Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Histoire

  • Mélothésie - 17/09/19

    En 1582, le sultan Murad III (r.1574-1595) offre à ses filles Fatima et Ayşe, les préférées de ses 110 enfants, le fruit de l’élaboration d’un compendium astrologique, mythique et divinatoire : l’ascension de la félicité ou Matāli’ al Saadet de Mohamed Ibn Emir Hasan al-Su’udi (1). Né dans la période la plus fertile de la peinture turque-ottomane entre le XVIème et le XVIIème siècle, l’adaptation augmentée du recueil arabe du livre des merveilles (Kitāb al Bulhān) fut réalisée à la demande du petit fils de Suleyman le Magnifique qui, comme son aïeul, délaissait les champs de bataille et les rixes pour protéger les êtres qui avaient reçu l’inspiration et la vision comme cadeau divin : les poètes, les miniaturistes et les astrologues. Le compendium commandité par le sultan fait correspondre la branche divinatoire pure de l’astrologie et son application naturelle, à la fois météorologique et médicale.

  • L’Azerbaïdjan, pays pivot des enjeux énergétiques dans le Caucase (1/2) - 12/09/19

    A l’heure où des questions se posent sur un rapprochement turco-russe (1) se basant notamment sur une harmonisation des stratégies énergétiques de ces deux puissances aux portes de l’Europe, le gaz naturel apparaît de plus en plus comme un enjeu majeur de la géopolitique actuelle. Que ce soit en Méditerranée orientale (2) ou dans le golfe Arabo-Persique, à travers le célèbre exemple du Qatar (3), des acteurs jusqu’ici éloignés du coeur des relations internationales se retrouvent à jouer un rôle prépondérant dans la mondialisation, à mesure que la consommation énergétique de la planète augmente de manière exponentielle (4).

  • Les Kurdes du Khorassan : un Kurdistan excentré par la force de l’Histoire - 10/09/19

    Si les zones de peuplement kurde restent majoritairement concentrées dans les montagnes unissant la Turquie à la Syrie, l’Irak et l’Iran, certaines d’entre elles apparaissent, pour des raisons historiques et politiques, satellisées du Kurdistan historique. Le cas le plus éloquent est probablement celui des Kurdes du Khorasan, appelés également « Kordis » : ces derniers sont en effet situés au nord-est de l’Iran, à la frontière avec le Turkménistan, à plus d’un millier de kilomètres des zones de peuplement traditionnelles des Kurdes. D’autres poches de peuplement kurde, dans la région de Téhéran, étonnent également par leur caractère excentré.

    Cet éloignement s’explique par la volonté du Shah Ismaïl Ier, au XVIème siècle, de protéger les frontières septentrionales du royaume en y plaçant de turbulentes tribus kurdes (I) qui, aujourd’hui encore, portent les marques de cette marginalisation, tout en parvenant à conserver une forte identité kurde (II).

  • Historique des relations turco-russes (1/2) - 23/07/19

    Actuellement, des analystes évoquent la possibilité un rapprochement géopolitique entre les gouvernements turc et russe. Entre des contrats énergétiques de première importance et une table de négociations commune au sujet de la résolution du conflit syrien, les relations entre les deux pays semblent en effet aujourd’hui au beau fixe. Or, si Ankara et Moscou s’affichent désormais comme alliés sur la scène internationale, leurs relations par le passé ont plutôt eu tendance à être conflictuelles. En nous appuyant sur l’analyse de cet héritage, nous essayerons ici d’évoquer l’évolution de la relation turco-russe et ses limites.

  • Conjonctions et cycles des planètes : retour aux sources mésopotamiennes - 17/07/19

    A partir du XIXème siècle, les découvertes assyriologiques vont permettre de se forger une toute autre idée de la réception des savoirs en Orient. Les textes grecs ne sont plus les seules sources disponibles dans ce domaine et les allusions faites à la science des Chaldéens par les sages hellènes prennent alors leur sens. Les découvertes de tablettes mathématiques des assyriologues dont Johann Strassmaier et le mathématicien Joseph Epping, soulignent l’antécédence babylonienne des connaissances, notamment dans le domaine du savoir astronomique sur la cognition cumulée dans les traités de Ptolémée ou d’autres sages de l’antiquité classique ou tardive. Dans les année 1940-50, l’historien des sciences Otto Eduard Neugebauer traduit et interprète le corpus de textes cunéiformes relatifs à l’astronomie mathématique babylonienne, et contribue grandement à une meilleure connaissance de l’astronomie mésopotamienne. La publication des textes astronomiques mésopotamiens a progressé après Neugebauer, jusqu’aux projets récents conduits par Sachs puis Hunger visant à publier la plupart des textes connus, enrichissant considérablement la documentation disponible sur cette discipline et favorisant le travail interdisciplinaire nécessaire pour comprendre l’enrichissement mutuel des savoirs à travers le temps et l’espace.

