Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Histoire

  • Vidéo : entretien avec Lamia Hitti - Comment enseigner l’histoire de la guerre civile libanaise ? - 05/01/17

    Dans les écoles libanaises, l’Histoire s’arrête en 1943. Passé cette date, qui correspond peu ou prou à celle de la fin du mandat français, les professeurs d’histoire sont condamnés au silence. Pas un mot sur les premières années de l’indépendance, pas un mot sur les transformations du pays sous le Président Fouad Chehab et surtout, pas un mot sur la guerre civile. Une guerre fratricide, qui a pourtant ravagé le Liban pendant quinze ans et coûté la vie à plus de 150.000 personnes.

  • ‘Abd Allâh b. Buluggîn, dernier souverain ziride de Grenade (1073-1090) : trajectoire d’un émir des Taifas - 03/01/17

    Lorsque le califat omeyyade de Cordoue s’effondre au début du XIe siècle, son territoire est rapidement divisé en plusieurs petits royaumes, dits « royaumes des Taïfas » (« royaumes nés de la partition »), qui perdurent jusqu’à la fin du xie siècle et l’arrivée des Almoravides en Al-Andalus.
    Parmi ces nombreux royaumes (une vingtaine au début de la période, une dizaine à la fin), l’un nous est particulièrement bien connu : celui de Grenade, dirigé par une dynastie ziride. En effet, le dernier souverain ziride de Grenade, ‘Abd Allâh b. Bullughîn, a laissé derrière lui une très importante source pour l’histoire des Taifas : ses Mémoires, riche témoignage qui nous permet de mieux comprendre le XIe siècle andalous. Avec cette autobiographie, le roi ‘Abd Allâh b. Buluggîn est devenue une figure représentative et incontournable de l’histoire de l’Espagne musulmane, au moment où celle-ci s’apprête à tomber aux mains des dynasties nord-africaines (almoravides puis almohades).

  • Vincent Lemire (dir.), Jérusalem. Histoire d’une ville-monde - 21/12/16

    S’affranchir des débats passionnés et idéologiques pour retracer la longue histoire de la ville « trois fois sainte » : tel est le défi relevé par l’ouvrage dirigé par Vincent Lemire aux éditions Flammarion, et paru à l’automne 2016. Et ce défi n’était pas des moindres : Jérusalem, que Julien Gracq qualifiait de « ville épileptique » en 1967, ne se situe-t-elle pas, depuis plus de deux millénaires, au croisement des religions monothéistes et de leurs traditions ? N’est-elle pas au cœur d’imaginaires et de fantasmes identitaires ? Ce lourd héritage ne rend-il pas son histoire d’autant plus difficile à écrire ? « Jérusalem ne s’appartient pas, Jérusalem n’est pas à Jérusalem, Jérusalem est une ville-monde, une ville où le monde entier se donne rendez-vous, périodiquement, pour s’affronter, se confronter, se mesurer » (1). Partant de ce constat, les auteurs de cet ouvrage ont tenté de contrer les représentations fantasmées de Jérusalem pour en proposer une relecture « à la fois contextualisée et située, diachronique et géographique » (2).

  • Les Taïfas en Al-Andalus (1009-1091) - 14/12/16

    En 1009, le califat omeyyade sombre dans la guerre civile ; jusqu’en 1031, c’est la fitna. Ces temps troublés entraînent la partition du territoire en plusieurs royaumes : les mulûk al-tawâ’if (« royaumes nés de la partition »), ou royaumes des Taïfas.
    Pendant près d’un siècle, une multitude de pouvoirs indépendants (une vingtaine au début du xie siècle, une dizaine à la fin du xie siècle) se partagent le territoire de l’Espagne musulmane. Nés de la division, ces petites principautés se concurrencent les unes les autres et font face au problème délicat de leur légitimité. Surtout, les Taïfas vont être confrontés aux percées des Chrétiens du Nord en Al-Andalus : ceux-ci profitent en effet de la division des anciens territoires omeyyades pour entreprendre la conquête d’Al-Andalus. L’incapacité des Taïfas à contenir la Reconquista a longtemps mené les chroniqueurs musulmans contemporains et historiens du xix-xxe siècle à critiquer la faiblesse de ces États, les présentant comme décadents. Pourtant, l’historiographie récente nuance l’idée d’un déclin politique et cherche plutôt à mettre en avant la fécondité culturelle et l’originalité politique de l’histoire des Taïfas.

  • Ibn Battûta : vie et voyages - 12/12/16

    Les Voyages d’Ibn Battûta sont restés connus uniquement du monde musulman jusqu’au XIXe siècle, lorsqu’ils ont été traduits en allemand, puis en anglais et en français. Pourtant, son récit de voyage a consacré un genre littéraire à part entière, la rihla, genre initié par son prédécesseur et autre grand voyageur arabe Ibn Jubayr (1). « Rihla est le mot arabe désignant le voyage et, par la suite, le récit que l’on en fait. » (2) Qui était Ibn Battûta ? Quel a été son apport à la science et à la littérature arabes du XIVe siècle ?

