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Kurdes et Kurdistan

  • Les ressources de la Région autonome du Kurdistan d’Irak : une économie dominée par l’or noir - 17/10/19

    « L’économie et les sources de revenus du Kurdistan doivent être diversifiées et ne plus reposer sur le pétrole » a affirmé le 17 juillet le Premier ministre du Gouvernement régional du Kurdistan irakien (GRK), Masrour Barzani, nouvellement à la tête de la primature kurde irakienne (1), au cours d’un échange avec l’ambassadeur russe à Erbil, Maksim Maksimov (2).

    De fait, l’économie kurde irakienne se caractérise par sa très forte dépendance aux hydrocarbures et en particulier au pétrole : environ 80% du PIB (3) proviendrait de cette ressource énergétique, dont le territoire kurde irakien s’avère particulièrement riche.

    La problématique du pétrole est, à bien des égards, au cœur de celle de l’indépendance potentielle du Kurdistan d’Irak. En effet, à l’issue du référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien en septembre 2017, au cours duquel les votants avaient embrassé l’indépendance à une écrasante majorité (92,73%), les forces du régime fédéral du Bagdad, appuyées par les milices chiites Hachd al-Chaabi, ont aussitôt lancé une vaste offensive concentrée prioritairement sur la région de Kirkouk, qui comprend l’une des plus importantes réserves d’hydrocarbures d’Irak après celle de Rumaila dans le sud, et vers la zone tri-frontalière irako-syro-turque par laquelle passe notamment le seul pipeline exportant le pétrole irakien vers la Méditerranée en passant par la Turquie et le terminal pétrolier de Ceylan.

    Sans le pétrole, la Région autonome du Kurdistan d’Irak (RAK) ne serait pas l’une des régions d’Irak les plus prospères et développées. Cet article va donc s’intéresser au poids du secteur pétrolier dans l’économie kurde irakienne (I), puis aux autres sources potentielles de diversification économique (II).

  • Dans le contexte de l’opération militaire turque Source de paix, retour sur les ressources agricoles et pétrolières du Rojava : les Kurdes syriens, maîtres d’atouts stratégiques majeurs - 16/10/19

    « Ils font des affaires de façon tout à fait pragmatique, voilà tout », affirme le professeur de Science politique à l’Université américaine de Beirut Hilal Khashan (1), après qu’on lui ait demandé son avis, le 10 février dernier, sur les rumeurs indiquant que les Kurdes syriens vendaient du pétrole extrait de la région de Deir Ez Zor au régime de Damas.

    De fait, après avoir reconquis l’est de l’Euphrate à l’Etat islamique ces dernières années, les Kurdes syriens et leur structure politique de gouvernement, l’Administration autonome du nord-est syrien (AANES), se retrouvent désormais maîtres d’un territoire notoirement riche en hydrocarbures mais aussi en produits agricoles et en infrastructures énergétiques.

    Alors que l’intention des Kurdes est d’installer une région autonome au sein d’une Syrie fédérale, à l’instar de la Région autonome du Kurdistan irakien (RAK), certains médias, tels que l’hebdomadaire britannique The Economist, estiment que l’AANES se transforme progressivement « en véritable Etat indépendant » (2).

    Qu’importe : qu’il s’agisse d’une région autonome ou d’un Etat souverain, la question des ressources et de l’indépendance qu’elles procurent se pose pour les Kurdes. Cet article ambitionne donc de dresser un état des lieux des atouts géographiques du territoire de l’AANES (I), puis d’analyser l’usage que les Kurdes syriens en tirent dans le contexte géopolitique très particulier qui est le leur (II).

  • Nouvelle offensive turque au Rojava : explications thématiques et point de situation - 11/10/19

    Un « coup de poignard dans le dos » (1) : c’est ainsi que les Kurdes syriens vivent le retrait des forces américaines positionnées le long de la frontière syro-kurde, à la suite de l’annonce surprise par le Président américain Donald Trump, le 9 octobre, que les Etats-Unis se retiraient de cette zone.

    La levée internationale de boucliers contre la décision prise unilatéralement par Ankara de lancer l’opération « Source de paix » contre les Kurdes syriens, se distingue par son caractère quasi-unanime, a contrario des précédentes incursions turques en territoire syrien. Comment les Kurdes se sont-ils retrouvés ainsi pris au piège ? Quels sont les intérêts pour la Turquie de s’en prendre à un territoire depuis lequel aucune attaque n’a été lancée contre Ankara et ses intérêts depuis le début du conflit en 2011 ? Pourquoi la communauté internationale s’émeut-elle cette fois autant de l’offensive ?

    Les Kurdes apparaissent de fait victimes de l’inconstance caractérisant la diplomatie américaine depuis la prise de fonction du Président Donald Trump en 2017 et dont ils ont pu prendre conscience dès 2018 (I) ; la Turquie, fidèle à sa politique de « diplomatie à la carte », voit dans son offensive en Syrie l’opportunité de résoudre plusieurs problèmes à la fois (II), sans réellement s’enquérir des impératifs sécuritaires de ses alliés et de leurs relations avec les Kurdes (III).

