Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
plus de 1700 articles publiés depuis juin 2010

Page facebook Page google plus Page twitter Abonnement au flux RSS

Accueil > Analyses de l’actualité > La Russie et Israël. Première partie : le conflit syrien et ses prolongements (...)

La Russie et Israël. Première partie : le conflit syrien et ses prolongements régionaux
Article publié le 29/11/2016

Par Matthieu Saab

Depuis la fin de la guerre du Kippour (6 octobre-24 octobre 1973), Israël bénéficie d’une supériorité militaire aérienne au Moyen-Orient et son aviation est l’une des plus performantes du monde. C’est ainsi que, depuis 1973, les Israéliens ont détruit un réacteur nucléaire irakien lors de l’opération « Opéra » en 1981, des rampes de missiles SAM qui se trouvaient dans la Bekaa au Liban lors de l’opération « Paix en Galilée » en 1982, ont bombardé le Liban en 1993 (opération « Justice Rendue ») et en 1996 (opération « Raisins de la Colère »). Par la suite, il y a eu la deuxième guerre du Liban en juillet 2006, le bombardement d’un réacteur nucléaire syrien en 2007 et probablement le bombardement de convois militaires destinés au Hezbollah en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011.

Cette suprématie qui a existé durant de longues décennies et qui a assuré la sécurité des frontières israéliennes et de l’Etat d’Israël dans son ensemble contre les armées arabes pourrait cependant être remise en cause avec l’arrivée de l’armée russe en septembre 2015. En effet, les Russes contrôlent, grâce à leur quartier général à Tartous en Syrie et à leurs navires stationnés en Méditerranée, le déplacement de tous les avions de chasse israéliens. Le 17 octobre 2016, le Washington Post a publié une carte qui reflète l’installation de missiles russes au Proche-Orient (1). Cette carte montre que l’est du bassin méditerranéen (de la Turquie au Nord, à la Syrie et au Liban à l’Est et à Israël au Sud) est à la portée des missiles russes stationnés en Méditerranée. Le contrôle aérien russe s’étend à une large partie de la Syrie, de l’Irak, de la Jordanie, du Liban, de la Turquie et bien sûr d’Israël. Les systèmes russes S-300 et S-400 renforcés par des missiles anti-aériens installés sur des navires russes stationnés dans le port de Tartous ont un rayon d’activité qui couvre le Liban, la plus grande partie de la Turquie et de la Jordanie, l’est de la Méditerranée au-delà de Chypre, une petite partie de l’Irak et la quasi totalité du territoire israélien jusqu’au nord du désert du Néguev (2). A signaler que, d’après un expert israélien, Alex Tenzer, le renforcement des forces russes en Syrie et plus particulièrement l’installation des systèmes S-300 et S-400 répond à la nécessité pour les Russes de s’opposer aux Américains plus qu’aux Israéliens (3). Enfin, les radars russes contrôlent le déplacement de tous les avions de chasse israéliens à l’exception de ceux qui décollent de la base aérienne de Uvda située prêt de la ville d’Eilat.

Quels sont les intérêts convergents et divergents de la Russie et d’Israël dans la région ? La coordination militaire et politique entre les armées russe et israélienne est-elle suffisante pour éviter les conflits à l’avenir ? Quels sont les intérêts économiques des deux pays dans la région ? Comment Israël et la Russie vont-ils s’opposer à l’Etat islamique, leur ennemi commun ? Quelles sont les conséquences de la remise en cause de la suprématie américaine dans la région ? Enfin, quelle sera la réaction de la Russie en cas de conflit ouvert entre le Hezbollah et Israël ?

Intérêts convergents et divergents de la Russie et d’Israël dans la région

La Russie et Israël ont mis fin à leurs relations diplomatiques à l’issue de la guerre des 6 jours en juin 1967 suite à la défaite des armées arabes contre Tsahal, l’armée israélienne. Ces relations ont été rétablies depuis 1991, il y a vingt-cinq ans. A l’occasion de ce vingt-cinquième anniversaire, en 2016, le Président Poutine a évoqué un partenariat constructif avec Israël et des relations entre les deux Etats ayant atteint un niveau remarquable (4).
Israël a accueilli un million d’immigrants venus de l’ex-Union soviétique, entre 1989 et 1993, ce qui a amélioré les relations entre la Russie et Israël. Le russe est la troisième langue la plus pratiquée en Israël après l’hébreu et l’anglais. Les relations économiques entre les deux pays représentaient un peu plus de 3 milliards de dollars en 2015 et les relations militaires ont elles aussi progressé : en 2015, Israël aurait vendu des drones à la Russie malgré les relations militaires et politiques de ce pays avec l’Iran.

