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Eclairage sur la révolution tunisienne, dynamiques et enjeux

Par Marcelle Champagne
Publié le 25/04/2014 • modifié le 11/03/2018 • Durée de lecture : 14 minutes

TUNISIA, SIDI BOUZID : Poeple gather on December 17, 2011 in Sidi Bouzid's Mohamed Bouazizi square, named after the fruitseller whose self-immolation sparked the revolution that ousted a dictator and ignited the Arab Spring. Thousands of Tunisians rallied in celebration of the first anniversary of the popular uprising that toppled their long-standing dictator and unleashed the Arab Spring revolutions.
AFP PHOTO / FETHI BELAID

Mais les apparences sont trompeuses comme le soulignent Vincent Geisser et Eric Gobin : « L’État destourien, en dépit d’une façade moderniste et séculariste, n’a jamais répugné à puiser dans son « capital islamique » comme mode de gouvernance fondamental de la société [1] ». Le 7 novembre 1987, l’ancien ministre de l’Intérieur de Bourguiba, Zine El Abidin Ben Ali, organise un Coup d’Etat constitutionnel qui va lui permettre de déposer le président sur la base de l’article 57 de la Constitution. Il instaure un régime autoritaire fondé sur le monopartisme et le culte de la personnalité dans l’espace public. L’absence de pluralisme dans l’offre politique de la Tunisie a fragilisé des segments de la société. La fracture sociale s’est renforcée davantage eu égard à la conjoncture régionale, laquelle a amené en Tunisie un flux important de migrants en provenance de la Libye voisine ou de l’Afrique subsaharienne. L’enjeu est d’autant plus grand pour le pays qu’il doit en parallèle faire face à la déplétion de ses ressources hydriques et de son insuffisance alimentaire. Les ressources énergétiques sont faibles et ne permettent pas de couvrir la consommation domestique, notamment en pétrole et en gaz.

La révolte qui a débuté en Tunisie en décembre 2010 répondait en premier lieu à des revendications économiques puis sociales en raison de la situation précaire dans laquelle se trouvait un nombre toujours plus important de citoyens tunisiens. Les disparités se creusent, la faillite [2] de l’Etat et le verrouillage du champ politique laissent dans le cœur des Tunisiens un sentiment amer d’exclusion. Selon Merouan Mekouar [3] : « Perceptions of economic inequality, corruption and cronyism, and the absence of meaningful political voice, were central elements of the social discontent that propelled the popular protests of 2011. […] In addition to the historical and structural conditions that preceded the protests, more immediate political actions also had an effect [4] ». La répression des manifestants ordonnée par Ben Ali est un échec, les assurances qu’il donne au peuple tunisien ne parviennent pas à calmer les esprits. Ben Ali choisit le 14 janvier 2011 de quitter le pays pour l’Arabie saoudite qui lui offre l’asile.

La Tunisie a semble-t-il montré la première le chemin de la contestation aux autres pays du monde arabe. Elle a fait figure d’exemplarité. Cependant, si elle a pu servir d’exemple dans sa forme, il convient de préserver tout prisme homogénéisant des révoltes et de rappeler que sur le fond chacune d’entre elles est singulière. Les mouvements révolutionnaires se sont succédés dans le temps et dans l’espace, à des degrés divers, des rives de la Méditerranée aux contrées iraniennes.

Il sera question dans cet article de comprendre sur quels ferments la révolution s’est-elle articulée, et de tenter une réponse de ce que signifie la victoire dans les urnes de partis extrémistes pourtant réticent aux idées de liberté et d’égalité véhiculées par les instigateurs de la révolution, ceux-là mêmes qui les ont portés au pouvoir.

