Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Société

  • « Un vent nouveau souffle sur le Liban », retour en images sur les premières semaines de la révolution citoyenne au Liban - 24/11/19

    Le 17 octobre dernier débute le soulèvement qui n’a jusqu’alors cessé de prendre de l’ampleur, et ce contre toute attente des dirigeants. On assiste alors à un véritable réveil de la société libanaise, une « Révolution citoyenne » qui s’empare de tout le pays, du nord au sud, de Tripoli à Nabatiyé, en passant par Saïda, Tyr, Baalbeck… Ce qui paraissait jusqu’alors inimaginable s’est réalisé, à savoir l’expression et la revendication d’une citoyenneté qui n’avait jamais réussi à prendre sa place ! Dans toutes ces manifestations, c’est le drapeau libanais qui domine, en tant que symbole d’un Peuple et d’une Nation.

  • Point de situation sur les réfugiés en Turquie, leitmotiv diplomatique du Président turc - 22/11/19

    Un « instrument de chantage » : c’est ainsi que le quotidien français l’Express (1) désigne l’usage que fait le Président turc Recep Tayyip Erdoğan des 3,6 millions de réfugiés syriens présents sur son sol.

    En effet, ces derniers sont régulièrement cités par la présidence turque, soit pour exhorter l’Union européenne à subventionner davantage la gestion des réfugiés en Turquie, soit pour justifier, en partie, l’offensive turque « Source de Paix » initiée le 9 octobre 2019 dans le nord-est syrien.

    Ces réfugiés, en provenance de Syrie, mais aussi d’Irak, d’Afghanistan, d’Iran et d’autres pays encore, représentent en effet une problématique toute particulière pour la Turquie : cette dernière est le pays accueillant le plus de réfugiés au monde, avec près de 4 millions d’immigrés d’urgence présents sur son sol.

    Qu’en est-il exactement ? Comment s’organise l’arrivée en Turquie de ces réfugiés ? Quel avenir pour eux en Turquie ? S’il apparaît que les réfugiés ayant fui les guerres civiles syriennes et irakiennes représentent clairement le plus gros des contingents de réfugiés présents sur le sol turc (I), ces derniers ne bénéficient pas d’un régime égal de droits et d’avenir sur le sol turc (II).

  • Entretien avec le Docteur Marie-Noëlle AbiYaghi : « les manifestants sont en train de réinventer la manière de faire la politique au Liban » - 01/11/19

    Depuis la mi-octobre, les Libanais ont investi la rue pour dénoncer les mesures d’austérité et la corruption de la classe politique libanaise. Le mouvement s’est étendu au-delà de Beyrouth, de Tripoli jusqu’au Liban Sud. Face à la contestation, le mardi 29 octobre, le Premier ministre Saad Hariri a annoncé sa démission. Ses mesures proposées quelques jours plus tôt - retrait de certaines taxes, augmentation des frais pour les banques - n’avaient pas suffi à calmer les protestataires. Aujourd’hui, le mot « révolution » a envahi les rues libanaises. Une révolution qui souhaite dépasser les divisions communautaires, et qui se veut non violente. Cependant, des blessés sont déjà à déplorer, et le 29 octobre, des militants du Hezbollah et d’Amal ont saccagé les sites des manifestants.

    Entretien avec le Dr Marie-Noëlle AbiYaghi, spécialiste des mouvement sociaux, Directrice de Lebanon Support (un centre de recherche basé à Beyrouth) et Professeur à l’université Saint-Joseph, à Beyrouth.

  • Le Liban à l’heure de la « révolution » d’octobre : bilan d’étape et interrogations pour l’avenir - 31/10/19

    Beyrouth, mardi 29 octobre 2019 : au treizième jour, à 16 heures, dans une courte allocution télévisée, le Premier ministre Saad Hariri annonce la démission de son gouvernement. Aussitôt, il se rend au palais présidentiel de Baabda pour en faire part officiellement au président de la République. Dans la rue, la foule est en liesse mais certains expriment leur détermination à maintenir la pression sur l’Etat afin d’obtenir d’autres démissions, celles des parlementaires notamment. Mais, dès le lendemain, les principaux axes routiers sont rouverts à la circulation et la vie reprend un semblant de normalité.

    Progressivement, le rêve cède le pas à la réalité et les Libanais connaissent bien le bon vieux dicton transmis par une sagesse populaire immémoriale : « l’ivresse partira, la prise de conscience viendra ». Ils sont déjà rattrapés par les soucis pratiques : remettre les enfants à l’école et les jeunes adultes à l’université, retourner au travail et surtout attendre dans l’angoisse que les banques ouvrent leurs portes. Alors seulement on connaîtra l’ampleur des dégâts. Dans une économie « dollarisée » à l’extrême, la Livre libanaise va-t-elle résister ou bien va-t-on assister à une dégringolade abyssale de son taux de change ?

    En ce moment, alors que le Cabinet Hariri a été chargé de l’expédition des affaires courantes, on pourrait se hasarder à revenir sur ce qu’il s’est passé avant de s’interroger sur la suite des événements.

