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De la normalisation de la politique étrangère libyenne à la révolution et l’intervention de l’OTAN ; les dernières années de Mouammar Kadhafi. Partie 3 : de la tribune des Nations unies à la télévision nationale, la chute de Kadhafi à travers ses discours
Article publié le 14/05/2019

Par Nicolas Klingelschmitt

A la tête de l’Union Africaine dès Février 2009, et présidant la 64e session de l’Assemblée générale des Nations unies par le biais de son ancien ministre des Affaires étrangères, la Jamahiriya arabe libyenne semble enfin avoir pleinement réussi à investir la scène diplomatique mondiale. Elle s’y présente comme un allié de la communauté internationale, et en particulier des puissances occidentales, face au terrorisme. Mouammar Kadhafi se permet donc un discours tantôt provocateur, tantôt constructif, tantôt dénonciateur devant les leaders de cette communauté internationale tous réunis à New York auprès desquels il rappelle son utilité et vante ses idées. Deux ans plus tard, sur les ondes de la télévision nationale, c’est un Mouammar Kadhafi fébrile et vindicatif à l’encontre de son propre peuple qui s’exprime à travers un discours appelant à la lutte contre « des barbus », qu’il dénonce comme tentant, une fois de plus, de renverser son régime.

Lire les parties 1 et 2

Le dernier mouvement du « Roi des rois d’Afrique » sur l’échiquier international

Le 23 septembre 2009 à la tribune de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, SEM Mouammar Kadhafi se lance dans un (très long) discours parfois sous forme de diatribe au sein duquel se mêlent des arguments souvent inattendus, tantôt mûris et réfléchis, tantôt provocateurs et excentriques. Les chefs d’Etats et de gouvernements membres de l’AGNU l’entendent ainsi énumérer des réflexions sur l’égalitarisme au sein de l’organisation, ou encore remettre en cause la légitimité du Conseil de sécurité et du privilège de droit de véto dont seuls disposent ses 5 membres permanents tandis que des continents entiers n’y ont pas voix au chapitre. Il dénonce pêle-mêle le caractère selon lui « sélectif » du Conseil de sécurité, de la Cour internationale de Justice (CIJ) dont les décisions seraient « uniquement rendues contre les petits pays et les nations du tiers-monde » (1), ou encore de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) puisqu’elle ne serait selon lui « pas en mesure de demander aux superpuissances de se laisser inspecter ».

Ces trois institutions ne sont pas mentionnées au hasard. En effet, le Conseil de Sécurité a prononcé en 1992 la résolution 748 imposant un embargo contre la Libye qui ne fut révoqué qu’en 2003 et la CIJ rend quant à elle en 1994 un arrêt (2) contre les prétentions libyennes sur la bande d’Aouzou qu’elle avait annexée lors du conflit entre la Libye et le Tchad. L’AIEA, enfin, avait procédé à une batterie de contrôles de l’ensemble des installations nucléaires libyennes quelques années avant ce discours (3).

Il défend également à cette occasion la cause de l’Union africaine et de ses membres, particulièrement sa propre vision panafricaine évoquant un « droit à 777 000 milliards de dollars de réparations » (4) pour l’Afrique de la part « des pays qui l’ont colonisée » (5) reprenant alors l’exemple de l’Italie qui, à travers son dirigeant de l’époque Silvio Berlusconi, s’était un an plus tôt officiellement excusée pour la colonisation de la Libye.
Le chef du gouvernement italien d’alors, en visite officielle à Benghazi le 30 août 2008, avait en effet déclaré « Le peuple libyen a subi une injustice et a été agressé chez lui et il mérite excuses et compensations (…) L’accord doit mettre fin à 40 ans de désaccord. C’est une reconnaissance concrète et morale des dommages infligés à la Libye par l’Italie pendant la période coloniale. (…) L’accord portera sur un montant de 200 millions de dollars par an durant les 25 prochaines années sous forme d’investissements dans des projets d’infrastructure en Libye » (6) ; une première dans l’histoire des relations entre les anciens colonisateurs et colonisés, résultant en la signature d’un traité d’amitié et de coopération italo-libyen (7).

