Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
plus de 2800 articles publiés depuis juin 2010


Page facebook Page google plus Page twitter Abonnement au flux RSS
Accueil > Etats-Unis

Etats-Unis

  • Etude : l’élimination du général Soleimani : exorciser 1979 ? Divorce irakien ? - 11/02/20

    La liquidation, le 3 janvier, du général Soleimani et d’Abu Mahdi al-Muhandis, chef adjoint des Popular Mobilization Forces (alias PMF ou PMU), et responsable de la milice Kataeb Hezbollah soutenue par l’Iran, pose maintes questions sur ses causes et ses conséquences de plusieurs natures. Pour évaluer ces dernières, il est nécessaire, disposant à présent d’un peu de recul, de scruter d’abord les raisons encore mal éclaircies qui ont conduit à cette opération au vu des alibis avancés et des circonstances étranges qui l’entourent. Délaisser la poursuite de leur examen augmente le risque de contresens si nous voulons décrire le nouveau paysage qui en découle et les stratégies des acteurs en présence. N’oublions pas que depuis longtemps, un « contrat » pesait sur la tête du célèbre commandant de la Force al-Qods. Mais jusqu’ici, Américains et Israéliens, tout en suivant Soleimani à la trace, s’étaient abstenus de l’éliminer (1). Il s’agissait de ne pas franchir une ligne rouge pouvant mener à un affrontement direct avec Téhéran, d’éviter de ruiner toute possibilité de négociation avec l’Iran et de se priver d’un interlocuteur de poids. En octobre 2019, Hossein Taeb, chef des services de renseignements des Gardiens, avait prétendu qu’un attentat à la bombe contre un centre religieux fréquenté par le célèbre général dans la province de Kerman avait été déjoué (2) et l’avait qualifié de complot « hébreu-arabe ». Derrière ce qualificatif, on peut plutôt imaginer des terroristes sunnites islamistes venus d’Irak, dont ce n’est pas la première incursion en Iran. D’aucuns perçoivent des ‘avertissements’ déjà lancés contre le général (dont une lettre de Pompeo qu’il déclara n’avoir jamais vue ni lue) (3), et ignorés par lui, mais ces mises en garde valent-elles certitude de déclenchement d’opération létale contre lui s’il ne se ‘soumet’ pas ? Rien n’est moins sûr.
    Michel Makinsky est Directeur Général d’Ageromys International, chercheur associé IPSE, collaborateur scientifique auprès de l’Université de Liège.

  • De la nécessité d’une approche postcoloniale dans le traitement médiatique de l’Iran - 05/02/20

    « Monsieur, ils ont environ une minute à vivre, Monsieur… 30 secondes, 10, 9, 8… Et puis soudain, boom. Ils ne sont plus là, Monsieur ». Il ne s’agit pas d’une réplique de film hollywoodien, mais de la description donnée par Donald Trump de la mort de Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, tués le 3 janvier dernier par une frappe américaine. A l’occasion d’un dîner de levée de fonds du parti Républicain, dans sa résidence de Mara-Lago en Floride le 17 janvier dernier, le Président américain a ainsi révélé les coulisses de l’opération militaire aux donateurs présents.

  • Entretien avec Elisabeth Marteu concernant la position des Etats du Golfe sur le plan de paix Trump : « la menace iranienne est devenue plus importante que la cause palestinienne » - 02/02/20

    Mardi 28 janvier, des représentants de plusieurs Etats du Golfe étaient présents lors du dévoilement du plan de paix pour le Proche-Orient à Washington, alors même que le texte était annoncé comme très favorable à Israël. « L’accord du siècle », comme il est communément appelé, s’est avéré largement aligné sur les idées de Benyamin Netanyahou. Il demande surtout aux Palestiniens, par ailleurs absents à Washington le 28 janvier, de faire d’importantes concessions, dont l’abandon de Jérusalem. Malgré cela, plusieurs Etats ont salué l’accord dans une démarche inédite, preuve que les relations entre Israël et une partie du Golfe se sont profondément remodelées ces dernières années.