  • Entretien avec la réalisatrice et scénariste franco-libanaise Jihane Chouaib, pour la sortie de son film Go Home - 08/12/16

    Nada, jeune femme d’origine libanaise, revient dans sa terre natale et la maison familiale laissée à l’abandon après la guerre civile qui déchira le pays durant 15 années, de 1975 à 1990.
    Cette demeure porte un lourd secret de famille que l’héroïne essaye de découvrir, redécouvrir. Elle explore cette mémoire qui lui joue tant de tours pour retrouver la vérité, mais quelle vérité ? Cette quête du passé va rejaillir d’une façon qu’elle était loin d’imaginer au départ.
    Elle devient très rapidement l’étrangère… dans le village de son enfance.
    Ce film parle des souvenirs d’enfance, de l’enfance meurtrie aussi par la guerre et de la place qu’occupe la violence.
    Jihane Chouaib revient, dans cet entretien mené par Carole André-Dessormes pour Les clés du Moyen-Orient, sur la genèse de son film, sur la guerre civile libanaise et en particulier les traumatismes vécus dans l’enfance et leurs répercussions. Mais au final, ce film, comme nous l’explique son auteure, est avant tout le film sur l’enfance et les souvenirs d’enfance.

  • Leyla Dakhli (dir.), Le Moyen-Orient. Fin XIXe-XXe siècle - 07/12/16

    « Ecrire une synthèse qui ne soit pas une somme, ne prétende pas à l’exhaustivité, mais permette d’apercevoir une lecture possible, multiforme et multiscalaire, de la région. » (1) Tel est le pari lancé par Leyla Dakhli dans le récent ouvrage, paru aux éditions du Seuil, qu’elle a dirigé.

  • La fitna andalouse (1009-1031) : disparition du califat de Cordoue et naissance des Taïfas - 01/12/16

    Au début du xie siècle, le califat omeyyade semble plus fort que jamais. Si le pouvoir effectif n’est plus aux mains du calife – qui est relégué dans un palais cordouan à un simple rôle de représentation – mais aux mains des Amirides (dynastie mise en place par le hâjib Ibn Abî ‘Amîr al-Mansûr), ceux-ci contribuent largement au rayonnement politique du califat, tout en le vidant de sa substance. Pourtant, le califat omeyyade va disparaître en quelques décennies seulement. En cause, d’après Pierre Guichard : Sanjûl, fils d’Ibn Abî ‘Amîr al-Mansûr et troisième amiride, qui succède à son frère en 1008, et dont la « vanité et l’incapacité à gouverner vont rapidement modifier fondamentalement le panorama politique et entraîner le califat dans une crise fatale que rien, en apparence, ne laissait prévoir » (1).

  • La dynastie des Amirides et les derniers feux du califat de Cordoue (976-1009) - 23/11/16

    Avec le règne d’al-Hakam II (961-976), le califat omeyyade de Cordoue avait atteint un véritable âge d’or politique et culturel. Sa mort, en 976, porte un coup d’arrêt à cet apogée omeyyade. En cause notamment, une succession difficile : au lieu de respecter le choix de son père ‘Abd al-Rahmân III qui souhaitait voir le frère cadet d’al-Hakam II, al-Mughîra, monter sur le trône, al-Hakam II décide à partir de 972 de nommer son propre fils, Hishâm, héritier. Cette décision pose problème : al-Hakam II meurt le 1er octobre 976, alors que Hishâm n’a que 11 ans et n’a pas atteint l’âge de la puberté, ce qui, en droit sunnite, est un obstacle pour l’accession au pouvoir des émirs et des califes. Alors qu’al-Mughîra et Hishâm rassemblent des partisans autour de leur cause, al-Mughîra est rapidement assassiné par le maître de la monnaie, Ibn Abî ‘Amîr. Hishâm devient donc calife à 11 ans, Ibn Abî ‘Amîr a su se faire une place au plus près du calife omeyyade, s’emparant du pouvoir effectif grâce à sa nouvelle fonction de hâjib (1). Pierre Guichard affirme ainsi qu’une « véritable “dynastie” parallèle » (2) se met en place : la dynastie des Amirides, c’est-à-dire d’Ibn Abî ‘Amir et de ses quelques descendants.

    Cette prise de pouvoir, qui instaure une dualité inédite entre le calife et son hâjib, ne dure qu’un temps : en 1009, les Cordouans se révoltent contre ce que Philippe Sénac qualifie de « dictature amiride » (3) ; c’est la révolution de Cordoue, qui fragilise encore un peu plus l’institution califale. Les Amirides sont éliminés, et la dynastie omeyyade leur survivra encore quelque temps, jusqu’en 1031 ; mais elle ne se relèvera pas vraiment de cette expérience, qui apparaît dès lors comme un moment charnière de l’histoire politique d’al-Andalus.

  • Annie et Maurice Sartre, Palmyre, vérités et légendes - 22/11/16

    Palmyre, cité antique inscrite au Patrimoine mondial de l’Humanité en 1980 et aujourd’hui nommée Tadmor, fait depuis quelques mois tristement parler d’elle dans les médias. Le 21 mai 2015, l’Organisation de l’Etat islamique (OEI) est entrée dans Palmyre. S’est ensuivie la mise en scène des crimes perpétrés contre les habitants du site, contre l’ancien directeur des Antiquités Khaled al-Asa‘ad, et de la destruction des bâtiments les plus emblématiques du passé glorieux et cosmopolite de la ville caravanière. Le temple de Baalshamin, le temple de Bêl, les tours funéraires ont été dynamités ou rasés au bulldozer. Du temple de Bêl, il ne reste plus que poussière. Les autres bâtiments pourront peut-être être remontés et restaurés si les éléments qu’il en reste ne sont pas trop endommagés. Les dégâts causés par le pillage systématique des tombeaux sont irrémédiables et nécessitent d’être comptabilisés.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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