Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Irak

  • L’Irak menacé par la lutte Israël-Iran - 09/09/19

    Samuel Forey, actuellement journaliste indépendant, a couvert la guerre contre l’Etat islamique à partir de 2014, et s’établit en 2016 en Irak pour documenter au plus près la bataille de Mossoul, pour la couverture de laquelle il a reçu les prix Albert Londres et Bayeux-Calvados des correspondants de guerre en 2017.

  • Le nœud du dragon - 22/08/19

    Avez-vous remarqué que, dans le ciel de l’astrologue - celui des étoiles fixes, des constellations qui doivent leur existence à la somme historique de l’imaginaire humain qui, d’est en ouest, leur a donné forme et sens - dans ce ciel constellé donc, se faufile un être complexe, à la fois captivant et inquiétant. La constellation d’Ophiuchus ou serpentarius, traversée par le Soleil du 29 novembre au 18 décembre, se situe entre la constellation du Scorpion et celle du Sagittaire. Remarquée par Aratos de Soles et répertoriée dans le Mathématikế sýntaxis (Almageste) de Ptolémée, la constellation visible entre 80° Nord et 80° Sud représente un homme tenant dans sa main un serpent. Ce serpent qui révéla à Asclépios les secrets de la médecine et de l’immortalité et que Zeus plaça dans le ciel - après l’avoir fait périr avec Asclépios pour préserver l’hermétisme et le pouvoir de résurrection divin - est visible par sa tête (Serpens Caput) non loin de la constellation de la Balance et sa queue (Serpens Cauda), voisine du Sagittaire. S’il ne peut exister entièrement, le dragon doit néanmoins rester uni. Pour éviter de laisser tête et queue errer indéfiniment à la recherche l’un de l’autre, pour empêcher cette quête néfaste et résoudre ce problème qui n’en était pas un, les deux bouts furent réunis, par un nœud, gordien s’il en est.
    Le voyage entre Orient et Occident nous mène, dans cet article, à la rencontre d’un personnage aux origines obscures, énigmatique polymorphe, polyvalent, imaginaire, inquiétant.

  • Présence militaire turque au Levant : le leitmotiv kurde - 06/08/19

    « Nous allons éradiquer la menace terroriste à l’est de l’Euphrate » déclarait le président turc Recep Tayyip Erdoğan le 26 juillet dernier lors de l’un de ses discours au ton volontairement belligérant, dont il est coutumier depuis la reprise des hostilités avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) à l’été 2015 (1).

    Si ces menaces n’ont, initialement, pas toujours été prises au sérieux (2), le lancement des différentes offensives turques, envers et contre tout (3), a finalement convaincu du sérieux des propos du président turc : l’opération « Griffe », lancée le 27 mai 2019, suivra l’offensive « Rameau d’olivier » lancée le 20 mars 2018, et Bouclier de l’Euphrate avant elle, le 24 août 2016.

    Bien que des objectifs opérationnels différents et des stratégies distinctes aient été attribués à ces opérations, ces dernières partagent toutes le même dénominateur : la lutte contre les mouvements armés kurdes, au premier rang desquels le PKK et sa filiale syrienne le PYD (Parti de l’union démocratique), mieux connu à travers sa branche armée des YPG/YPJ (Unités de protection du peuple).

    Aujourd’hui, à l’heure où les menaces et rumeurs d’une nouvelle offensive turque en territoire syrien se font de plus en plus audibles, un point sur la stratégie et les objectifs d’Ankara s’impose : en effet, si les premières opérations ont eu pour but de contenir l’expansion territoriale des YPG, notamment le long de la frontière turque (I), les suivantes s’inscrivent dans une volonté d’occupation du terrain et d’établissement d’un glacis protecteur pour la Turquie en Syrie (II).

  • Contourner le détroit d’Ormuz : entre projets peu fructueux et plans trop ambitieux - 02/08/19

    Durant la guerre ayant opposé la jeune République islamique (issue de la révolution de 1979) à l’Irak de Saddam Hussein de 1980 à 1988, les deux belligérants se sont affrontés, entre autres choses, lors de la « Guerre des pétroliers » : de 1984 à 1988, Bagdad et Téhéran, tous deux fortement dépendants économiquement de leurs exportations d’hydrocarbures, tentent de s’affaiblir mutuellement en ciblant les navires de fret passant par le golfe Persique et notamment le détroit d’Ormuz. Près de 500 vaisseaux seront ainsi endommagés ou envoyés par le fond.

    Ces affrontements ont fait prendre conscience aux Etats du Golfe, tous dépendants à divers degrés de leurs exportations d’hydrocarbures, de leur vulnérabilité vis-à-vis du détroit d’Ormuz, contrôlé en grande partie par l’Iran, et des relations qu’ils entretiennent avec ce dernier. Très vite, dès le début du conflit, la question de l’établissement de voies de contournement du détroit s’est posée, afin de ne plus être tributaire de ce goulot d’étranglement dont les économies du Golfe dépendent.

    Divers projets ont ainsi vu le jour, avec des succès très relatifs (I) ; les alternatives fonctionnelles nécessitent donc d’être complétées par de nouveaux projets actuellement à l’études mais qui, pharaoniques, montrent combien le détroit d’Ormuz reste incontournable pour le transit des tankers (II), et est amené à le rester pour encore un certain temps, bien qu’indéfinissable pour le moment.