Les dynamiques de la révolution tunisienne

Les media occidentaux ont souvent présenté les révolutions arabes sous l’angle elliptique des droits de l’homme, de la manifestation populaire d’un désir de liberté et de démocratie émanant des profondeurs de la société. On leur a attribué le qualificatif de « printemps arabes », expression empruntée à une toute autre époque, à une toute autre configuration géopolitique qui ne semble pas retranscrire fidèlement la singularité du monde arabo-musulman, en particulier cette tension séculaire de l’association du politique et du religieux dans l’exercice du pouvoir. Le « printemps de Prague » de 1968 devient ainsi le référent sémantique et symbolique de ce vent contestataire qui souffle sur le monde arabe. Certains journalistes et universitaires ont cru y lire la vague de réformes de la société tchécoslovaque qu’avait initié Alexandre Dubcek, et contre la ligne du Kremlin qui lui imposait un socialisme à visage unique. Un espoir de libéralisation de la société sitôt envolé par l’occupation de la capitale par les tanks soviétiques, et la répression que les troupes exercèrent à l’encontre des manifestants tchécoslovaques. Nous préfèrerons dans cet article le terme plus neutre de révolutions arabes.

La révolution tunisienne apparaît sans surprise eu égard à la conjoncture politique et économique du pays comme le rappelle Bichara Khader [5] : « Même imprévu dans la forme qu’il a prise, l’ébranlement n’était pas moins prévisible. Il y a eu, par le passé, des précédents dans des contextes différents : l’intifadah palestinienne en 1987, le printemps algérien de 1988, le printemps tunisien au tournant de 1990, le printemps de Damas, début 2000, l’ouverture parlementaire koweïtienne [6] ». Pour l’auteur, c’est moins les outils de la mondialisation : réseaux sociaux, chaînes satellitaires, perméabilité des frontières, interconnexion des pays qui sont en cause, que l’usure du pouvoir autoritaire et de ses dérives « dynastiques ». Le mécontentement du peuple tunisien serait né de ce dernier élément. Or, dans un environnement globalisé tel que le nôtre, une approche unifactorielle ne trouve plus sa pertinence. L’insécurité libyenne, l’absence de contrôle de la frontière algéro-tunisienne, l’instabilité de la zone méditerranéenne et subsaharienne, les mouvements de population fragilisent la Tunisie. L’étroitesse du pays, la jeunesse de ses membres et leur ouverture à l’Occident, par le biais notamment des échanges universitaires, des réseaux sociaux, des médias et d’internet, sont autant d’ingrédients qui participent à la déstabilisation des institutions du pays. L’administration de Ben Ali n’a semble-t-il pas évolué au rythme de l’ouverture et de la jeunesse de ses ressortissants. Elle n’a pas su être à l’écoute des besoins d’une population aujourd’hui jeune et dynamique, soucieuse de construire un Etat dans lequel elle se reconnaitrait : ni démocratique ni islamique.

La révolte tunisienne semblait obéir à un double mouvement. Cependant, il ne faut pas comprendre ces deux dynamiques de manière isolée. Il y interpénétration entre la sphère interne et la sphère régionale et internationale. Tout d’abord, donc, une dynamique endogène : le régime de Ben Ali, bien qu’il ait consacré un certain nombre de droits, notamment pour la femme, reposait sur le clientélisme [7], la censure et le monopartisme. Il n’est pas question ici de faire le procès de l’administration de Ben Ali mais d’énoncer des caractéristiques prégnantes du pouvoir qu’il a exercé de 1987 à 2011. Ce type de régime ne pouvait être pérenne et il n’est pas surprenant qu’un certain nombre de groupes d’individus aient commencé à manifester dans la rue, dans les services publics ou sur les réseaux sociaux. Ce qui est inédit, c’est la manière dont cette révolution a débuté et les ferments technologiques sur lesquels elle s’est appuyée. On n’avait pas jusqu’à ce jour eu de révolution 2.0 [8] à expliciter d’une ampleur et d’une résonnance semblable à celle-ci sur les rives de la Méditerranée. L’explication proposée par les media est celle des droits de l’homme. La lecture d’une volonté démocratique du peuple tunisien telle que l’Europe la conçoit semble néanmoins précipitée, comme une pré-idée que le collectif européen viendrait calquer sur un autre théâtre. Les revendications en termes de droits humains sont une dimension certes importante de ces soulèvements, mais elles ne constituent pas le tout et ne doivent pas réduire la contestation à ce seul facteur explicatif. Puis, la révolution en Tunisie semblait obéir à une dynamique allogène dans la mesure où cette révolution a été investie par des acteurs extérieurs à la nation tunisienne en raison d’un agenda politique régional que ces acteurs suivaient. La couleur politique que le nouveau régime tunisien allait se donner était déterminante pour les relations diplomatiques et économiques futures. Les frontières sont perméables et la situation tunisienne affecte celle des pays limitrophes (Algérie, Libye) mais également, et par la voix des NTIC [9], l’ensemble de la péninsule arabe et des pays méditerranéens. Ainsi, internet et les médias véhiculèrent activement les velléités réformistes de la jeunesse tunisienne en relatant les événements qui l’ont ponctuées sur la chaine qatarie, Al-Jazeera. Le risque d’extension de la révolution s’est vu démultiplié par ces éléments.

