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Turcs et coup d’Etat (2/2) : du renversement du chaudron au renversement du sultan
Article publié le 02/02/2018

Par Gilles Texier

L’expression « coup d’Etat » prend naissance au 17ème siècle sous la plume de Gabriel Naudé. Dans son ouvrage Considérations politique sur les coups d’Etat (1639), le coup d’Etat est entendu comme un mode d’exercice du pouvoir qui, face à des circonstances exceptionnelles et par un excès de droit ou encore une violation du droit, permet au monarque vu comme autorité légitime de remplir « sa mission suprême – assurer le salut collectif » (1). L’auteur élabore ses théories dans le contexte de la fin des guerres de Religion qui ont profondément ravagé le royaume de France. Il dresse ainsi un éloge en règle de la monarchie absolue vue comme le seul régime capable d’assurer la paix et la stabilité. In fine, pour Naudé, il est préférable « qu’un homme meure pour le peuple, afin que toute la nation ne périsse pas » (2). Si le coup d’Etat à la Naudé s’articule telle une tradition monarchique, l’expression n’est cependant que fort peu usitée et tombe même en désuétude à partir de l’avènement de la monarchie absolue sous Louis XIV, ainsi que sous la Révolution française et l’Empire.

A la différence du cas, penser le coup d’Etat au sein de l’Ancien régime ottoman était compliqué. En effet, la nature monarchique du pouvoir du sultan-calife ottoman rendait impossible tout coup d’Etat. Cependant certaines exceptions existaient dans le système ottoman, parmi celles-ci, on retrouve deux possibilités : les coups d’Etat royaux qui consistent en « une violation constitutionnelle opérée par le roi [le sultan] dans ses décisions » (3) et les coups d’Etats dirigés contre le roi-sultan, c’est-à-dire « une entreprise illégale (réalisée ou projetée) visant à la conquête de tout ou partie du pouvoir politique » (4).

Lois fondamentales de l’Empire

Dieu est mon roi. Le pouvoir du souverain musulman dénommé sultan trouve son origine, sa nature, sa légitimité et ses limitations « dans les textes et les formulations des scribes et juristes de l’Islam » (5). Le droit constitutionnel ottoman a donc pour fondement la Sainte Loi de l’Islam Shari’a. Dans cette longue histoire ottomane, la première source constitutionnelle ottomane manuscrite décrit le Ghazi tel « l’instrument de la religion de Dieu […] serviteur de Dieu qui nettoie la terre de la souillure polythéiste […] l’épée de Dieu » (6). Tursun Beg, dans sa biographie de Mehmet le Conquérant, brosse un portrait d’une monarchie ottomane située au croisement de la « jurisprudence islamique, de la philosophie grecque et de l’art de gouverner persan » (7). La plus importante composante du corpus constitutionnel s’incarne dans l’islam. Selon cette religion, le souverain n’est pas absolu et son unique devoir est de faire respecter la Loi divine. Comme ses sujets, il est soumis à cette même loi, répondant ainsi à l’adage « il n’y pas d’obéissance dans le péché […] n’obéissez pas à une créature qui s’élève contre son créateur » (8). En pratique, il était uniquement nécessaire de respecter les fondamentaux de base de la religion musulmane. En parallèle, la coutume populaire et la volonté du prince étaient également perçues et acceptées comme sources légales.

Fratricide. Cette même tradition islamique a eu des formes nouvelles avec l’introduction des idées de La République de Platon par Abu Nasr al-Farabi au Xe siècle. Le pouvoir du sultan ottoman devient dès lors plus autocratique, religieux et personnel. L’une des particularités des peuples de la steppe, dont les Turcs héritèrent, s’apparente au principe de la succession dynastique. En soi, une famille (ici la famille d’Osman, de Seljuk) était distinguée par Dieu pour diriger les peuples turcs ainsi que d’autres peuples. Dans la lignée des peuples de la steppe, la souveraineté est un bien familial dans lequel chaque membre a voix au chapitre (9). Dans la succession, le fonctionnement était égalitaire pour les prétendants mais dangereux pour la continuité de l’Etat. A leurs quatorze ans et après leurs circoncisions, les princes Bey sont envoyés en province pour être formés. L’un d’entre eux est choisi comme héritier au trône. Pour éviter toute contestation potentielle, la loi du fratricide est la clé, certifiant « symboliquement la sacralité de la dynastie pour permettre au sultan de se placer au-dessus d’elle » (10). Un recueil de lois fondamentales de l’Empire constitutionnalise cette pratique dans les termes suivants : « Quel que soit celui parmi mes fils à qui le sultanat sera octroyé, il convient qu’il fasse mettre ses frères à mort pour préserver l’ordre du monde. La plupart des oulémas l’autorisent. Qu’il soit donc fait selon ce précepte pour le nizam-i alem (ordre universel) » (11). En effet, il est préférable qu’un homme ou qu’un groupe meure plutôt que le chaos s’installe : « soixante ans de tyrannie valent mieux qu’une seule heure de guerre civile » (12). « Tuer le frère pour sacrer l’Etat » (13) est la définition même du coup d’Etat, dans son acception primaire. Si la pratique n’est pas issue de l’Islam, elle est légitimée par la conception céleste du pouvoir du sultan, transmis par Dieu et donc par l’Islam (14). La pratique relevant du registre cosmique supérieur, ce dernier « annule la lettre de la loi révélée pour mieux en respecter l’esprit » (15).

