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Entretien avec le Dr Mechtild Rössler, directrice de la Division du patrimoine et du Centre du patrimoine mondial à l’UNESCO – Les enjeux du patrimoine mondial
Article publié le 24/01/2017

Propos recueillis par Claudine Serre, ancienne diplomate.

Experte en patrimoine culturel et naturel ainsi qu’en histoire de la planification, le Dr Mechtild Rössler a été nommée en 2013 au poste de Directrice adjointe du Centre du patrimoine mondial. Depuis 2014, en tant que Directrice adjointe de la Division du patrimoine, ses tâches ont inclus la supervision des équipes de la Section des traités du patrimoine culturel en charge de 3 conventions internationales : la Convention de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriétés illicites des biens culturels et la convention de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique ainsi que les musées. Elle a également dirigé l’équipe de la Section de l’histoire et de la mémoire pour le dialogue (HMD) traitant de la Route de l’Esclave, de la plateforme de la Route de la soie et du Prix UNESCO Sharjah pour la culture arabe.

Le Dr. Mechtild Rössler est diplômée en géographie culturelle de l’Université de Fribourg (Allemagne) et est titulaire d’un doctorat de la Faculté des sciences de la terre de l’Université de Hambourg (Allemagne) en 1988. Elle a rejoint le CNRS au Centre de recherche de la « Cité des sciences et de l’industrie » (Paris, France) en 1989, et a travaillé en 1990/91 comme chercheuse invitée sur la géographie, l’analyse spatiale et l’aménagement du territoire à l’Université de Californie, Berkeley (Etats-Unis) au département de géographie.

En 1991, le Dr Rössler a commencé à travailler au siège de l’UNESCO à Paris au sein de la division des sciences écologiques puis au Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO nouvellement créé. Elle y a occupé différents postes, notamment comme spécialiste du programme pour le patrimoine naturel (1993-2001), chef de la Section Europe et Amérique du Nord (2001-2010), chef de la Section de politique générale et des réunions statutaires (2010-2013), et Directrice adjointe. Elle a publié et co-rédigé 13 ouvrages et plus de 100 articles, y compris « Many voices, one vision : the early history of the World Heritage Convention » (avec Christina Cameron, 2013). Le Dr Rössler occupe ses fonctions actuelles de directrice de la Division du patrimoine et du Centre du patrimoine mondial à l’UNESCO depuis 2015.

Depuis que vous avez pris vos fonctions, d’abord comme directrice adjointe, puis comme directrice, quels sont les défis et enjeux auxquels est confrontée l’UNESCO sur les questions du patrimoine mondial ?

Dans leur globalité, les enjeux sont considérables et problématiques. Lorsque j’ai rejoint l’UNESCO il y a 25 ans, il y avait seulement 357 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, aujourd’hui, en 2016, il y en a plus d’un millier. Certains se trouvent dans des zones de conflit, comme la Syrie, d’autres sont abîmés par les désastres naturels, comme à Katmandou au Népal. Enfin d’autres sites souffrent déjà ou vont souffrir des conséquences du réchauffement climatique.
En même temps, l’UNESCO dispose de moins de ressources budgétaires. Les 192 Etats membres de l’UNESCO ne versent au Fonds du Patrimoine mondial pas plus d’1% de leur contribution globale à l’Organisation. De plus, les Etats-Unis n’apportent plus de financement à ce Fonds depuis l’adhésion de la Palestine à l’UNESCO.

Nous travaillons dans le cadre des conventions internationales dans le domaine de la conservation, en étroite collaboration avec quatre Conventions. C’est la raison pour laquelle je suis à présent, d’une part la directrice de la Division du patrimoine et d’autre part, la directrice du Centre du patrimoine mondial. Mes tâches incluent ainsi la supervision des équipes de la Section des traités du patrimoine culturel en charge de 4 conventions internationales : la Convention de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriétés illicites des biens culturels, la Convention du Patrimoine mondial de 1972, et la convention de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique ainsi que les musées. Ainsi, l’enjeu de la Convention du Patrimoine mondial est énorme.

J’ai publié avec le Professeur Cameron un ouvrage dans lequel j’ai pu m’entretenir avec une cinquantaine de personnes à l’origine de la Convention du patrimoine mondial. J’ai interrogé d’anciens directeurs généraux de l’UNESCO et des experts. Ces échanges et témoignages montrent qu’il peut y avoir des dérives dans le choix des sites. Parfois, certains d’entre eux sont proposés et inscrits alors qu’ils n’ont que peu d’intérêt patrimonial, en particulier dénués de vraie Valeur Universelle Exceptionnelle, comme cela est à priori exigé. En réalité, il peut s’agir de candidatures politiques déguisées. Nous devons être vigilants sur ce point pour garder à la Liste toute sa crédibilité.