  • La destruction par le feu des exploitations agricoles en Syrie et en Irak - 18/07/19

    Depuis le mois de mai 2019, les incendies d’exploitations agricoles se multiplient en Syrie et en Irak, en particulier dans la région insurgée d’Idlib, au Rojava (1) et au Kurdistan irakien ; plusieurs dizaines de personnes ont par ailleurs péri en tentant de les éteindre. Si ces feux sont courants l’été en raison des très fortes chaleurs régnant au Levant durant cette période (2) et du climat très sec, leur intensité toute particulière cette année ainsi que leurs localisations interrogent.

    En effet, parmi les acteurs régionaux, les accusations fusent : les Kurdes accusent l’Etat islamique, qui a revendiqué certains de ces incendies, mais également le régime syrien. Ce dernier mène en effet une politique de terre brûlée dans la poche d’Idlib, où les champs et silos à grains sont délibérément ciblés par des frappes terrestres et aériennes ; les services de renseignement turcs sont également pointés du doigt, tandis que le régime syrien accuse quant à lui les Kurdes d’être les véritables pyromanes.

  • Conjonctions et cycles des planètes : retour aux sources mésopotamiennes - 17/07/19

    A partir du XIXème siècle, les découvertes assyriologiques vont permettre de se forger une toute autre idée de la réception des savoirs en Orient. Les textes grecs ne sont plus les seules sources disponibles dans ce domaine et les allusions faites à la science des Chaldéens par les sages hellènes prennent alors leur sens. Les découvertes de tablettes mathématiques des assyriologues dont Johann Strassmaier et le mathématicien Joseph Epping, soulignent l’antécédence babylonienne des connaissances, notamment dans le domaine du savoir astronomique sur la cognition cumulée dans les traités de Ptolémée ou d’autres sages de l’antiquité classique ou tardive. Dans les année 1940-50, l’historien des sciences Otto Eduard Neugebauer traduit et interprète le corpus de textes cunéiformes relatifs à l’astronomie mathématique babylonienne, et contribue grandement à une meilleure connaissance de l’astronomie mésopotamienne. La publication des textes astronomiques mésopotamiens a progressé après Neugebauer, jusqu’aux projets récents conduits par Sachs puis Hunger visant à publier la plupart des textes connus, enrichissant considérablement la documentation disponible sur cette discipline et favorisant le travail interdisciplinaire nécessaire pour comprendre l’enrichissement mutuel des savoirs à travers le temps et l’espace.

  • Le PKK, un mouvement résolument transfrontalier. Partie 1 : l’Irak, une base arrière majeure pour le PKK - 04/07/19

    Un prisonnier surveillé 24h/24 par 165 caméras de vidéosurveillance, gardé par un millier de soldats, eux-mêmes encadrés par 250 officiers sur une île déclarée zone militaire, et à la surveillance duquel l’Etat turc consacre plus de 20 000 euros par jour : Abdullah Öcalan, surnommé « Apo » par ses fidèles, est en effet le prisonnier le plus surveillé de Turquie, en raison de son rôle de fondateur et dirigeant pendant plus de vingt ans du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK - Partiya Karkerên Kurdistan).

    Le PKK est un groupe armé kurde initialement marxiste-léniniste qui, à sa création en 1978, s’était fixé comme but d’obtenir l’indépendance des territoires turcs peuplés à majorité de Kurdes. Depuis, ses objectifs et son architecture idéologique ont évolué, mais les actions armées contre les forces de sécurité turques, initiées officiellement le 15 août 1984, ont persisté de façon quasi-ininterrompue (1), provoquant la mort d’approximativement 50 000 personnes en l’espace de 35 ans.

  • Les Kurdes, d’un statut de peuple marginalisé à celui d’acteurs stratégiques incontournables. Un peuple stratégiquement incontournable (2/2) - 13/06/19

    Au fil des années, avec notamment la consolidation de la région autonome du Kurdistan irakien (RAK) créée en 2005 et la guerre contre l’Etat islamique à partir de 2013, les Kurdes se sont imposés comme des acteurs géopolitiques incontournables pour les autres parties impliqués sur le théâtre levantin. Les victoires décisives des forces kurdes soutenues par la Coalition internationale en Irak mais surtout en Syrie en sont clairement à l’origine ; aujourd’hui, l’emprise territoriale des Kurdes au Moyen-Orient est incontestable, comme le montre la carte ci-contre.

    Toutefois, d’autres acteurs kurdes, insurrectionnels cette fois, se sont imposés comme des acteurs de premier plan au Moyen-Orient ; le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) en est certainement l’exemple le plus éloquent et le plus incontestable, et cela tant en Syrie, en Irak, en Turquie et en Iran, dans une moindre mesure toutefois : le régime des Mollah doit faire face à un mouvement d’opposition grandissant, le Parti démocratique kurde iranien (PDKI), dont les forces militaires multiplient les escarmouches à la frontière irako-iranienne avec les Pasdarans, tandis que son état-major politique noue des liens politiques croissant au Moyen-Orient et au sein des chancelleries occidentales.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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