Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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DES CLÉS DU MOYEN-ORIENT



L’analyse de l’actualité avec ...

Iran, Syrie, Liban, Etat Islamique : la quadrature du cercle ? (deuxième partie), Par Michel Makinsky

La posture iranienne sur la Syrie et le Liban

Déjà lourdement engagé en Irak et s’impliquant sur le théâtre yéménite ô combien incertain, l’Iran doit lutter contre l’Etat Islamique sur le « front » syrien aux côtés du Hezbollah (La défense de la Syrie et du Liban contre la menace islamiste est devenue une priorité absolue du Hezbollah qui perçoit celle-ci comme une menace directe : Entretien avec Aurélie Daher - Le Point sur le Hezbollah, Les Clés du Moyen-Orient, 10mars 2015.) pour tenter de maintenir à flot le régime de Damas, à défaut de son chef, en vue de préserver un point d’ancrage stratégique indispensable à son allié libanais, et dans une certaine mesure nécessaire à la République Islamique. Celle-ci souhaite conserver son pouvoir de nuisance contre Israël, et le soutien militaire, économique, politique de Téhéran à Damas est le seul moyen d’éviter l’effondrement du régime syrien. Or, le prix de ce concours est de plus en plus élevé, et la République Islamique, par ailleurs sollicitée en Irak, ne pourra pas indéfiniment supporter les coûts financiers, matériels et humains d’un engagement qui est aussi coûteux à tous égards pour le Hezbollah. C’est pourquoi, comme en Irak, les dirigeants iraniens se trouvent contraints à promouvoir une solution politique. De même, une concertation avec Washington apparaît nécessaire en Syrie et en Irak. Compte-tenu de l’avancement des contre-offensives en Irak, ces ajustements y sont déjà plus perceptibles avec un partage des tâches laissant aux Iraniens la responsabilité des appuis terrestres, et à l’Amérique accompagnée de la coalition la responsabilité des frappes aériennes. S’agissant de la Syrie, la prise de conscience de la nécessité d’un dialogue avec Téhéran s’est fait jour plus récemment à Washington, ce qui a surpris certains partenaires occidentaux. La transformation d’une concertation inavouée, quasi-clandestine, passant par des intermédiaires, vers une coopération ouverte, est largement tributaire d’un accord politique sur le nucléaire entre l’Iran et les Etats-Unis. En l’absence d’un tel compromis, il sera difficile de stabiliser la Syrie, voire la région. Le compromis nucléaire atteint le 2 avril in extremis peut contribuer à créer les conditions d’une telle concertation, sachant qu’il ne produira pleinement ses effets qu’à la conclusion de l’accord final d’ici le 30 juin. Toutefois, le concours réaffirmé de Washington aux opposants (non islamistes) de Bachar al-Assad est de nature à compliquer singulièrement une telle convergence.

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Outre une carrière juridique de 30 ans dans l’industrie, Michel Makinsky est chargé d’enseignement sur l’Iran et l’Islam à l’Ecole Supérieure de Commerce et de Management de Poitiers (ESCEM), collaborateur scientifique auprès de l’université de Liège (Belgique), chercheur associé IPSE et directeur général de la société AGEROMYS international (société de conseils sur l’Iran et le Moyen-Orient). Il conduit depuis plus de 15 ans des recherches sur l’Iran (politique, économie, stratégie), après avoir étudié pendant 10 ans la stratégie soviétique.

Entretien avec ...

Entretien avec Lahouari Addi - La revanche des monarchies sur les républiques arabes

Comment cerner la séquence historique des récentes révoltes dans les pays arabes ?

Pour comprendre ce qui s’est passé lors de ce que l’on a appelé les printemps arabes, il faudrait remonter à la formation de ces États au lendemain de l’écroulement de l’Empire ottoman et au lendemain de la colonisation. Ils se sont formés en deux vagues : dans un premier temps, l’effondrement de l’Empire ottoman a permis la création de monarchies en Irak et en Jordanie par les Britanniques, à côté de l’Arabie saoudite que les puissances ont reconnue comme Etat en 1930. Le cas du Maroc est à part puisqu’il n’a jamais appartenu à l’Empire ottoman, et la colonisation française a préféré maintenir la dynastie contrôlée par le Résident général. Ainsi, les États formellement indépendants au lendemain de la Première Guerre mondiale sont des monarchies, y compris l’Égypte, même si ces États sont sous domination indirecte de la Grande-Bretagne ou de la France ; dans un second temps, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et dans le cadre du mouvement de décolonisation, il y a eu la naissance de nouveaux États arabes se réclamant du nationalisme arabe radical. Celui-ci, dans les figures illustratives du Baath irakien, du FLN algérien et surtout du régime nassérien en Égypte, a créé des républiques qui se sont données comme objectif de moderniser la société, de développer l’économie et rattraper l’Occident. Ils étaient anti-occidentaux, c’est à dire anti-impérialistes, et ils ont trouvé dans l’Union Soviétique un allié naturel qui leur a fourni des ressources diplomatiques et militaires pour exister sur l’arène internationale.

Lahouari Addi est sociologue, il travaille notamment sur le nationalisme et l’armée dans le monde arabe. Il est actuellement professeur à l’Institut d’Études Politiques de Lyon.

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Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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