Quels sont les défis de l’UNESCO pour les sites du Proche et Moyen-Orient ?

Le plus grand défi représente les guerres au Moyen-Orient, et les enjeux les plus cruciaux concernent ceux des destructions des sites. La tragique destruction des trois statues de Bouddha enclavées dans une falaise et détruites par les talibans en Afghanistan, en mars 2001 - site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO seulement après la destruction en tant que paysage culturel en 2013 - a suscité une réaction internationale outragée et, en même temps, une prise de conscience aiguë des dangers auxquels serait de plus en plus confronté le patrimoine mondial. Depuis, la situation s’est aggravée de par le monde et l’UNESCO se doit de réagir très vite lors des attaques contre les sites.

En Syrie, comme vous le savez, le site du patrimoine mondial de la cité de Palmyre a fait l’objet depuis 2015 de plusieurs destructions de ce riche patrimoine archéologique. Des dommages considérables ont été infligés au Temple de Nabû à Palmyre, que la directrice générale de l’UNESCO avait condamnés en juin 2016, tout en ayant rappelé que ceux-ci faisaient suite à la destruction complète du temple d’Assurnazirpal II, ancien roi d’Assyrie, et des sculptures de pierre de l’ère néo-assyrienne en mars 2015, ainsi qu’aux explosifs infligés au site en avril de la même année. En août 2015, Daech a détruit un des plus beaux temples, le temple de Ba’al-Shamin ainsi que des colonnes autour du temple de Ba’al, à coups d’explosifs, puis en septembre les plus célèbres tours funéraires de la cité, uniques au monde, et en octobre 2015 l’arc triomphal. Mme Bokova avait rappelé, et cela s’applique aux destructions en Syrie notamment, que « la destruction du patrimoine est un crime de guerre et qu’elle doit être punie comme tel ». Daech a également exécuté plusieurs hommes au sein de la cité antique et décapité l’ancien chef des Antiquités de la ville, le regretté Dr Khaled-Al-Assad, âgé de 82 ans.

Aussi, en avril 2016, trois semaines après la libération de Palmyre, je me suis rendue en mission sur place. Il est en effet nécessaire que l’UNESCO soit parmi les premiers à rentrer dans les sites car c’est elle qui est en mesure d’effectuer une évaluation rapide de la situation sur place. La destruction des trois sites emblématiques de Palmyre a été un choc pour moi. Les employés du département des Antiquités du musée avaient commencé à retirer quelques objets, juste avant l’arrivée des soldats de Daech. L’équipe sur place a pu sauver des pièces mais les soldats de l’Etat islamique ont tiré sur les personnes qui évacuaient ces pièces, puis ont coupé les têtes de toutes les statues, dont le Lion d’Athéna.

Concernant le travail de reconstruction post conflit en Syrie, nous avons développé un projet conséquent avec l’Union européenne qui le finance, et avons commencé en 2014 à rassembler toutes les données archéologiques du pays. En liaison avec l’Union européenne, nous sommes très actifs sur le terrain depuis l’installation de notre équipe à Beyrouth, à deux heures de Damas. C’est un travail de longue haleine alors que nous avions déjà organisé une conférence sur la Syrie dès 2014 et qu’en juin 2016, juste avant la tenue du Comité du Patrimoine mondial, nous avons organisé une autre réunion à Berlin afin d’établir le plan de reconstruction à court, moyen et long terme.

Dr Rössler, la situation vient d’évoluer en Syrie, en particulier à Palmyre, reprise par l’Etat islamique. Souhaitez-vous rajouter un commentaire à ce sujet ?