Au début de la guerre en Syrie en 2011, les Israéliens voient d’un bon œil le renversement du président Assad. Puis, l’émergence et la consolidation de l’Etat islamique leur imposent de s’aligner sur les Russes qui considèrent que le régime actuel en Syrie est préférable au régime totalitaire islamique. Cette situation impose aux Israéliens d’accepter la présence du Hezbollah et des Iraniens en Syrie. Mais, d’après Benyamin Netanyahou, cette présence est d’autant plus dangereuse que l’Iran pourrait transférer des armes nucléaires au Hezbollah (5).

Israël est ainsi face à un dilemme. D’une part, l’Etat hébreu souhaite améliorer ses relations avec la Turquie et d’autre part, Israël veut convaincre les Russes de se désengager auprès des Iraniens et du Hezbollah. Dans les conditions actuelles, le président Poutine est plus important pour les Israéliens que le président turc Erdogan et l’alliance militaire israélo-turque ne sera pas renouvelée tant que Erdogan sera au pouvoir.

En ce qui concerne le conflit syrien, les intérêts d’Israël nécessitent un renforcement de sa frontière Nord afin d’éviter les attaques du Hezbollah. Les Israéliens sont également concernés par les revendications syriennes sur le Golan et surtout par le développement des milices et des armées qui soutiennent le régime syrien. Il s’agit notamment de l’Armée Arabe Syrienne (AAS), de l’armée de Défense Nationale (ADN) qui constitue une armée supplétive pro-Assad, des « Brigades du Baas », des tribus sunnites des Chouheitat et des Bou Saraya dans la ville de Deir Ezzor, des « Aigles du Désert » dans le désert de Homs et enfin, des « Kadesh » directement rattachés à l’état-major de la Garde Républicaine, l’unité d’élite de l’armée syrienne (6). Moins connus, on trouve également les « Fatimides afghans », qui regroupent la minorité chiite afghane des Hazaras, l’Armée de Libération Palestinienne (APL), le Front Populaire de Libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) et enfin la milice qui relève du Parti Syrien National Social (PSNS), formation libanaise implantée en Syrie (7).

Enfin, les Israéliens craignent un conflit généralisé avec l’Iran. Dans ce contexte, la présence des Russes en Syrie ne s’oppose pas aux intérêts des Israéliens, car elle permet de contenir les dangers auxquels doit faire face l’Etat hébreu (8). L’objectif actuel des Israéliens en Syrie est de contenir les alliés de Téhéran, y compris Bachar al-Assad et le Hezbollah. Afin de contrôler toute livraison d’armes au Hezbollah, l’aide de la Russie est indispensable. Ainsi, lorsque la Russie renforça le gouvernement syrien de Bachar al-Assad en 2014, Israël constata que le Hezbollah avait reçu des missiles sol-sol et Jérusalem demanda à Moscou de stopper ces livraisons d’armes (9).

Netanyahou souhaite en effet que la Russie s’oppose à toute livraison d’armes au Hezbollah. Or, Moscou refuse de reconnaître que la Russie livre directement des armes au Hezbollah. En attendant, Israël estime d’une part, que la présence russe en Syrie permet de restreindre l’influence de l’Iran et, d’autre part, que cette présence permet à Israël d’avoir un partenaire stratégique dans la guerre contre l’Etat islamique (10).

La coopération militaire entre Moscou et Tel-Aviv s’est développée depuis l’arrivée des Russes dans la région. Moscou estime qu’Israël a un rôle central dans le développement de sa politique au Proche-Orient, cependant les Russes sont conscients qu’un partenariat total et global avec Israël comporterait des lacunes (11) notamment en raison de l’opposition des Etats arabes toujours alliés de Washington.

Poutine et Netanyahou se sont rencontrés le 21 avril 2016 et ont discuté de la position russe sur le Golan. En effet, l’opposition au président Assad en Syrie souhaite demander à Washington de faire pression sur Tel-Aviv afin de restituer le Golan à la Syrie. Ce territoire est occupé par les Israéliens depuis juin 1967 et ils l’ont unilatéralement annexé en 1981. Netanyahou sait que si la communauté internationale reconnaît que le Golan est un territoire syrien, Israël devrait se retirer ou bien, il serait identifié comme un acteur de la guerre en Syrie. Ce qui n’est pas dans l’intérêt du Premier ministre israélien.

Coordination militaire et politique entre les armées russes et israéliennes

Depuis le début de la guerre civile en Syrie, Israël poursuit deux objectifs : d’une part, empêcher que les armes et les munitions envoyées par l’Iran au Hezbollah ne parviennent à leurs destinataires et d’autre part, empêcher l’élargissement des opérations militaires au Golan ou à toute autre partie d’Israël (12). En attendant, Israël riposte à toute agression militaire à la frontière syrienne.