A partir de 1617, la loi constitutionnelle se modifie. La règle de succession est la suivante : le trône « échoirait au mâle le plus âgé, encore en vie de la maison d’Osman » (16). Le système a sauvé la dynastie mais a conduit à produire des sultans affaiblis tant par le corps que par l’esprit. Au cours des siècles, les sultans ottomans ont observé scrupuleusement la justice, à savoir, dans le monde oriental, le maintien de chaque classe à sa place dans la société. C’est le postulat même de cohésion et de stabilité de l’Etat.

A la suite des nombreuses conquêtes ottomanes, le système socio-militaire ottoman a évolué avec la production d’une caste militaire. En parallèle de cette consolidation de l’Etat islamique, un nouveau danger est apparu : l’orthodoxie religieuse incarnée par les oulémas. Face à ces bouleversements sociaux et à l’apparition d’une ligne rouge entre « orthodoxie et hérésie, Islam et incroyance » (17), les possibilités des coups d’Etat sultaniques se sont multipliées.

Des coups d’Etat sous l’Empire

Coups d’Etat du sultan. Les possibilités des coups d’Etat sultaniques ottomans étaient par conséquent multipliées mais devaient entrer dans un cadre limitatif. Tout ce qui pouvait s’incarner comme « un accomplissement de la souveraineté royale » (18), au travers d’un usage extraordinaire de l’autorité du sultan, pouvait prendre les traits d’un coup d’Etat. Les exemples sont nombreux : la suppression des Janissaires en 1826, l’exécution d’Ibrahim Pacha (vezir-i âzam) par Soliman le Magnifique en 1536, la conservation dans ses fonctions religieuses du patriarcat œcuménique de Constantinople pour asseoir la docilité des populations chrétiennes de l’Empire après la prise de Constantinople en 1453, mais également la prise de Belgrade aux Hongrois 1521 et de Rhodes aux chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1522 pour asseoir la légitimité interne du nouveau sultan Soliman âgé de 26 ans face aux hauts-dignitaires civils et militaires de l’Empire, etc. Dans chaque cas, nous sommes en présence de « coups de majesté – d’autorité » dictés par la raison d’Etat, les actes du sultan « faisant fi des formes, mais parfaitement conformes aux principes de souveraineté royale » (19). Le coup d’Etat, dans son acception primaire, répond ainsi aux canons de la Realpolitik dans le calcul des forces et de l’intérêt du sultan.

Coups d’Etat contre le sultan. A propos des coups d’Etat dirigés contre la personne du sultan visant à arracher la substance du pouvoir de sa personne en dissociant ainsi le pouvoir effectif du pouvoir symbolique, trois possibilités sont à envisager. Les premiers coups d’Etat ont pour but soit de remplacer le sultan ou la dynastie au pouvoir, soit d’éliminer le sultanat. La deuxième possibilité désigne le coup d’Etat dirigé contre le gouvernement du sultan incarné par le dīvān, ne visant pas à écarter le sultan de son trône, mais uniquement à s’emparer par une action violente de la substance même du pouvoir. La dernière possibilité renvoie à l’action d’une institution – parlement de monarchie constitutionnelle ou cour souveraine – abusant de sa position pour tenter d’accaparer la substance même du pouvoir sans recours à la force, mais par l’exploitation des rapports de force et des ressources du domaine juridique.

