Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Politique

  • Entretien avec Samy Cohen : « Les élections israéliennes ne sont pas une grande victoire pour Benny Gantz, mais plutôt une défaite pour Benyamin Netanyahou » - 20/09/19

    Le 17 septembre, les Israéliens ont voté pour la seconde fois en cinq mois. Au lendemain du scrutin, aucun parti ne semble en mesure de former une coalition gouvernementale. Mais le grand perdant de ces élections est bien Benyamin Netanyahou. Plus affaibli que jamais, il n’a obtenu que 31 sièges avec son parti, le Likoud. Comme annoncé, l’ultra-nationaliste Avigdor Lieberman (Israel Beitenou) est devenu le « faiseur de rois » de ces élections.

    Entretien avec Samy Cohen, politiste, directeur de recherche émérite au CERI (Centre de recherches internationales de Sciences Po) et auteur notamment de Israël et ses colombes. Enquête sur le camp de la paix, Gallimard, 2016.

  • Elections israéliennes : Benyamin Netanyahou joue sa survie politique à l’issue d’une campagne clivante - 17/09/19

    Ce mardi 17 septembre, les Israéliens sont appelés aux urnes, pour la seconde fois en six mois. Après une campagne virulente aux accents de référendum pour ou contre Benyamin Netanyahou, ces élections vont être déterminantes pour l’avenir politique du leader de droite.

  • Entretien avec le Docteur Marie Kortam - A l’occasion des manifestations actuelles de Palestiniens au Liban, retour sur la question palestinienne au pays du Cèdre - 16/09/19

    Depuis la mi-juillet, chaque vendredi, des centaines de Palestiniens manifestent contre une décision du ministère libanais du Travail visant à réorganiser le fonctionnement de la main d’oeuvre étrangère non déclarée. Même si cette mesure sur l’emploi des étrangers concerne avant tout les Syriens, les Palestiniens réfugiés au Liban craignent d’en subir les conséquences. Ces protestations témoignent du statut précaire des Palestiniens, pourtant présents dans le « pays du cèdre » depuis plus de 70 ans.

    Marie Kortam est chercheuse associée à l’Institut français du Proche-Orient (IFPO-Beyrouth). Titulaire d’un Doctorat en sociologie, ses travaux portent notamment sur les mouvements sociaux et sur les réfugiés palestiniens au Liban.

  • Interview with Dr Raz Zimmt : “What happened in the last weeks in Iraq and Lebanon is just a consequence of the ongoing conflict between Israel and Iran” - 03/09/19

    Last week, several events have raised fears of a new conflict between Hezbollah and Israel : The PFLP-GC, a Palestinian pro-Syrian regime movement was targeted on the border with Syria. At the same period, two drone attacks were launched against Hezbollah bastion, in south Beirut. Both events are attributed to Israel. Also, Israel has claimed responsibility for an attack in Syria against Hezbollah fighters, and the Israeli government has admitted having attacked a pro-Iranian militia in Iraq, killing one. Last Sunday, Hezbollah delivered a promise that it earlier made to respond to the Israeli attack by firing a couple of anti-tank missiles against Israeli troops on the border. This eventually led to an escalation on the border and a limited exchange of fire from both sides.

    Interview with Dr. Raz Zimmt, a research fellow at the Institute for National Security Studies (INSS) specializing in Iran. Dr. Zimmt holds a Master’s degree and a PhD in Middle Eastern history from Tel-Aviv University.

  • L’enlisement du conflit libyen et le rôle croissant de la Turquie (2/2) - 14/08/19

    Attaquées pour ne pas avoir prévu les conséquences qu’aurait leur intervention militaire en Libye contre le régime de Kadhafi en 2011, les puissances occidentales ne peuvent rien faire pour empêcher la situation d’empirer en 2014. L’escalade de la violence s’illustre tout d’abord par l’affrontement de milices ennemies pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli et le contrôle des ressources pétrolières dans la province orientale, puis par le fait que la même année les Emirats arabes unis et l’Egypte s’unissent pour bombarder la capitale où les affrontements entre rebelles sont de plus en plus violents (1). La guerre s’internationalise à nouveau en Libye, et la Turquie entend dès lors continuer à y défendre ses intérêts économiques et la présence de ses ressortissants issus du passé ottoman de ce territoire.

  • L’enlisement du conflit libyen et le rôle croissant de la Turquie (1/2) - 09/08/19

    Le terme de « Printemps arabe » qui aura marqué cette décennie est apparu dans les médias en 2011 (1) à propos de la révolte du peuple libyen contre son « guide » Mouammar Kadhafi. Huit ans après la mort de celui-ci, sous les bombardements des avions français et britanniques, le calme n’est toujours pas revenu en Libye. Le conflit n’a jamais semblé aussi fort après des années de chaos où l’ensemble du pays a été occupé par des tribus et des milices antagonistes (2), chacune soutenue par des puissances étrangères aux objectifs différents (3). Une véritable « guerre par procuration » qui n’est pas sans rappeler les conflits syriens et yéménites eux aussi nés des Printemps arabes, mais aussi libanais bien des années auparavant (4). Puisque, si depuis la mort de l’ancien colonel dirigeant le pays, les acteurs internationaux essaient tour à tour de soutenir un hypothétique projet commun à même de ramener de la stabilité au sommet de cet Etat failli, il se trouve qu’à l’heure actuelle deux camps opposés s’affrontent sur le terrain pour incarner cette légitimité autant populaire qu’internationale (5).

