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Société

  • Les coptes sous la gouvernance d’Abdel Fattah al-Sissi - 06/01/17

    Le 6 janvier 2016, au moment de la célébration du Noël copte, le président de la République égyptienne, Abdel Fattah Al-Sissi, déclarait : « En cette occasion, je tiens à vous exhorter tous, que personne ne nous sépare. Rien ne peut nous nuire, que ce soit au plan économique ou politique. Sauf si nous nous séparons, nous pouvons surmonter n’importe quoi (…) Dieu nous a créés différents, en matière de religion, de mœurs, de couleur, de langue, d’habitude, de tradition, et personne ne peut nous conformer à un modèle (…) Nous avons pris trop de temps pour réparer et rénover les églises qui ont été brûlées. Cette année tout sera fini. S’il vous plaît, acceptez nos excuses pour ce qui est arrivé. Si Dieu le veut, l’année prochaine, il n’y aura pas une seule église ou une maison qui ne soit pas reconstruite (…) Nous ne pourrons jamais oublier la position que vous et le Pape avez prise pendant cette période. Merci à tous. Joyeux Noël » (1). Il s’adressait alors au pape Tawadros II (Théodore II d’Alexandrie), patriarche copte orthodoxe de toute l’Afrique et du siège de Saint-Marc. Le général Abdel Fattah al-Sissi avait été élu en juin 2014 à la présidence de la république égyptienne suite au coup d’État du 30 Juin 2013 par lequel l’armée avait destitué le représentant des Frères musulmans, Mohamad Morsi, élu en juin 2012 par la population égyptienne. Ce fut un grand soulagement pour la population copte, victime d’un regain de criminalité avec la présence d’un mouvement islamiste au pouvoir.
    La question de leur sécurité reste toutefois en suspens malgré les déclarations et les gestes de soutien du président actuel, comme en témoigne le récent attentat du 11 décembre 2016 contre l’église saint-Paul et saint-Pierre située dans l’enceinte de la cathédrale copte orthodoxe du Caire, Saint-Marc, la plus importante d’Égypte.

  • Le Fezzan libyen : de la crise migratoire aux réseaux de traite d’êtres humains - 29/09/16

    Avec 1770 km de frontières maritimes et 5000 km de frontières terrestres essentiellement tracées dans des territoires désertiques et très peu peuplés, la Libye est aujourd’hui considérée comme un État failli (1) souffrant de cette porosité qui gangrène la quasi totalité de ses contours. Historiquement, le territoire libyen constituait un important carrefour de flux licites et illicites Nord - Sud et inversement comme le démontrent les multiples routes caravanières qui le traversaient autrefois. Ainsi, dès les années 1970, Touaregs et Toubous utilisaient l’espace du Fezzan, situé au Sud de la Libye, pour importer sur le territoire de nombreux produits commerciaux nigériens comme le bétail, les épices et le henné (2). De même, les marchandises libyennes, comme les pâtes, l’huile d’olive ou la farine traversaient quotidiennement cette province du Sud-Ouest vers la Tripolitaine littorale. Toutefois, au-delà de ces échanges licites, le Fezzan est tristement connue pour être le cœur d’un « réseau de traite d’êtres humains en expansion » (3). En effet, le Fezzan libyen subit depuis plusieurs années ces flux illégaux issus de « marchés interconnectés dans le secteur des armes (du Tchad), de la drogue (du Nigéria) et des biens de contrebande (comme les cigarettes du Niger) » (4) qui suivent un axe Nord-Sud principalement par la passe du Salvador (5).

  • Compte rendu du film de Jocelyne Saab, « Un dollar par jour » (2016) - 16/09/16

    Reporter, photographe, scénariste, productrice, metteur en scène, plasticienne, Jocelyne Saab (1948) est l’auteure de plusieurs reportages, courts-métrages, et longs-métrages documentaires et de fiction dont Le Liban dans la tourmente (1975), L’Iran, utopie en marche (1981), Il était une fois Beyrouth (1993) et Dunia (2005). Artiste engagée et pluridisciplinaire, elle a également créé dans le domaine de l’art contemporain des installations mix-media, exposé ses photographies à travers le monde et organisé un festival de cinéma au Liban (2013-2016) (1).

    Avec le soutien du Centre National des Arts Plastiques, elle réalise en 2016 une vidéo d’art intitulée « Un dollar par jour », projetée au cinéma du Saint-André des Arts à Paris il y a quelques jours, le 13 septembre dernier. Interrogeant le problème des réfugiés syriens au Liban, ce film court s’ouvre sur ces mots :
    « Au cours de l’automne 2015, je me rends dans la plaine de la Bekaa, près de la frontière syrienne. En Syrie, les combats durent depuis quatre ans. Ils ont provoqué 500 000 morts, 6 millions de réfugiés.
    Je ne savais pas encore qu’il s’agissait pour moi d’une histoire irrémédiable, la vie cherchait à se dérober d’entre mes mains…
    S’agissait-il d’une histoire liée au sacré, au sacré de l’humain ? Là-bas le fracas de combats, ici la bataille du silence. »

