Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Iran

  • Entretien avec Thierry Coville : « Ni les Etats-Unis ni l’Iran n’ont intérêt à débuter une guerre » - 21/05/19

    « Si l’Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l’Iran. Ne menacez plus jamais les Etats-Unis », peut-on lire dans un tweet du président américain Donald Trump, daté du dimanche 19 mai 2019. Depuis plusieurs semaines en effet, les tensions sont de plus en plus vives entre les deux pays. Les Etats-Unis, qui se sont retirés de l’accord sur le nucléaire le 8 mai 2018, durcissent leurs sanctions économiques contre l’Iran et de nouveaux moyens militaires américains (porte-avion Abraham Lincoln et bombardiers B-52) s’apprêtent à gagner les eaux du Golfe persique. Selon le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, l’objectif serait de « répondre de manière implacable à toute attaque contre les intérêts des Etats-Unis ou de [ses] alliés ». L’escalade est si importante que l’option d’un conflit armé ne serait plus écartée. Selon les informations du New York Times, un plan prévoyant l’envoi de 120 000 soldats américains au Moyen-Orient aurait été envisagé si l’Iran attaquait des forces américaines dans la région, ou reprenait son programme nucléaire. Quatre ans après la signature historique de l’accord sur le nucléaire iranien, une guerre opposant les Etats-Unis et l’Iran est-elle probable ? La réponse de Thierry Coville, chercheur à l’IRIS.

  • Entretien avec Fabrice Balanche : « La reprise totale d’Idleb est inévitable » - 21/05/19

    Depuis le 6 mai dernier, l’armée syrienne et ses alliés ont lancé une offensive terrestre contre les groupes rebelles et djihadistes dans la province d’Idleb, au nord-ouest de la Syrie. Si les frappes se concentrent jusqu’à présent sur la partie sud du bastion rebelle, la reprise totale de la province semble inévitable. A terme, l’enjeu pour la communauté internationale sera de savoir ce qu’il adviendra des milliers de djihadistes et déplacés bloqués à la frontière turque. L’Europe peut-elle faire face à une nouvelle vague de réfugiés ? Va-t-elle céder à la pression de Moscou en acceptant de payer une partie de la reconstruction de la Syrie ? Ces questions s’inscrivent de plus dans un contexte géopolitique régional très incertain, lié aux fortes tensions et à leurs évolutions entre les Etats-Unis et l’Iran, ainsi qu’entre Israël et l’Iran. Analyse de Fabrice Balanche, Maître de conférences HDR à l’Université Lyon 2 et Chercheur associé au Washington Institute.

  • L’histoire de Wīs et de Rāmīn ou l’amour courtois dans la littérature classique iranienne - 10/05/19

    Et lorsque le chevalier, parti pour quérir la main d’une princesse pour son roi, but au philtre fait de magie et de science, l’amour éperdu et passionné dont il fut pris détermina sa fin prochaine. Délaissant les règles de bienséance sociale, lui et sa reine allaient s’aimer jusqu’à ce que la mort eut ultimement raison de cette union maudite.

    Voici comment un ménestrel du Moyen Âge introduirait le thème de l’histoire de Tristan et Iseult, le prototype des romans d’amour de la littérature française dont tous les écrits du genre vont s’inspirer depuis ses premières versions écrites à partir du XIIème s. (1). Mythe populaire qui non seulement attisera l’écriture mais façonnera l’imaginaire reproduit sur les objets, tableaux et tapisseries. A l’instar de succès littéraires plus tardifs comme les fables de La Fontaine, l’origine de cette histoire mythique, qui a traversé le Moyen Âge en empruntant ses motifs à un mythe celtique, ne se trouverait pas en France, ni en Europe mais dans l’Iran ancien, dans la littérature narrée à l’époque des Sassanides, héritée de celle des Arsacides, les rois parthes qui ont dominé la Perse antique du troisième siècle avant jusqu’au troisième siècle après notre ère (248-224). Ce mythe archétypique conte l’histoire de Wīs et de Rāmīn.

  • La question politique pressante de l’écologie dans l’Iran actuel, ou la rencontre de l’urgence climatique et sociale (1/3) - 02/05/19

    « L’Iran est en train de devenir un désert inhabitable. Cependant, n’imaginez pas que cela se produira demain. C’est déjà le cas ! » avait statué l’ancien ministre iranien de l’Agriculture Isa Kalantari en 2013 afin d’alarmer l’opinion publique sur la menace environnementale colossale, progressant de manière exponentielle dans son pays. Les violentes inondations qui dévastent depuis mi-mars le sud de l’Iran, et notamment la capitale du Fars, Shiraz, ne sont pas sans rappeler le tremblement de terre qui avait touché la province de Kerman en 2003. Ce désastre sismique avait causé la destruction presque totale de la ville de Bam qui abritait un des plus grands châteaux en argile du monde, entrainant la mort de dizaines de milliers d’Iraniens. Si la catastrophe naturelle qui bouleverse actuellement la partie méridionale du pays est bien moins meurtrière et soudaine, elle soulève avec insistance la question de l’écologie en Iran. L’urgence climatique qui s’en dégage coïncide alors avec les sanctions américaines qui juxtaposent aux menaces environnementales, la misère sociale.