  • Astrologie sassanide : apports et héritages - 28/06/19

    Dans le monde sassanide comme dans celui des Grecs et des Indiens, des Chinois, des Syriaques et des Yéménites avec lequel il a communiqué, l’astronomie, l’art rationnel visant à observer le ballet céleste et y appliquer les formules mathématiques nécessaires à sa compréhension s’adjoint également une dimension interprétative nécessaire au sens de son exister : l’astrologie. L’héritage des connaissances grecques et indiennes n’est néanmoins pas suffisant pour comprendre le système astrologique sassanide dont l’originalité s’articule autour des conjonctions grandes, moyennes et petites de Saturne et Jupiter ainsi que les connaissances visant à la prédiction de la venue des prophètes, des religions et des dynasties au terme de 60 ans. Cette tradition du calcul sexagésimal nous indique un héritage direct de la Mésopotamie et la Babylonie ancienne à travers le lien parthe assimilé par les Sassanides dont il conviendra de resituer l’ampleur.

  • Entretien avec Vincent Blanchard, commissaire de l’exposition « Royaumes oubliés. De l’empire hittite aux Araméens » au musée du Louvre - 25/06/19

    Vincent Blanchard est conservateur des collections d’Anatolie et de l’Antiquité tardive en Syrie au département des Antiquités orientales du musée du Louvre. Spécialiste des royaumes néo-hittites, il est le commissaire de l’exposition « Royaumes oubliés. De l’empire hittite aux Araméens » au musée du Louvre (jusqu’au 12 août 2019).

  • Dossier du magazine L’Histoire : « Aux origines mythiques de l’Iran : la Perse du roi des rois », juin 2019 - 21/06/19

    Au mois de juin, le magazine L’Histoire consacre son numéro à l’Empire achéménide. Ce qui frappe à la lecture de ce passionnant dossier, est l’angle très particulier par lequel le premier empire-monde de l’Antiquité est communément abordé en Europe : on en connaît, certes, les grands noms : Cyrus, Darius, Persépolis, ou encore Suse ; et on sait généralement que c’est sur ce terrain qu’Alexandre le Grand fit ses premières conquêtes. Pourtant, et c’est bien ce que nous enseigne ce numéro qui fait une place particulière à l’historien Pierre Briant, la réalité est bien plus diverse. Tout en retraçant l’histoire de l’Empire perse et de ses grands noms, « Aux origines mythiques de l’Iran : la Perse du roi des rois » interroge la perception très réductrice partagée en Occident de cet Empire. Le dossier propose au lecteur une immersion dans l’histoire des Perses, à l’aide d’une iconographie très riche et nous invite à renverser notre regard sur l’empire achéménide.

  • Images et iconographie chrétienne d’Aksoum à Damas (1/2) - 11/06/19

    En novembre 2013, l’archéologue Jacques Mercier a révélé le résultat de ses dernières recherches lors d’une conférence à l’université d’Oxford intitulée « Ethiopia and the Mediterranean World in Late Antiquity : The Garima Gospels in Context » (1).

    Dans le cadre d’un projet européen commandité par l’Eglise éthiopienne et par le gouvernement éthiopien lancé en 2006 et achevé en 2013, Jacques Mercier a fait dater au carbone 14 deux évangéliaires illustrés appelés “ Garima Gospels”. Ces derniers ont été nommés d’après le lieu du monastère où ils ont été découverts, à Garima, dans la région du Tigray, au nord de l’Ethiopie.

    Selon les résultats obtenus, il s’avère que l’un de ces manuscrits (Garima 1), celui qui est le plus illustré, serait daté d’une période entre 390 et 570. Les illustrations et les textes du second manuscrit (Garima 2) sont également de cette période, plus précisément entre 530 et 630 (2), ce qui tend à prouver que les textes et les dessins ont été faits ensemble. Si l’hypothèse se vérifie, l’école de peinture d’Aksoum aurait inspiré les illustrations qui se sont répandues dans le monde chrétien au Moyen-Orient et créé un style qui s’est diffusé depuis l’Ethiopie vers l’Egypte ou la Syrie.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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