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Le parti Ennahdha tunisien et le modèle de l’AKP turc

Par Clément Guillemot
Publié le 25/03/2016 • modifié le 22/04/2020 • Durée de lecture : 11 minutes

Ahmet Davutoglu, Turkey’s Prime Minister and leader of the ruling Justice and Development Party, his wife Sare Davutoglu (L) and the leader of the Ennahda movement Rashid al-Ghannushi ® greet supporters during an election rally of Justice and Development Party in Adiyaman, Turkey on May 08, 2015.

Murat Kaynak / Anadolu Agency / AFP

Un socle de valeurs communes et des principes politiques similaires

Ce qui différencie principalement l’AKP et Ennahdha des autres mouvements politiques turcs et tunisiens, est le prisme par lequel ces derniers perçoivent leur engagement en politique. Pour ces deux structures, l’islam est l’élément structurant et identitaire de leur pays. Alors que Recep Tayyip Erdoğan déclarait que « la Turquie est musulmane à 99% et que c’est avant tout notre religion qui nous relie les uns aux autres (7) », Rached Ghannouchi expliquait quant à lui « à Ennahdha, notre dénominateur commun est l’islam (8) ».
L’AKP turc et Ennahdha, tout en discréditant la théocratie, considèrent que l’Etat ne peut pas être neutre face à l’islam, religion majoritaire de ces pays ; l’islam doit « orienter » l’action politique.
Pour exemple, sans rompre avec la laïcité officielle, l’AKP a promu l’enseignement religieux, a institué une grande tolérance envers les femmes voilées dans les administrations publiques, malgré l’interdit légal, et a rendu plus difficile la distribution des licences de distribution d’alcool. Ennahdha aux fonctions gouvernementales (du 24 décembre 2011 au 29 janvier 2014) a fortement soutenu la référence à l’islam dans le Préambule de la Constitution de la République Tunisienne de 2014. Il est ainsi écrit « exprimant l’attachement de notre peuple aux enseignements de l’islam (9) ».

Pour autant, ces deux partis acceptent le jeu démocratique. L’AKP, gouvernant la Turquie depuis 14 ans, n’a pas perdu une seule élection et reste le parti ultra-dominant. Lors des élections législatives de novembre 2015, l’AKP a ainsi recueilli quasiment 50% des voix. Par ailleurs, ce parti n’a jamais cherché à interdire les autres formations politiques. Il en est de même en Tunisie. Ennahdha est sorti vainqueur des élections du 23 octobre 2011 en faisant élire 89 de ses membres au sein de l’Assemblée nationale constituante, laquelle avait pour finalité de rédiger la nouvelle Constitution tunisienne (qui fut adoptée le 26 janvier 2014). Sans majorité absolue à l’Assemblée, Ennahdha a accepté de former un gouvernement de coalition jusqu’en janvier 2014 avec un parti de gauche nationaliste (le Congrès pour la République) et un parti social-démocrate (le parti démocratique pour le travail et les libertés, dit Ettakaol). Rached Ghannouchi, après qu’Ennahdha ait perdu les élections législatives du 26 octobre 2014, a déclaré que le parti Nidaa Tounes, vainqueur des élections était le « plus grand parti de Tunisie (10) ». La légitimité du scrutin démocratique est pleinement acceptée et reconnue par Ennahdha. Ainsi, Gilles Kepel analyse que « les islamistes ont intégré le pluralisme (11) ».

Enfin, pour l’AKP turc et le parti Ennahdha tunisien, l’économie de marché est le système le mieux à même de soutenir la croissance des entreprises et la prospérité économique. Pour récupérer les propos de Rached Ghannouchi, ces deux appareils politiques ont assimilé le fait que « la priorité aujourd’hui, ce ne sont pas les questions culturelles, qui prennent beaucoup de temps, mais les questions économiques et sociales (12) ».
Ennahdha à la tête de l’exécutif tunisien n’a ainsi pas touché au secteur vinicole qui fait travailler 50 000 personnes, ni au secteur bancaire.
Partisans de l’économie de marché, l’AKP et Ennahdha ont toujours souhaité que la Turquie et la Tunisie s’insèrent dans la mondialisation. En janvier, 2016, le Premier ministre turc Ahmet Davutoğlu déclarait : « Notre pays est la destination d’investissement idéale et il est une base permanente et convenable pour les multinationales. Il est l’un des plus grands centres de production de la région Afro-eurasienne et dispose d’une main d’œuvre bien formée (13) ».

