Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Histoire

  • Les affaires de l’Arabie centrale 1915-1916 : conflits internes et rivalités dynastiques (3/3) - 21/11/17

    Yves Brillet est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Saint Cloud, agrégé d’Anglais et docteur en études anglophones. Sa thèse, sous la direction de Jean- François Gournay (Lille 3), a porté sur L’élaboration de la politique étrangère britannique au Proche et Moyen-Orient à la fin du XIX siècle et au début du XXème.
    Il a obtenu la qualification aux fonctions de Maître de Conférence, CNU 11 section, a été membre du Jury du CAPES d’anglais (2004-2007).

  • Moyen-Orient ou Proche-Orient, Middle East ou Near East ? Retours historiques sur l’invention d’un espace géographique - 16/11/17

    « Qui est le Proche-Orient et qui est le Moyen-Orient ? Jamais ces expressions, d’usage semble-t-il récent, n’ont été plus vagues que depuis qu’elles sont devenues quotidiennes. » (1)

    Aujourd’hui très largement employée dans les médias et les ouvrages universitaires, l’expression Moyen-Orient (ou Middle East en anglais) s’est imposée pour désigner la région méditerranéenne comprenant la Syrie, la Palestine, Israël, la Jordanie, l’Égypte, la Turquie et la péninsule Arabique – parfois également l’Irak et l’Iran. Pourtant, un flou persiste et si la paternité de l’expression est attribuée à Alfred Mahan, à l’aube du XXe siècle, il fallut attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale et surtout la guerre froide pour qu’elle prenne le pas sur l’expression Proche-Orient. Comme en témoigne ce bref extrait ci-dessus d’un article paru dans le journal Le Monde à l’été 1945, même après l’effondrement de l’Empire ottoman, la mise en place des mandats et les conflits d’indépendances, la terminologie employée pour faire référence à la zone continuait de poser problème. Il est tout aussi frappant de voir, par exemple, un exemplaire de la célèbre collection Que sais-je ? paraître en 1959 sous le titre Le Moyen-Orient puis réédité en 1964 sous le titre désormais modifié de Le Proche-Orient arabe.

  • Les « Grecs » dans l’Empire ottoman - 15/11/17

    Le roman national grec présente toujours l’Empire ottoman comme une « turcocratie » où les populations grecques n’auraient été que continuellement opprimées. Les expressions sur les « 400 ans d’esclavage » reviennent comme des leitmotivs. L’Etat grec moderne se veut l’héritier direct de l’hellénisme antique et de l’Empire byzantin orthodoxe. La parenthèse ottomane n’aurait été qu’une période sombre d’oppressions et de résistances, qui a finalement gardé la nation grecque soudée et « pure » face au « joug turc ». C’est autour de cette idée d’exceptionnalité du genos (1) grec issu de l’Antiquité, qu’a pu se construire l’Etat-nation grec au XIXe siècle, quand bien même il n’y avait là rien en commun avec les insurgés de 1821 ou la plupart des « Grecs » de l’Empire ottoman. Ceux-là, dispersés entre la Macédoine et le Caucase, de la Moldavie et Valachie au port d’Alexandrie en passant par Constantinople, Smyrne ou Beyrouth, n’étaient pas toujours hellénophones et ne se projetaient pas forcément dans le petit royaume hellène (2), au moins jusqu’à la fin du XIXe siècle. Ils se définissent avant tout comme Rum (3), orthodoxes liés au Patriarcat œcuménique de Constantinople, constituant ainsi un millet (4) de l’Empire avec le patriarche en ethnarque (5), au moins jusqu’aux réforme du Tanzimat (6). Ils sont pourtant définis comme « Grecs » par les étrangers et surtout par le Royaume de Grèce et sa Grande Idée, idéologie irrédentiste qui vise à rassembler l’ensemble du genos grec dans un seul ethnos (7). Au-delà de ces visions idéologiques, il s’agirait ici de considérer qu’il existe une histoire des Grecs de l’Empire ottoman et que l’ottomanité a pu être une de leurs identités.

  • Les consuls français au Levant : la mise en place du réseau consulaire au XVIIe - XVIIIe siècles (partie 1) - 07/11/17

    Initié par les Italiens au Levant dès la fin du Moyen Âge, l’établissement des consuls est vite un état de fait indispensable pour le commerce méditerranéen. Le réseau consulaire devient alors « vaste, dense et très structuré » (1) autour de la Méditerranée, en constante progression jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, jetant les bases de l’implantation diplomatique contemporaine. La France, avec ses 56 postes consulaires en Méditerranée en 1715 (pour 71 au total à travers le monde), principalement dans le monde ottoman, joue alors un rôle de premier plan.