Au-delà de propositions constructives ou en tout cas légitimes et de dénonciations ciblées, le chef de l’Etat libyen s’adonne aussi à des envolées plus surprenantes ou pour le moins originales comme une proposition de relocaliser le siège de l’ONU à Syrte, pour soulager les Américains de leur obligation permanente d’empêcher une attaque terroriste à l’encontre du siège, rappelant crûment les attentats du 11 septembre 2001, et développe un argumentaire selon lequel le siège des Nations unies devrait d’ailleurs déménager tous les 50 ans, et que l’installer dans « un lieu intermédiaire et confortable » (8) permettrait d’éviter un trop important décalage horaire que subissent les chefs d’Etats les plus éloignés de New York lorsqu’ils viennent adresser un discours à la tribune de l’ONU. Il précise par ailleurs qu’« un terroriste peut aussi venir faire sauter ce bâtiment qui, d’ailleurs, est la cible d’Al Qaida (…) les opérations [du 11 Septembre 2001] étaient peut être dirigées contre ce lieu, qui est la prochaine cible visée » ; il se justifie en précisant le fondement de ses propos : « des dizaines de membres d’Al Qaida sont en effet détenus dans nos prisons et leurs aveux sont très troublants. L’Amérique vit ainsi sous très haute tension car le bâtiment de l’ONU peut être la cible d’un détournement d’avion ou d’un missile pouvant entrainer la mort de dizaines de chefs d’Etat. Nous voulons soulager l’Amérique de ce poids ».

Outre l’originalité et la pertinence inégale de ses arguments, sa référence au terrorisme rappelle le rôle d’allié que tient la Libye dans la « war on terror » américaine depuis sa réhabilitation, tout comme celle des vagues migratoires qu’il glissera dans son long discours (9) comme une des conséquences de la colonisation, souligne la position stratégique de la Jamahiriya sur les routes migratoires de l’Afrique subsaharienne vers l’Europe.

Si le leader libyen se permet une sortie par instants si provocante bien que mesurée puisqu’il prend soin de ne prononcer aucun argument ad hominem ou à l’encontre d’un Etat-membre en particulier, c’est sans doute qu’il se sait, ou tout le moins se pense, à l’abri de toute ire de par sa nouvelle position d’allié économique et diplomatique des puissances occidentales.

La Libye est à cette période au paroxysme de son influence auprès des instances de coopération multilatérale :
- un ex ministre libyen chargé des affaires africaines, Ali Triki, auquel Mouammar Kadhafi fait plusieurs fois référence dans son discours, préside alors l’Assemblée générale des Nations unies depuis quelques jours, coopté par le groupe des Etats africains et des Etats arabes puis élu à la majorité par les délégations d’Etats membres.
- depuis le 2 février 2009, Mouammar Kadhafi est élu à la tête de l’Union Africaine pour un an (10), lui permettant de s’exprimer légitimement au nom de tout le continent dont il s’est toujours réclamé être le héraut de par sa vision politique panafricaniste.
- un an plus tard, le 13 mai 2010, la Libye est élue au Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour trois ans. Elle sera toutefois suspendue par une résolution votée à l’unanimité par les Etats membres de l’Assemblée générale le 1er mars 2011, une « condamnation unanime par la communauté internationale des exactions commises par le régime libyen » (11).
Ces « exactions » sont liées aux troubles internes puis à la guerre qui secoue le pays à partir de février 2011, en conséquence desquels, deux ans après avoir prononcé son discours (analysé précédemment), Mouammar Kadhafi meurt le 20 octobre 2011 à Syrte, là même où il avait proposé d’installer le siège de l’Assemblée générale des Nations unies.

