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Nouvelle offensive turque au Rojava : explications thématiques et point de situation
Article publié le 11/10/2019

Par Emile Bouvier

Un « coup de poignard dans le dos » (1) : c’est ainsi que les Kurdes syriens vivent le retrait des forces américaines positionnées le long de la frontière syro-kurde, à la suite de l’annonce surprise par le Président américain Donald Trump, le 9 octobre, que les Etats-Unis se retiraient de cette zone.

La levée internationale de boucliers contre la décision prise unilatéralement par Ankara de lancer l’opération « Source de paix » contre les Kurdes syriens, se distingue par son caractère quasi-unanime, a contrario des précédentes incursions turques en territoire syrien. Comment les Kurdes se sont-ils retrouvés ainsi pris au piège ? Quels sont les intérêts pour la Turquie de s’en prendre à un territoire depuis lequel aucune attaque n’a été lancée contre Ankara et ses intérêts depuis le début du conflit en 2011 ? Pourquoi la communauté internationale s’émeut-elle cette fois autant de l’offensive ?

Les Kurdes apparaissent de fait victimes de l’inconstance caractérisant la diplomatie américaine depuis la prise de fonction du Président Donald Trump en 2017 et dont ils ont pu prendre conscience dès 2018 (I) ; la Turquie, fidèle à sa politique de « diplomatie à la carte », voit dans son offensive en Syrie l’opportunité de résoudre plusieurs problèmes à la fois (II), sans réellement s’enquérir des impératifs sécuritaires de ses alliés et de leurs relations avec les Kurdes (III).

Résumé chronologique des principaux événements

- 19/12/2018 : Annonce du Président américain Donald Trump d’un retrait des forces américaines du théâtre syrien.
- 21/12/2018 : Face aux critiques, pondération de la position présidentielle américaine. Le retrait est seulement partiel.
- 28/07/2019 : le Conseil de Défense turc annonce une offensive prochaine en Syrie afin d’y créer un « corridor de la paix ».
- 12/08/2019 : Accord américano-turc portant sur l’établissement d’une « safe-zone » co-gérée par Ankara et Washington dans le nord de la Syrie. Le Président turc Erdoğan donne 45 jours à son homologue américain pour prouver la sincérité de la volonté américaine d’établir cette zone tampon.
- 06/10/2019 : Affirmant que les 45 jours se sont écoulés sans que ne soit réellement établie une zone tampon, le Président turc convainc Donal Trump de retirer les soldats américains de la bande frontalière syro-turque et de laisser la Turquie établir et tenir elle-même cette « safe-zone ».
- 07/10/2019 : Affaibli par une procédure d’impeachment et critiqué même par ses plus fidèles lieutenants, Donald Trump revoit à nouveau sa position : les troupes américaines se retirent de la frontière mais, si la Turquie lance une offensive contre les Kurdes syriens, elle verra son économie « détruite » (sic).
- 08/10/2019 : La Turquie est expulsée du Centre des opérations aériennes conjointes de la Coalition internationale en Syrie, grevant fortement sa capacité aérienne. En parallèle, les parlementaires turcs (MHP, AKP, CHP, IYI) votent le renouvellement d’un an du mandat des forces armées turques pour intervenir en Turquie et en Syrie. Les bombardements turcs sur les positions kurdes s’intensifient ; l’opération est nommée « Source de paix ». Le Général Mazlum Kobané, commandant en chef des FDS, annonce que la surveillance des prisonniers djihadistes n’est plus une priorité pour les Kurdes.
- 09/10/2019 : Lancement de l’opération turque. Les villes frontalières sont intensément bombardées, des tirs sont échangés de part et d’autre de la frontière.
- 10/10/2019 : Lancement de l’offensive terrestre. Des milliers de Kurdes fuient la bande frontalière visée par la Turquie. Les FDS affirment avoir repoussé un premier assaut à Tall Abyad et détruit un véhicule blindé. Une réunion du Conseil de sécurité est convoquée en urgence. Les condamnations internationales se multiplient sur tous les continents.

I. L’inconstance diplomatique américaine : une navigation à vue permanente pour les Kurdes syriens

Presqu’un an après l’annonce par le Président américain Donald Trump, en décembre 2018, de rapatrier les troupes américaines stationnées en Syrie, l’intéressé a créé à nouveau la stupéfaction parmi ses alliés (2) en annonçant le retrait de ses forces positionnées dans le nord-est syrien, où elles formaient un rempart contre une potentielle offensive turque ciblant le territoire de facto autonome des Kurdes syriens, appelé par ces derniers « l’Administration autonome du nord-est syrien » (AANES) ou encore le « Rojava » (3). Nécessité faisant loi, les Kurdes avaient maintenu un haut niveau de coopération avec Washington malgré une confiance fortement grevée au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS) (4) à l’égard de leur partenaire américain, et cela déjà depuis janvier 2018, où les Américains n’avaient cherché en aucune façon à entraver l’opération turque « Rameau d’Olivier » contre le canton kurde syrien d’Afrin.

