Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
plus de 2700 articles publiés depuis juin 2010


Page facebook Page google plus Page twitter Abonnement au flux RSS
Accueil > Zones de guerre

Zones de guerre

  • Le conflit au Yémen : un conflit de proxies entre l’Iran et l’Arabie saoudite ? Les acteurs du conflit (1/2) - 19/09/19

    Un « conflit de proxies entre l’Iran et l’Arabie saoudite » (1), une « guerre confessionnelle » (2), une « guerre civile » (3), voire même une « guerre économique » (4) … Beaucoup de qualificatifs sont utilisés pour tenter de caractériser le conflit au Yémen, dont la complexité échappe aux analyses traditionnelles de la polémologie (5).

  • L’Irak menacé par la lutte Israël-Iran - 09/09/19

    Samuel Forey, actuellement journaliste indépendant, a couvert la guerre contre l’Etat islamique à partir de 2014, et s’établit en 2016 en Irak pour documenter au plus près la bataille de Mossoul, pour la couverture de laquelle il a reçu les prix Albert Londres et Bayeux-Calvados des correspondants de guerre en 2017.

  • Point de situation de la poche insurgée d’Idlib : entre « plus grand désastre humanitaire du siècle » et pierre d’achoppement des acteurs du conflit en Syrie (1/2) - 29/08/19

    « Le plus grand désastre humanitaire du siècle » : c’est ainsi que Mark Lowcock, directeur des Affaires humanitaires des Nations unies, s’est exprimé sur la situation dans la région d’Idlib auprès du Conseil de sécurité le 30 juillet dernier. Si le titre de « pire catastrophe humanitaire » est actuellement utilisé pour décrire d’autres conflits dans le monde (1), il n’en demeure pas moins que la situation dans la région insurgée d’Idlib se distingue par sa gravité et, en particulier, par son potentiel catastrophique exponentiel en cas d’échec de la communauté internationale à mettre en œuvre une désescalade entre les différents belligérants dans la région.

    C’est en effet dans cette poche, d’une superficie d’environ 6 500 km², soit la superficie du département français de la Drôme, par exemple, que se concentrent plus de trois millions d’habitants, dont la moitié constitués de déplacés internes (2). Environ 50 000 insurgés armés occuperaient par ailleurs cette poche (3).

    La région d’Idlib est la dernière zone d’insurrection au régime du Président syrien Bachar el-Assad ; ce dernier apparaît ainsi particulièrement déterminé à reprendre cette région, quel qu’en soit le prix pour les civils. Ceux-ci sont en effet pris au piège au milieu d’une mosaïque de groupes rebelles (I), dont certains sont liés à la Turquie ; de fait, plus qu’une simple zone d’insurrection, la région d’Idlib est aussi une véritable pierre d’achoppement diplomatique entre Damas, Ankara, Téhéran et Moscou (II). L’offensive lancée depuis le 6 mai dernier par le régime syrien et dont les opérations commencent à porter leurs fruits s’avère ainsi particulièrement intense et risque d’aggraver une situation humanitaire déjà critique (III).

  • La réapparition de Daech au Levant, entre résurgence et résilience - 08/08/19

    Samedi 9 décembre 2017 : à la télévision irakienne, triomphal mais solennel, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi annonce que les forces irakiennes « exercent un contrôle complet » sur le territoire de l’Irak. « J’annonce ainsi la fin de la guerre contre Daech ». Quelques heures plus tard, un communiqué de presse du ministère irakien de la Défense renchérit et annonce que le pays est désormais « totalement libéré de Daech ».
    Pourtant, aujourd’hui, l’Etat islamique apparaît si vivace qu’il a été en mesure de prendre plusieurs villages autour de la ville de Daquq, à proximité des monts Hamrin, qui lui tient lieu de repaire à proximité du Tigre. Car de repaires, il n’en manque pas : pas une semaine ne passe sans que la Coalition internationale et/ou les forces de sécurité irakiennes annoncent avoir réalisé une frappe aérienne sur une position de l’Etat islamique ou avoir affronté au sol des combattants de l’organisation terroriste afin d’y démanteler une cellule dormante.

    En Syrie, riche de l’expérience irakienne, la Coalition internationale s’est montrée plus prudente le 24 mars dernier en annonçant la « défaite territoriale » de l’Etat islamique mais en avertissant aussi que la lutte continuait contre son influence, ses réseaux de financement et ses cellules dormantes. De fait, les attaques de Daech en Syrie sont elles aussi quasi-quotidiennes, malgré la perte d’aura du groupe depuis la disparition du Califat autoproclamé.

    L’Etat islamique est-il « de retour », ou fait-il simplement preuve d’une résilience tenace ? Si l’on sait que sa défaite territoriale ne signifie pas sa défaite idéologique, peut-on au moins dire qu’elle signe également sa défaite militaire ? Les dynamiques de Daech ne sont pas les mêmes en Syrie et en Irak : si les activités du groupe terroriste en Syrie se caractérisent par une vision jusqu’au-boutiste relativement peu surprenante au vu de la capture encore très récente de son dernier bastion (I), en Irak en revanche, le groupe a pu renouer avec ses tactiques d’antan et revitaliser ses réseaux de soutien originels, redevenant non plus seulement une nuisance mais une véritable menace pour l’Etat irakien (2).