  • Entretien avec Kamel Doraï – La Jordanie et la question des réfugiés - 26/07/16

    Kamel Doraï est chargé de recherche au CNRS à l’Institut Français du Proche-Orient (Amman, - Jordanie) et chercheur associé à MIGRINTER (CNRS – Université de Poitiers). Ses principales thématiques de recherche portent sur la réflexion autour de la question de l’asile et des réfugiés au Moyen-Orient, des recompositions géopolitiques et des nouvelles dynamiques migratoires au Moyen-Orient ainsi que sur les migrations et pratiques transnationales au sein de la diaspora palestinienne.
    Il conduit actuellement des recherches sur les Irakiens en Syrie ainsi que sur le processus d’urbanisation des camps de réfugiés palestiniens au Liban. L’étude comparative de réfugiés en camp et hors camp ainsi que l’analyse de leurs parcours et de leurs pratiques spatiales sont développées pour rendre compte des dynamiques socio-spatiales développées par les réfugiés et pour comprendre les articulations camp/ville.

  • L’Iran des intellectuels : une brève histoire de l’émergence d’une société civile au XXe siècle. Première partie - 12/07/16

    Soutien à Bachar al-Assad, alliance avec la Russie de Vladimir Poutine, manœuvres nucléaires occultes durant le mandat de Mahmoud Ahmadinejad : l’Iran est de nouveau intégré dans le grand jeu des relations internationales. Comment expliquer cette situation ? Assiste-t-on à un phénomène qui serait la conséquence immédiate de l’arrivée au pouvoir de Barack Obama aux États-Unis et de Ḥassan Roḥani en Iran ? Ou alors s’agit-il d’un phénomène plus ancien, que l’élection du candidat modéré, ancien universitaire, vient parachever, confirmant la montée en puissance, depuis quelques décennies, d’une société civile « endormie » après la révolution de 1979 ? Il s’agirait alors d’un phénomène structurel, moins conjoncturel qu’anthropologique et sociologique.
    Une étude de l’histoire contemporaine de l’Iran, et notamment un retour sur l’évolution des idées politiques et culturelles, pourra permettre de comprendre que l’Iran du XXe siècle fut un laboratoire d’expérimentation des idéaux d’émancipation et de liberté réactivés aujourd’hui et que nous voyons progressivement prendre le pas sur le groupe dominant mais minoritaire du clergé chiite. Cette lecture historique dans le temps long semble nécessaire, d’autant que les événements consécutifs aux printemps arabes ont profondément bouleversé la géopolitique du Moyen-Orient, en particulier la crise syrienne.

  • Entretien avec Enrico De Angelis – Pratiques des réseaux sociaux dans la mobilisation syrienne contre le régime de Bachar al-Assad. Partie 2 : transformation du paysage médiatique en Syrie - 25/05/16

    Enrico de Angelis est un chercheur en médias spécialisé sur le monde arabe. Il a enseigné en tant que professeur adjoint à la Faculté Roberto Ruffilli de l’Université de Bologne et a obtenu son doctorat en 2009 dans le département des Sciences de la Communication de l’Université de Salerne, avec une recherche sur les médias syriens.
    Il est l’auteur d’une monographie sur la relation entre médias et conflits et a publié de nombreux articles sur le rôle des nouveaux médias et les dynamiques de la sphère publique en réseau dans le monde arabe.
    Il vit au Caire depuis septembre 2011. Il a réalisé son post-doctorat au CEDEJ de 2012 à 2014, et a été en 2016 professeur contractuel à l’Université Américaine du Caire. Il est fondateur de l’agrégateur web SyriaUntold et est actuellement analyste des médias pour FPU - Free Press Unlimited.

  • Entretien avec Enrico De Angelis – Pratiques des réseaux sociaux dans la mobilisation syrienne contre le régime de Bachar al-Assad. Partie 1 : les débuts de la contestation - 24/05/16

    Enrico de Angelis est un chercheur en médias spécialisé sur le monde arabe. Il a enseigné en tant que professeur adjoint à la Faculté Roberto Ruffilli de l’Université de Bologne et a obtenu son doctorat en 2009 dans le département des Sciences de la Communication de l’Université de Salerne, avec une recherche sur les médias syriens.
    Il est l’auteur d’une monographie sur la relation entre médias et conflits et a publié de nombreux articles sur le rôle des nouveaux médias et les dynamiques de la sphère publique en réseau dans le monde arabe.
    Il vit au Caire depuis septembre 2011. Il a réalisé son post-doctorat au CEDEJ de 2012 à 2014, et a été en 2016 professeur contractuel à l’Université Américaine du Caire. Il est fondateur de l’agrégateur web SyriaUntold et est actuellement analyste des médias pour FPU - Free Press Unlimited.

  • Compte rendu du film This Is My Land, de Tamara Erde, sortie en salle le 20 avril 2016 - 20/04/16

    « Pour Nelson Mandela, l’éducation était le seul moyen de changer le monde. Et si nous considérions cela d’un autre point de vue ? Et si l’éducation pouvait aussi représenter un frein pour l’avenir de notre société ? » Telle est la question posée par la réalisatrice de This Is My Land, Tamara Erde.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

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