Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Empire ottoman

  • Istanbul de 1918 à 1923 - 27/11/17

    L’Empire ottoman, allié des puissances centrales dans la Première Guerre mondiale, signe un armistice avec le Royaume-Uni dans la rade de Moudros le 30 octobre 1918. Malgré une résistance considérée comme héroïque aux Dardanelles et à Gallipoli en 1915 par les Ottomans, cet armistice s’apparente plutôt à une capitulation aux yeux des Alliés. Quand bien même l’Empire a maintenu ses positions sur plusieurs fronts et n’est plus inquiété par la menace russe, on acte à Moudros la défaite ottomane, qui s’explique dans les faits par la rupture du front macédonien par l’Armée d’Orient face aux Bulgares, menaçant ainsi directement Istanbul. Les Alliés considèrent dès lors l’Empire ottoman vaincu, n’ayant plus réelle souveraineté sur son empire, et occupent la capitale ottomane, où le sultan ottoman n’est plus qu’un souverain sans réels pouvoirs.
    Istanbul, après avoir vécu le nationalisme jeune turc, les grandes privations et les angoisses de la guerre, redevient pendant un temps une grande métropole cosmopolite où se côtoient forces d’occupation, réfugiés d’Anatolie, Russes blancs exilés, soldats turcs désœuvrés et les nombreuses communautés caractéristiques de la ville ottomane, qui peuvent de nouveau s’affirmer. Dans cet entre-deux inédit, où personne ne peut réellement prévoir l’avenir de la Ville et de l’Empire, s’entremêlent ces multitudes d’acteurs aux stratégies les plus diverses et bien souvent antagonistes.

  • Moyen-Orient ou Proche-Orient, Middle East ou Near East ? Retours historiques sur l’invention d’un espace géographique - 16/11/17

    « Qui est le Proche-Orient et qui est le Moyen-Orient ? Jamais ces expressions, d’usage semble-t-il récent, n’ont été plus vagues que depuis qu’elles sont devenues quotidiennes. » (1)

    Aujourd’hui très largement employée dans les médias et les ouvrages universitaires, l’expression Moyen-Orient (ou Middle East en anglais) s’est imposée pour désigner la région méditerranéenne comprenant la Syrie, la Palestine, Israël, la Jordanie, l’Égypte, la Turquie et la péninsule Arabique – parfois également l’Irak et l’Iran. Pourtant, un flou persiste et si la paternité de l’expression est attribuée à Alfred Mahan, à l’aube du XXe siècle, il fallut attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale et surtout la guerre froide pour qu’elle prenne le pas sur l’expression Proche-Orient. Comme en témoigne ce bref extrait ci-dessus d’un article paru dans le journal Le Monde à l’été 1945, même après l’effondrement de l’Empire ottoman, la mise en place des mandats et les conflits d’indépendances, la terminologie employée pour faire référence à la zone continuait de poser problème. Il est tout aussi frappant de voir, par exemple, un exemplaire de la célèbre collection Que sais-je ? paraître en 1959 sous le titre Le Moyen-Orient puis réédité en 1964 sous le titre désormais modifié de Le Proche-Orient arabe.

  • Les « Grecs » dans l’Empire ottoman - 15/11/17

    Le roman national grec présente toujours l’Empire ottoman comme une « turcocratie » où les populations grecques n’auraient été que continuellement opprimées. Les expressions sur les « 400 ans d’esclavage » reviennent comme des leitmotivs. L’Etat grec moderne se veut l’héritier direct de l’hellénisme antique et de l’Empire byzantin orthodoxe. La parenthèse ottomane n’aurait été qu’une période sombre d’oppressions et de résistances, qui a finalement gardé la nation grecque soudée et « pure » face au « joug turc ». C’est autour de cette idée d’exceptionnalité du genos (1) grec issu de l’Antiquité, qu’a pu se construire l’Etat-nation grec au XIXe siècle, quand bien même il n’y avait là rien en commun avec les insurgés de 1821 ou la plupart des « Grecs » de l’Empire ottoman. Ceux-là, dispersés entre la Macédoine et le Caucase, de la Moldavie et Valachie au port d’Alexandrie en passant par Constantinople, Smyrne ou Beyrouth, n’étaient pas toujours hellénophones et ne se projetaient pas forcément dans le petit royaume hellène (2), au moins jusqu’à la fin du XIXe siècle. Ils se définissent avant tout comme Rum (3), orthodoxes liés au Patriarcat œcuménique de Constantinople, constituant ainsi un millet (4) de l’Empire avec le patriarche en ethnarque (5), au moins jusqu’aux réforme du Tanzimat (6). Ils sont pourtant définis comme « Grecs » par les étrangers et surtout par le Royaume de Grèce et sa Grande Idée, idéologie irrédentiste qui vise à rassembler l’ensemble du genos grec dans un seul ethnos (7). Au-delà de ces visions idéologiques, il s’agirait ici de considérer qu’il existe une histoire des Grecs de l’Empire ottoman et que l’ottomanité a pu être une de leurs identités.

