Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Diplomatie

  • Candidature de la Turquie à l’Union européenne : où en est le processus d’adhésion ? Première partie : la Turquie, européenne ? Genèse du projet et débats - 30/10/19

    « La Turquie poursuivra ses efforts pour atteindre son objectif stratégique de devenir membre à part entière de l’Union européenne », déclarait le jeudi 2 mai 2019 le Président turc Recep Tayyip Erdoğan (1). Le 8 septembre de la même année, il menaçait l’Europe « d’ouvrir les portes » de l’immigration (2) si elle refusait d’aider davantage financièrement la Turquie en matière de gestion des réfugiés et des migrants.

    Si ces déclarations peuvent sembler contradictoires, ou en tous cas étonner par la différence de ton qu’elles semblent impliquer de la part de la Présidence turque envers l’Union européenne, elles résument pourtant bien le processus de candidature à l’Union européenne de la Turquie, officiellement candidate depuis 1987.

    En effet, cette candidature s’illustre par ces rebondissements qui s’inscrivent, malgré tout, vers un éloignement progressif d’une intégration de la Turquie à l’espace européen, en particulier le blocage des négociations par la France et l’Allemagne en 2007.

    Depuis la tentative de coup d’Etat en Turquie le 15 juillet 2016, les relations entre le continent européen et son voisin anatolien se sont par ailleurs très fortement dégradées, aboutissant par exemple au retrait de l’ambassadeur néerlandais à Ankara le 5 février 2018 (3).

    Alors que la chancelière allemande Angela Merkel déclarait le 4 septembre 2017 « qu’il est clair que la Turquie ne doit pas devenir un membre de l’Union européenne » (4) et qu’une réunion du Conseil d’association UE-Turquie se réunissait pourtant pour la première fois depuis des années le 15 mars 2019, cet article reviens sur les tenants et aboutissants de la candidature de la Turquie à l’Union européenne : pourquoi la Turquie souhaite-t-elle rejoindre l’Europe ? Pourquoi les négociations ont-elles pris tant de temps, au point, aujourd’hui, d’être pratiquement à l’arrêt ? Quelles sont les perspectives à court et moyen terme pour la Turquie et l’Union européenne ?

    Des interrogations politiques et idéologiques apparaissent comme étant en grande partie à l’origine du ralentissement des négociations d’adhésion d’Ankara à l’Union européenne, malgré un souhait longtemps établi de la capitale turque de se joindre à la communauté européenne (première partie). Aujourd’hui, en raison de l’actualité régionale et de dynamiques internes à la Turquie, cette dernière apparaît éloignée d’une potentielle intégration à l’UE, notamment en matière de respect des critères d’adhésion et de volonté politique tant à Ankara qu’à Bruxelles (deuxième partie).

  • Entretien avec Thierry Coville : « L’Iran veut changer les règles du jeu avec les Etats-Unis » - 03/10/19

    A la suite des attaques du 14 septembre d’une ampleur sans précédent qui ont dévasté deux grands sites pétroliers d’Arabie saoudite - réduisant la production de l’or noir de 5% - les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis sont à leur comble. Si Ryad et Washington ont accusé la République islamique d’Iran d’être à l’origine de ces attaques, les Européens, et en particulier la France, tentent de se poser en médiateur afin de favoriser une désescalade au Moyen-Orient. Analyse de Thierry Coville, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

  • Bref aperçu géo-historique des relations complexes entre l’Iran et l’Occident en général, et la France en particulier : un syndrome du contretemps ? (1/2) - 27/08/19

    David Rigoulet-Roze, docteur en Sciences politiques, est enseignant et chercheur, ainsi que consultant en relations internationales, spécialisé sur la région du Moyen-Orient et rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques. Il est rattaché à l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS). Il est également chercheur associé à l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE) ainsi qu’à l’Institut européen de recherche sur la coopération Méditerranéenne et Euro-arabe (MEDEA) de Bruxelles et au Conseil Québécois d’Etudes Géopolitiques (CQEG) de L’université Laval de Montréal. Outre de nombreux articles, il a notamment publié Géopolitique de l’Arabie saoudite : des Ikhwans à Al-Qaïda (Armand Colin, 2005) et L’Iran pluriel : regards géopolitiques (L’Harmattan en 2011). Il enseigne en outre la Géopolitique et les Sciences Politiques dans le supérieur.

  • Entretien avec Camille Lons - Le détroit d’Ormuz : un détroit stratégique devenu théâtre de tensions - 19/08/19

    Considéré comme le passage maritime le plus stratégique du monde, le détroit d’Ormuz est devenu le théâtre de tensions entre les Washington et Téhéran. Depuis plusieurs semaines, les incidents entre ces deux pays se sont multipliés (sabotages et attaques de navires, destruction de drones) dans ce petit bras de mer d’une largeur de 40 kilomètres où circule un tiers des flux maritimes de pétrole. Cette escalade est le résultat du retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, en mai 2018, et du durcissement des sanctions économiques contre l’Iran. Pour Camille Lons, chercheuse au Conseil européen des relations internationales et spécialiste du Golfe, ces incidents impactent davantage les acteurs locaux et asiatiques que les Etats-Unis.

