Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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DERNIÈRES ANALYSES

DES CLÉS DU MOYEN-ORIENT



L’analyse de l’actualité

Le Liban ne cèdera pas à la tentation du chaos syrien et régional ! Par Carole André-Dessornes

Le Liban, malheureusement comme de coutume, est le terrain de prédilection des débordements des crises régionales et la guerre en Syrie ne fait pas exception. Malgré cela, le pays n’a pas sombré dans la tourmente, contrairement à ce que d’aucuns se plaisent à répéter. Bien que le Liban soit le théâtre privilégié de règlements de comptes tout autant que des luttes d’influences, la grande majorité de la population n’entend pas se laisser à nouveau prendre dans une folie meurtrière, étant déjà passée par bien des épisodes tragiques. Certains voudraient profiter de toutes les dissensions, mais la réalité est encore plus complexe et ce qui se passe en Syrie ne manque pas de le rappeler.
Le conflit syrien n’est pas sans conséquences pour les pays voisins et en particulier pour le Liban qui, à bien des égards, demeure vulnérable…
Un certain nombre de problèmes économiques, sociaux et sécuritaires sont à mettre en relation avec ce qui se déroule chez ce voisin depuis 2011.

Avec l’intervention du Hezbollah aux côtés de l’armée du régime syrien, il est clair que la crise a fait un pas supplémentaire du côté libanais en fragilisant un peu plus le pays. La bataille de Qousseir a marqué un tournant. Le Hezbollah a été, à maintes reprises, accusé de mettre le pays « à feu et à sang » en y important un conflit extérieur.
Il semblerait que le financement de groupuscules radicaux par des pétromonarchies du Golfe n’ait pas fait le poids face à l’engagement des combattants du Hezbollah dans cette guerre. Pour Téhéran, perdre l’allié syrien est impensable. A travers le conflit syrien, tout comme pour l’Irak, c’est la redistribution du pouvoir dans la région qui se joue.


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Carole André-Dessornes, consultante en Géopolitique, est Docteur en sociologie.

Analyse de l’actualité

Le programme nucléaire iranien et la portée du droit à l’enrichissement d’uranium, Par Etienne Jaboeuf

La République islamique d’Iran est revenue au centre de la lutte contre la prolifération nucléaire dans un Moyen-Orient déstabilisé et rongé par une brutalité inédite.
Depuis 2002, les grandes puissances sanctionnent l’Iran, qu’elles soupçonnent de chercher à se doter de l’arme nucléaire, en violation de ses obligations nées du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) du 1er juillet 1968.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive constitue la clé de voûte de la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient. En 2003, l’administration néoconservatrice de George W. Bush (2001-2009) a renversé manu militari la dictature baasiste de Saddam Hussein, prétextant de ses soupçons sur l’existence d’un programme d’armes de destruction massive clandestin en Irak. Ces soupçons se sont révélés mensongers après l’invasion du pays. La remarquable stabilité du régime baasiste, certes peu fréquentable, a cédé la place à un chaos total où de multiples factions rivales s’affrontent, sans aucun contrôle possible de la communauté internationale.

Si les Etats-Unis, Israël et, plus récemment, l’Europe accusent régulièrement en chœur la République islamique de développer un programme nucléaire militaire, la tentation de l’ancienne Administration Bush de lui substituer un régime ami est aujourd’hui devenue impossible. L’Iran, principale puissance régionale et premier pays chiite de la planète, compte près de 80 millions d’habitants et fait preuve d’une stabilité politique inégalée depuis la Révolution de 1979 ; la République islamique a survécu à la contestation inédite contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013) en 2009, contrairement aux dictatures égyptienne ou yéménite, facilement emportées par le Printemps arabe de 2011. Pis, l’embargo international, s’il a mis l’économie iranienne à genoux, n’a pas empêché le développement du programme nucléaire iranien. L’Iran disposait de 160 centrifugeuses en 2003 contre 20 000 en 2013, dont 9 000 sont à présent en activité.
La décennie passée démontre que la stabilité de la région exige une approche particulièrement prudente à l’égard de la République islamique. Outre son influence incontestable auprès des 60% de chiites irakiens, elle entretient une proximité historique avec le régime syrien de Bachar Al-Assad, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien.

Etienne Jaboeuf est Avocat au Barreau de Paris. Persanophone, il a acquis une connaissance profonde de l’Iran et de sa société lors d’un séjour d’études sur place. A travers des articles dans la presse, il analyse l’Iran actuel et les grands bouleversements que connait aujourd’hui ce pays.


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Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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