  • « Tous ! Sans exception ! », le cri (presque) unanime de la population libanaise - 24/10/19

    Il est des gouttes d’eau qui font déborder les vases et se rompre des digues que l’on croyait inébranlables. Il en a été ainsi de l’intention du gouvernement libanais d’imposer des frais sur les communications téléphoniques WhatsApp. Etait-ce une mesure déjà entérinée ou une simple suggestion parmi celles destinées à renflouer les caisses vides de l’Etat ? Relevait-elle de la rumeur comme toutes les rumeurs qui peuplaient le quotidien des Libanais depuis la rentrée ? Les informations demeuraient parcellaires et contradictoires, mais la perspective de la fin de la gratuité des communications via WhatsApp a fait sauter les dernières réserves que pouvaient nourrir les Libanais à l’égard des mouvements sociaux, précipitant la population dans la rue. D’abord par petits groupes dans le centre-ville de Beyrouth dans la soirée du jeudi 17 octobre 2019, puis à travers les principales villes du pays, toutes régions comprises, à partir du vendredi 18 octobre, déferle un flux continu d’hommes, femmes et enfants en colère qui, à l’heure d’écrire ces lignes, ne s’est pas encore arrêté.

    Ce papier écrit à chaud depuis Beyrouth tente de comprendre ce qu’il se passe au Liban, mettant en lumière d’abord le caractère totalement inédit des manifestations en cours, puis essayant en un second temps d’en poser l’arrière-plan économique et politique.

  • Irak : une jeunesse en demande de changement radical - 08/10/19

    Les murs de Bagdad reviennent. Ces lourdes protections de ciment, en forme de T inversé, avaient été enlevées peu à peu depuis la victoire contre l’Etat islamique, en 2017. La capitale irakienne s’était reprise à espérer - à respirer. Le temps des attentats, qui rythmait le quotidien de la ville depuis l’intervention américaine, semblait révolu.

  • Cuisiner l’histoire : les recettes du palais de Topkapi - 08/08/19

    L’histoire se réécrit patiemment à la lumière de différents témoins ; les archéologues interrogent les vestiges préservés par la terre sous forme de pierres, de couleurs, d’os, de fresques ou de mosaïques. Ce sont également ces découvertes qui nous permettent de deviner l’échange à l’œuvre entre les cultures et la transmission des héritages architecturaux ou graphiques. Le visiteur qui se rend à Istanbul s’apprête à voyager dans le temps où Byzance ou Constantinople a dominé le monde grec chrétien puis musulman pendant des siècles. En admirant le faste et la grandeur d’Hagia Sophia, de la mosquée bleue ou en franchissant la porte du palais de Topkapi, on pourrait presque oublier que le luxe des monuments édifiés à la gloire d’un empereur ou d’un sultan étaient secondaires à côté d’une activité journalière et essentielle : se restaurer. Les cuisiniers qui s’affairent pour le sultan étaient certainement dotés des meilleurs palais que l’on puisse trouver et les ingrédients contenus dans les recettes qui se mitonnaient dans leurs antres, les plus rares et les plus surprenants car étonner positivement le sultan, maître temporel et spirituel, était gage de longévité.

  • Reportage photo : le difficile exode des chrétiens de Gaza - 04/06/19

    Les chrétiens présents à Gaza représenteraient entre 1 100 et 1 200 personnes (1), en majorité de rite grec orthodoxe. Dans cette enclave palestinienne de 360 km2 soumise à un blocus israélo-égyptien drastique, des centaines de fidèles ont pris la route de l’exode ces dernières années. Les clés du Moyen-Orient sont parties à la rencontre de la petite minorité.
    Reportage dans l’Église de la Sainte Famille (rite catholique), Gaza City.

  • Syrie : huit ans après le début de la guerre, une partie de la population syrienne reste mobilisée contre le régime - 04/04/19

    Alors que la guerre en Syrie entre dans sa neuvième année, des centaines de Syriens se sont réunis ces dernières semaines à Deraa, berceau des soulèvements contre Bachar al-Assad, pour protester contre la reconstruction de la nouvelle statue du père de l’actuel président. « La Syrie est à nous, pas pour la maison d’Assad », ont scandé des manifestants, le 10 mars, alors que les forces de sécurité empêchaient les résidents d’autres quartiers de la ville de se joindre au mouvement (1). La statue d’Hafez al-Assad avait en effet été détruite lors des soulèvements anti-régime de mars 2011 (2), prémices d’une guerre dont on ne voit pas la fin. « Les manifestants utilisent les mêmes chants que ceux de 2011 et réclament de nouveau la chute du régime », précise Ziad Majed (3), politologue franco-libanais et professeur à l’Université américaine de Paris, co-auteur du livre Dans la tête de Bachar al-Assad. Signe que, malgré une série de victoires sur le terrain par les forces pro-gouvernementales et le soutien d’une partie de la population, certains Syriens sont toujours mobilisés contre le régime, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

  • Vidéo : Entretien avec Kamal Doraï - La situation des réfugiés au Liban - 19/12/18

    Kamel Doraï est chargé de recherche au CNRS à l’Institut Français du Proche-Orient (Amman, Jordanie) et chercheur associé à MIGRINTER (CNRS – Université de Poitiers). Ses principales thématiques de recherche portent sur la réflexion autour de la question de l’asile et des réfugiés au Moyen-Orient, des recompositions géopolitiques et des nouvelles dynamiques migratoires au Moyen-Orient ainsi que sur les migrations et pratiques transnationales au sein de la diaspora palestinienne.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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