Aujourd’hui, les Kurdes se sentent d’autant plus trahis que, début août, Turcs et Américains s’étaient entendus autour de l’établissement d’une zone tampon le long de la frontière turco-syrienne : celle-ci devait permettre à Ankara de repousser de plusieurs kilomètres la menace kurde, tandis que les Américains sauvegardaient leurs alliés FDS des menaces d’une offensive militaire turque. Toutefois, cet accord s’est avéré être une victoire à la Pyrrhus pour les Kurdes en raison du flou entourant les modalités exactes de cette « safe-zone » : si l’AANES prônait une avancée turque n’excédant pas cinq kilomètres, Washington en proposait quinze tandis qu’Ankara en exigeait trente (5).

Profitant de l’incertitude entourant cet accord et souhaitant tirer parti de la volonté du président américain de mettre fin à ce qu’il nomme les « stupid endless wars » (6) au Moyen-Orient, le Président turc Recep Tayyip Erdoğan convainc le 6 octobre 2019 Donald Trump de retirer les troupes américaines et de laisser la Turquie établir et tenir la zone-tampon au nord de la Syrie.

Le communiqué publié consécutivement par la Maison blanche stipule que « la Turquie va prochainement initier son opération, longtemps planifiée, dans le nord de la Syrie » (7), expliquant que les Etats-Unis « ont pressé la France, l’Allemagne et d’autres nations européennes » afin qu’elles rapatrient leurs ressortissants djihadistes prisonniers des Kurdes en Syrie, mais que rien n’aurait été fait en ce sens par les pays concernés. En raison du coût représenté par la prise en charge de ces prisonniers pour « le contribuable américain », les Etats-Unis auraient donc décidé de se retirer de l’AANES, où les djihadistes sont retenus captifs.

Toutefois, Donald Trump semble, à nouveau, vouloir pondérer sa position. Il fait en effet face à une fronde venant de ses plus fidèles lieutenants, à l’instar du sénateur républicain Lindsey Graham ou encore Nikki Haley (8), ancienne ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU où elle s’était illustrée comme héraut de la politique du Président américain de janvier 2017 à décembre 2018.

Dans une série de messages diffusée sur Twitter (9), Donald Trump annonce en effet que ce retrait sera seulement partiel et que les Kurdes ne seront pas délaissés par les Américains ; il affirme ainsi, en particulier, que « comme je l’ai déjà dit avec force, et je le répète, si la Turquie fait quelque chose que, dans ma grande et inégalée sagesse, je considère comme hors limites, je détruirai et anéantirai totalement l’économique de la Turquie (je l’ai déjà fait !) ». Ankara semble pourtant vouloir tenter le tout pour le tout : l’artillerie turque a initié une campagne de frappes soutenue, suivie de premières incursions terrestres en territoire syrien. Cette opération a été nommée « Source de paix », expression récurrente dans la logométrie présidentielle turque lors de ses discours sur l’établissement de la zone tampon dans le nord-est de la Syrie.

L’obstination turque s’explique principalement par les gains géopolitiques très substantiels qui pourraient être tirer en cas de l’établissement réussi d’une safe-zone de trente kilomètres de profondeur dans le nord de la Syrie.

II. L’opération « Fontaine de paix », ou comment résoudre plusieurs problèmes avec une même solution

Le succès de l’opération « Source de paix » conduirait à la résolution de deux problèmes majeurs pour la Turquie. Premièrement, celui de la sécurisation de sa frontière méridionale avec la Syrie : en établissant une zone tampon de trente kilomètres de profondeur en territoire syrien, Ankara repoussera d’autant ce qu’il considère comme étant le « problème kurde ». Cette bande frontalière permettra par ailleurs de connecter les zones d’opérations turques dans la région d’Afrin et Al-Bab, issues des offensives « Bouclier de l’Euphrate » en 2016 et « Rameau d’Olivier » en 2018 (cf Présence militaire turque au Levant : le leitmotiv kurde), aux zones d’opérations dans le nord de l’Irak qu’incarnent les différentes phases de l’opération « Griffe », initiée en mai 2019. Si l’opération « Source de la paix » s’avère un succès, la Turquie disposera ainsi d’un glacis protecteur le long de la totalité de sa frontière méridionale, tant côté irakien que syrien.

