration des œuvres de La Fontaine, dont deux volumes publiés par Didot lui avaient été remis par Feuillet de Conches. Un premier volume est envoyé en France en 1838 et, à la mort du général, Jean-Baptiste Ventura, un italien passé du côté des armées françaises, s’assure de l’expédition du second, terminé le 25 Ša’ban 1255, soit le 18 novembre 1839.

    L’exposition temporaire présentée au Musée Guimet et enrichie des prêts du Louvre et de la Bibliothèque nationale de France offre l’opportunité de découvrir la richesse de cette adaptation picturale des fables de La Fontaine selon un modèle indo-persan.

  • La conférence des oiseaux - 01/03/19

    Lors de trois représentations fin février 2019 à Paris, la Comédie de l’Est a proposé un spectacle théâtral mis en scène par Guy Pierre Couleau et né d’une adaptation de Jean-Claude Carrière et porté pour la première fois au théâtre par Peter Brook en Avignon en 1979. Les dix comédiens présents sur scène, issus d’origines diverses, représentent l’humanité bruyante, désordonnée et peureuse qui doit accomplir un périple vers elle-même et vers l’autre pour retrouver le courage, la force et la cohésion afin de satisfaire son besoin de paix et d’harmonie et accueillir ceux qui ont fuit la guerre, la maladie et la mort pour la retrouver.

    La conférence des oiseaux (1) est l’œuvre majeure de Abū Ḥāmed Moḥammad b. Abī Bakr Ebrāhīm dit Farīd al dīn ʿAttār, poète persan originaire de Nišapūr, théoricien du mysticisme et hagiographe. Cette œuvre poétique est un conte cadre qui narre l’épopée mystique, initiée et supportée par l’amour, d’un groupe d’oiseau pour trouver sa reine, la Sīmorgh. Ce groupe d’oiseau, figuré sur scène par dix comédiens est mené par la huppe, un petit oiseau de la grosseur d’un merle que l’on retrouve tant en Europe, en Afrique qu’en Asie et qui est caractérisé par une crête de plumes rousses terminées de noir. Tout au long de l’œuvre poétique, on retrouve des références coraniques évidentes mais en choisissant cet oiseau menu et répandu sur les trois continents, ʿAttār s’est également inscrit dans la tradition universelle qu’elle soit antique juive ou coranique où ce petit volatile a la réputation d’être un messager magique et divin.

  • Portrait de Zeina Abirached, dessinatrice et écrivaine libanaise - 21/02/19

    Zeina Abirached est une dessinatrice originaire de Beyrouth. Née en 1981 au cœur de la guerre civile libanaise, elle se lance au tournant des années 2000 dans la bande dessinée pour raconter son quotidien d’enfant dans les années de guerre. Son troisième ouvrage, Mourir, partir, revenir – Le jeu des hirondelles fut sélectionné au festival d’Angoulême et fut traduit en plusieurs langues. Elle fut par la suite maintes fois primée, notamment pour son ouvrage Le Piano oriental (2015), récit inspiré de la vie de son ancêtre, inventeur d’un nouvel instrument de musique dans le Beyrouth des années 1960. Elle publie cette année en co-écriture avec Mathias Énard son dernier roman graphique, Prendre refuge.

  • Entretien avec Eric Fouache, Directeur Exécutif de Sorbonne Université Abu Dhabi - 11/02/19

    Eric Fouache, Directeur Exécutif de Sorbonne Université Abu Dhabi (SUAD) est professeur de géographie à Sorbonne Université.
    Il est actuellement Président de l’Association Internationale des Géomorphologues (IAG) et membre senior de l’Institut Universitaire de France.
    Ses recherches portent sur les questions géoarchéologiques, paléoenvironnementales et paléogéographiques en Méditerranée, en Mer Noire, au Proche et au Moyen-Orient et en Asie Centrale.
    Eric Fouache a publié deux livres en tant qu’auteur et plus de 100 articles scientifiques et chapitres d’ouvrages collectifs, dont plus de 50 dans des revues internationales à comité de lecture. En 2000 et 2007, il a reçu à Paris le prix de la Société de Géographie pour ses ouvrages.

  • La muse des Nuits - 29/01/19

    Introduction : Traduire, entre trahison et révélation
    Traddutore, Traditore ! Le traducteur est-il toujours coupable quand il donne à voir, par le caractère traduit, une vision, une portion à la fois maîtrisée et créée du lien entre la réalité dans laquelle il a séjourné et celle dans laquelle il demeure ? Les propositions seraient vraies en tant qu’elles se conforment aux choses même, ainsi que le théorisait Aristote. Rien n’est moins réel et les textes d’Aristote, passés par le prisme de la langue arabe puis revenus s’exprimer en langue latine puis vernaculaires en sont le parfait exemple. Dans la tradition occidentale, la question de la traduction touche à la fois aux concepts de vérité, d’identité et de fidélité. La vérité en tant qu’antonyme de l’erreur et non du mensonge ; l’identité comme consubstantielle du style de l’auteur qui, en traduisant à la fois le mot et l’émotion, ne pourra jamais que proposer une autre version du texte. Erreur et version sont indissociables du traducteur et ses marques. Par contre, la notion même de fidélité au texte au détriment de ses propres valeurs morales pourrait-être ce qui fait du traducteur, à l’instar d’Hermès, son protecteur grec, un messager ou un menteur.

  • Portrait de Jocelyne Saab - 08/01/19

    Jocelyne Saab s’est éteinte hier, le 7 janvier. Cinéaste et artiste libanaise née en 1948 à Beyrouth, elle s’est toute sa vie engagée aux côtés des plus démunis, et laisse à sa mort une oeuvre immense et fondamentale pour l’histoire des hommes et pour celle du cinéma. Pionnière du "nouveau cinéma libanais" dans les années 1970, elle a créé avec ses premiers films sur Beyrouth un style documentaire qui lui est particulier, laissant une grande place à la subjectivité. Après avoir couvert la plupart des grandes guerres du Moyen-Orient au milieu des années 1970, elle consacre son attention à la destruction de son pays, le Liban, dans la guerre civile qui l’a déchiré durant quinze ans (1975-1990). Elle se tourne ensuite vers l’Égypte, où elle réalise de nombreux documentaires puis un film de fiction, Dunia, dont l’audace lui valut les menaces les plus lourdes de la part des fondamentalistes égyptiens qui bloquent le film. Il est censuré en Égypte, et malgré son succès international, Jocelyne Saab est marquée. Elle se consacre par la suite à l’art contemporain et à la photographie, et après un bref retour au cinéma avec sa fiction expérimentale What’s going on ? en 2009, et ses nombreux projets monumentaux qui n’eurent pas le temps de voir le jour, ne traversera l’image animé que par le biais de courts films vidéos destinés à être exposés.
    Elle signait le 18 décembre 2018 la publication d’un ouvrage phare, reprenant l’intégralité de son travail à travers quelques images choisies. Zones de guerre fut le premier et seul livre d’art pour cette femme s’exception, qui a aussi bien su trouver sa place dans le milieu du reportage de guerre que dans le monde du cinéma, puis dans le cercle plus fermé des artistes plasticiens.
    Nous lui rendons hommage aujourd’hui en proposant à la relecture ce portrait réalisé en 2015 à Beyrouth.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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