Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Turquie

  • Compte rendu du numéro 37 de la revue Moyen-Orient, « Turquie, le tournant autoritaire », dossier sous la direction de Jean Marcou, janvier-mars 2018 - 02/03/18

    Le triomphalisme du régime de Recep Tayyip Erdogan, qui prévaut depuis le coup d’État manqué du 14 juillet 2016, s’accorde aux contradictions de la société contemporaine turque. Le président turc, qui veut faire apparaître la Turquie comme une puissance de référence dans la région, suit une politique étrangère « de moins en moins lisible » comme l’introduisent Guillaume Fourmont et Jean Marcou dans l’éditorial de la revue. Dans un dossier riche d’une dizaine d’articles, ce numéro analyse la dérive autoritaire du régime turc.

  • Compte rendu de la revue Orients Stratégiques, numéro dirigé par Philippe Charlez et David Rigoulet-Roze, « La question énergétique dans les Orients » - 21/02/18

    Orients stratégiques est une revue qui propose une « approche renouvelée » (p. 5) des questions stratégiques au Proche-Orient, au Moyen-Orient, en Asie Orientale et en Asie-Pacifique, en les considérant dans leur diversité et leur hétérogénéité : il n’existe pas un « Orient » mais des « Orients ». Ces régions sont au cœur des enjeux contemporains tels que les ressources naturelles, les guerres, le terrorisme ou les phénomènes religieux.

  • Turcs et coup d’Etat (2/2) : du renversement du chaudron au renversement du sultan - 02/02/18

    L’expression « coup d’Etat » prend naissance au 17ème siècle sous la plume de Gabriel Naudé. Dans son ouvrage Considérations politique sur les coups d’Etat (1639), le coup d’Etat est entendu comme un mode d’exercice du pouvoir qui, face à des circonstances exceptionnelles et par un excès de droit ou encore une violation du droit, permet au monarque vu comme autorité légitime de remplir « sa mission suprême – assurer le salut collectif » (1). L’auteur élabore ses théories dans le contexte de la fin des guerres de Religion qui ont profondément ravagé le royaume de France. Il dresse ainsi un éloge en règle de la monarchie absolue vue comme le seul régime capable d’assurer la paix et la stabilité. In fine, pour Naudé, il est préférable « qu’un homme meure pour le peuple, afin que toute la nation ne périsse pas » (2). Si le coup d’Etat à la Naudé s’articule telle une tradition monarchique, l’expression n’est cependant que fort peu usitée et tombe même en désuétude à partir de l’avènement de la monarchie absolue sous Louis XIV, ainsi que sous la Révolution française et l’Empire.

    A la différence du cas, penser le coup d’Etat au sein de l’Ancien régime ottoman était compliqué. En effet, la nature monarchique du pouvoir du sultan-calife ottoman rendait impossible tout coup d’Etat. Cependant certaines exceptions existaient dans le système ottoman, parmi celles-ci, on retrouve deux possibilités : les coups d’Etat royaux qui consistent en « une violation constitutionnelle opérée par le roi [le sultan] dans ses décisions » (3) et les coups d’Etats dirigés contre le roi-sultan, c’est-à-dire « une entreprise illégale (réalisée ou projetée) visant à la conquête de tout ou partie du pouvoir politique » (4).

  • Turcs et Coup d’Etat (1/2) : du coup d’Etat - 26/01/18

    Le concept de « coup d’Etat » a subi au cours des deux derniers siècles de multiples interprétations. Le terme de coup d’Etat semble embrasser une pluralité de modes d’actions politiques à teneur collective. Le dernier coup d’Etat en Turquie de juillet 2016 a entrainé un nouveau cycle de réflexion sur la méthode de prise du pouvoir par la force. Malgré ce qu’ont en dit certains auteurs pour qualifier l’arrivée au pouvoir du Parti de la Justice et du Développement (AKP – Adalet ve kalkinna partisi), cette nouveauté politique ne concorde en rien avec l’idée d’un « chant du cygne des coups d’Etat militaires en Turquie » (1). Cette percée électorale change la donne politique du fait des origines sociales et politiques du parti.

  • La Révolte arabe : l’Empire trahi (2/2) ? - 10/01/18

    Tancrède Josseran est diplômé en Histoire de Paris-IV Sorbonne et attaché de recherche à l’Institut de Stratégie Comparée (ISC).
    Spécialiste de la Turquie, il est auteur de La Nouvelle puissance turque…L’adieu à Mustapha Kemal, Paris, éd, Ellipses, 2010. Il a reçu pour cet ouvrage le prix Anteois du festival de géopolitique et de géoéconomie de Grenoble ; et de Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord – du Maroc à l’Iran, avec Florian Louis, Frédéric Pichon, paru en 2012 aux éditions PUF.

  • La Révolte arabe : l’Empire trahi (1/2) ? - 09/01/18

    Tancrède Josseran est diplômé en Histoire de Paris-IV Sorbonne et attaché de recherche à l’Institut de Stratégie Comparée (ISC).
    Spécialiste de la Turquie, il est auteur de La Nouvelle puissance turque…L’adieu à Mustapha Kemal, Paris, éd, Ellipses, 2010. Il a reçu pour cet ouvrage le prix Anteois du festival de géopolitique et de géoéconomie de Grenoble ; et de Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord – du Maroc à l’Iran, avec Florian Louis, Frédéric Pichon, paru en 2012 aux éditions PUF.

  • Kemal et le communisme - 27/10/17

    Le kémalisme est incontournable pour comprendre l’histoire de la Turquie contemporaine, tandis que son fondateur Mustafa Kemal devenu Atatürk (père des Turcs), est lui toujours incontournable dans l’espace public turc. Mouvement nationaliste dans la continuité des Jeunes Turcs, né pour fonder un Etat-nation turc souverain quand les puissances impérialistes démantelaient l’Empire ottoman après la Première Guerre mondiale, le kémalisme devient rapidement un allié objectif de la Russie soviétique de Lénine. De ce fait, des rapprochements, même idéologiques, entre kémalisme et bolchévisme ont souvent pu être recherchés (1). Il faudrait néanmoins questionner plus profondément ce rapport à l’antiimpérialisme et au communisme. Le kémalisme étant idéologiquement fluctuant et difficilement cernable, un retour sur les conceptions et les pratiques de Mustafa Kemal lui-même, est ici nécessaire pour comprendre cette alliance a priori contre nature.

  • Entretien avec Deniz ünal – Quelle politique économique pour la Turquie contemporaine ? Retours historiques sur le développement d’un émergent au Moyen-Orient - 14/09/17

    Deniz Ünal est économiste au CEPII (Centre d’Études Prospectives et d’Informations Internationales), un service d’étude en économie internationale du Premier ministre. Elle travaille particulièrement sur le commerce international de biens et de services, ainsi que sur la Turquie et la Chine. Elle est également traductrice de plusieurs œuvres de la littérature moderne turque aux Éditions Bleu autour.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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