De plus, le Président Erdoğan ambitionne de relocaliser au sein de la zone tampon les 3,6 millions de réfugiés syriens actuellement hébergés sur le territoire turc et qui pèsent, de façon croissante, sur l’économie turque. Ankara craint, de surcroît, un afflux de deux millions de réfugiés supplémentaires dans le cadre de l’offensive du régime syrien contre la région insurgée d’Idlib. Cette relocalisation de réfugiés syriens, essentiellement Arabes, permettra également à la Turquie de modifier la géographie humaine du nord syrien, tout comme elle s’emploie à le faire à Afrin depuis janvier 2018 (10), date de début de l’offensive dans le canton éponyme : en installant des populations arabes reconnaissantes vis-à-vis d’Ankara à sa frontière en lieu et place des populations kurdes présentes actuellement, le glacis militaire de la Turquie se doublera d’un glacis démographique.

III. Une situation sur le terrain propice à un désastre humanitaire et à la résurgence de l’Etat islamique

Dans le cadre de l’accord entre Américains et Turcs en août dernier, les Kurdes avaient initié le démantèlement de leurs fortifications à la frontière et retiré leurs armes lourdes (mortiers, artillerie de campagne, etc.), dans un souci de prouver leur bonne volonté et leur refus d’une solution guerrière (11). La ligne de front, incarnée pour le moment par la frontière syro-turque, apparaît donc dégarnie comparé à ce qu’elle était il y a encore un mois et demi. Les Kurdes ont donc perdu un très net avantage tactique, d’autant que cette frontière avait fait l’objet de valorisations défensives régulières depuis le début du conflit en Syrie et les menaces répétées du Président turc de « nettoyer l’est de l’Euphrate de ces terroristes » (12).

Le 9 octobre, le Pentagone a annoncé que « nous avons écarté les forces américaines stationnées dans le nord de la Syrie du chemin d’une potentielle incursion turque afin de garantir leur sécurité. Nous n’avons pas, en revanche, retiré nos troupes du pays ».

Sans ligne de défense encore réellement active, et sans alliés pour les protéger, les Kurdes syriens paraissent ainsi à la merci des forces turques ; d’autant que cette fois, contrairement à l’opération « Rameau d’Olivier » à Afrin en 2018, les Kurdes ne se battent pas sur un terrain montagneux dont ils sont familiers, mais sur de vastes plaines sans obstacles naturels pour entraver l’avancée turque ou favoriser le potentiel défensif du dispositif militaire kurde. Face aux premiers pas posés par la Turquie du côté syrien de la frontière, et afin de fuir les bombardements et les affrontements, des dizaines de milliers de personnes ont d’ores et déjà fui le nord-est de la Syrie. Selon le journal The Independant, plusieurs organisations humanitaires auraient affirmé que plus de 300 000 personnes pourraient être amenées à fuir les combats.

La communauté internationale s’alarme par ailleurs du risque réel d’une résurgence de Daech en Syrie consécutivement à l’offensive turque. En effet, l’Etat islamique - qui oppose actuellement une résilience remarquable aux efforts pour le mettre définitivement hors d’état de nuire en Syrie et en Irak - risque, mécaniquement, de reprendre de l’ampleur : pour cause, les forces kurdes qui étaient jusqu’ici en charge de la majorité des opérations anti-terroristes en Syrie vont être intensément mobilisées contre les forces turques et leurs auxiliaires syriens. Elles ne seront plus en mesure de lutter contre les cellules dormantes de Daech qui représentent une menace moindre pour l’AANES que la Turquie.

En parallèle, la réaffectation des forces pénitentiaires kurdes vers le front va conduire à un accroissement très sensible de l’instabilité sécuritaire, déjà forte, dans les lieux de détention où sont rassemblés les combattants et sympathisants de Daech. Le risque d’une mainmise de Daech sur ces camps de prisonniers, où le militantisme djihadiste a tout sauf décru, est une réalité que craignent les pays européens. La volonté de l’Etat islamique de commettre des attentats sur le Vieux continent reste en effet intacte ; la réintégration de plusieurs dizaines de milliers de combattants et sympathisants en quête de vengeance et de djihad sera, à cet égard, un atout dont l’état-major de l’organisation terroriste saura tirer un profit tout particulier.