  • Entretien avec Michel Sebtoun - Retour sur la Révolution iranienne de 1979 - 16/04/19

    Michel Sebtoun nait à Bône en Algérie en 1952. Etudiant en architecture à Paris, il préfère passer ses vacances universitaires à aller sur le terrain pour immortaliser avec son appareil photo les guerres civiles qui ébranlent alors le monde. Il a une conviction forte qui le guide dans son action : « les images peuvent changer le cours de l’histoire, offrir un regard héroïque et humaniste aux événements ». Après s’être rendu au Liban en 1975 et en Angola en 1976, il décide d’aller en Iran en 1978, pressentant une montée des périls après les premiers troubles annonciateurs d’un changement de paradigme politique proche. Entré au service du Shah, Michel Sebtoun sera aux premières loges et l’un des photographes les plus prolifiques de la Révolution de 1979, dont les photos circuleront de New York aux quartiers Sud de Téhéran.
    A l’occasion des quarante ans de la Révolution, il publie un ouvrage, Iran Révolution, qu’il définit comme un « témoignage visuel », un regard porté sur l’histoire sans aucun jugement.

  • Les représentations de la Révolution iranienne de 1979, le tableau surréaliste du photographe Michel Sebtoun - 25/03/19

    Pour les quarante ans de la Révolution islamique en Iran, fleurissent un peu partout en Occident des analyses qui s’évertuent à replacer cet événement dans un cadre historique, social et politique bien défini. Si les conséquences de cette révolution en Iran et au Moyen-Orient sont relativement bien connues, la complexité de sa genèse et la rapidité de l’établissement d’une théocratie islamique dans le pays médusent encore aujourd’hui nombre de politologues et d’historiens.

  • Nōrūz : le premier jour où les planètes furent en mouvement - 15/03/19

    Le début du printemps dans nos latitudes correspond à une fête héritée des temps iraniens anciens, dont l’histoire est à la fois mythique et historique, comme on le dit au commencement des contes « rūzī būd, rūzī nabūd… » (1). Cette fête qui est célébrée, aujourd’hui encore, dans les pays qui composaient une grande partie de l’Empire sassanide, à savoir l’Azerbaïdjan, l’Inde, l’Iran, le Kirghizistan, le Pakistan, la Turquie et l’Ouzbékistan est déterminée non par le calendrier luni-solaire en vigueur mais par une observation astronomique, signe auspicieux et divin du renouveau et des changements.
    A l’approche de la fête de Nōrūz, entre le 20 et le 21 mars 2019, voici ce billet d’écriture (2) neuf et quelques bulbes de connaissances (3).

  • A l’occasion de l’exposition « Fables d’Orient-Miniaturistes, artistes et aventuriers à la cour de Lahore » présentée au Musée national des arts asiatiques-Guimet, retour sur l’adaptation picturale des fables de La Fontaine selon un modèle indo-persan - 08/03/19

    En 1835, le général Jean-François Allard, engagé en Inde au service du maharajah de Lahore, charge un peintre local de réaliser l’illustration des œuvres de La Fontaine, dont deux volumes publiés par Didot lui avaient été remis par Feuillet de Conches. Un premier volume est envoyé en France en 1838 et, à la mort du général, Jean-Baptiste Ventura, un italien passé du côté des armées françaises, s’assure de l’expédition du second, terminé le 25 Ša’ban 1255, soit le 18 novembre 1839.

    L’exposition temporaire présentée au Musée Guimet et enrichie des prêts du Louvre et de la Bibliothèque nationale de France offre l’opportunité de découvrir la richesse de cette adaptation picturale des fables de La Fontaine selon un modèle indo-persan.

  • Compte rendu des Cahiers de l’Orient numéro 132, « Iran-Arabie saoudite - les meilleurs ennemis », décembre 2018 - 23/01/19

    Le numéro 132 des Cahiers de l’Orient, intitulé « Iran-Arabie saoudite - les meilleurs ennemis », paru en décembre 2018 et coordonné par Michel Makinsky, revient en sept articles à la fois développés et synthétiques sur la rivalité qui existe aujourd’hui entre les deux puissances régionales, en présentant les points de vue politique des deux parties, en expliquant la complexité de leur situation économique, et en proposant deux analyses originales de la nature du nationalisme iranien et des conséquences néfastes du blocus du Qatar pour l’Arabie saoudite, qui l’avait pourtant orchestré.

    Avant d’exposer le contenu de la revue, il nous faut rappeler, comme le fait Marie-José Sfeir dans son avant-propos, que son père, fondateur de la revue des Cahiers de l’Orient, et qui coordonnait ce 132ème numéro, Antoine Sfeir, est décédé durant sa rédaction, à l’âge de 70 ans.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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