Concrètement, dans ce pays, nous sommes particulièrement confrontés au site d’Alep, en grande partie détruit. Une réunion s’est notamment tenue sur la reconstruction de l’ancienne ville d’Alep (pas autorisée par la Convention du patrimoine mondial) dont le centre historique a été sérieusement endommagé. Depuis 2015, nous travaillons et coordonnons nos actions avec plusieurs intervenants y compris avec la Fondation Aga Khan, en particulier sur la planification urbaine. Concernant le site de Palmyre, il a été moins détruit. Par exemple, pour l’Arc de Triomphe, il devrait être possible de conserver et de remettre en place les pierres qui sont tombées. En revanche, nous n’avons pas pu nous rendre auprès du temple de Ba’al-Shamin. Le lieu était encore trop dangereux et le déminage pas encore achevé. Cependant, la problématique de la reconstruction pose question. En effet, une reconstruction complète ne peut être acceptée par l’UNESCO car celle-ci est contraire aux principes de la Convention de 1972. En effet, malheureusement le site de Palmyre a été réoccupé par l’Etat islamique, nous espérons seulement qu’il n’y aura plus davantage de pertes humaines ni d’autres destructions dans ce site emblématique du patrimoine mondial.

Nous travaillons également beaucoup avec les militaires français, mais également américains et russes depuis le début des conflits, avec des cartes pour éviter les bombardements des sites. Cette coopération s’effectue depuis que nous avons réalisé un « passeport Patrimoine mondial pour le Mali ». Nous travaillons également pour le déminage du site de Palmyre. Les Russes ont ainsi retiré 3 000 mines mais il reste des « small devices » faites à la main par l’EI.

Nous sommes en effet très actifs dans la lutte contre le trafic illégal et avons alerté d’autres acteurs, Christie’s et Sotheby, avec lesquels nous travaillons à présent, et qui sont conscients de l’importance de ne pas mettre en vente les objets sans provenance prouvés, comme ceux en provenance de Palmyre, qui sont apparus.

Il y a donc une véritable coordination, opérée par l’UNESCO. A cet égard, je dois souligner un aspect positif. L’UNESCO est la seule agence à mettre sur le terrain plusieurs agences et parties prenantes et à leur donner l’opportunité de travailler ensemble. Ainsi l’UNESCO réussit-elle à mettre autour de la table toutes les missions archéologiques, les ambassadeurs des pays concernés, mais aussi, ce qui est à priori plus délicat, les experts et spécialistes en exil d’un pays, en l’occurrence qui travaillent par exemple au Louvre à Paris ou au musée de Pergame à Berlin.

Enfin, nous sommes également présents au Yémen depuis Sana’a où des sites ont été très touchés, et en Libye où nous effectuons surtout des formations, avec des ateliers de première aide à l’attention des spécialistes des musées et des sites archéologiques, afin de leur apprendre à éviter les fouilles illégales.

Mesdames Mechtild Rössler, Nada Al Hassan et Cristina Menegazzi devant Palmyre, crédit photo UNESCO.

Quels sites ont été inscrits au patrimoine mondial, en Irak, en 2016 ? Où en est l’état du patrimoine culturel dans ce pays ?

Les sept éléments des Ahwar du sud du pays - véritable refuge de biodiversité et paysage relique des villes mésopotamiennes - ont été inscrits en 2016 comme site mixte, à la fois culturel et naturel des zones humides au Sud de l’Irak à préserver pour les future générations. Il s’agit en effet de trois sites archéologiques et de quatre zones humides, marécageuses, qui sont uniques. On trouve là « l’un des plus grands deltas intérieurs du monde, dans un milieu extrêmement chaud et aride ». Il est en effet très intéressant de découvrir comment l’homme a préservé et eu recours à ces zones humides.

Une formation a été organisée par la France avec le soutien de l’UNESCO du 10 octobre au 4 novembre 2016 à l’attention de professionnels irakiens du patrimoine pour lutter contre le pillage et le trafic de bien culturel. Une réunion de coordination sur les sites archéologiques d’Irak s’est tenue à l’UNESCO du 18 au 20 novembre 2016, organisée conjointement avec l’Allemagne. D’autre part, l’UNESCO organisera prochainement une réunion internationale sur la sauvegarde du patrimoine culturel dans les zones libérées en Irak. En effet, l’on note une grande différence pour la question de la protection des sites : ainsi pour poursuivre l’exemple des Ahwar, l’Irak a besoin de l’aide de l’UNESCO et de ses experts. Dans le secteur naturel, l’UNESCO doit agir avec l’UICN pour faire face, suite aux zones de conflit dans les sites, à des espèces envahissantes. L’UNESCO travaille avec la Convention de Ramsar relative aux zones humides d’importance internationale, adoptée en 1971, et dont elle est par ailleurs dépositaire. Nos équipes sont sur le terrain en Irak même, soit depuis Bagdad, soit depuis Erbil afin de renforcer les statuts de protection légale des aires protégées.

