Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Analyses de l’actualité

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  • Le PKK, un mouvement résolument transfrontalier. Partie 1 : l’Irak, une base arrière majeure pour le PKK - 04/07/19

    Un prisonnier surveillé 24h/24 par 165 caméras de vidéosurveillance, gardé par un millier de soldats, eux-mêmes encadrés par 250 officiers sur une île déclarée zone militaire, et à la surveillance duquel l’Etat turc consacre plus de 20 000 euros par jour : Abdullah Öcalan, surnommé « Apo » par ses fidèles, est en effet le prisonnier le plus surveillé de Turquie, en raison de son rôle de fondateur et dirigeant pendant plus de vingt ans du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK - Partiya Karkerên Kurdistan).

    Le PKK est un groupe armé kurde initialement marxiste-léniniste qui, à sa création en 1978, s’était fixé comme but d’obtenir l’indépendance des territoires turcs peuplés à majorité de Kurdes. Depuis, ses objectifs et son architecture idéologique ont évolué, mais les actions armées contre les forces de sécurité turques, initiées officiellement le 15 août 1984, ont persisté de façon quasi-ininterrompue (1), provoquant la mort d’approximativement 50 000 personnes en l’espace de 35 ans.

  • À Manama, le volet économique du plan de paix américain controversé sur fond de renforcement de l’axe anti-Iran dans la région - 02/07/19

    Les 25 et le 26 juin 2019, la capitale de Bahreïn, Manama, a accueilli la conférence portant sur le volet économique du plan de paix américain pour le Moyen-Orient, rebaptisée sobrement « atelier ». Washington est parvenu à réunir des pays arabes clés durant cette rencontre, malgré l’opposition des principaux bénéficiaires du plan, les Palestiniens. Reste que l’atelier n’a pas entrainé l’engouement escompté, et le volet économique du plan de paix publié quelques jours avant la conférence a été la cible de vives critiques.

  • Crise dans le golfe Persique : le face-à-face irano-américain - 24/06/19

    Depuis la mi-mai 2019, les incidents sécuritaires se multiplient dans le golfe Persique et la tension monte, non plus seulement verbalement mais militairement : le 20 juin, le Président américain Donald Trump a donné l’ordre à l’armée américaine d’exécuter une série de frappes contre des cibles iraniennes, avant de finalement se raviser. Au vu de la richesse et de l’intensification de l’actualité dans le très stratégique golfe Persique, cet article a pour but d’éclairer la situation actuelle, les raisons y ayant menées et les suites et conséquences potentielles à cette crise.

  • Reportage photo : Chrétiens de Gaza - Le désir d’exil - 04/06/19

    Les chrétiens présents à Gaza représenteraient entre 1 100 et 1 200 personnes (1), en grande majorité de rite grec orthodoxe. Dans cette enclave de 360 km2, soumise à un blocus drastique, la petite communauté se réduit d’année en année. Poussés par l’absence d’avenir, les chrétiens de Gaza rêvent d’exil.
    Reportage dans l’Église de la Sainte Famille (rite catholique), Gaza City.

  • Reportage photo à Gaza : les Palestiniens rattrapés par les violences entre Israël et les factions locales (1/2) - 25/05/19

    Les 4 et 5 mai derniers, les violences ont de nouveau éclaté entre Israël et les factions palestiniennes qui contrôlent Gaza, d’une intensité inégalée depuis la guerre de 2014. Ces combats constituent le huitième épisode de violences entre l’armée israélienne et ces factions (Hamas et Djihad islamique) depuis un an. Ils ne durent parfois pas plus d’une journée, aboutissant rapidement à un cessez-le-feu, généralement négocié par l’Égypte, preuve qu’aucune des deux parties ne souhaite une guerre à part entière.

    Ces violences servent les intérêts des deux principaux adversaires, Israël et le Hamas. Les deux belligérants, qui n’ont pas intérêt à entrer dans une nouvelle guerre à moyen et long terme, sont aujourd’hui habitués à « négocier par le feu » selon les mots de Ghaith al-Omari, un ancien responsable de l’Autorité palestinienne.

    De chaque côté de la bordure frontalière, ce sont les populations qui en payent le prix. Roquettes tirées par les factions palestiniennes contre bombardements de l’aviation israélienne, le dernier cycle de violences a fait une trentaine de morts palestiniens et israéliens, et causé de nombreuses destructions, habitations comme commerces. A Gaza, la population se dit habituée aux bombardements israéliens qui viennent parfois bouleverser des vies déjà sous pression.
    En parallèle, des manifestations ont lieu presque chaque vendredi depuis le 30 mars 2018. Encadrées par le comité de la marche du retour et indirectement par le Hamas, elles mènent régulièrement à des heurts violents avec l’armée israélienne. Au total, deux Israéliens et plus de 250 Palestiniens ont été tués depuis le début de la marche du retour. 

