Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Économie

  • Candidature de la Turquie à l’Union européenne : où en est le processus d’adhésion ? Deuxième partie : l’éloignement progressif mais net de la Turquie du projet européen - 07/11/19

    Les critères de Copenhague apparaissent comme le principal obstacle à l’intégration de la Turquie à l’Union européenne (I) ; toutefois, quand bien même ceux-ci seraient atteints, la méfiance, voire la conflictualité, présidant aux relations turco-européennes constituerait un frein très certain à la poursuite du processus d’adhésion (II).

  • Les ressources de la Région autonome du Kurdistan d’Irak : une économie dominée par l’or noir - 17/10/19

    « L’économie et les sources de revenus du Kurdistan doivent être diversifiées et ne plus reposer sur le pétrole » a affirmé le 17 juillet le Premier ministre du Gouvernement régional du Kurdistan irakien (GRK), Masrour Barzani, nouvellement à la tête de la primature kurde irakienne (1), au cours d’un échange avec l’ambassadeur russe à Erbil, Maksim Maksimov (2).

    De fait, l’économie kurde irakienne se caractérise par sa très forte dépendance aux hydrocarbures et en particulier au pétrole : environ 80% du PIB (3) proviendrait de cette ressource énergétique, dont le territoire kurde irakien s’avère particulièrement riche.

    La problématique du pétrole est, à bien des égards, au cœur de celle de l’indépendance potentielle du Kurdistan d’Irak. En effet, à l’issue du référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien en septembre 2017, au cours duquel les votants avaient embrassé l’indépendance à une écrasante majorité (92,73%), les forces du régime fédéral du Bagdad, appuyées par les milices chiites Hachd al-Chaabi, ont aussitôt lancé une vaste offensive concentrée prioritairement sur la région de Kirkouk, qui comprend l’une des plus importantes réserves d’hydrocarbures d’Irak après celle de Rumaila dans le sud, et vers la zone tri-frontalière irako-syro-turque par laquelle passe notamment le seul pipeline exportant le pétrole irakien vers la Méditerranée en passant par la Turquie et le terminal pétrolier de Ceylan.

    Sans le pétrole, la Région autonome du Kurdistan d’Irak (RAK) ne serait pas l’une des régions d’Irak les plus prospères et développées. Cet article va donc s’intéresser au poids du secteur pétrolier dans l’économie kurde irakienne (I), puis aux autres sources potentielles de diversification économique (II).

  • Entretien avec Thierry Kellner sur les relations entre la Chine et l’Iran : « les deux pays sont des partenaires, pas des alliés. Ils agissent en fonction de leurs intérêts » - 10/10/19

    Le 14 septembre 2019, des installations pétrolières saoudiennes ont été la cible d’attaques de drones, provoquant une envolée de 10% des cours du pétrole. Tous les regards se sont rapidement tournés vers l’Iran, accusé notamment par les Etats-Unis, d’être derrière l’offensive. Alors que les tensions montaient entre Washington et Téhéran, Pékin a appelé à la retenue. Ce n’est pas un hasard, car l’Iran est un partenaire de premier ordre pour la Chine, qui souhaite éviter une déstabilisation de la région du golfe Persique. Les relations entre la Chine et l’Iran, deux des plus anciennes civilisations d’Asie, remontent à l’Antiquité. A l’époque, les deux entités sont reliées par la route de la soie. Commerçants, ambassadeurs et voyageurs de toutes sortes font le pont entre les deux cultures. De nos jours, leurs rapports ont bien évolué. Les deux pays ont développé une coopération forte, surtout sur le plan économique et énergétique mais aussi dans de nombreux domaines, et même en matière de sécurité.

    Entretien avec Thierry Kellner, Docteur de l’Institut universitaire de hautes études internationales (IUHEI) de Genève et chargé de cours au Département de Science politique de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Membre des centres de recherches EASt, REPI, OMAM et CECID de l’ULB et chercheur associé au GRIP (Bruxelles).

  • L’Azerbaïdjan, pays pivot des enjeux énergétiques dans le Caucase (2/2) - 26/09/19

    Sorti en 1999, le film Le monde ne suffit pas, 19ème opus des aventures de James Bond, illustre la nouvelle dimension prise par l’Azerbaïdjan dans le secteur énergétique en faisant débuter son intrigue par l’assassinat d’un magnat du pétrole britannique, dont le dernier projet était la construction d’un oléoduc au départ de Bakou. Cette même année, une nouvelle réserve d’hydrocarbures du nom de Shah Deniz découverte en mer Caspienne, va être au centre des premières négociations de renouvellement du consortium international mené par BP (1). Totalisant des réserves estimées entre 50 et 100 milliards de mètres cubes de gaz (2), ce gisement va permettre au gouvernement d’Heydar Aliyev, réélu Président en 1998, de continuer de profiter de l’appétit énergétique grandissant du reste du monde. Largement autosuffisant en terme de consommation, les Azéris comptent bien sur leur surplus pour s’imposer comme une nation incontournable de la géopolitique du gaz. Multipliant les projets à même de faire fructifier les profits issus de l’exploitation des hydrocarbures, tout en visant à diversifier son économie ultra-dépendante de ces ressources, l’Azerbaïdjan cherche au début des années 2000 à éviter la tutelle historique de ses deux puissants voisins que sont l’Iran et la Russie. C’est alors un autre pays ayant l’ambition au même moment de faire éclore son propre modèle de puissance qui va en profiter : la Turquie.