  • Kemal et le communisme - 27/10/17

    Le kémalisme est incontournable pour comprendre l’histoire de la Turquie contemporaine, tandis que son fondateur Mustafa Kemal devenu Atatürk (père des Turcs), est lui toujours incontournable dans l’espace public turc. Mouvement nationaliste dans la continuité des Jeunes Turcs, né pour fonder un Etat-nation turc souverain quand les puissances impérialistes démantelaient l’Empire ottoman après la Première Guerre mondiale, le kémalisme devient rapidement un allié objectif de la Russie soviétique de Lénine. De ce fait, des rapprochements, même idéologiques, entre kémalisme et bolchévisme ont souvent pu être recherchés (1). Il faudrait néanmoins questionner plus profondément ce rapport à l’antiimpérialisme et au communisme. Le kémalisme étant idéologiquement fluctuant et difficilement cernable, un retour sur les conceptions et les pratiques de Mustafa Kemal lui-même, est ici nécessaire pour comprendre cette alliance a priori contre nature.

  • Les affaires de l’Arabie centrale 1915-1916 : conflits internes et rivalités dynastiques (2/3) - 25/10/17

    Yves Brillet est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Saint Cloud, agrégé d’Anglais et docteur en études anglophones. Sa thèse, sous la direction de Jean- François Gournay (Lille 3), a porté sur L’élaboration de la politique étrangère britannique au Proche et Moyen-Orient à la fin du XIX siècle et au début du XXème.
    Il a obtenu la qualification aux fonctions de Maître de Conférence, CNU 11 section, a été membre du Jury du CAPES d’anglais (2004-2007).

  • Les affaires de l’Arabie centrale 1915-1916 : conflits internes et rivalités dynastiques (1/3) - 20/10/17

    Le présent article constitue la suite de l’étude des relations entre Ibn Saoud et la Grande-Bretagne et se donne pour objet d’analyser l’évolution de la situation en Arabie durant les années 1915 et 1916, en s’intéressant particulièrement aux relations entre Ibn Saoud et ses deux principaux rivaux, Ibn Rashid, émir de Hail et du Jebel Shammar d’une part, le Chérif Hussein d’autre part, devenu à la suite du déclenchement de la « révolte arabe » l’axe principal de la stratégie britannique dans la péninsule. Ibn Saoud se trouve dès le début de l’année 1915 confronté simultanément à trois difficultés : le conflit avec Ibn Rashid ; la rébellion de la tribu des Ajman dans la province nouvellement conquise du Hasa ; sa rivalité avec Hussein. Ces trois problèmes vont peser sur l’évolution de sa relation avec la Grande-Bretagne.

  • Jacqueline Chabbi, Les trois piliers de l’islam. Lecture anthropologique du Coran (1/2) - 19/10/17

    Cet ouvrage de Jacqueline Chabbi, agrégée d’arabe et docteur ès lettres, professeur honoraire des universités, est le résultat d’une vie entière consacrée à la recherche sur le texte sacré de l’islam et sur les sociétés de la Péninsule arabique à l’époque de la Révélation coranique. Bien connue dans le monde universitaire pour ses travaux novateurs sur les sociétés des tribus, Jacqueline Chabbi livre une nouvelle analyse détaillée sur le corpus coranique. Usant de la méthode de l’anthropologie historique, l’historienne propose une historicisation de la parole descendue sur le prophète de l’islam, Mahomet, afin de lui redonner son sens initial. Dans un contexte de tensions internes à l’islam et de réappropriations du texte coranique à des fins terroristes et salafistes, cette relecture du Coran apporte un vent de fraicheur à quiconque souhaite comprendre les articulations de la Révélation et la manière dont le discours, compilé a posteriori par ‘Uthmān Ibn ‘Affān (m. 656), révèle les impératifs de la société à laquelle il était destiné.

  • Salafisme (1) : Origines et évolutions doctrinales - 16/10/17

    Le premier article de la série « Salafisme » revient sur les origines et les évolutions historiques de cette mouvance théologique depuis l’époque médiévale. Réformiste, littéraliste, traditionniste, le salafisme a pris des orientations doctrinales dont il s’agit d’expliciter la nature et le sens.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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