Néanmoins, ces formations politiques sont favorables à une moralisation de l’économie. Hamad Jebali, Premier ministre de la Tunisie du 24 décembre 2011 au 13 mars 2013 et Secrétaire général d’Ennahdha jusqu’en décembre 2014 a ainsi institutionnalisé un cadre juridique spécifique au financement islamique et favorisé une législation appropriée permettant la création de banques islamiques. En Turquie, le Müsiad (14), le patronat islamique et fidèle soutien de l’AKP pratique le « business islamique ». Les membres du Müsiad font du business au nom d’Allah, mais en prônant un conservatisme des mœurs résumé dans le slogan « high technology, high morality ». Pour l’organisation de la Müsiad, pro-européenne et libérale, l’islam soutient le libre marché mais les activités doivent être islamo-compatibles : pas d’investissements dans le jeu ou la pornographie, priorité aux prêts islamiques et aux activités charitables.

Une historicité religieuse, politique et sociétale analogue

En premier lieu, les islamistes tunisiens et turcs sont apparus au sein de régimes autoritaires dont les dirigeants faisaient prévaloir l’identité nationale avant toute considération religieuse. Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la République de Turquie a souhaité moderniser le pays en instituant la laïcité (Laiklik) comme valeur fondamentale, sur le modèle de la laïcité française ; c’est-à-dire en « privatisant » la religion. En Tunisie, après le départ des Français (15), Habib Bourguiba, Président de la République entre 1957 et 1987, sans nier l’appartenance de la Tunisie au sein du monde arabo-musulman, pensait qu’il fallait totalement repenser l’islam. En Turquie et en Tunisie, une véritable sécularisation forcée fut ainsi à l’œuvre, l’objectif étant de changer la société en créant un « homme nouveau (16) ».

Alors que Mustapha Kemal confiait « qu’il faut savoir choisir…entre la révélation passée et la liberté future (17) », pour Habib Bourguiba, il fallait « tout faire pour rattraper le cortège de la civilisation (18) ». Tout comme Atatürk, Bourguiba a fortement reformé l’éducation et s’en est servi comme fer de lance de son projet de changement sociétal. Sous sa présidence, 29% du budget d’Etat était ainsi alloué à l’enseignement.

En deuxième lieu, en Turquie et Tunisie, l’islam était institutionnalisé. Par la direction des affaires religieuses turque (le Diyanet), l’Etat contrôlait tous les Vaazs (prêches précédent la prière du vendredi) ainsi que les Hutbes (les sermons de la prière du vendredi). Par la direction des Affaires du culte tunisien (décret du 5 octobre 1967), l’islam est en quelque sorte « tunisifié ». Comme l’a écrit Mohamed Tozy, « la cible du régime était bien, en fait, la maîtrise de l’initiative religieuse, plus que la religion elle-même (19) ».

De ce fait - et en troisième lieu - ces deux mouvances ont été contraintes d’adoucir leur principes et discours politiques, dans un souci de légalisme politique. En effet, en Turquie, l’AKP turc a retenu l’expérience du parti islamiste de Necmetin Erbakan, le Refah, qui a été dissous pour atteinte à la laïcité. L’AKP a aussi pris acte des quatre coups d’Etat (1960, 1971, 1980, 1997) de l’armée envers une classe politique qui s’octroyaient certaines libertés par rapport aux valeurs modernisatrices et laïcistes imposées par Mustapha Kemal Atatürk. En Tunisie, bien que prônant avant même la révolution son attachement aux valeurs démocratiques, le parti Ennahdha en remportant les élections d’octobre 2011 doit faire face à une société civile en pleine affirmation et à un échiquier politique acquis aux idéaux démocratiques et à la modernité occidentale. Ainsi, l’établissement d’une théocratie - si c’est l’objectif inavoué d’Ennahdha - aurait du mal à advenir. Au lendemain de la révolution de Jasmin donc, le parti Ennahdha sort vainqueur des élections au sein d’une société tunisienne très politisée et engagée. Ennahdha au pouvoir, les associations sont pléthores. Par exemple, lorsque Ennahdha décide en avril 2012 de réformer le système judiciaire, différentes associations ont appelé à manifester. Les membres de l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT) ont même porté pendant une semaine des brassards rouges en signe de protestation. De plus, ne disposant pas d’une majorité relative suite aux élections du 23 octobre 2011, Ennahdha gouverne au sein de la Troïka avec deux autres partis d’idéologie distincte. Du fait de ces contrepoids, Ennadha n’a pas la liberté d’agir indépendamment de toute considération politique pragmatique.