Les pays du Golfe, fort inquiets de l’ampleur des événements et de la vacance du pouvoir, initièrent dès les prémisses de la contestation une stratégie de containment considérant qu’il était moins dangereux pour eux d’avoir au pouvoir des politiques avec qui ils partageraient des préceptes convergents et avec lesquels ils pourraient dialoguer aisément. En dehors de toute logique conspirationniste, ces révolutions constituent des opportunités non négligeables pour les puissances régionales, et semblent notamment satisfaire les ambitions de leadership de la Turquie. Les révolutions ont invité les gouvernements de la région à repenser leurs positions politiques en interne et en externe, comme c’est le cas notamment de l’Iran. Si les officiels iraniens choisissent de présenter ces événements en relation avec la Révolution Iranienne de 1979, en interne l’arrivée au pouvoir de partis islamiques sunnites inquiète parce que le pays doit ajuster sa stratégie politique devant l’affirmation et la diffusion d’un sunnisme à travers le monde arabe. Ou plutôt - et dans l’objectif de s’élever du conflit sunnite-chiite qui ne trouve pas de pertinence dans l’analyse scientifique que nous essayons de construire - devant une nouvelle aire d’influence et d’alliance de l’Arabie saoudite et/ou du Qatar car ce sont des relations très tendues qu’entretiennent ces deux pays depuis quelques années. Si la mise en place de régimes islamiques sur les rives de la Méditerranée et dans la péninsule arabe semble favorable aux pays du Golfe, c’est un avantage conjoncturel et précaire qui dépend de la pratique de ces partis au pouvoir, mais aussi du sponsor financier.

Les révolutions arabes ont donc initié à leur insu peut-être une redistribution des cartes de la géopolitique régionale. Le pôle conservateur s’est renforcé à côté des injonctions superficielles (au sens étymologique du terme) à la liberté et à l’égalité. Néanmoins, il convient d’être prudent sur la poussée islamiste car, « Après tout, les jeunes arabes ne sont pas sortis dans les rues pour changer la couleur noire des dictatures par la couleur verte de l’islamisme : ils veulent changer une couleur par plusieurs, ce qui est la définition même du pluralisme [10] », pour reprendre les termes de Bichara Khader.

L’arrivée au pouvoir d’islamistes radicaux : miroir d’une crise profonde des sociétés arabes ?

