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Compte rendu de Félicité de Maupeou, à Beyrouth
Wissam Halabi-Halawi, Université Paris 1 / IFPO, prépare une thèse sur la fondation du druzisme identitaire.
Les Druzes sont une minorité d’environ (...)
Par Cosima Flateau
Deux ans après la révolution égyptienne et l’éviction du Président Moubarak, Tewfiq Aclimandos, politologue et historien égyptien, chercheur associé au (...)

Propos recueillis par Allan Kaval
Bertrand Badie, politologue français et spécialiste des relations internationales, est professeur des Universités à l’Institut d’Etudes politiques de (...)

Par Delphine Froment
Si l’islam est proclamé religion d’Etat en Jordanie dans la Constitution de 1952, selon l’article 14, « l’État protège la libre pratique des religions (...)
Comment penser le politique dans la sphère islamique à l’âge classique ?
Il faut être d’abord attentif à ne pas employer de manière spontanée et non-critique les concepts qui relèvent de l’histoire occidentale. Toutes les catégories politiques de la modernité européenne ne peuvent rendre compte du politique en tout lieu et en tout temps. Dans ce qui va devenir le monde musulman, le politique est non seulement d’une nature différente de celui qui va résulter de la trajectoire occidentale mais il est également bien plus divers. L’Islam naît dans le contexte tribal et communautaire de la péninsule arabique et cette double référence ne va cesser de l’accompagner jusqu’à son extrême modernité contemporaine. Dans le même temps, l’Islam a rencontré des traditions tout à fait différentes. En entrant en Perse elle fait face à l’Empire sassanide, l’un des plus centralisés et des plus bureaucratisés de l’époque. Elle rencontre aussi des sociétés très anciennement urbanisées, porteuses de leurs propres traditions. Si on ajoute à cela le fait que l’Islam se soit globalement rependu par les armes et par la médiation de l’outil militaire, et donc par l’intermédiaire de traditions guerrières, on perçoit la pluralité des fondements du politique en terre d’Islam.
Les deux principaux soutiens de Damas sont, au niveau international, la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité, qui a par deux fois opposé son veto à une résolution condamnant le régime (...)
Sur le plan politique, l’opposition syrienne souffre depuis le début de la contestation d’un handicap majeur qui tient au fait que le régime était parvenu, jusqu’en 2011, à empêcher l’apparition de la (...)
A l’époque ottomane, il existait une province syrienne. Quel était alors le statut du Liban ?
Sous l’empire ottoman, il n’y avait pas une mais plusieurs provinces syriennes, celle d’Alep, de Damas, de Tripoli, de Saïda et celle de Beyrouth, créée en 1888, sans compter le cas du Mont-Liban, qui relevait de certaines de ces provinces tout en bénéficiant d’une certaine autonomie. La Syrie et le Liban en tant que tels et dans leurs frontières actuelles n’existaient donc pas comme entités politico-administratives : le terme même de « Syrie » est ainsi un terme ancien, réintroduit comme unité politique par la diplomatie et les ambassades étrangères.
Que s’est-il passé à la fin de la Première Guerre mondiale ? Pourquoi la Syrie et le Liban sont-ils passés sous mandat français ?
Cette question soulève l’enjeu de l’ingérence européenne, et française en particulier, dans l’Empire ottoman. En raison du rapport de force qui leur était favorable, les puissances européennes s’étaient habituées à intervenir dans les affaires ottomanes, par le centre de l’empire et par chacune de ses provinces. Au Levant, elles intervenaient notamment par le biais de la protection des minorités, c’est-à-dire des chrétiens. Au lendemain de la guerre, la France fait partie des gagnants mais doit assurer la position et l’influence qu’elle avait au Levant pendant l’empire. Elle tente alors de s’imposer en Syrie et essaye pendant près de deux ans, entre octobre 1918 et juin 1920, de trouver un arrangement avec les nationalistes arabistes syriens en leur proposant de soutenir les intérêts syriens et notamment leur volonté d’unification des provinces syriennes. Cependant, les nationalistes syriens refusent toute remise en cause de la souveraineté de la Syrie qu’ils veulent alors instaurer. Les déclarations américaines notamment, d’émancipation des peuples et des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, les encouragent en donnant à leur demande une légitimité internationale.
Carla Eddé est chef du département Histoire – Relations internationales de l’Université Saint Joseph, Beyrouth
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