  • Revitalisation d’une coalition de groupes armés clandestins par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) - 25/09/19

    « Le 10 août 2019, les unités vengeresses Alişer Xelikan, Ulaş Bayraktaroglu et Bayram Namaz du HBDH ont détruit un convoi militaire de huit véhicules chargés de munitions lors d’un raid dans le district de Konya/Akşehir » : les forces de sécurité turques se sont habituées, depuis le début de l’été, aux revendications du Mouvement révolutionnaire uni des peuples (HBDH, pour Halkların Birleşik Devrim Hareketi).

  • Les Kurdes du Khorassan : un Kurdistan excentré par la force de l’Histoire - 10/09/19

    Si les zones de peuplement kurde restent majoritairement concentrées dans les montagnes unissant la Turquie à la Syrie, l’Irak et l’Iran, certaines d’entre elles apparaissent, pour des raisons historiques et politiques, satellisées du Kurdistan historique. Le cas le plus éloquent est probablement celui des Kurdes du Khorasan, appelés également « Kordis » : ces derniers sont en effet situés au nord-est de l’Iran, à la frontière avec le Turkménistan, à plus d’un millier de kilomètres des zones de peuplement traditionnelles des Kurdes. D’autres poches de peuplement kurde, dans la région de Téhéran, étonnent également par leur caractère excentré.

    Cet éloignement s’explique par la volonté du Shah Ismaïl Ier, au XVIème siècle, de protéger les frontières septentrionales du royaume en y plaçant de turbulentes tribus kurdes (I) qui, aujourd’hui encore, portent les marques de cette marginalisation, tout en parvenant à conserver une forte identité kurde (II).

  • Les Kurdes, d’un statut de peuple marginalisé à celui d’acteurs stratégiques incontournables. Un peuple stratégiquement incontournable (2/2) - 13/06/19

    Au fil des années, avec notamment la consolidation de la région autonome du Kurdistan irakien (RAK) créée en 2005 et la guerre contre l’Etat islamique à partir de 2013, les Kurdes se sont imposés comme des acteurs géopolitiques incontournables pour les autres parties impliqués sur le théâtre levantin. Les victoires décisives des forces kurdes soutenues par la Coalition internationale en Irak mais surtout en Syrie en sont clairement à l’origine ; aujourd’hui, l’emprise territoriale des Kurdes au Moyen-Orient est incontestable, comme le montre la carte ci-contre.

    Toutefois, d’autres acteurs kurdes, insurrectionnels cette fois, se sont imposés comme des acteurs de premier plan au Moyen-Orient ; le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) en est certainement l’exemple le plus éloquent et le plus incontestable, et cela tant en Syrie, en Irak, en Turquie et en Iran, dans une moindre mesure toutefois : le régime des Mollah doit faire face à un mouvement d’opposition grandissant, le Parti démocratique kurde iranien (PDKI), dont les forces militaires multiplient les escarmouches à la frontière irako-iranienne avec les Pasdarans, tandis que son état-major politique noue des liens politiques croissant au Moyen-Orient et au sein des chancelleries occidentales.

  • Les Kurdes, d’un statut de peuple marginalisé à celui d’acteurs stratégiques incontournables. Un peuple concentré dans les montagnes mais disséminé à travers le Moyen-Orient (1/2) - 07/06/19

    « Je trouve que les Kurdes sont des gens extraordinaires, ce sont d’incroyables combattants, ils sont formidables, chaleureux, et sont des alliés précieux dans bien des cas. Bon, comme vous le savez, il s’agit de plusieurs groupes différents de personnes. Mais ce sont des gens extraordinaires, je pense vraiment qu’ils le sont ! », affirmait le Président américain Donald Trump, avec la grandiloquence qui est la sienne et devant un parterre de journalistes, lors d’une conférence de presse le 12 juillet 2018 à l’occasion du sommet de l’OTAN tenu à Bruxelles (1).

  • Les Kurdes et le Kurdistan par les cartes : du traité de Sèvres à la guerre contre l’État islamique (EI) - 13/11/14

    « Le Kurdistan irakien est un exemple de ce que les communautés peuvent faire ensemble, comment elles peuvent vivre ensemble. La France est attachée à cette diversité, à cette pluralité du Moyen-Orient où des chrétiens vivent à côté des musulmans, à côté d’autres confessions, [1] » déclarait le président de la République François Hollande en visite à Erbil, capitale du Kurdistan irakien, alors que les combats faisaient rage entre les combattants kurdes et l’État islamique (EI), de Mossoul à Kobané. Îlot de stabilité, rempart contre l’islamisme : le Kurdistan ressurgit dans l’actualité, débarrassé de l’imagerie terroriste associée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) turc ou aux peshmergas révolutionnaires. Les Kurdes apparaissent désormais comme un contraste parfait aux combattants islamistes de l’EI qui terrorisent le monde entier.

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