Concrétisation de la crainte des Européens et des avertissements kurdes depuis plusieurs semaines, le Général Mazlum Kobané, commandant en chef des FDS, a annoncé le 9 octobre que les bataillons kurdes dédiés à la surveillance des prisonniers djihadistes avaient été réaffectés en urgence à la frontière et que la garde de ces détenus n’était, désormais, plus une priorité pour l’AANES (13).

A l’exception prévisible de la Russie et des Etats-Unis, la communauté internationale a unanimement condamné cette attaque. Réuni en urgence le 10 octobre, le Conseil de Sécurité de l’ONU n’est toutefois pas parvenu à condamner l’offensive turque en raison des votes russe et américain.

Si les protestations et annonces de soutien abondent désormais, à l’instar de la convocation de l’ambassadeur turc au Quai d’Orsay pour une condamnation officielle et ferme de l’opération « Source de paix » le 10 octobre, les Kurdes restent bel et bien seuls sur le terrain pour le moment. Concentrées sur les villes frontalières de Tall Abyad et Ras al-Ayn, les forces turques sont parvenues à saisir plusieurs localités avoisinantes et à initier une manœuvre en pince pour encercler, à terme, ces villes. La possibilité d’un rapprochement entre l’AANES et Damas afin de bloquer l’avancée turque est une possibilité qui reste toute ouverte aujourd’hui.

Notes :
(1) Turquie : Recep Tayyip Erdogan annonce le début d’une offensive dans le nord-est syrien : https://www.francetvinfo.fr/monde/syrie/la-turquie-debute-son-operation-militaire-contre-des-forces-kurdes-en-syrie_3651465.html
(2) A l’instar des Israéliens : https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/labsence-de-fiabilite-de-trump-inquiete-israel-1138313
(3) Le Rojava, désigne, en kurde, le « Kurdistan occidental », c’est-à-dire le Kurdistan syrien.
(4) Les Forces démocratiques syriennes forment une vaste alliance de groupes arabo-kurdes ; les YPG (Unités de protection du peuple), milice armée kurde, forment autant la colonne vertébrale que le fer de lance de cette coalition.
(5) Turkey not satisfied by U.S. proposal for safe zone in northern Syria : https://ahvalnews.com/safe-zone/turkey-not-satisfied-us-proposal-safe-zone-northern-syria
(6) ‘Stupid endless wars’ : Trump defends decision to pull U.S. troops from Syria : https://globalnews.ca/news/6010858/trump-defends-pulling-troops-syria/
(7) « Statement from the Press Secretary » : https://www.whitehouse.gov/briefings-statements/statement-press-secretary-85/
(8) Nikki Haley says Trump’s Syria decision means leaving US allies ’to die’ : https://edition.cnn.com/2019/10/07/politics/nikki-haley-donald-trump-syria-troops-brett-mcgurk/index.html
(9) Syrie : la communication chaotique de Donald Trump : https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/syrie-la-communication-chaotique-de-donald-trump-1138253
(10) Afrin Under Turkish Control : Political, Economic and Social Transformations : https://cadmus.eui.eu/bitstream/handle/1814/63745/MED_2019_10.pdf?sequence=3&isAllowed=y
(11) YPG withdraws forces from Syrian-Turkish border : https://www.kurdistan24.net/en/news/6ea0b2eb-5b51-4583-93c8-2f717f655350
(12) Erdogan : « Nous sommes déterminés à nettoyer les formations terroristes à l’Est de l’Euphrate » : https://www.trt.net.tr/francais/turquie/2019/09/02/erdogan-nous-sommes-determines-a-nettoyer-les-formations-terroristes-a-l-est-de-l-euphrate-1262196
(13) Syrie : surveiller les djihadistes prisonniers n’est plus la priorité des Kurdes : https://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-surveiller-les-djihadistes-prisonniers-n-est-plus-la-priorite-des-kurdes_2102074.html

A lire sur Les clés du Moyen-Orient :
- La réapparition de Daech au Levant, entre résurgence et résilience
https://www.lesclesdumoyenorient.com/La-reapparition-de-Daech-au-Levant-entre-resurgence-et-resilience.html
- Présence militaire turque au Levant : le leitmotiv kurde
https://www.lesclesdumoyenorient.com/Presence-militaire-turque-au-Levant-le-leitmotiv-kurde.html
- Le rôle de la Turquie et de la question kurde dans les conflits irakiens et syriens. Partie I : Ankara face à Damas
https://www.lesclesdumoyenorient.com/Le-role-de-la-Turquie-et-de-la.html
- Les Kurdes, d’un statut de peuple marginalisé à celui d’acteurs stratégiques incontournables. Un peuple concentré dans les montagnes mais disséminé à travers le Moyen-Orient (1/2)
https://www.lesclesdumoyenorient.com/Les-Kurdes-d-un-statut-de-peuple-marginalise-a-celui-d-acteurs-strategiques.html
- Les Kurdes, d’un statut de peuple marginalisé à celui d’acteurs stratégiques incontournables. Un peuple stratégiquement incontournable (2/2)
https://www.lesclesdumoyenorient.com/Les-Kurdes-d-un-statut-de-peuple-marginalise-a-celui-d-acteurs-strategiques-2953.html