  • Entretien avec Thomas Pierret : « Sans l’Iran, le régime syrien n’arrive pas à faire la différence à Idlib » - 25/07/19

    A Idlib, dernière province qui échappe encore à son contrôle, le régime syrien peine à avancer sans son allié iranien. Pour Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie, chargé de recherche au CNRS (Paris) et à l’Iremam (Aix-en-Provence), « le nombre d’hommes loyaux, déterminés et bien entraînés que le régime est capable d’aligner n’est pas si impressionnant ». Décryptage d’une offensive qui s’enlise.

  • La destruction par le feu des exploitations agricoles en Syrie et en Irak - 18/07/19

    Depuis le mois de mai 2019, les incendies d’exploitations agricoles se multiplient en Syrie et en Irak, en particulier dans la région insurgée d’Idlib, au Rojava (1) et au Kurdistan irakien ; plusieurs dizaines de personnes ont par ailleurs péri en tentant de les éteindre. Si ces feux sont courants l’été en raison des très fortes chaleurs régnant au Levant durant cette période (2) et du climat très sec, leur intensité toute particulière cette année ainsi que leurs localisations interrogent.

    En effet, parmi les acteurs régionaux, les accusations fusent : les Kurdes accusent l’Etat islamique, qui a revendiqué certains de ces incendies, mais également le régime syrien. Ce dernier mène en effet une politique de terre brûlée dans la poche d’Idlib, où les champs et silos à grains sont délibérément ciblés par des frappes terrestres et aériennes ; les services de renseignement turcs sont également pointés du doigt, tandis que le régime syrien accuse quant à lui les Kurdes d’être les véritables pyromanes.

  • Entretien avec Samy Cohen sur les nouvelles élections israéliennes : « Si sa baisse de popularité se confirme (…) Benyamin Netanyahou pourrait avoir fait une élection pour rien » - 15/07/19

    Le 29 mai 2019, vers minuit, les députés israéliens ont voté la dissolution de la Knesset par 74 voix contre 45, après l’échec de Benyamin Netanyahou à former un gouvernement. C’est la première fois dans l’histoire d’Israël que le Parlement est dissout quelques semaines seulement après les élections, parce que le député désigné par le Président pour former une coalition n’est pas parvenu à mettre en place un gouvernement.

    Pourtant, tout semblait être joué à l’issue des élections parlementaires, deux mois plus tôt. Le 9 avril, le parti de Benjamin Netanyahou (Likoud) remporte 35 sièges à égalité avec le parti Bleu-blanc de Benny Gantz, son principal adversaire. Cependant, Benyamin Netanyahou est le mieux placé pour former une majorité pour gouverner. Il espère constituer une coalition gouvernementale avec les deux partis ultra-orthodoxes (Shas et Judaïsme unifiée de la Torah), le parti centriste Koulanou, et les petits partis d’extrême-droite, qui représentent ensemble 65 sièges. Il faut au moins réunir 61 sièges sur 120 pour former un gouvernement dans le système parlementaire israélien.
    Dès le 9 avril, Benyamin Netanyahou engage des discussions avec ses partenaires naturels, et le 17 avril, le président Reuven Rivlin le charge de former un gouvernement. Cependant, au fil des négociations, des dissensions émergent entre Avigdor Lieberman, le leader du parti nationaliste laïque Israel Beytenou, et les partis ultra-orthodoxes, concernant l’exemption de service militaire dont bénéficient les juifs ultra-orthodoxes. Le leader nationaliste demande à B. Netanyahou de voter une loi remettant en cause leur exemption systématique, en échange de quoi il participerait à son gouvernement. Il profite notamment de la position de faiblesse du Premier ministre, soumis à une triple procédure d’inculpation dans des affaires de corruption. Les discussions patinent et le 13 mai, le Président Reuven Rivlin accorde un nouveau délai d’une quinzaine de jours à Benyamin Netanyahou pour former un gouvernement. Finalement, Benyamin Netanyahou et Avigdor Lieberman ne trouvent pas d’accord, et dans la nuit du 29 mai, dans une ambiance électrique, les députés votent la dissolution de la Knesset, menant Israël vers de nouvelles élections.

    Entretien avec Samy Cohen, politiste, directeur de recherche émérite au CERI (Centre de recherches internationales de Sciences Po) et auteur notamment de “Israël et ses colombes. Enquête sur le camp de la paix”, Gallimard, 2016.

  • Le PKK, un mouvement résolument transfrontalier. Partie 1 : l’Irak, une base arrière majeure pour le PKK - 04/07/19

    Un prisonnier surveillé 24h/24 par 165 caméras de vidéosurveillance, gardé par un millier de soldats, eux-mêmes encadrés par 250 officiers sur une île déclarée zone militaire, et à la surveillance duquel l’Etat turc consacre plus de 20 000 euros par jour : Abdullah Öcalan, surnommé « Apo » par ses fidèles, est en effet le prisonnier le plus surveillé de Turquie, en raison de son rôle de fondateur et dirigeant pendant plus de vingt ans du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK - Partiya Karkerên Kurdistan).

    Le PKK est un groupe armé kurde initialement marxiste-léniniste qui, à sa création en 1978, s’était fixé comme but d’obtenir l’indépendance des territoires turcs peuplés à majorité de Kurdes. Depuis, ses objectifs et son architecture idéologique ont évolué, mais les actions armées contre les forces de sécurité turques, initiées officiellement le 15 août 1984, ont persisté de façon quasi-ininterrompue (1), provoquant la mort d’approximativement 50 000 personnes en l’espace de 35 ans.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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