Des troubles populaires et identitaires secouent le régime jusqu’à sa chute

Il est de notoriété publique que Mouammar Kadhafi mettait ouvertement l’Islam en avant lors de ses visites diplomatiques, notamment en Afrique de l’Ouest, y compris dans des Etats où les musulmans ne représentaient qu’une modeste partie de la population, comme ce fut le cas à titre d’exemple lors de sa visite au Togo (12). A Sokodé, au centre du pays, le leader libyen dirige, le 18 juin 2008, une prière musulmane dans un stade occupé par 8 000 fidèles, en présence du Président et du Premier ministre Togolais, tous deux chrétiens. Le guide de la révolution, théâtral, évoquant le président Faure Gnassimbé comme son « fils » (13) déclarera d’ailleurs à cette occasion que « ceux qui campent sur une religion autre que l’islam sont dans l’erreur » (14). Toutefois, sa vision de l’Islam n’est ni fondamentaliste ni rigoriste, la mise en place de politiques publiques favorisant notamment l’éducation et l’engagement dans l’armée (15) pour les Libyennes pouvant s’apparenter à une vision progressiste ou en tout cas avant-gardiste de la religion du prophète.

Dans son discours à l’AGNU de 2009, il mentionne « des dizaines de membres d’Al Qaeda » retenus dans ses prisons, autant d’individus radicaux qui constituaient une menace pour l’Occident mais également pour la survie de son propre régime qui, s’il a longtemps financé diverses mouvances du terrorisme international, a réprimé et emprisonné de nombreux membres d’organisations radicales présentes sur son territoire qui auraient pu déstabiliser son régime. La société libyenne qu’a façonnée Mouammar Kadhafi peut être qualifiée de relativement conservatrice, au sein de laquelle l’Islam joue néanmoins un rôle important (16), et des cellules de salafistes ainsi que de djihadistes ont pu se maintenir actives en passant sous les radars des autorités libyennes ou en s’installant dans des zones relativement reculées du pays.

Si leur nombre et leur influence se sont multipliés à la chute du régime, on dénombrait déjà plusieurs organisations salafistes et/ou djihadistes sous l’ère Kadhafi sur le territoire de la Jamahiriya arabe libyenne.
L’un des plus actifs d’entre eux est le Groupe islamique libyen armé (GILA), créé en 1995 et principalement actif à l’est du pays, près de Dema et Benghazi et dont certains ex-leaders sont aujourd’hui basés à Tripoli même si le groupe est dissout depuis 2010. Ce groupe de quelques centaines de membres était principalement composé de combattants formés en Afghanistan et au Soudan dans les années 1990-2000 parmi les rangs des talibans et d’Al Qaeda dont ils se scindèrent, ne partageant pas entièrement l’idéologie. Ils revendiquent plusieurs tentatives d’assassinat sur Mouammar Kadhafi avant un coup de filet du gouvernement qui envoie une majorité des membres du groupe dans les prisons libyennes à la fin des années 1990 (17).

Certains chefs du groupe se sont écartés du djihadisme depuis 2007 notamment dans le cadre d’un programme de dialogue initié par l’un des fils de Mouammar, Saif al Islam Kadhafi. 250 d’entre eux ont ainsi été libérés peu avant 2010 après s’être officiellement excusés auprès du régime et avoir renoncé au djihad. On retrouve d’ailleurs d’anciens membres parmi les actuels parlementaires et membres du Congrès général national libyen.

Malgré cette politique de réintégration opérée par le régime, d’autres ex-membres du GILA sont restés proches des mouvances salafistes et djihadistes, en intégrant ensuite des groupes comme Ansar al-Charia (les défenseurs de la charia), créé à la chute du régime en 2011 et actif dans la même région que l’ex GILA, qui revendiquera notamment l’assassinat de l’ambassadeur américain J.C Stevens le 11 septembre 2012 à Benghazi.

Dès les années 1990, alors que le pays est confronté à de lourdes sanctions économiques internationales qui font monter la contestation populaire contre le pouvoir en place, Mouammar Kadhafi fait face, sur son territoire, à de plus en plus d’islamistes radicaux (18) qui cherchent à déstabiliser le régime et le renverser. Les mouvances se réclamant d’un islam politique trouvent quant à elles un certain écho au sein de la société libyenne, conservatrice, dès la décennie 1980, et le gouvernement accuse tout opposant, islamiste ou non, de faire partie de l’organisation des Frères musulmans (19) pour museler toute contestation.
Ainsi le 22 février 2011, une semaine après les premières manifestations populaires à Benghazi qui s’étendent dans différentes villes du pays, principalement composées de jeunes, Mouammar Kadhafi et son gouvernement annoncent avoir à faire à « des jeunes qui ont entre 16 et 18 ans (…) en train d’imiter ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte » et ils accusent du même coup des mouvances s’apparentant clairement aux Frères musulmans ; « une minorité malade se cache dans les villes et donne de l’argent à ces jeunes pour les pousser à commettre de tels actes », des « barbus », « une minorité terroriste qui veut transformer la Libye en émirat » (20).