    Pour comprendre ces dynamiques, Elisabeth Marteu, docteure en science politique de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, chercheuse associée a l’Institut International d’Etudes Stratégiques (IISS) et chargée de cours a Sciences Po Paris, répond aux questions des Clés du Moyen-Orient.

  • Le « Deal du siècle » : un échec annoncé ? - 30/01/20

    Le mardi 28 janvier, après trois ans de gestation, le président américain Donald Trump a dévoilé son plan de paix pour le Moyen-Orient. Aligné sur les positions du gouvernement israélien, le texte impose des concessions majeures aux Palestiniens, dont l’abandon de Jérusalem. Il a été immédiatement rejeté par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (Fatah) et par le Hamas au pouvoir à Gaza.

  • Entretien avec Arthur Quesnay sur la présence iranienne en Irak et sur l’escalade des tensions entre Téhéran et Washington - 09/01/20

    Le 3 janvier dernier, le général iranien Qassem Soleimani est tué dans une frappe américaine ciblée, à Bagdad, en Irak. Cinq jours plus tard, l’Iran tire plusieurs missiles contre deux bases abritant des troupes américaines en Irak, sans faire de victimes. Un nouveau pas dans l’escalade des violences entre Washington et Téhéran, qui faire craindre une guerre au Moyen-Orient, et qui interroge sur la présence iranienne en Irak. Le chercheur Arthur Quesnay reveint dans cet entretien sur les mobilisations à l’oeuvre sur le territoire irakien.

    Docteur en Science politique, Arthur Quesnay est post-doctorant à l’ERC « Sociologie des guerres civiles » dirigé par Gilles Dorronsoro (Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne). Établi dans le Nord de l’Irak depuis 2009 et effectuant des séjours réguliers auprès de l’opposition en Syrie depuis 2012, ses recherches portent sur les dynamiques politiques des conflits irakien et syrien. Il a notamment co-écrit avec Adam Baczko et Gilles Dorronsoro, Syrie, Anatomie d’une guerre civile, Éditions CNRS, 2016.

  • Entretien avec Hamit Bozarslan – La question de la responsabilité politique dans un Moyen-Orient en proie à des troubles communautaires - 04/11/19

    Hamit Bozarslan est docteur en histoire et en sciences politiques, et directeur d’études à l’EHESS. Dans cette analyse très riche, il dresse un vaste panorama de la région, en proie à des troubles communautaires, en posant la question de la responsabilité politique. Il évoque tout d’abord l’année 1979, année pivot pour la région, ainsi que la problématique des pouvoirs du Moyen-Orient. Plusieurs focus sont ensuite réalisés, en lien avec les événements actuels : la question des Kurdes au regard de la décision de Donald Trump du retrait des troupes américaines du Rojava, et le positionnement de la Turquie et de la Russie dans ce contexte ; les événements Arabie saoudite-Iran ; la situation actuelle au Liban. Il revient également sur la question des femmes et de l’écologie.

  • Sanctions américaines contre l’Iran : entre moyen de pression et outil de communication. Une campagne de « pression financière maximale » : les Etats-Unis à l’offensive contre l’Iran (1/2) - 21/08/19

    « Un pays qui pense être […] une superpuissance mondiale a peur des déclarations de notre ministre des Affaires étrangères ». Ainsi s’exprimait le Président iranien Hassan Rohani le 1er août, soulignant le « comportement puéril » des Etats-Unis qui, la veille, annonçaient imposer des sanctions contre le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif (1).

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

Découvrez les rubriques et articles rédigés par des specialistes du Moyen-Orient
Portraits historiques
Portraits contemporains
Entretiens
Analyses historiques
Historiques des Etats du Moyen-Orient
Dates anniversaire


Les pays traités : Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite, Autres pays, Azerbaïdjan, Bahrein, Egypte, Emirats Arabes Unis, Empire ottoman, Etats-Unis, Irak, Iran, Israël, Jordanie, Koweit, Liban, Libye, Libye, Maroc, Méditerranée, Oman, Palestine, Qatar, Soudan, Syrie, Territoires palestiniens, Tunisie, Turquie, Yémen
© Les clés du Moyen-Orient - Mentions légales - Design : Katelia - Réalisation : Gaiaservice