Actuellement, le principal souci des Israéliens est la présence de multiples acteurs régionaux et internationaux qui soutiennent l’Etat islamique et qui ne sont pas toujours clairement identifiés sur le champ de bataille, ce qui restreint les capacités militaires d’Israël. Il s’agit notamment de l’armée de Khalid ibn al-Walid, de la Brigade des Martyrs du Yarmouk, du Mouvement Islamique Muthanna, de Jammat Bayt al-Maqdis al-Islamiya et de Jaysh al-Jihad. Cependant, la coordination entre les Russes et les Israéliens est totale sur le terrain empêchant ainsi par exemple Tsahal de s’attaquer aux avions de chasse russes qui s’aventurent dans l’espace aérien israélien. Ainsi, Avigdor Liberman, membre de la Knesset, ayant une expertise reconnue pour gérer les relations avec la Russie, a précisé qu’il y a une coordination totale en temps réel avec les Russes afin d’éviter un incident similaire à celui qui s’est produit entre les Russes et les Turcs en novembre 2015 (13). Les entretiens entre Russes et Israéliens, et particulièrement entre Poutine et Netanyahou, ont permis à l’Etat d’Israël de préciser que toute livraison d’armes qui pourrait faire pencher le rapport des forces en faveur de la Syrie et du Hezbollah serait considérée comme un casus belli.

Normalement, la Russie doit livrer à l’Iran des systèmes S-300. Cependant, le 5 mars 2016, d’après le journal koweitien al-Jarida, Poutine a stoppé le transfert de ces missiles car l’Iran a violé un accord passé avec la Russie qui lui impose de ne pas transférer des armes au Hezbollah. En fait, et toujours d’après le journal koweitien al-Jarida, l’Iran a transféré au Hezbollah des missiles sol-air SA-17 et SA-22 (14). Or, ces missiles ont été produits par les Russes qui les ont envoyé aux Iraniens, qui les ont transféré au Hezbollah, et ce dernier pourrait les utiliser dans sa lutte contre l’Etat hébreu… La Russie comprend le danger de cette situation pour les Israéliens, raison pour laquelle elle a stoppé cette livraison d’armes à Téhéran (15). En attendant, et d’après les Israéliens, les Russes sont conscients des dégâts occasionnés par l’« axe du mal » et n’ont pas l’intention de permettre à l’Iran de diriger la Syrie.

Le développement de la puissance russe en Syrie décourage Bachar al-Assad d’entreprendre une aventure hasardeuse contre l’Etat d’Israël. Ce qui dans les circonstances actuelles représente une sérieuse garantie pour les Israéliens. En 2016, le Premier ministre israélien s’est rendu deux fois en Russie et a reçu les assurances de Poutine quant à la sécurité des frontières israéliennes qui seront protégées grâce à la présence russe dans la région. Il est plus ou moins établi que ces garanties accordées par le président Poutine ne pourraient plus être données par les Américains. Dans ces conditions, et pour garantir les frontières israéliennes, Jérusalem et Moscou coordonnent leurs activités en Syrie, et plus spécialement, la collecte des renseignements, dont Moscou a un urgent besoin, afin de confirmer ou d’infirmer les informations qui lui sont transmises par le Centre de Coordination de Bagdad de la coalition créée en 2015 pour défaire les djihadistes de l’Etat islamique et basée sur l’alliance de la Russie, de l’Irak, de l’Iran et de la Syrie (16). Il faut signaler qu’au début de l’intervention russe, les informations qui leur étaient transmises par Damas et Téhéran n’étaient pas fiables.

Intérêts économiques des Russes et des Israéliens dans la région

Malgré l’animosité qui entoure les relations entre Israël et la Turquie, Netanyahou et Erdogan pourraient se retrouver sur la question énergétique, par la même plateforme gazière. D’après des experts, les tensions entre les Russes et les Turcs pourraient faire avorter le projet de construction d’un gazoduc que la Russie voudrait faire passer par la Turquie. Les Turcs, de leur côté ont manifesté leur intérêt pour être fournis en gaz naturel israélien extraits des champs israéliens de Tamar et de Léviathan. Dans ces conditions, un grand projet de construction d’un gazoduc israélien en coopération avec Chypre et la Grèce, permettrait d’envoyer le gaz vers un terminal en Turquie d’où il serait exporté vers l’Europe. Netanyahou a rencontré en novembre 2015 le Premier ministre grec Alexis Tsipras afin de discuter de ce projet qui, s’il se développe, remettra en cause les intérêts économiques et stratégiques des pays de la région (17). En attendant, les dirigeants de l’armée israélienne considèrent avec consternation la situation sur le terrain. En effet, Israël a jusqu’ici mis l’accent sur l’« axe du mal » chiite-alaouite et sur le développement du terrorisme sunnite dans la région. A présent, un nouvel équilibre des pouvoirs économique et stratégique se met en place sans que ses implications ne soient clairement identifiées (18).