Ainsi donc, tout comme l’AKP turc a dû adapter son discours à la situation politique turque, il semble qu’Ennahdha suive le même chemin en Tunisie. En effet, comme l’analysait François Burgat, « une fois épuisée la problématique de la compatibilité des essences islamiques et démocratiques et l’inventaire des discours des acteurs, l’analyse doit inévitablement se concentrer sur les conditions sociopolitiques concrètes… Il s’agit donc moins de savoir si l’islam est compatible avec la ‘’démocratie’’, question à peu près complètement irréaliste, que de tenter de savoir si les sociétés arabes contemporaines… ont atteint un seuil de développement politique tel que des conduites ‘’pluralistes’’… puissent y voir le jour (20) ».

L’on peut alors légitimement croire que sans reproduire le modèle de l’AKP turc, Ennahdha suit le même parcours politique. Pour autant, alors que le modèle est en train d’imploser en Turquie - du fait de la dérive autoritaire effective de Recep Tayyip Erdoğan - de nombreux doutes subsistent sur son hypothétique applicabilité en Tunisie.

L’échec gouvernemental d’Ennahdha au cœur d’un paysage politique tunisien « instable » et « fragile »

Pour reprendre Didier Billion, « il n’y a pas de modèle turc, c’est l’histoire d’un pays » ; « la démocratie telle qu’elle existe aujourd’hui en Turquie est le fruit d’un processus qui dure depuis au moins 80 ans. Ce qu’on appelle aujourd’hui le modèle turc est le résultat d’un long apprentissage des règles de la démocratie, de renégociation et d’appropriation de ses codes (21) ».

Se basant sur ce postulat, il parait alors difficile qu’Ennahdha devienne le nouvel AKP turc conciliant islam, démocratie et économie de marché.
Premièrement, à l’exercice des fonctions gouvernementales (du 24 décembre 2011 au 29 janvier 2014), Ennahdha n’a pas réussi à affermir la réussite économique des entreprises tunisiennes. Les taux de croissance 2012 et 2013, bien que positifs (3,9% en 2012 ; 2,3% en 2013), étaient inférieurs aux besoins de l’économie tunisienne. Pour comparaison, entre 2002 (année de l’arrivée au pouvoir de l’AKP) et aujourd’hui, le taux de croissance turc par an en moyenne s’établit à 5,2%. Dans son programme électoral, Ennahdha promettait la création de 590 000 emplois. Or, même si le chômage a baissé de 2,4 points entre 2011 et 2013, ce dernier stagne : 15,3% fin 2013 ; 15,4% aujourd’hui. Les investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie ont atteint 900 millions d’euros en 2013, soit un quart de moins qu’en 2012 et un cinquième de moins qu’en 2010, année précédant la révolution, alors même que Ridha Saïdi, membre du gouvernement d’Ennahdha en charge des dossiers économiques déclarait peu après les élections de 2011 : « nous réfléchissons à assouplir le code des investissements pour faciliter l’installation d’entreprises étrangères (22) ».

Deuxièmement, les convictions religieuses d’Ennahdha ont toujours extrêmement clivé la société. En Turquie, bien que la scène politique soit séparée entre pro- Erdoğan et Kémalistes, les acteurs du jeu politique se retrouvent dans un attachement commun à la laïcité de l’État. En Tunisie, ce n’est pas le cas et cela rend difficile la transition politique. La moralisation de la vie politique par l’instauration de valeurs religieuses au sein de l’espace public et même politique a déstabilisé le pays et fait craindre une « chariasition » progressive de la société ; situation entretenue par Ennahdha comme le prouve le débat sur l’inscription de la Charia dans la Constitution tunisienne, proposition avancée et soutenue par certains députés de la Constituante affiliés à Ennahdha (23). A propos des salafistes, « Ennahdha pratique un double langage vis-à-vis de ces derniers (24) » estime l’historien Alaya Allani. Ennahdha condamne les violences commises par les salafistes tel que les appels aux meurtres lancés contre les juifs tunisiens lors de manifestations mais maintient intentionnellement une certaine ambiguïté de position à leurs égards (25) ; les salafistes constituent une branche non négligeable de l’électorat d’Ennahdha. Alors que les salafistes en Turquie sont ultra-minoritaires, l’on peut craindre que le parti Ennadha se radicalise sous la pression des salafistes tunisiens, beaucoup plus nombreux. De plus, en Tunisie, au contraire de la Turquie, la banalisation de la pression sociale en faveur d’une islamisation « forcée » a toujours existé. Ainsi, « Du Caire à Alger, en passant par Amman ou Sanaa, on peut… se faire traiter par ses ennemis politiques de… laïques (26) » évoque François Burgat. Aujourd’hui, depuis la révolution de 2011, certains musulmans n’hésitent pas à réprimander ouvertement le comportement de leurs voisins, sans aucune tolérance.