Les partis islamistes apparurent comme une force politique crédible aux yeux de la population pour trois raisons. Tout d’abord, ils représentent la révolte clandestine, le refus d’un régime autoritaire au pouvoir. La crédibilité des partis islamistes leur vient souvent du fait que plusieurs de leurs membres ont fait le sacrifice de leur vie pour véhiculer leurs idées. Puis, ils se sont efforcés de quadriller le territoire national. Comme l’explique Tawfik Bourgou, ces partis vont dans les profondeurs de la société, ce qui leur a permis d’acquérir une visibilité réelle sur ce qui s’y passe et une reconnaissance, notamment de la part des populations défavorisées. L’écoute, la disponibilité des partis islamistes auprès des couches populaires les plus défavorisées ont participé à véhiculer une bonne image de ces partis. La faillite de l’Etat est palliée dans ces zones reculées par la construction d’un réseau parallèle de services et d’associations dédiés à la population. Ensuite, la mise en place d’un réseau de solidarité entre les citoyens et à l’initiative des partis islamistes accentuent la fracture entre un régime clientéliste et inégalitaire, et ces partis concernés par les problématiques de la société. Enfin, les partis islamistes - qui sont des partis anciens - arrivés au pouvoir, notamment Ennahda en Tunisie, sont organisés, disciplinés et sont capables de mobiliser la population aidés en cela par leur maîtrise du territoire et de ses relais de communication. Pour Mathieu Guidère [11], « une véritable fièvre islamiste s’est emparée de la Tunisie au cours des années 1980, alimentée par le mouvement d’Ennahda [12] ». Les islamistes en Tunisie vont en effet devenir dans les années 1980 « politiquement et numériquement le courant dominant dans le monde universitaire et professionnel ». Le Mouvement de la Tendance Islamique [13] (MTI) travaille assidûment sur le volet social en créant plusieurs associations qui entament « un travail d’islamisation des couches sociales les plus fragilisées par la crise économique à la suite d’une sécheresse terrible 1982-1983 ». Leur aura se renforce avec les « émeutes du pain » de 1984. Les Islamistes semblent apporter une réponse locale, un soutien que l’Etat n’assure pas dans des zones périurbaines et périphériques reculées et livrées à elles-mêmes, où la survie est due aux solidarités locales. Les Islamistes profitent de la fragilisation économique et sociale de la société pour investir l’espace public. Ils tentent de rendre visible la contestation en islamisant l’espace par le biais notamment de prêches virulents dans les mosquées, ou en invitant les femmes à porter le voile. Olivier Roy propose, quant à lui, une autre lecture de l’arrivée au pouvoir des islamistes. L’explication se trouve pour lui dans le changement de paradigme religieux [14].