Remplacement. Pour le premier cas, nous pouvons donner comme exemple les révoltes de Janissaires. Si les Janissaires apparaissaient comme un instrument de pouvoir et de conquête formidable, leur présence au sein de la capitale avait ses inconvénients. Les Janissaires ont exercé à de nombreuses reprises le rôle d’une véritable garde prétorienne, entretenant des relations tendues avec les sultans. Ils devenaient de véritables « machines à renverser les sultans » jouant à la fois le rôle de militaire et celui de « parlement de l’Empire » (20). Les protestations allèrent crescendo : simple mutinerie, octroi de privilèges, augmentation des soldes, imposition d’un homme comme vizir, exigence d’une mise à mort de tel ou tel fonctionnaire, et même l’abdication du sultan, sans jamais l’assassiner (21). Cependant, ces derniers ne remirent jamais en cause leur attachement intrinsèque à la dynastie d’Osman. Ils ne voulaient que peser sur les décisions politiques. La cause des révoltes était avant toute chose pécuniaire et due aux retards de paiement de l’administration fiscale ottomane. Cependant, il est difficile de parler de coup d’Etat dans ce cas précis, les Janissaires agissant pour eux-mêmes et non dans une dimension publique. L’unique dimension publique pouvait résider dans le refus à la personne du sultan (22). Le « renversement du chaudron » devenait alors une symbolique : « si au cours de la distribution hebdomadaire [du vendredi du riz pilaf turc], les Janissaires renversaient leurs chaudrons, c’était la marque quasi officielle de leur mécontentement et le signal de la révolte » (23). Il est possible d’inscrire dans cette optique la déposition en 1909 d’Abdülhamid II et son remplacement par Mehmed V, conduisant à réduire encore plus le rôle politique du sultan. Pris dans leurs dimensions singulières, l’abolition du sultanat ottoman en 1922 et celle du califat en 1924 peuvent également être appréhendées comme des coups d’Etat. A l’inverse, le changement de régime en 1923 par la proclamation de la République turque incarne une révolution.

Prise. Pour le deuxième cas, la perspective est édulcorée mais la Loi fondamentale (Kanûn-u Esâsî) de 1876 débouchant sur la première monarchie constitutionnelle dote l’Empire ottoman d’un contre-pouvoir légal pour la première fois de son histoire (24). Pour compenser cette perte de pouvoir, le sultan renforce l’autocratie mais, paradoxalement, cette mesure vient confirmer la légitimité du contre-pouvoir. Un autre exemple est possible au travers de la Révolution Jeune-Turc du 24 juillet 1908. A l’inverse des Janissaires, les officiers étaient politisés. Mais ici encore, les termes de coup d’Etat et de révolution sont délaissés, la Révolution de 1908 s’apparentant à un rétablissement de la constitution de 1876 par le sultan (25). Des élections sont organisées, et le Comité Union et Progrès les remporte de manière écrasante. Le coup de force du 23 janvier 1913 où Enver Pacha a tué à bout portant le ministre de la Guerre Nazim Pacha et a renversé le gouvernement, a abouti à la formation du triumvirat unioniste des trois Pachas (Üç Paşalar). Ils se sont fait octroyer par un parlement terrorisé les pleins pouvoirs, réprimant au passage toutes les autres contestations et détenant de facto la réalité du pouvoir de l’Empire.

Accaparement. Enfin pour la troisième catégorie, l’histoire de la monarchie constitutionnelle dans l’Empire se résumant à quinze années, aucune institution n’a pu abuser de sa position. Il est néanmoins possible de noter le cas des oulémas et du Şeyhülislam ayant, tout au long de l’Empire, effectué de nombreuses pressions sur les sultans. Ces derniers n’ont toutefois jamais désiré s’accaparer le pouvoir. Quant à la contre-révolution de 1909, elle s’apparente plus à une « révolution islamique » (inkilab-ï cheri) ou un contre-coup désirant la stricte observance de la charia et le respect de la constitution impériale. Ces derniers désiraient le rétablissement du pouvoir absolu du sultan, mais furent réduits au silence par Enver Pacha. Il s’agit d’un cas hors catégorie avec une révolte se faisant contre le gouvernement du sultan au profit de ce dernier (26).

Forfaiture

In fine, le concept de coup d’Etat est en proie à une importante polysémie. Le coup d’Etat peut tant être dans sa conception ancienne une action du pouvoir que dans sa conception moderne une action contre le pouvoir pour s’en emparer. Entre une conception monarchique « positive » ou une conception républicaine « négative », l’illégalité de l’acte matérialise le trait saillant.

L’action de désobéissance de Mustafa Kemal ne présente en rien un coup d’Etat mais plus une forfaiture réussite ayant pris germe dans une volonté personnelle ainsi que dans une conception de la sauvegarde de l’Etat turc post-belligérance. Il ne s’agit pas d’un « coup d’Etat procédural » comme lors de la Révolution française et la prise de pouvoir par le Tiers des Etats généraux (27). Mustafa Kemal mort, la République turque demeure et poursuit son évolution. Pendant cette deuxième partie du XXème siècle, les militaires, défenseurs des principes kémalistes, ont incarné l’image d’un corps interventionniste dans les affaires internes de la République face à l’anarchie politique.

