Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Analyses de l’actualité

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  • Reportage photo à Gaza : les Palestiniens rattrapés par les violences entre Israël et les factions locales (1/2) - 25/05/19

    Les 4 et 5 mai derniers, les violences ont de nouveau éclaté entre Israël et les factions palestiniennes qui contrôlent Gaza, d’une intensité inégalée depuis la guerre de 2014. Ces combats constituent le huitième épisode de violences entre l’armée israélienne et ces factions (Hamas et Djihad islamique) depuis un an. Ils ne durent parfois pas plus d’une journée, aboutissant rapidement à un cessez-le-feu, généralement négocié par l’Égypte, preuve qu’aucune des deux parties ne souhaite une guerre à part entière.

    Ces violences servent les intérêts des deux principaux adversaires, Israël et le Hamas. Les deux belligérants, qui n’ont pas intérêt à entrer dans une nouvelle guerre à moyen et long terme, sont aujourd’hui habitués à « négocier par le feu » selon les mots de Ghaith al-Omari, un ancien responsable de l’Autorité palestinienne.

    De chaque côté de la bordure frontalière, ce sont les populations qui en payent le prix. Roquettes tirées par les factions palestiniennes contre bombardements de l’aviation israélienne, le dernier cycle de violences a fait une trentaine de morts palestiniens et israéliens, et causé de nombreuses destructions, habitations comme commerces. A Gaza, la population se dit habituée aux bombardements israéliens qui viennent parfois bouleverser des vies déjà sous pression.
    En parallèle, des manifestations ont lieu presque chaque vendredi depuis le 30 mars 2018. Encadrées par le comité de la marche du retour et indirectement par le Hamas, elles mènent régulièrement à des heurts violents avec l’armée israélienne. Au total, deux Israéliens et plus de 250 Palestiniens ont été tués depuis le début de la marche du retour. 

  • Reportage à Gaza : à la suite de la flambée de violence début mai, l’argent qatari pour calmer le jeu entre Israël et les factions palestiniennes - 20/05/19

    Le 15 mai dernier, 10 000 Gazaouis ont manifesté à la frontière avec Israël pour commémorer le 71e anniversaire de la Nakba. Malgré des échanges violents, les manifestations se sont déroulées sans incidents majeurs. Un calme relatif qui s’explique notamment par le transfert de millions de dollars depuis le Qatar vers Gaza, dans le contexte de la flambée de violence qui s’est produite entre Israël et la bande de Gaza début mai.

  • La question politique pressante de l’écologie dans l’Iran actuel, ou la rencontre de l’urgence climatique et sociale (1/3) - 02/05/19

    « L’Iran est en train de devenir un désert inhabitable. Cependant, n’imaginez pas que cela se produira demain. C’est déjà le cas ! » avait statué l’ancien ministre iranien de l’Agriculture Isa Kalantari en 2013 afin d’alarmer l’opinion publique sur la menace environnementale colossale, progressant de manière exponentielle dans son pays. Les violentes inondations qui dévastent depuis mi-mars le sud de l’Iran, et notamment la capitale du Fars, Shiraz, ne sont pas sans rappeler le tremblement de terre qui avait touché la province de Kerman en 2003. Ce désastre sismique avait causé la destruction presque totale de la ville de Bam qui abritait un des plus grands châteaux en argile du monde, entrainant la mort de dizaines de milliers d’Iraniens. Si la catastrophe naturelle qui bouleverse actuellement la partie méridionale du pays est bien moins meurtrière et soudaine, elle soulève avec insistance la question de l’écologie en Iran. L’urgence climatique qui s’en dégage coïncide alors avec les sanctions américaines qui juxtaposent aux menaces environnementales, la misère sociale.

  • Quel devenir pour les Kurdes de Syrie huit ans après la révolution syrienne ? - 10/04/19