Face à cette situation, le guide appelle alors à la contre-révolution dans un long discours à la télévision libyenne : « Je vous demande de vous attaquer à ces personnes pour restaurer l’autorité populaire. Des officiers libres dirigeront ces opérations. (…) Tous les jeunes doivent créer demain les comités de défense de la révolution : ils protègeront les routes, les ponts, les aéroports. Tout le monde doit prendre le contrôle de la rue, le peuple libyen doit prendre le contrôle de la Libye, nous allons leur montrer ce qu’est une révolution populaire ».

A l’époque, la grande majorité des experts internationaux (21) s’accorde à réfuter le discours tenu par le clan Kadhafi selon lequel des mouvances telles que les Frères musulmans ou même Al Qaeda seraient à l’origine des soulèvements contre son exercice du pouvoir. A l’image des vagues de contestation qui ont émergé en Tunisie, en Egypte, à Bahreïn ou encore en Syrie et que la postérité retiendra comme le Printemps arabe, la communauté internationale estime que la Libye vit une authentique insurrection populaire. Des centaines de milliers de personnes prennent part à ces manifestations à travers les différentes villes de la Jamahiriya arabe libyenne.

Dans l’ensemble des Etats où ces manifestations se déroulent, celles-ci sont menées par une jeunesse aux aspirations communes : plus de démocratie, de libertés individuelles et collectives, et une dénonciation de la crise économique qui touche la plupart des pays arabes à l’époque provoquant une forte inflation et augmentant le nombre de chômeurs déjà important chez les jeunes. Le cas de la Libye, par la guerre civile et les interventions internationales qui s’en sont suivies ainsi que le chaos qui perdure encore aujourd’hui, en fait un cas spécifique et particulièrement complexe parmi les printemps arabes qui mérite d’être analysé en profondeur. S’il a bien mené à la chute du pouvoir autoritaire en place, il n’a toujours pas fait éclore les aspirations populaires d’alors et affiche encore un avenir incertain.