Lire la partie 1 : Turcs et Coup d’Etat (1/2) : du coup d’Etat

Notes :
(1) TEYSSIER Arnaud, « De Gabriel Naudé à Charles de Gaulles : aux origines du « coup d’Etat permanent » », in BOUTIN Christophe et ROUVILLOIOS Frédéric, Le coup d’Etat, recours à la force ou dernier mot du politique, Paris, Editions François-Xavier de Guibert, 2004, pp. 53-75.
(2) NAUDE Gabriel, Considérations politiques sur les coups d’Etat, in TEYSSIER Arnaud, op. cit.
(3) HAROUEL Jean-Louis, « Des coups d’Etat sous l’Ancien Régime ? », BOUTIN Christophe et ROUVILLOIOS Frédéric, Le coup d’Etat, recours à la force ou dernier mot du politique, Paris, Editions François-Xavier de Guibert, 2004, pp 25-51.
(4) Idem.
(5) LEWIS B., Istanbul et la civilisation ottomane, Paris, JC Lattès, 199., p. 47.
(6) Poète Ahmedi, XIVe siècle. Cité par Idem.
(7) Ibid., p.50.
(8) Ibid., p.51.
(9) Ibid., p. 57.
(10) BOZARSLAN H., Histoire de la Turquie de l’Empire ottoman à nos jours, Paris, Edition La Découverte, 2007, p. 52.
(11) Idem.
(12) LEWIS B., op. cit., p. 60.
(13) La loi du fratricide s’appliqua avec une grande rigueur. Si le calife arabe lors de la prise de Bagdad par les Mongols fut roulé dans un tapis et piétiné par les sabots des conquérants, le Turc étrangle avec un lacet de soie son frère comme mode de mise à mort réservé uniquement aux plus hauts personnages de l’Etat. Il ne faut pas souiller la terre du sang dynastique. Cf. LEWIS Bernard, op. cit., p. 58.
(14) BOZARSLAN H., op. cit., pp. 52-53.
(15) Ibid., p. 53.
(16) Idem.
(17) Ibid., p.66.
(18) HAROUEL Jean-Louis, op. cit.
(19) Idem.
(20) BOZARSLAN H., op. cit, p. 127.
(21) VATIN Nicolas, « Les Janissaires, fer de lance de la conquête ottomane », in CLIO, septembre 2002, (consulté le 15 juin 2012).
https://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_janissaires_fer_de_lance_de_la_conquete_ottomane.asp
(22) Le refus de se nourrir en renversant le chaudron tendait à remettre en cause le lien entre maitre et esclave. Donner la nourriture était en effet l’attribut du prince et, pour un esclave, montrer au prince le refus de se nourrir dénote la suspension du lien d’appartenance et de soumission. Le chaudron incarna alors le symbole immémorial du corps des janissaires, bien plus sacré qu’un étendard, la perte d’un chaudron pendant une bataille étant un déshonneur suprême. Cf. Interview de H. Bozarslan, réalisé le 7 juillet 2017 dans les locaux de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme / Paris.
(23) DE GRECE M., La nuit du Sérail, Paris, France-loisir, 1982, p. 236.
(24) BOZARSLAN H., op. cit., p. 188.
(25) Dans le vocabulaire turc, on relève différents termes à savoir « ihtilâl » : soulèvement, insurrection, utilisés pour la Révolution française, « inkilâp » : modifications radicales sans dimension de soulèvement et de renversement du pouvoir d’Etat existant, « devrim » : très proche du mot français révolution, mais son emploi en turc est rattaché au marxisme-léninisme. Cf. MOREAU Odile, L’Empire ottoman à l’âge des réformes, Les hommes et les idées du “Nouvel Ordre” militaire 1826-1914, Paris, Maisonneuve et Larose, 2007, pp. 231-232.
(26) ZARCONE T., La Turquie moderne et l’islam, Paris, Flammarion, 2004, pp. 94-96.
(27) Selon Jean-Jacques Chevallier dans Histoire des institutions et des régimes politiques de la France de 1789 à 1958, Paris, Dalloz, 2001, pp. 18-23. « La transformation des Etats généraux, institution traditionnelle de la monarchie absolue, en Assemblée nationale, n’avait rien d’une évolution continue et légale, c’est une rupture ». Cf. HAROUEL Jean-Louis, op. cit.

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