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Autres pays

  • ‘Abd Allâh b. Buluggîn, dernier souverain ziride de Grenade (1073-1090) : trajectoire d’un émir des Taifas - 03/01/17

    Lorsque le califat omeyyade de Cordoue s’effondre au début du XIe siècle, son territoire est rapidement divisé en plusieurs petits royaumes, dits « royaumes des Taïfas » (« royaumes nés de la partition »), qui perdurent jusqu’à la fin du xie siècle et l’arrivée des Almoravides en Al-Andalus.
    Parmi ces nombreux royaumes (une vingtaine au début de la période, une dizaine à la fin), l’un nous est particulièrement bien connu : celui de Grenade, dirigé par une dynastie ziride. En effet, le dernier souverain ziride de Grenade, ‘Abd Allâh b. Bullughîn, a laissé derrière lui une très importante source pour l’histoire des Taifas : ses Mémoires, riche témoignage qui nous permet de mieux comprendre le XIe siècle andalous. Avec cette autobiographie, le roi ‘Abd Allâh b. Buluggîn est devenue une figure représentative et incontournable de l’histoire de l’Espagne musulmane, au moment où celle-ci s’apprête à tomber aux mains des dynasties nord-africaines (almoravides puis almohades).

  • Les Taïfas en Al-Andalus (1009-1091) - 14/12/16

    En 1009, le califat omeyyade sombre dans la guerre civile ; jusqu’en 1031, c’est la fitna. Ces temps troublés entraînent la partition du territoire en plusieurs royaumes : les mulûk al-tawâ’if (« royaumes nés de la partition »), ou royaumes des Taïfas.
    Pendant près d’un siècle, une multitude de pouvoirs indépendants (une vingtaine au début du xie siècle, une dizaine à la fin du xie siècle) se partagent le territoire de l’Espagne musulmane. Nés de la division, ces petites principautés se concurrencent les unes les autres et font face au problème délicat de leur légitimité. Surtout, les Taïfas vont être confrontés aux percées des Chrétiens du Nord en Al-Andalus : ceux-ci profitent en effet de la division des anciens territoires omeyyades pour entreprendre la conquête d’Al-Andalus. L’incapacité des Taïfas à contenir la Reconquista a longtemps mené les chroniqueurs musulmans contemporains et historiens du xix-xxe siècle à critiquer la faiblesse de ces États, les présentant comme décadents. Pourtant, l’historiographie récente nuance l’idée d’un déclin politique et cherche plutôt à mettre en avant la fécondité culturelle et l’originalité politique de l’histoire des Taïfas.

  • La fitna andalouse (1009-1031) : disparition du califat de Cordoue et naissance des Taïfas - 01/12/16

    Au début du xie siècle, le califat omeyyade semble plus fort que jamais. Si le pouvoir effectif n’est plus aux mains du calife – qui est relégué dans un palais cordouan à un simple rôle de représentation – mais aux mains des Amirides (dynastie mise en place par le hâjib Ibn Abî ‘Amîr al-Mansûr), ceux-ci contribuent largement au rayonnement politique du califat, tout en le vidant de sa substance. Pourtant, le califat omeyyade va disparaître en quelques décennies seulement. En cause, d’après Pierre Guichard : Sanjûl, fils d’Ibn Abî ‘Amîr al-Mansûr et troisième amiride, qui succède à son frère en 1008, et dont la « vanité et l’incapacité à gouverner vont rapidement modifier fondamentalement le panorama politique et entraîner le califat dans une crise fatale que rien, en apparence, ne laissait prévoir » (1).

  • La Russie et Israël. Première partie : le conflit syrien et ses prolongements régionaux - 29/11/16

    Depuis la fin de la guerre du Kippour (6 octobre-24 octobre 1973), Israël bénéficie d’une supériorité militaire aérienne au Moyen-Orient et son aviation est l’une des plus performantes du monde. C’est ainsi que, depuis 1973, les Israéliens ont détruit un réacteur nucléaire irakien lors de l’opération « Opéra » en 1981, des rampes de missiles SAM qui se trouvaient dans la Bekaa au Liban lors de l’opération « Paix en Galilée » en 1982, ont bombardé le Liban en 1993 (opération « Justice Rendue ») et en 1996 (opération « Raisins de la Colère »). Par la suite, il y a eu la deuxième guerre du Liban en juillet 2006, le bombardement d’un réacteur nucléaire syrien en 2007 et probablement le bombardement de convois militaires destinés au Hezbollah en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011.