  • Delivering Vision 2030 : Empowering youth and re-engineering the economy - 13/09/19

    Neil Quilliam is an Associate Fellow with the Middle East and North Africa (MENA) Programme at Chatham House. He was Director of Chatham House’s Future Dynamics in the Gulf project (2018-2019) and previously directed its Syria and Its Neighbours policy initiative (2015-2017). Before joining Chatham House 2014, Neil served as Senior MENA Energy Adviser at the Foreign and Commonwealth Office (FCO), Senior Analyst at Control Risks, London, and Senior Programme Officer at the United Nations University, Amman. He is currently CEO at Castlereagh Associates in London.

  • L’Azerbaïdjan, pays pivot des enjeux énergétiques dans le Caucase (1/2) - 12/09/19

    A l’heure où des questions se posent sur un rapprochement turco-russe (1) se basant notamment sur une harmonisation des stratégies énergétiques de ces deux puissances aux portes de l’Europe, le gaz naturel apparaît de plus en plus comme un enjeu majeur de la géopolitique actuelle. Que ce soit en Méditerranée orientale (2) ou dans le golfe Arabo-Persique, à travers le célèbre exemple du Qatar (3), des acteurs jusqu’ici éloignés du coeur des relations internationales se retrouvent à jouer un rôle prépondérant dans la mondialisation, à mesure que la consommation énergétique de la planète augmente de manière exponentielle (4).

  • Sanctions américaines contre l’Iran : entre moyen de pression et outil de communication. Une campagne de « pression financière maximale » : les Etats-Unis à l’offensive contre l’Iran (1/2) - 21/08/19

    « Un pays qui pense être […] une superpuissance mondiale a peur des déclarations de notre ministre des Affaires étrangères ». Ainsi s’exprimait le Président iranien Hassan Rohani le 1er août, soulignant le « comportement puéril » des Etats-Unis qui, la veille, annonçaient imposer des sanctions contre le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif (1).

  • Contourner le détroit d’Ormuz : entre projets peu fructueux et plans trop ambitieux - 02/08/19

    Durant la guerre ayant opposé la jeune République islamique (issue de la révolution de 1979) à l’Irak de Saddam Hussein de 1980 à 1988, les deux belligérants se sont affrontés, entre autres choses, lors de la « Guerre des pétroliers » : de 1984 à 1988, Bagdad et Téhéran, tous deux fortement dépendants économiquement de leurs exportations d’hydrocarbures, tentent de s’affaiblir mutuellement en ciblant les navires de fret passant par le golfe Persique et notamment le détroit d’Ormuz. Près de 500 vaisseaux seront ainsi endommagés ou envoyés par le fond.

    Ces affrontements ont fait prendre conscience aux Etats du Golfe, tous dépendants à divers degrés de leurs exportations d’hydrocarbures, de leur vulnérabilité vis-à-vis du détroit d’Ormuz, contrôlé en grande partie par l’Iran, et des relations qu’ils entretiennent avec ce dernier. Très vite, dès le début du conflit, la question de l’établissement de voies de contournement du détroit s’est posée, afin de ne plus être tributaire de ce goulot d’étranglement dont les économies du Golfe dépendent.

    Divers projets ont ainsi vu le jour, avec des succès très relatifs (I) ; les alternatives fonctionnelles nécessitent donc d’être complétées par de nouveaux projets actuellement à l’études mais qui, pharaoniques, montrent combien le détroit d’Ormuz reste incontournable pour le transit des tankers (II), et est amené à le rester pour encore un certain temps, bien qu’indéfinissable pour le moment.

  • Le détroit d’Ormuz, un carcan géographique pour l’économie mondiale - 31/07/19

    Depuis le mois de mai dernier, les incidents se multiplient dans le golfe Persique, et autour du détroit d’Ormuz notamment. Drone américain abattu par des systèmes d’armes iraniens, pétroliers sabotés, tir de missiles sur des installations pétrolières américaines en Irak (1)…
    Les réactions de la communauté internationale ne se sont pas faites attendre, et se sont distinguées par leur véhémence : les menaces iraniennes de fermer le détroit « vont générer une réaction très, très forte », promettait le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel Al Jubeir le 20 juin ; les attaques dans le détroit d’Ormuz nécessitent une « réponse internationale immédiate », affirmait le 22 juin le représentant spécial américain pour l’Iran Brian Hook ; plus récemment encore, le 25 juillet, le porte-parole du gouvernement britannique James Slack expliquait que des bâtiments de guerre de la Royal Navy avaient été envoyés dans le golfe Persique afin « d’y sauvegarder la liberté de navigation et de commerce », et que la Marine britannique « ferait tout pour la défendre ».

    Pourquoi le détroit d’Ormuz suscite-t-il autant d’ardeur, alors qu’il existe d’autres points stratégiques pour l’économie mondiale et soumis à d’importants risques sécuritaires (2) ? En quoi ce couloir maritime représente-t-il un tel enjeu stratégique pour le monde ? Cet article va s’attacher à expliquer qu’en raison du caractère géographique très particulier de ce détroit (I), ce dernier a acquis au cours du XXème siècle une importance stratégique, puis vitale, pour l’économie mondiale, autant chez les grandes puissances que celles en développement (II).

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