Troisièmement, la société tunisienne n’a jusqu’à aujourd’hui pas été accoutumée à l’exercice démocratique. Alors que la Turquie a entamé il y a 95 ans un processus démocratique au sein d’un État laïc dans lequel la société civile a la possibilité de se faire entendre, l’exercice balbutiant de la démocratie tunisienne actuelle rend problématique la question du devenir d’Ennahdha sur le modèle de l’AKP turc, tant parce qu’Ennahdha pourrait avoir des difficultés à entraîner l’ensemble du pays sur un projet commun d’union nationale par un exercice réussi de la démocratie, tel qu’y est parvenu l’AKP, que parce que si l’islam révolutionnaire constitue l’agenda caché d’Ennahdha, il pourrait plus facilement se déployer en Tunisie.
En effet, bien que la voix forte de la société civile ainsi que le pluripartisme politique post-révolution semblent aller dans le sens d’une démocratisation du pays, cette démocratisation en cours est un apprentissage nouveau que la Tunisie n’a jamais connue sous Habib Bourguiba (président de 1959-1987) et sous Zine El Abidine Ben Ali (président de 1987 au 14 janvier 2011). Sous Habib Bourguiba, de 1963 à 1981, seul le Néo-Destour (le parti socialiste destourien à partir de 1964) était officiellement reconnu. En 1987, le pluralisme politique fut institué, mais dans les faits, la seule véritable opposition venait du MTI, renommé Ennahdha en 1988, qui seule avait la capacité de rivaliser avec le Néo-Destour en termes d’organisation et de capacités mobilisatrices. Sous Ben Ali, il en fut de même comme l’explique le professeur Larbi Chouikha pour qui « l’histoire de la vie politique tunisienne semblait consister en la tactique du pouvoir entretenant l’illusion d’une vie démocratique plurielle en plein épanouissement, l’illusion des libertés et des droits citoyens garantis pour tous… alors qu’en réalité, ils sont soit dévoyés, soit appliqués de manière sélective et inégale (27) ». « Pour ce qui est de la société civile (post-révolution), affirme Flavien Bourrat, en dépit d’une révolte au caractère populaire incontestable et remarquablement mature, on peine un peu à voir en elle la matrice ou pourrait apparaître le nouveau visage de la république tunisienne (28) ».

Conclusion

Dans l’opposition au sein du Parlement tunisien, l’Assemblée des représentants du peuple, depuis le 2 décembre 2014 et ne dirigeant plus l’exécutif gouvernemental depuis le 29 janvier 2014, Ennahdha n’a pas permis la réconciliation nationale autour d’une société pacifiée politiquement.
Les alliances tactiques, le manque de consensus sur le projet de société géré par Ennahdha, les difficultés économiques, les troubles sociaux et l’affirmation identitaire religieuse importante dans l’espace publique sont, ensemble, une gêne qui incite à dire qu’Ennahda, dans le cadre de fonctions gouvernementales et législatives, n’a pas appliqué le modèle de l’AKP turc. Sur le moyen et long terme, le possible avènement d’un AKP Tunisien incarné par Ennahdha parait illusoire.
Même Rached Ghannouchi semble parfois se détacher de son modèle. « L’AKP turc s’est inspiré de notre pensée réformatrice pour bâtir un modèle qui a réussi. Nous pouvons tirer profit de cette expérience, mais chaque pays doit garder ses spécificités. La Tunisie qui dispose d’un mouvement religieux réformiste depuis le 19ème siècle n’a pas besoin de la laïcité pour préserver et renforcer les valeurs de la modernité. Elle peut renforcer ces valeurs dans le cadre de l’Islam (29) ».