Bibliographie :
- KASAPOĞLU, Can, ÜLGEN, Sinan, et CHAIRMAN, E. D. A. M. Operation Olive Branch : A Political–Military Assessment. Centre for Economics and Foreign Policy Studies (EDAM), 2018.
- SHIELD, Operations Euphrates et BRANCH, Olive. Assessing the Post–July 15 Turkish Military. 2019.
- CALHO, Julio Miranda. Instability in the South. NATO Parliamentary Assembly, 2018. - ROUHI, Mahsa. US–Iran Tensions and the Oil Factor. Survival, 2018, vol. 60, no 5, p. 33-40.
- PELINO, Elettra. The 2018 Turkish Military Operation in Northern Syria : Turkey’s Ambiguous Realpolitik Between the USA and Russia. 2018.
- FAVIER, Agnès. Syria after Islamic state :’everything needs to change, so everything can stay the same’ ?. 2018.
- HOFFMANN, Clemens. Neo-Ottomanism, Eurasianism or securing the region ? A longer view on Turkey’s interventionism. Conflict, Security & Development, 2019, vol. 19, no 3, p. 301-307.
- HALLINAN, Conn, et al. The Syrian chess board. Australian Socialist, 2018, vol. 24, no 3, p. 13.
- COSTEA, Cătălin, et al. EUPHRATES SHIELD : AN ANALYSIS OF TURKEY’S INTERVENTION IN SYRIA. In : International Scientific Conference Strategies XXI-Volume 1. ” Carol I” National Defence University Publishing House, 2018. p. 47-58.
- SLEE, Chris, et al. Turkey ups military intervention in Iraq. Green Left Weekly, 2019, no 1225, p. 12.

Sitographie :
- Turquie : Recep Tayyip Erdogan annonce le début d’une offensive dans le nord-est syrien, FranceTV Info, 0910/2019
https://www.francetvinfo.fr/monde/syrie/la-turquie-debute-son-operation-militaire-contre-des-forces-kurdes-en-syrie_3651465.html
- L’absence de fiabilité de Trump inquiète Israël, Les Echos, 08/10/2019
https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/labsence-de-fiabilite-de-trump-inquiete-israel-1138313
- Turkey not satisfied by U.S. proposal for safe zone in northern Syria, Ahval News, 24/07/2019
https://ahvalnews.com/safe-zone/turkey-not-satisfied-us-proposal-safe-zone-northern-syria
- ‘Stupid endless wars’ : Trump defends decision to pull U.S. troops from Syria, Global News, 09/10/2019
https://globalnews.ca/news/6010858/trump-defends-pulling-troops-syria/
- Nikki Haley says Trump’s Syria decision means leaving US allies ’to die’, 08/10/2019, CNN Politics
https://edition.cnn.com/2019/10/07/politics/nikki-haley-donald-trump-syria-troops-brett-mcgurk/index.html
- Syrie : la communication chaotique de Donald Trump, Les Echos, 08/10/2019
https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/syrie-la-communication-chaotique-de-donald-trump-1138253
- Afrin Under Turkish Control : Political, Economic and Social Transformations, Middle East Directions, 25/07/2019
https://cadmus.eui.eu/bitstream/handle/1814/63745/MED_2019_10.pdf?sequence=3&isAllowed=y
- YPG withdraws forces from Syrian-Turkish border, Kurdistan24, 27/08/2019
https://www.kurdistan24.net/en/news/6ea0b2eb-5b51-4583-93c8-2f717f655350
- Erdogan : « Nous sommes déterminés à nettoyer les formations terroristes à l’Est de l’Euphrate », TRT Europe, 02/09/2019
https://www.trt.net.tr/francais/turquie/2019/09/02/erdogan-nous-sommes-determines-a-nettoyer-les-formations-terroristes-a-l-est-de-l-euphrate-1262196
- Syrie : surveiller les djihadistes prisonniers n’est plus la priorité des Kurdes, L’Express, 08/10/2019
https://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-surveiller-les-djihadistes-prisonniers-n-est-plus-la-priorite-des-kurdes_2102074.html

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