On peut se demander si l’arrivée au pouvoir des islamistes radicaux en Tunisie serait le miroir d’une crise plus profonde de ces sociétés, et qui remonterait probablement aux origines de la conversion des peuples de la rive méditerranéenne à l’Islam. En effet, la crise ne commencerait pas à la chute de Ben Ali (ou de Moubarak en Egypte). Elle est antérieure, profondément enracinée dans la vie politique et l’Histoire du pays à travers notamment deux éléments : d’une part, l’héritage du protectorat français à l’époque moderne. D’autre part, la difficulté à concilier religion et « modernité ». La société tunisienne est à la recherche d’un « code d’action », terme que j’emprunte à Tawfik Bourgou. Un code qui lui permettrait de prendre des distances avec l’Europe, avec laquelle les rapports sont parfois problématiques, mais aussi prendre des distances par rapport à sa tradition religieuse. La Tunisie semble aujourd’hui confrontée à un exercice à la fois difficile et déterminant pour son avenir, celui de définir la place à accorder à l’Islam dans la société, dans l’Etat. L’enjeu est peut-être davantage celui de proposer une lecture de l’Islam qui soit, selon Haoues Seniguer « à la fois en rupture avec une certaine orthodoxie religieuse, hostile à l’Occident et à la modernité, et avec les adeptes d’un « langage politique de l’Islam ou Islam politique » qui alimentent les amalgames et les peurs qui en découlent [15] ». Un projet d’ampleur qui ne peut se réaliser selon Haoues Seniguer qu’à travers une éducation dans l’approche des textes religieux. Car, il poursuit : « Comment prétendre parler et prêcher un message que l’on n’aurait pas suffisamment pris le temps d’interroger et de questionner ? [16] » Politisée après la mort de Ali, cousin et gendre du Prophète de l’Islam, la religion musulmane s’est trouvée associée intimement au politique si bien que l’imbrication est courante. A ce titre, Tawfik Bourgou écrivait : « La victoire électorale des partis religieux conservateurs […] n’est en réalité que le prodrome de la grave crise que traversent les sociétés arabes travaillées depuis les indépendances par le flux et le reflux du rapport identité(s) et politique [17] ». L’islamisme n’est pas, contrairement aux présupposés que l’on peut formuler, la représentation par excellence de l’archaïsme. Il y a en effet une contradiction dans l’identité des islamistes dont les discours traduisent des éléments issus de la modernité et de la tradition. Selon Lahouari Addi, l’islamisme est « un produit contradictoire de la modernité ». Haoues Seniguer écrivait : « L’Islamisme puise son fondement dans une conscience aigüe, inédite, paroxystique des rapports entre politique et religion, portée à un haut degré de conflictualité. Si le phénomène de confusion entre religion et politique n’est pas propre à l’Islam (entre le VIIe et IXe siècle), en revanche c’est la volonté d’imposer l’Islam dans les champs de vie qui est inédite ». Néanmoins, comme le souligne François Burgat il n’existe pas de définition académique consensuelle de l’Islamisme. Sous le régime de Ben Ali, il n’existait pas par ailleurs de département de Sciences Politiques comme si la discipline était problématique car elle questionne par essence les fondements du pouvoir. Les programmes tunisiens étaient structurés selon un principe symétrique (en termes de volume horaire) d’enseignement de la philosophie et des sciences islamiques. Comme si la philosophie par les questionnements nombreux qu’elle invite ses disciples à poser menaçait l’équilibre du pouvoir en place. Bruno Etienne met en exergue une véritable difficulté à observer et analyser des sociétés exogènes : Comment parler de la religion de l’autre ? Comment analyser l’Islam avec les concepts européens ?

Au lendemain de la chute des régimes, la constitution a été une priorité dans l’agenda politique des partis islamiques. Car, pour Chibli Mallat les constitutions « réformées ou totalement revues – sont des contrats sociaux qui rassemblent les attentes du peuple dans un texte qui impose l’esprit d’un nouveau régime construit sur les ruines de l’ancien [18] ». Elles sont les garantes de la légitimité et de la reconnaissance des gouvernements par la communauté internationale. Pour Bichara Khader, l’enjeu pour la Tunisie est de parvenir à une constitution qui ne soit pas l’émanation d’un parti ni faite par ou pour lui, mais qui affirme les principes généraux qui régissent la vie en société, encadrent les rapports entre gouvernants et gouvernés « et non des prises de positions partisanes et contingentes [19] ».

La nouvelle constitution adoptée le 26 Janvier 2014 par l’Assemblée Nationale Constituante, malgré qu’elle ait été votée à 200 voix pour sur 216 députés [20], ne semble pas combler les attentes, notamment en matière de droits de l’homme, de la société tunisienne. En effet, si le directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord, Eric Goldstein, note « un langage audacieux en faveur des droits humains », il rappelle l’importance de la pratique : « Désormais, c’est aux tribunaux, aux législateurs, aux procureurs et autres autorités de s’assurer que leurs politiques, procédures et lois soient conformes aux droits inscrits dans la constitution [21] ». Des contradictions dans les articles de la Constitution peuvent d’ores et déjà être soulignées [22]. Des contradictions constitutionnelles imputables à un équilibre difficile à trouver dans une constitution tunisienne qui est le « fruit d’un délicat compromis entre islamistes et laïcs [23] » selon Isabelle Mandraud.

Publié le 25/04/2014


Marcelle Champagne est étudiante en Relations internationales. Elle a effectué plusieurs voyages au Levant.


 


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