Notes :
(1) Extrait du discours de SEM Mouammar Kadhafi à l’Assemblée Générale de l’ONU à New York le 23 septembre 2009.
(2) Cour Internationale de Justice, Recueil des arrêts, avis consultatifs et ordonnances, « Affaire du différend territorial (Jamahiriya Arabe Libyenne / Tchad) », Arrêt du 3 Février 1994, ISBN 92-1 -070707-9
(3) Le développement de ces trois thématiques est à retrouver dans les articles précédents du même auteur sur les Clés du Moyen-Orient : https://www.lesclesdumoyenorient.com/Du-panarabisme-decevant-au-panafricanisme-deferent-l-evolution-de-la-politique-2800.html .
(4) Extrait du discours de SEM Mouammar Kadhafi à l’Assemblée Générale de l’ONU à New York le 23 Septembre 2009.
(5) Ibid.
(6) France 24, « L’Italie présente ses excuses à la Libye pour la colonisation ».
(7) TERRANOVA Giuseppe, « Le contre-exemple italo-libyen », Outre-Terre, 2009/3 (n° 23), p. 363-369. DOI : 10.3917/oute.023.0363. URL : https://www.cairn.info/revue-outre-terre1-2009-3-page-363.htm
(8) Extrait du discours de SEM Mouammar Kadhafi à l’Assemblée Générale de l’ONU à New York le 23 Septembre 2009.
(9) L’intégralité du discours, analysé par 4 commentateurs aux profils variés (universitaires, diplomates et hommes d’affaires) est disponible dans l’ouvrage « Afriques, panafrique, des racines à l’arbre, 55 discours marquants commentés par 127 personnalités », PP. 580-623, un ouvrage dirigé par Christophe BASTID et Patrick BEY, publié en Janvier 2018 aux éditions Fabert, 1040 pages.
(10) Rappelons qu’il demandera d’ailleurs à cette occasion à ses pairs d’être « officiellement appelé roi des rois traditionnels d’Afrique » suite aux différentes cérémonies organisées la même année lors de son voyage officiel en Afrique de l’Ouest puis à son retour en Libye.
(11) Représentation permanente de la France auprès des Nations unies à Genève et des organisations internationales en Suisse ; « Suspension de la Libye du Conseil des Droits de l’Homme », archive publiée le 3 mars 2011. URL : https://onu-geneve.delegfrance.org/Suspension-de-la-Libye-du-Conseil
(12) Au Togo, d’après les chiffres les plus récents, 14% de la population pratique l’Islam, pour 44% de chrétiens et 35% de pratiquants des religions traditionnelles https://africa.la-croix.com/statistiques/togo/
(13) Agence internationale de presse coranique, « Mouammar Kadhafi salue la propagation pacifique de la foi islamique au Togo », article du 16 Juin 2008.
(14) VAÏSSE Maurice, « Les relations internationales depuis 1945 », 15e édition.
(15) Au vu de multiples témoignages postérieurs à sa chute, l’usage avéré des contingents militaires féminins, les « amazones » de Mouammar Kadhafi, comme concubines ou esclaves sexuelles relativise toutefois sérieusement les intentions en faveur des droits des femmes du leader libyen.
(16) SIZER Lydia, « Libya’s Terrorism Challenge, Assessing the Salafi-Jihadi Threat », Middle East Institute, Counterterrorism Series, October 2017.
(17) Ibid.
(18) ZOUBIR Yahia H., « Contestation islamiste et lutte antiterroriste en Libye (1990-2007) », L’Année du Maghreb [En ligne], IV | 2008, mis en ligne le 01 octobre 2011, consulté le 03 avril 2019.
URL : http://journals.openedition.org/anneemaghreb/452
DOI : 10.4000/anneemaghreb.452
(19) BURGAT François, DOWELL William, « The Islamic Movement in North Africa », University of Texas at Austin Press, 1993.
(20) Le Monde & Reuters, « Khadafi : « je me battrai jusqu’à la dernière goutte de mon sang ».
(21) RANSTORP Magnus, directeur de recherches du Centre d’étude des menaces asymétriques du Collège de défense suédois, interview du 25 février 2011 pour le Figaro : « Ce qui se passe en Libye dépasse de loin Al Qaïda. (…) C’est un vrai mouvement populaire. Je ne crois pas que nous devrions être trop inquiets d’une implication de ben Laden dans tout cela. (…) Al Qaïda n’est plus en Libye depuis des années. Le régime a réussi à les réprimer, les emprisonner ou les forcer à l’exil. Ils n’ont plus de base dans le pays. Ils ont été pris au dépourvu par ce qui se passe ». URL :http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/25/97001-20110225FILWWW00523-al-qaida-en-libye-mensonge-de-kadhafi.php

Bibliographie :
- BASTID Christophe, BEY Patrick, « Afriques, Panafrique, Des Racines à l’arbre, 55 discours marquants commentés par 127 personnalités », 
Editions Fabert, 17 Janvier 2018, 1039 pages. 

- BURGAT François, DOWELL William, « The Islamic Movement in North Africa », University of Texas at Austin Press, 1993.

- SIZER Lydia, « Libya’s Terrorism Challenge, Assessing the Salafi-Jihadi Threat », Middle East Institute, Counterterrorism Series, October 2017

- TERRANOVA Giuseppe, « Le contre-exemple italo-libyen », 
Outre-Terre, 2009/3 (n° 23), p. 363-369. DOI : 10.3917/oute.023.0363. 
URL : https://www.cairn.info/revue-outre-terre1-2009-3-page-363.htm

- VAÏSSE Maurice, « Les relations internationales depuis 1945 », 
15e édition, Editions Armand Collin, 2013

- ZOUBIR Yahia H., « Contestation islamiste et lutte antiterroriste en Libye (1990-2007) », L’Année du Maghreb [En ligne], IV | 2008, mis en ligne le 01 octobre 2011. 
URL : http://journals.openedition.org/anneemaghreb/452 

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