  • Les consuls français au Levant : la mise en place du réseau consulaire au XVIIe - XVIIIe siècles - 07/11/17

    Initié par les Italiens au Levant dès la fin du Moyen Âge, l’établissement des consuls est vite un état de fait indispensable pour le commerce méditerranéen. Le réseau consulaire devient alors « vaste, dense et très structuré » (1) autour de la Méditerranée, en constante progression jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, jetant les bases de l’implantation diplomatique contemporaine. La France, avec ses 56 postes consulaires en Méditerranée en 1715 (pour 71 au total à travers le monde), principalement dans le monde ottoman, joue alors un rôle de premier plan.

  • Ibn Saoud et la Grande-Bretagne : l’accord de Dhahran de décembre 1915 (1/4) - 18/09/17

    Yves Brillet est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Saint Cloud, agrégé d’Anglais et docteur en études anglophones. Sa thèse, sous la direction de Jean- François Gournay (Lille 3), a porté sur L’élaboration de la politique étrangère britannique au Proche et Moyen-Orient à la fin du XIX siècle et au début du XXème.
    Il a obtenu la qualification aux fonctions de Maître de Conférence, CNU 11 section, a été membre du Jury du CAPES d’anglais (2004-2007).

  • Les relations entre Ibn Saoud et la Grande-Bretagne (1906-1914). La conquête du Hasa et ses conséquences (4/4) - 09/06/17

    Yves Brillet est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Saint Cloud, agrégé d’Anglais et docteur en études anglophones. Sa thèse, sous la direction de Jean- François Gournay (Lille 3), a porté sur L’élaboration de la politique étrangère britannique au Proche et Moyen-Orient à la fin du XIX siècle et au début du XXème.

  • Les relations entre Ibn Saoud et la Grande-Bretagne (1906-1914). La conquête du Hasa et ses conséquences (3/4) - 02/06/17

    Yves Brillet est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Saint Cloud, agrégé d’Anglais et docteur en études anglophones. Sa thèse, sous la direction de Jean- François Gournay (Lille 3), a porté sur L’élaboration de la politique étrangère britannique au Proche et Moyen-Orient à la fin du XIX siècle et au début du XXème.

  • Fanny Caroff, L’Ost des Sarrasins. Les Musulmans dans l’iconographie médiévale (France-Flandre XIIIe-XVe siècle) - 12/05/17

    Comment les musulmans étaient-ils représentés dans les productions artistiques du Moyen Âge occidental ? Qu’est-ce que ces représentations nous révèlent de la perception que les Occidentaux pouvaient avoir des musulmans et de l’islam à l’époque médiévale ? C’est à ces questions que Fanny Caroff, docteure en histoire, a répondu en publiant, à l’automne 2016, L’Ost des Sarrasins, aux éditions du Léopard d’or. Issu de sa thèse, qu’elle avait soutenue en 2002 sous la direction de Michel Balard et de Michel Pastoureau, cet ouvrage nous offre une histoire originale : il s’agit en effet, en s’appuyant sur un riche corpus de plus de 600 images extraites d’une centaine de manuscrits, de réaliser une étude iconographique des musulmans au Moyen Âge afin d’étudier la manière dont ils étaient représentés.

  • Cartographie de l’expansion et du démembrement de l’Empire ottoman - 30/03/17

    Cette série de cartes illustre l’expansion puis la diminution des territoires sous souveraineté ottomane au cours des siècles. Pour l’histoire de l’Empire ottoman, se référer aux articles publiés sur Les Clés du Moyen-Orient.

  • Entretien avec Fanny Caroff à l’occasion de la parution de son ouvrage, L’Ost des Sarrasins. Les Musulmans dans l’iconographie médiévale - 07/03/17

    Fanny Caroff est docteur en Histoire. Elle a soutenu sa thèse en 2002 à Paris I sur l’iconographie des croisades et du monde musulman dans les manuscrits enluminés du Moyen Age occidental.
    Spécialisée dans les recherches iconographiques, elle a notamment travaillé à la Bibliothèque Mazarine de Paris, pour l’Institut de Recherches et d’Histoire des Textes.
    Après avoir vécu et enseigné sur le continent africain pendant plusieurs années, elle travaille actuellement en France auprès de centres de documentation et poursuit ses travaux de recherche.
    Elle a publié L’Ost des Sarrasins. Les Musulmans dans l’iconographie médiévale (France - Flandre XIIIe- XVe siècle), aux Editions du Léopard d’or (novembre 2016), et a également participé au dictionnaire Les Barbares, dirigé par B. Dumézil, pour les notices "Mahomet" et "Musulman" (PUF, septembre 2016).

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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