Notes :
(1) Président de la République de Turquie depuis le 28 novembre 2014.
(2) Le Parti de la justice et du développement (en turc : Adalet ve Kalkınma Partisi).
(3) L’express, le 16 juin 2011, http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/la-turquie-se-veut-source-d-inspiration-pour-les-arabes_1002941.html
(4) OVIPOT, 16 septembre 2011, http://ovipot.hypotheses.org/6603
(5) Signifie le mouvement de la renaissance ; Nahdha en arabe.
(6) Plus d’informations sur le modèle turc sur http://www.lesclesdumoyenorient.com/Le-modele-de-l-AKP-turc-contexte-genese-et-principes-politiques.html
(7) Sabah, 7 décembre 2005, « Erdogan : Türban konusu bir sorun », (Erdogan : une réponse sur le sujet du turban).
(8) Kapitalis, le 16 janvier 2016 - http://kapitalis.com/tunisie/2016/01/16/ghannouchi-a-ennahdha-notre-denominateur-commun-est-lislam/
(9) Constitution de la Tunisie de 2014 http://mjp.univ-perp.fr/constit/tn2014_Constitution_Tunisienne_en_date_du_26-01-2014_Version_Francaise_traduction_non_officielle_Al_Bawsala.pdf
(10) Al Huffington Post, le 8 décembre 2015 - http://www.huffpostmaghreb.com/2015/12/08/rached-ghannouchi-tunisie_n_8748336.html
(11) Alternatives internationales, janvier 2012 - http://www.alternatives-internationales.fr/-les-islamistes-ont-integre-le-pluralisme-_fr_art_1131_57211.html
(12) Entretien au Monde, en date du 29 octobre 2011
(13) http://www.invest.gov.tr/fr-FR/infocenter/news/Pages/270116-foreign-investors-keen-on-turkey-pm-davutoglu.aspx
(14) Plus d’informations sur le Müsiad sur http://religion.info/french/articles/article_170.shtml#.Vu3NhPnhDIU
(15) Le protectorat français de Tunisie est institué du 12 mai 1881 au 20 mars 1956.
(16) Tancrède Josseran, « la nouvelle puissance turque : l’adieu à Mustapha Kemal (Ellipses, 201O), page 15. XX
(17) Jacques Benoist Méchin, « Mustapha Kemal ou la mort d’un empire », Albin Michel (1954), page 326 (citation attribuée à Mustapha Kemal).
(18) https://ema.revues.org/1420?lang=en
(19) Mohammed Tozy, « Islam et État au Maghreb », Monde arabe, Maghreb Machrek, octobre-décembre 1989. N° 123, page 29.
(20) François Burgat, L’islamisme en face, Éditions la Découverte, Paris, 2002, page 207.
(21) Didier Billion à l’Iremmo (institut de recherche et d’études Méditerranée - Moyen-Orient), « Quelles perspectives pour la Turquie dans un climat régional incertain ? », le 15 décembre 2011.
(22) Jeune Afrique, le 12 janvier 2012 - http://www.jeuneafrique.com/188740/archives-thematique/ridha-saedi-nous-voulons-faciliter-l-implantation-d-entreprises-trang-res-en-tunisie/
(23) Finalement, la Charia tunisienne ne fait pas référence à la Charia. Rached Ghannouchi y étais lui-même opposé
(24) L’Humanité.fr, le 6 novembre 2013 - http://www.humanite.fr/politique/pour-lhistorien-alaya-allani-ennahdha-pratique-le-552588
Rached Ghannouchi qualifie les salafistes de « brebis égarés ».
(26) Entretien avec Rached Ghannouchi qui expose longuement sa vision politique dans un ouvrage d’entretiens avec Qusaï Salah Derwiche (Khalil Média Service, Londres 1992, en langue arabe), cité dans François Burgat, l’islamisme au Maghreb, Karthala, Paris, 1995, page 70.
(27) Larbi Chouikha, Tunisie : les chimères libérales, Actes Sud, La pensée de midi 2006/3, N°19 pages 29 à 37.
(28) Flavien Bourrat, « La révolution tunisienne ou comment sortir de l’impasse autoritaire », dans « Afrique du Nord, Moyen-Orient, révolutions civiques, bouleversements politiques, ruptures stratégiques », Frédéric Charillon et Alain Dieckoff (Dir), mondes émergents, la Documentation française, paris, 2011, page 54.
Entretien à Euronews le 13 janvier 2012.

Publié le 25/03/2016


Clément Guillemot est titulaire d’un master 2 de l’Institut Maghreb Europe de Paris VIII. Son mémoire a porté sur « Le modèle de l’AKP turc à l’épreuve du parti Ennahdha Tunisien ». Il apprend le turc et l’arabe. Il a auparavant étudié à Marmara University à Istanbul.
Après plusieurs expériences à la Commission européenne, à l’Institut européen des relations internationales et au Parlement européen, il est actuellement chargé de mission à Entreprise et Progrès.


 


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