Concernant Nimroud, la ville a été inscrite en 2000 sur la liste indicative nationale irakienne du patrimoine mondial de l’UNESCO, en témoignage de l’histoire ancienne de la Mésopotamie et de l’Irak. L’UNESCO a eu confirmation par les autorités irakiennes de la libération de ce site archéologique. Aussi, la Directrice générale de l’UNESCO a réitéré son soutien à la population irakienne et a rappelé la nécessité de s’unir pour protéger le patrimoine du pays. Mme Bokova a ainsi déclaré le 25 novembre 2016 que « l’UNESCO va intensifier ses actions dans le cadre de son plan d’urgence en Irak ainsi que renforcer ses activités éducatives dans le cadre de la campagne #unite4heritage dans les camps de déplacés et les écoles à Erbil et Bagdad, afin de sensibiliser à la nécessité de protéger le patrimoine culturel ».

Sur quels experts l’UNESCO s’appuie-t-elle pour les questions du patrimoine mondial ?

L’UNESCO peut compter sur un grand réseau d’experts, à travers ses partenaires comme l’ICOMOS, l’ICCROM et l’UICN. Des Etats, comme la Corée, l’Allemagne, le Japon, la Suisse, l’Azerbaïdjan, nous appuient dans nos démarches en nous permettant de disposer d’experts mis à disposition. La France, à travers le ministère de la Culture et de la Communication, organise des séminaires concernant les sites du patrimoine en Afrique, par exemple sur les actions au Mali. Il s’agit d’initiatives positives, mais ponctuelles. En ce moment, nous n’avons plus de financements par le biais de la Convention France UNESCO, en particulier sur l’Afrique.

Nous travaillons maintenant en étroite collaboration avec de nouveaux acteurs qui ne sont pas seulement les Etats. Nous agissons aussi avec la Croix Rouge par exemple, qui figure parmi les premiers à se rendre sur le terrain, et sont donc à même d’informer les populations locales des risques de destruction et de pillage des sites. Il est en effet très important de travailler avec d’autres partenaires et la société civile.

La situation de l’UNESCO sur les questions de patrimoine en danger est donc difficile. Il y a en effet de moins en moins de financements disponibles, alors que certains sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO en tirent des bénéfices financiers conséquents, à l’instar de ceux du Pont du Gard et d’Angkhor. Un léger pourcentage de ces recettes peut être transféré aux Etats qui ont besoin d’aide pour préparer les candidatures d’inscription au patrimoine mondial. Il y a ainsi des sites en Afrique, comme les architectures de terre, comme les premiers sites de la production de fer en Afrique qui mériteraient d’être inscrits. L’UNESCO a une coopération très suivie avec l’association CRAterre. Ce centre international de la construction en terre œuvre pour la reconnaissance du matériau terre, situé à Grenoble, et répond aux défis liés à l’environnement, à la diversité culturelle et à la lutte contre la pauvreté.

En substance, je regrette, qu’aujourd’hui, l’intérêt des Etats soit seulement d’inscrire un site sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et qu’ils n’interviennent pas plus pour apporter aux autres Etats une aide financière et technique afin de les aider dans la conservation.

Quels sont les éléments à retenir de la conférence qui s’est tenue à Abou Dabi les 2 et 3 décembre 2016 ? Y a-t-il eu des avancées dans la protection du patrimoine ?

A l’initiative de la France et des Emirats arabes unis, et sous le patronage de l’UNESCO, une Conférence internationale sur la protection du patrimoine en péril avec la participation de chefs d’États et de ministres de plus de 40 pays et des représentants d’organisations internationales et des grands musées vient de se tenir à Abou Dhabi. La Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, a appelé à renouveler l’engagement pour protéger le patrimoine en danger. Cette Conférence a été très importante car elle a réuni pour la première fois des dirigeants du monde arabe pour la question de la sauvegarde du patrimoine culturel. Elle a permis de déboucher sur deux principaux résultats, notamment la création d’un nouveau Fonds international pour la protection du patrimoine, avec une contribution initiale de la France à hauteur de 30 millions de dollars. La Directrice générale a déclaré à cet effet que « Cette initiative et la création de ce Fonds pour la protection du patrimoine culturel représentent un signal puissant d’espoir et j’y vois le point de départ d’une ambition plus vaste encore - un nouvel engagement pour la culture, l’éducation, la dignité humaine. »

Le second résultat majeur de cette Conférence est l’émergence de l’idée de création de refuge afin d’accueillir des objets culturels volés saisis en dehors de leur pays d’origine selon des modalités complexes qui restent encore à définir.

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