  • Historique des relations turco-russes (2/2) - 02/08/19

    Des années après la démission forcée de Necmettin Erbakan, suite à un ultimatum des forces armées turques le menaçant d’un nouveau coup d’État (1), cette stratégie de diplomatie pan-islamiste va réapparaître progressivement sous le gouvernement AKP de Recep Tayyip Erdoğan (2). Elle sera notamment illustrée par le refroidissement des liens entre la Turquie et Israël en 2010, suite à la mort de plusieurs militants humanitaires turcs essayant de forcer le blocus de l’État hébreu sur la Bande de Gaza, en s’embarquant à bord du navire Mavi Marmara. Mais cette rhétorique ideologico-religieuse va surtout prendre la forme du soutien manifesté par Recep Tayyip Erdoğan aux différents mouvements relevant du Printemps arabe, du Maroc jusqu’à la Syrie (3). La Turquie va devenir dès lors un modèle (4) "démocrate-islamique" assumé, à travers la consolidation du pouvoir d’Erdogan et grâce à l’affaiblissement de l’influence politique de l’armée suite aux purges judiciaires permises par les procès Ergenekon et Balyoz à la fin des années 2000 (5). Le début de la nouvelle décennie va alors être marqué par la volonté d’Ankara d’exporter son idéal politique à travers tout le Moyen-Orient. Des partis politiques se réclamant de l’exemple AKP vont ainsi arriver au pouvoir à Rabat (6) comme à Tunis (7), et l’Égypte va accueillir le chef d’État turc lors de la première visite protocolaire faisant suite à la destitution d’Hosni Moubarak en 2011.

  • Tchad-Israël : le retour de l’Etat hébreu sur le continent africain - 30/07/19

    A la mi janvier 2019, la poignée de main entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président tchadien Idriss Deby fait le tour du monde. Après plus de 40 ans de gel diplomatique, les deux Etats ont renoué leurs relations. Un tournant pour la présence de l’Etat hébreu sur le continent africain.

    Avec l’éclairage de Germain-Hervé Mbia Yebega, politologue, chercheur en relations internationales et consultant en paix et sécurité, résolution des conflits en Afrique. Chargé de programme "Gouvernance, paix et sécurité" à l’Institut Afrique Monde (IAM), il est également chercheur associé au GRIP et à la Fondation Paul Ango Ela de Géopolitique (FPAE). Ses domaines d’expertise couvrent : la paix et le développement durable, les pensées stratégiques en Afrique, les sorties de crises et la reconstruction post-conflit (1).

  • Le jeu des alliances irano-américaines au Moyen-Orient : des pactes et des actes - 24/07/19

    Depuis le mois de mai dernier, les tensions s’accroissent dans le golfe Persique entre les Etats-Unis et l’Iran ; une succession d’incidents, au sujet desquels Les clés du Moyen-Orient avait produit une première analyse, sont à l’origine de cette détérioration des relations entre le régime des Mollah et l’Occident, ce dernier étant divisé sur le dossier iranien.

  • Entretien avec Thierry Coville : « L’Iran a montré qu’il respectait le droit international, pas les États-Unis » - 11/07/19

    L’Iran a franchi un nouveau cap dans son désengagement de l’accord de 2015 sur son programme nucléaire, en annonçant lundi 8 juillet avoir enrichi de l’uranium au niveau prohibé de 4,5% en réponse au rétablissement des sanctions américaines. Conclu à Vienne en 2015 entre l’Iran et les puissances du P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), cet accord international prévoyait une levée progressive et conditionnelle des sanctions économiques contre Téhéran, en échange d’un contrôle sur le programme nucléaire iranien. Mais en mai 2018, le président américain s’est retiré unilatéralement de cet accord, annonçant le « niveau le plus élevé de sanctions économiques possibles » contre l’Iran. Aujourd’hui, le pays est au bord de l’asphyxie et les tensions avec Washington sont à leur comble. Pour Thierry Coville, chercheur à l’IRIS et spécialiste de l’Iran, « la situation pourrait dégénérer » à tout moment.

  • À Manama, le volet économique du plan de paix américain controversé sur fond de renforcement de l’axe anti-Iran dans la région - 02/07/19

    Les 25 et le 26 juin 2019, la capitale de Bahreïn, Manama, a accueilli la conférence portant sur le volet économique du plan de paix américain pour le Moyen-Orient, rebaptisée sobrement « atelier ». Washington est parvenu à réunir des pays arabes clés durant cette rencontre, malgré l’opposition des principaux bénéficiaires du plan, les Palestiniens. Reste que l’atelier n’a pas entrainé l’engouement escompté, et le volet économique du plan de paix publié quelques jours avant la conférence a été la cible de vives critiques.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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