Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Liban

  • L’appareil social du Hezbollah et ses enjeux de 1990 à nos jours : l’expression d’une « libanisation » en trompe-l’œil ? (1/2) - 12/07/18

    Dès sa création en 1985 en pleine guerre civile, le Hezbollah, appendice socio-politique de la Résistance islamique au Liban (RIL), a déployé un réseau complexe d’institutions sociales en vue de conscientiser la population chiite sous le modèle de la Révolution islamique khomeyniste et de lutter à la fois contre l’ordre social et politique dominant et la présence israélienne. Bénéficiaire de la nouvelle conjoncture régionale suite aux accords de Taëf, le Parti est entré dès 1992 dans un processus d’intégration politique – libanisation – en participant aux élections parlementaires. Il décide alors d’abandonner son programme révolutionnaire et d’ériger « une société de résistance », patriotique, entièrement dirigée vers l’effort de guerre contre Israël. Dans cette optique, selon certains observateurs, le Hezbollah utiliserait consciemment son réseau de prestations de services pour instaurer une « contre-société » ou un « État dans l’État » et ce, pour répondre à l’impératif d’un « Axe de la Résistance » guidé par Téhéran et Damas.

    Dans cet article en deux parties, nous revenons brièvement sur cette problématique en nous interrogeant sur l’usage de l’appareil d’action sociale par le mouvement à des fins de mobilisations. Cependant, nous heurtant à un sujet sensible et hautement politisé d’une part, et complexe – la question des financements – d’autre part, il sera davantage question ici d’une réflexion étant donné la difficulté de trouver des sources sur le financement du Parti.

  • Le Parti social nationaliste syrien (PSNS) de 1932 à nos jours - 30/05/18

    ‘Abdel Karim Nasrallah, père de l’actuel Secrétaire général du Hezbollah, et le poète syrien Adonis en étaient membres. Quel est ce Parti énigmatique ? Le PSNS (1) est un mouvement politique, intellectuel et militaire, fondé en 1932 par le Libanais Antoun Sa’adeh (1904-1949) et actif aujourd’hui en Syrie, au Liban et dans une moindre mesure, en Palestine et Jordanie.

  • Entretien avec Joseph Bahout – Le point sur la conférence CEDRE - 16/04/18

    Joseph Bahout est chercheur invité au Carnegie Endowment à Washington, spécialiste du Moyen-Orient.

  • Entretien avec Pierre-Jean Luizard - La discorde entre chiites et sunnites - 10/04/18

    Pierre-Jean Luizard est directeur de recherche au CNRS. Il a séjourné plusieurs années dans la plupart des pays arabes du Moyen-Orient, particulièrement au Qatar, en Syrie, en Irak et en Egypte. Historien de l’islam contemporain dans ces pays, il s’est particulièrement intéressé à l’histoire du clergé chiite en Irak. Il est aujourd’hui affecté au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL) à Paris.

    En lien avec la publication en 2017 de son ouvrage Chiites et sunnites, la grande discorde en 100 questions aux éditions Tallandier, Pierre-Jean Luizard revient pour Les clés du Moyen-Orient sur le clivage entre sunnites et chiites, sur la notion de « croissant chiite » et d’« axe sunnite », sur les pays de la région confrontés à des divisions confessionnelles et à des interventions régionales et internationales.

  • Compte rendu du documentaire « Graffiti Men Beirut » de Sarah Claux et Nicolas Soldeville, projeté lors du Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient - 05/04/18

    Le Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient propose chaque année de nombreuses projections de fictions et de documentaires et met à l’honneur cette année le Liban. Il a eu lieu à Saint-Denis entre le 27 mars et le 1er avril et se déroule encore à Paris et en Seine-Saint-Denis jusqu’au 14 avril (1). Le documentaire Graffiti Men Beirut, réalisé par Sarah Claux et Nicolas Soldeville, a été projeté au cinéma L’Ecran à Saint-Denis le vendredi 30 mars. La projection était accompagnée de la réalisation d’un graffiti sur la Place du Caquet, par Moe, un graffeur beyrouthin, et par une discussion avec Nicolas Soldeville.

  • Pierre-Jean Luizard, Chiites et sunnites, la grande discorde en 100 questions - 28/03/18

    À l’heure où les discordes confessionnelles sont passées au premier plan des conflits qui déchirent le Moyen-Orient, tant en Syrie qu’en Irak ou au Yémen, Pierre-Jean Luizard revient sur ce qui différencie le chiisme et le sunnisme dans l’Islam. En cent questions, l’historien retrace l’histoire d’une division idéologique qui remonte aux premiers temps de l’histoire, pour expliquer les enjeux stratégiques et politiques qui traversent la réalité internationale du monde contemporain. Divisé en une dizaine de grands chapitres, cet ouvrage propose par ailleurs des cartes, permettant de situer géographiquement la situation des communautés à l’échelle du Moyen-Orient, un glossaire, une liste des principaux acteurs de cette Histoire de plusieurs siècles, une chronologie et une riche bibliographie.

    Ce compte rendu reprend les grandes lignes de l’ouvrage - dense et riche - de Pierre-Jean Luizard, sans toutefois prétendre à l’exhaustivité des thèmes traités au fil de ces cent questions.

  • La Légion d’Orient - 12/02/18

    Après la défaite de Gallipoli, les Alliés ont le projet de débarquer en Syrie pour défaire les Ottomans sur un autre front, pendant que les armées russes passent le Caucase et occupent le Pont. Tandis qu’il est question du côté britannique d’inspirer un soulèvement arabe, la France décide de créer le 15 novembre 1916 une Légion d’Orient, composée principalement de réfugiés arméniens fuyant les persécutions de l’armée ottomane. Les Alliés pourraient alors bénéficier d’un soutien de certaines populations locales en Cilicie et en Syrie. L’idée d’un tel corps provient du président du Conseil Aristide Briand et de François Georges-Picot, notamment après l’accord franco-arménien du 27 octobre 1916, négocié avec Boghos Nubar représentant un éventuel futur Etat arménien, tel qu’il était envisagé dans les accords Sykes-Picot du 16 mai 1916. Ce corps d’irréguliers que Georges-Picot estime au début à 6 000 hommes, servirait ainsi les intérêts français pour défaire les armées ottomanes dans un premier temps, mais surtout pour pouvoir occuper les zones françaises de l’Empire dépecé et s’établir durablement là où les intérêts britanniques pourraient concurrencer la France.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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