    On compte aujourd’hui environ 3 millions de Kurdes en Syrie, soit 15% de la population totale du pays. Concentrés dans trois principales régions, le Djézireh, Kobané et Afrine, ainsi que dans certains quartiers de Damas (al-Akrad, soit « les Kurdes » en arabe, et Zorava) ainsi qu’à Alep (Sheikh Maqsoud), les Kurdes ont joué un rôle important dans la guerre en Syrie, au travers de l’action de l’YGP (Unité de protection du peuple), la branche armée du PYD (Parti de l’Union démocrate), un parti kurde syrien. Les forces kurdes ont ainsi participé à la bataille de Baghouz, qui a signé la reprise par les forces démocratiques syriennes du dernier bastion syrien de l’État islamique.
    Pourtant, il n’est pas facile de faire la part entre les récits qui accusent l’YPG d’être à la solde du régime de Damas ou encore ceux qui voient les Kurdes comme la clé de la lutte contre Daech dans la région, et ceux mythifiant les combattantes de l’YPJ (Unités de protection de la femme) résistant à Kobané.
    Dans quelle mesure les Kurdes ont-ils contribué à la conquête territoriale contre l’État islamique ? Ces succès territoriaux leur ont-ils permis d’établir un territoire kurde autonome au Nord-Est de la Syrie ? Le ralliement des Kurdes au régime de Damas, s’il a été rapide, n’était pourtant pas certain. Il a pourtant participé, dans une certaine mesure, à la reconquête territoriale de certaines régions de la Syrie, ce qui a permis aux Kurdes l’établissement du Rojava autonome. Mais l’avenir de ce dernier reste aujourd’hui à questionner.

  • Entretien avec le Dr. Assaf Sharon - Elections législatives israéliennes du 9 avril 2019 : « Se confronter à Benyamin Netanyahou est un obstacle de taille » - 09/04/19

    Ce mardi 9 avril, quelque 6,3 millions d’Israéliens sont invités à voter pour élire de nouveaux parlementaires, qui formeront à leur tour un gouvernement. Cette campagne, qui s’est progressivement axée autour d’un clivage pro vs anti Benyamin Netanyahou, a vu émerger de nouvelles figures politiques comme Benny Gantz ou encore Moshe Feiglin. Elle montre aussi une perte de vitesse de la gauche israélienne.
    Le chercheur Assaf Sharon, l’un des responsables du centre d’études Molad pour le renouveau de la démocratie israélienne, revient sur les différents courants politiques en présence et analyse les élections législatives du 9 avril pour Les clés du Moyen-Orient.

  • En lien avec les élections législatives du 9 avril en Israël : retour sur le parti travailliste israélien. Vers la fin d’une époque ? (1/3) - 05/04/19

    Le parti travailliste (PT) naît en janvier 1968 de la fusion des différents partis politiques aux origines de la création de l’État d’Israël. Avant 1968, les travaillistes, qui se revendiquent du sionisme socialiste, posent les fondements de l’Etat hébreu à travers les kibboutzims, la création de l’Etat-providence, les programmes de migrations juifs ou par l’édification d’une défense efficace (1). Ce parti, celui de Golda Meir, d’Yitzhak Rabin, de Shimon Pérès et d’Ehud Barak, remporte l’ensemble des élections législatives jusqu’en 1977, défait par le Likoud, dirigé à l’époque par Menahem Begin. Depuis 1977, sa domination historique dans le paysage politique s’est graduellement effritée, comme l’attestent ses différents résultats électoraux. Les dernières élections du 17 mars 2015 ont été remportées par le Premier ministre sortant, Benyamin Netanyahou, en passe de dépasser la longévité de David Ben Gourion à la tête du pays. La dernière victoire électorale à la Knesset remonte à 1999.
    Retour sur l’histoire de ce parti, alors que vont se dérouler dans quelques jours, le 9 avril, les élections législatives anticipées.

  • Syrie : huit ans après le début de la guerre, une partie de la population syrienne reste mobilisée contre le régime - 04/04/19

    Alors que la guerre en Syrie entre dans sa neuvième année, des centaines de Syriens se sont réunis ces dernières semaines à Deraa, berceau des soulèvements contre Bachar al-Assad, pour protester contre la reconstruction de la nouvelle statue du père de l’actuel président. « La Syrie est à nous, pas pour la maison d’Assad », ont scandé des manifestants, le 10 mars, alors que les forces de sécurité empêchaient les résidents d’autres quartiers de la ville de se joindre au mouvement (1). La statue d’Hafez al-Assad avait en effet été détruite lors des soulèvements anti-régime de mars 2011 (2), prémices d’une guerre dont on ne voit pas la fin. « Les manifestants utilisent les mêmes chants que ceux de 2011 et réclament de nouveau la chute du régime », précise Ziad Majed (3), politologue franco-libanais et professeur à l’Université américaine de Paris, co-auteur du livre Dans la tête de Bachar al-Assad. Signe que, malgré une série de victoires sur le terrain par les forces pro-gouvernementales et le soutien d’une partie de la population, certains Syriens sont toujours mobilisés contre le régime, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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