  • Reportage à Gaza : à la suite de la flambée de violence début mai, l’argent qatari pour calmer le jeu entre Israël et les factions palestiniennes - 20/05/19

    Le 15 mai dernier, 10 000 Gazaouis ont manifesté à la frontière avec Israël pour commémorer le 71e anniversaire de la Nakba. Malgré des échanges violents, les manifestations se sont déroulées sans incidents majeurs. Un calme relatif qui s’explique notamment par le transfert de millions de dollars depuis le Qatar vers Gaza, dans le contexte de la flambée de violence qui s’est produite entre Israël et la bande de Gaza début mai.

  • La question politique pressante de l’écologie dans l’Iran actuel, ou la rencontre de l’urgence climatique et sociale (1/3) - 02/05/19

    « L’Iran est en train de devenir un désert inhabitable. Cependant, n’imaginez pas que cela se produira demain. C’est déjà le cas ! » avait statué l’ancien ministre iranien de l’Agriculture Isa Kalantari en 2013 afin d’alarmer l’opinion publique sur la menace environnementale colossale, progressant de manière exponentielle dans son pays. Les violentes inondations qui dévastent depuis mi-mars le sud de l’Iran, et notamment la capitale du Fars, Shiraz, ne sont pas sans rappeler le tremblement de terre qui avait touché la province de Kerman en 2003. Ce désastre sismique avait causé la destruction presque totale de la ville de Bam qui abritait un des plus grands châteaux en argile du monde, entrainant la mort de dizaines de milliers d’Iraniens. Si la catastrophe naturelle qui bouleverse actuellement la partie méridionale du pays est bien moins meurtrière et soudaine, elle soulève avec insistance la question de l’écologie en Iran. L’urgence climatique qui s’en dégage coïncide alors avec les sanctions américaines qui juxtaposent aux menaces environnementales, la misère sociale.

  • Quel devenir pour les Kurdes de Syrie huit ans après la révolution syrienne ? - 10/04/19

    On compte aujourd’hui environ 3 millions de Kurdes en Syrie, soit 15% de la population totale du pays. Concentrés dans trois principales régions, le Djézireh, Kobané et Afrine, ainsi que dans certains quartiers de Damas (al-Akrad, soit « les Kurdes » en arabe, et Zorava) ainsi qu’à Alep (Sheikh Maqsoud), les Kurdes ont joué un rôle important dans la guerre en Syrie, au travers de l’action de l’YGP (Unité de protection du peuple), la branche armée du PYD (Parti de l’Union démocrate), un parti kurde syrien. Les forces kurdes ont ainsi participé à la bataille de Baghouz, qui a signé la reprise par les forces démocratiques syriennes du dernier bastion syrien de l’État islamique.
    Pourtant, il n’est pas facile de faire la part entre les récits qui accusent l’YPG d’être à la solde du régime de Damas ou encore ceux qui voient les Kurdes comme la clé de la lutte contre Daech dans la région, et ceux mythifiant les combattantes de l’YPJ (Unités de protection de la femme) résistant à Kobané.
    Dans quelle mesure les Kurdes ont-ils contribué à la conquête territoriale contre l’État islamique ? Ces succès territoriaux leur ont-ils permis d’établir un territoire kurde autonome au Nord-Est de la Syrie ? Le ralliement des Kurdes au régime de Damas, s’il a été rapide, n’était pourtant pas certain. Il a pourtant participé, dans une certaine mesure, à la reconquête territoriale de certaines régions de la Syrie, ce qui a permis aux Kurdes l’établissement du Rojava autonome. Mais l’avenir de ce dernier reste aujourd’hui à questionner.

  • Entretien avec le Dr. Assaf Sharon - Elections législatives israéliennes du 9 avril 2019 : « Se confronter à Benyamin Netanyahou est un obstacle de taille » - 09/04/19

    Ce mardi 9 avril, quelque 6,3 millions d’Israéliens sont invités à voter pour élire de nouveaux parlementaires, qui formeront à leur tour un gouvernement. Cette campagne, qui s’est progressivement axée autour d’un clivage pro vs anti Benyamin Netanyahou, a vu émerger de nouvelles figures politiques comme Benny Gantz ou encore Moshe Feiglin. Elle montre aussi une perte de vitesse de la gauche israélienne.
    Le chercheur Assaf Sharon, l’un des responsables du centre d’études Molad pour le renouveau de la démocratie israélienne, revient sur les différents courants politiques en présence et analyse les élections législatives du 9 avril pour Les clés du Moyen-Orient.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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