Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Tunisie

  • 1968, révoltes et monde arabe - 28/05/18

    Mai 2018 fête les cinquante ans de « mai 68 ». Ce qui devint, en France, le symbole de l’opposition d’une jeunesse face à l’autorité est un mouvement très inscrit dans son époque et qui se manifesta d’un bout à l’autre de la planète. Les révoltes de l’année 1968 ont été menées par une jeunesse ayant grandi dans l’après Seconde Guerre mondiale ; une jeunesse qui réagissait au consumérisme outrancier dans lequel se trouvaient plongées des sociétés traumatisées par la bombe atomique, ou qui exprimait un besoin de liberté d’expression et de mouvement au sein de sociétés qui, après s’être présentées comme révolutionnaires, se sont révélées profondément autoritaires.

    Heurtées par la défaite de 1967 contre Israël, comment a été vécue l’année 1968 dans les sociétés arabes ? Quel héritage gardent-elles de ce vent de révolte ? Peut-on voir dans les « Printemps arabes » et tous les mouvements sociaux qui ont secoué le monde en 2011 une continuité politique ou idéologique des idées de 1968 ?

  • Élections municipales en Tunisie, territorialité du vote et enjeux de décentralisation - 07/05/18

    Dimanche 6 mai 2018 se sont tenues les premières élections municipales tunisiennes depuis la révolution de 2010-2011. Un peu plus de 5,3 millions d’électeurs, soit moins de 50 % des 11,3 millions de ressortissants tunisiens, ont été appelés à voter dans 4 552 bureaux de vote répartis sur tout le territoire. Pas moins de 57 020 candidats sont inscrits sur 2 173 listes, dont 897 indépendantes et 177 de coalition (1). 4ème scrutin en Tunisie après les élections constitutionnelles (2011), législatives et présidentielles (2014), les municipales ouvrent un cycle électif qui se poursuivra par des élections législatives en 2018 et présidentielles en 2019. Alors que la scène politique est aujourd’hui dominée par En-Nahdha et Nida Tounis (2), l’échéance des municipales est susceptible de mettre à l’épreuve ces deux partis dominants, mais en perte de vitesse, en raison de la présence importante des listes indépendantes et l’augmentation des déçus des partis de gouvernement.

  • Semaine arabe de l’ENS 2018, « Passages », du vendredi 6 avril au samedi 14 avril - 02/04/18

    Cette édition aura lieu en mémoire de Houda Ayoub, professeure d’arabe à l’école et initiatrice de la Semaine arabe. Aussi, comme un clin d’œil final, c’est autour de la notion de transmission que nous avons organisé cet événement : transmission de ce qui est devenu une tradition à l’École Normale Supérieure, transmission d’un goût de la découverte du monde arabe, transmission du plaisir d’offrir un événement culturel très riche à un large public.
    Nous avons souhaité à l’occasion de cette édition opposer aux passeurs de sinistre augure qui font l’économie du désastre méditerranéen d’autres passeurs : ceux qui, à travers leur art, leurs travaux universitaires, ou leur engagement politique, transmettent des savoirs, renouvellent des traditions, propagent des révolutions. C’est pour les mettre à l’honneur que nous avons intitulé cette 21e édition « Passages ».

  • Gilbert Achcar, Symptômes morbides, la rechute du soulèvement arabe - 22/02/18

    Alors que la situation de la région arabe – Moyen-Orient comme Afrique du Nord – semble s’enfoncer dans une impasse, l’universitaire d’origine libanaise Gilbert Achcar, professeur à la School of Oriental and African Studies de Londres, soutient que le processus révolutionnaire n’est pas avorté et qu’il mérite d’être pensé sur le long terme. C’est la thèse qu’il défend dans son dernier ouvrage publié aux éditions Sindbad-Actes Sud, Symptômes morbides, la rechute du soulèvement arabe, qui analyse les développements politiques de ces dernières années dans la région, particulièrement en Syrie et en Égypte. Cet ouvrage fait suite à une première étude, publiée en 2013 : Le Peuple veut, une exploration radicale du soulèvement arabe, et dont il se veut une mise à jour.

  • Islam politique (2) : l’échec de l’islam politique ? - 07/12/17

    En 1992, la parution de L’échec de l’islam politique d’Olivier Roy (1) a fait l’effet d’une petite bombe dans le monde universitaire. Alors que l’éclatement de l’URSS semblait consacrer la « fin de l’Histoire », nombreux étaient les historiens et politistes à voir dans l’islam le nouveau héraut de l’étendard anti-impérialiste. L’espace d’utopie libéré par la ‘défaite’ du communisme aurait ainsi vocation à être investi par l’islam politique.
    Pourtant, l’incapacité des mujahidin afghans à fournir une alternative soutenable au régime communiste déchu à Kaboul en 1992, la multiplication des affrontements entre Etats autoritaires et islamistes armés (Jihad islamique en Egypte, Groupe Islamique Armé en Algérie, Al-Qa’ida en Arabie saoudite) et la fin sanglante de l’expérience démocratique algérienne (1988-1992) précipitée par la suppression du parti islamiste du Front Islamique du Salut semblaient au contraire indiquer l’inaptitude de l’islam politique (ou islamisme) à assurer le rôle d’une ‘troisième voie’ entre communisme et libéralisme politique d’une part, et démocratie et autoritarisme d’autre part.

  • Islam politique (1) : qu’est-ce que l’islam politique ? - 28/11/17

    Aujourd’hui, l’islamisme est souvent entendu comme un synonyme de radicalisme religieux, voire de violence terroriste. Pourtant, l’islamisme, ou islam politique, est avant tout un concept scientifique né dans les années 1970-80 pour caractériser un phénomène de retour du religieux dans la sphère politique. Réaction aux régimes autoritaires séculiers et à la perte de l’évidence religieuse dans la société, l’islam politique prône originellement l’application de la shari’a et l’avènement d’un Etat islamique.

  • Salafisme (3) : le cas tunisien - 03/11/17

    Troisième volet de la série « Salafisme », cet article a vocation à détailler les spécificités du salafisme en Tunisie. Le cas tunisien est particulièrement intéressant car il constitue depuis la révolution de 2011 un véritable laboratoire d’observation du comportement des groupes salafistes au contact d’un régime démocratique naissant. La recomposition du jeu politique autour de nouvelles règles sécularistes et pluralistes met les salafistes au défi de l’intégration sociétale et institutionnelle – notamment au sein de partis politiques.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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