  • Relations turbulentes entre la Russie et l’Iran au Moyen-Orient. Première partie : évolution des relations entre les deux pays depuis le XIXème siècle - 09/11/16

    Il y a peu d’affinités idéologiques entre la Russie et les dirigeants iraniens. L’Iran est un pays islamique théocratique alors que la Russie est un Etat autoritaire qui bénéficie de l’appui de l’Eglise orthodoxe. Les deux pays sont nationalistes et veulent retrouver la gloire de leur passé. Les Iraniens se souviennent des conquêtes tsaristes et des tentatives de domination des Soviétiques, et les Russes se plaignent de la duplicité et du comportement évasif des Iraniens. Les relations entre les Russes et les Iraniens au Moyen-Orient n’ont jamais été paisibles. Cependant, l’accord JCPOA sur le nucléaire iranien signé en juillet 2015 laisse prévoir une embellie dans les relations entre les deux pays. En attendant, une alliance temporaire unit les deux pays en Syrie.

  • Al-Hakam II (961-976) et l’âge d’or omeyyade - 08/11/16

    Fils de ‘Abd al-Rahmân III, fondateur du califat omeyyade de Cordoue, al-Hakam II parvient sur le trône en 961. Son père lui a laissé, après quarante-huit ans de règne, un empire prospère, qui a su imposer sa grandeur et son prestige au reste du monde musulman, au point de pouvoir rivaliser avec les deux autres califats du Xe siècle, les Abbassides et les Fatimides.
    Mais malgré la mort de ‘Abd al-Rahmân III, l’âge d’or omeyyade va se poursuivre tout au long du brillant règne de al-Hakam II.

  • La prise de Bobastro (928), une victoire essentielle dans la construction du califat de Cordoue - 18/10/16

    En 928, le bastion rebelle de Bobastro, en al-Andalus, qui tenait tête au pouvoir central de Cordoue depuis plusieurs décennies, est enfin reconquis par les troupes de l’émir omeyyade ‘Abd al-Rahmân III. En 929, le même ‘Abd al-Rahmân III proclame la naissance du califat omeyyade de Cordoue, rivalisant ainsi avec les deux califats qui existent alors, le califat abbasside à Bagdad (installé depuis 750 au Moyen-Orient, après avoir défait les Omeyyades de Damas), et le califat fatimide (proclamé en 909 par ‘Ubayd Allâh).

  • ‘Abd al-Rahmân III (912-961), fondateur du califat omeyyade de Cordoue - 04/10/16

    En 750, le calife omeyyade de Damas, Marwan II, est vaincu par les troupes abbassides lors de l’affrontement de la bataille du Grand Zab au nord de Mossoul, en Irak. Tentant de fuir, Marwan II est poursuivi jusqu’en Egypte où il est massacré avec toute sa famille : c’est la fin des Omeyyades de Damas, et le début du califat abbasside.
    Cependant, un petit émirat omeyyade va renaître, en 756, à l’autre bout du Dâr al-Islâm, fondé par le prince ‘Abd al-Rahmân, qui a échappé au massacre et réussi à s’enfuir jusqu’en al-Andalus. Là, il a reçu le soutien des soldats syriens et de leurs descendants, restés après la conquête de la péninsule ibérique (711-721). Avec l’appui de cette force armée, ‘Abd al-Rahmân a petit à petit imposé son autorité en Al-Andalus et a fondé l’émirat omeyyade indépendant de Cordoue, devenant alors ‘Abd al-Rahmân Ier. S’il n’a pas repris pour lui-même le titre de calife et reconnaît implicitement ainsi l’unité du dâr al-islâm sunnite sous l’égide abbasside, dans les faits, l’émirat omeyyade de Cordoue ne reconnaît pas l’autorité du nouveau calife abbasside mis en place en 750.
    Un peu moins de deux siècles plus tard, le jeune ‘Abd al-Rahmân III (912-961), descendant de ‘Abd al-Rahmân Ier, hérite d’un émirat de Cordoue en crise, en proie à des révoltes et à des guerres internes. Mettant fin à la fitna, il porte l’autorité de l’Etat omeyyade à son apogée. En effet, ‘Abd al-Rahmân III restaure progressivement l’autorité du pouvoir central, et parvient même, en 929, à proclamer un nouveau califat omeyyade à Cordoue, fondant ainsi le troisième califat du dâr al-islâm, rival des deux autres grands califats abbasside (à Bagdad) et fatimide (au Maghreb puis en Egypte).

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