  • Présence militaire turque au Levant : le leitmotiv kurde - 06/08/19

    « Nous allons éradiquer la menace terroriste à l’est de l’Euphrate » déclarait le président turc Recep Tayyip Erdoğan le 26 juillet dernier lors de l’un de ses discours au ton volontairement belligérant, dont il est coutumier depuis la reprise des hostilités avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) à l’été 2015 (1).

    Si ces menaces n’ont, initialement, pas toujours été prises au sérieux (2), le lancement des différentes offensives turques, envers et contre tout (3), a finalement convaincu du sérieux des propos du président turc : l’opération « Griffe », lancée le 27 mai 2019, suivra l’offensive « Rameau d’olivier » lancée le 20 mars 2018, et Bouclier de l’Euphrate avant elle, le 24 août 2016.

    Bien que des objectifs opérationnels différents et des stratégies distinctes aient été attribués à ces opérations, ces dernières partagent toutes le même dénominateur : la lutte contre les mouvements armés kurdes, au premier rang desquels le PKK et sa filiale syrienne le PYD (Parti de l’union démocratique), mieux connu à travers sa branche armée des YPG/YPJ (Unités de protection du peuple).

    Aujourd’hui, à l’heure où les menaces et rumeurs d’une nouvelle offensive turque en territoire syrien se font de plus en plus audibles, un point sur la stratégie et les objectifs d’Ankara s’impose : en effet, si les premières opérations ont eu pour but de contenir l’expansion territoriale des YPG, notamment le long de la frontière turque (I), les suivantes s’inscrivent dans une volonté d’occupation du terrain et d’établissement d’un glacis protecteur pour la Turquie en Syrie (II).

  • Vidéo : Être journaliste au Moyen-Orient (1/3) : questionner le reportage de guerre : reportage avec Jean-Claude Guillebaud et Samuel Forey, et présentation de Jocelyne Saab à l’occasion de la publication de son ouvrage « Zones de guerre » - 02/01/19

    Les éditions de l’Œil ont publié en décembre 2018 le premier ouvrage de photographies de l’ancienne reporter de guerre puis cinéaste et artiste libanaise Jocelyne Saab, Zones de guerre. Le livre rassemble des photogrammes et des photographies de l’ensemble de sa carrière, qui permettent de revenir sur les guerres qui ont agité le Moyen-Orient tout au long des années 1970.

    Ce livre permet d’ouvrir à la question du journalisme en terrain de guerre, que nous avons souhaité poser à deux reporters de deux générations différentes ayant remporté le prix Albert Londres, Jean-Claude Guillebaud, primé pour sa couverture de la guerre du Vietnam en 1972, et Samuel Forey, primé pour sa couverture de la bataille de Mossoul en 2017.

    Une vidéo, puis un retour rapide sur la carrière de Jocelyne Saab au Moyen-Orient permettent de mettre en contexte la question de l’engagement et de la curiosité nécessaire aux journalistes pour informer, même au risque de leur vie.

  • Être journaliste au Moyen-Orient (1/3) : questionner le reportage de guerre : reportage avec Jean-Claude Guillebaud et Samuel Forey, et présentation de Jocelyne Saab à l’occasion de la publication de son ouvrage « Zones de guerre » - 02/01/19

    Les éditions de l’Œil ont publié en décembre 2018 le premier ouvrage de photographies de l’ancienne reporter de guerre puis cinéaste et artiste libanaise Jocelyne Saab, Zones de guerre. Le livre rassemble des photogrammes et des photographies de l’ensemble de sa carrière, qui permettent de revenir sur les guerres qui ont agité le Moyen-Orient tout au long des années 1970.

    Ce livre permet d’ouvrir à la question du journalisme en terrain de guerre, que nous avons souhaité poser à deux reporters de deux générations différentes ayant remporté le prix Albert Londres, Jean-Claude Guillebaud, primé pour sa couverture de la guerre du Vietnam en 1972, et Samuel Forey, primé pour sa couverture de la bataille de Mossoul en 2017.

    Une vidéo, puis un retour rapide sur la carrière de Jocelyne Saab au Moyen-Orient permettent de mettre en contexte la question de l’engagement et de la curiosité nécessaire aux journalistes pour informer, même au risque de leur vie.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

Découvrez les rubriques et articles rédigés par des specialistes du Moyen-Orient
Portraits historiques
Portraits contemporains
Entretiens
Analyses historiques
Historiques des Etats du Moyen-Orient
Dates anniversaire


Les pays traités : Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite, Autres pays, Bahrein, Egypte, Emirats Arabes Unis, Empire ottoman, Etats-Unis, Irak, Iran, Israël, Jordanie, Koweit, Liban, Libye, Libye, Maroc, Méditerranée, Oman, Palestine, Qatar, Soudan, Syrie, Territoires palestiniens, Tunisie, Turquie, Yémen
© Les clés du Moyen-Orient - Mentions légales - Design : Katelia - Réalisation : Gaiaservice