Toujours au niveau économique, les sanctions américaines et européennes imposées aux Russes suite à la crise ukrainienne ont poussé Israël à augmenter ses importations provenant de la Russie. Ces importations concernent pour le moment du pétrole, du gaz naturel, de l’acier et du bois. Israël veut signer un accord de libre-échange avec la Russie et intégrer l’Union Economique Eurasienne créé le 1er janvier 2015 et qui regroupe la Russie, l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan et le Kyrgyzistan (19).

Lire la partie 2 : La Russie et Israël. Seconde partie : le retrait américain et ses conséquences

Notes :

(1) Ben Caspit, « Israel wary of Russian comeback to the region », Al-Monitor http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2016/10/israel-russia-syria-hezbollah-fighter-jets-idf-radar.html le 24 octobre 2016.
(2) Amos Harel, « Analysis : Without Effort, Russia Restricted the Strongest Air Force in the Middle East », Haaretz http://www.haaretz.com/israel-news/1.748549 le 23 octobre 2016.
(3) Barak Ravid, « Israel Asks Russia to Revise Military Coordination Due to New Russian S-300 Missiles in Syria », Haaretz http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.747643 le 17 octobre 2016.
(4) Anna Borshchevskaya, « The Maturing of Israeli-Russian Relations », The Washington Institute for Near East Policy http://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/view/the-maturing-of-israeli-russian-relations avril 2016.
(5) Yossi Mekelberg, « Russian-Israeli relations reach news hights », Al-Arabiya English https://english.alarabiya.net/en/views/news/world/2015/12/02/Russian-Israeli-relations-reach-new-heights.html le 2 décembre 2015.
(6) Paul Khalifeh, « L’armée Syrienne, ses milices et ses alliés étrangers », RFI http://www.rfi.fr/moyen-orient/20151001-syrie-armee-milices-allies-etrangers-russie-etats-unis-etat-islamique le 1er octobre 2015.
(7) cf. Paul Khalifeh, « L’armée Syrienne, ses milices et ses alliés étrangers », RFI.
(8) Yury Barmin, « Russia emerges as a center of gravity for Israel », Al-Monitor http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2016/11/russia-center-gravity-israel-palestine-mideast.html le 7 novembre 2016.
(9) Ibid.
(10) cf. Maxim A. Suchkov, « Russia, Israel navigate narrow straits in potentially turbulent waters », Al-Monitor.
(11) cf. Maxim A. Suchkov, « Russia, Israel navigate narrow straits in potentially turbulent waters » Al-Monitor.
(12) cf. Yossi Mekelberg, « Russian-Israeli Relations Reach New Hights », Al-Arabiya English.
(13) Ben Caspit, « Will Israel, Russia tighten Coordination on Syria ? », Al-Monitor http://www.al-monitor.com/pulse/ru/contents/articles/originals/2015/12/israel-security-syria-russia-coordination-balance-power.html le 2 décembre 2015.
(14) Ben Caspit, « Why Israel needs Putin more than it needs Erdogan ? », Al-Monitor http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2016/03/vladimir-putin-erdogan-netanyahu-syria-missiles-security.html le 7 mars 2016.
(15) cf. Ben Caspit, « Why Israel needs Putin more than it needs Erdogan ? », Al-Monitor.
(16) « EI : La Coalition Internationale proposée par Moscou ouvre un Centre à Bagdad », Sputnik https://fr.sputniknews.com/presse/201509301018487412-moscou-bagdad-ei-front-international-irak-iran-syrie/ le 30 septembre 2015.
(17) cf. Ben Caspit, « Will Israel, Russia tighten coordination on Syria ? », Al-Monitor.
(18) cf. Ben Caspit, « Will Israel, Russia tighten coordination on Syria ? », Al-Monitor.
(19) « Israel Shows How to Get Along With Russia, But Will Neocons Pay Attention ? », Russia Insider http://russia-insider.com/en/russia-israel/ri16337 le 8 septembre 2016.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

Découvrez les rubriques et articles rédigés par des specialistes du Moyen-Orient
Portraits historiques
Portraits contemporains
Entretiens
Analyses historiques
Historiques des Etats du Moyen-Orient
Dates anniversaire


Les pays traités : Algérie, Arabie Saoudite, Autres pays, Bahrein, Egypte, Emirats Arabes Unis, Empire ottoman, Etats-Unis, Irak, Iran, Israël, Jordanie, Koweit, Liban, Libye, Libye, Maroc, Méditerranée, Oman, Palestine, Qatar, Syrie, Territoires palestiniens, Tunisie, Turquie, Yémen
© Les clés du Moyen-Orient - Mentions légales - Design : Katelia - Réalisation : Gaiaservice