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Une source : le Kitab al-I’tibâr d’Ousâma Ibn Munqidh
Article publié le 08/09/2014

Par Anne Walpurger

Dans le cadre de la question au programme pour l’agrégation et le Capes 2015 en histoire médiévale, qui interroge le gouvernement et les relations de pouvoir dans l’Islam entre le Xe et le XVe siècle, il semble tout à fait intéressant de se plonger dans la lecture du "Kitab al-I’tibâr" ("Livres des exemples", ou "Livres des expériences"), une autobiographie d’Ousâma Ibn Munqidh, un diplomate arabe et syrien du XIIe siècle.

Ce texte a été découvert en 1880 à la Real Biblioteca del Monasterio de San Lorenzo de El Escorial (San Lorenzo de El Escorial, à Madrid), et mentionné pour la première fois par l’orientaliste français Hartwig Derenbourg (1844-1908) dans son ouvrage Les Manuscrits arabes de l’Escurial (Paris, E. Leroux, 1884-1903). En 1983, André Miquel en a proposé une traduction intégrale en français : Des enseignements de la vie, Souvenirs d’un gentilhomme syrien du temps des Croisades, Paris, Imprimerie Nationale, 1983.

L’auteur : Ousâma Ibn Munqidh (1095-1188)

« J’ai toujours aimé Damas, la ville de mes exils, la ville où je mourrai bientôt. Le temps presse. Cette main qui jadis terrassait le lion ou l’ennemi, tremble si fort qu’elle ne peut plus écrire : il faut dicter. [1]. »

Ces premières lignes l’annoncent : il s’agit d’une autobiographie. C’est là la grande originalité du texte d’Ibn Munqidh car comme le fait remarquer André Miquel dans son avant-propos [2], c’est un « phénomène unique dans la prose arabe classique » que de parler de soi à la première personne du singulier [3].
Ou plutôt qu’une autobiographie, ce texte se veut témoignage, d’où son titre (« I’tibâr » signifie littéralement « l’expérience ») : Ousâma Ibn Munqidh vise ici à transmettre une leçon sur ce qu’il a vu et vécu. Et quelle leçon ! Né en 1095, mort en 1188, Ousâma Ibn Munqidh traverse un siècle d’histoire médiévale, connait deux Croisades (1096-1099, et 1147-1149) et s’éteint juste avant la troisième (1189-1192). André Miquel résume fort bien l’apport de ce texte pour la connaissance de la période, et atteste ainsi l’intérêt que présente une telle source pour mieux comprendre le contexte du Proche-Orient au XIIe siècle : « Ce serait, si l’on veut, l’histoire des coulisses. D’abord, dans la jeunesse d’Ousâma, sur l’échiquier très compliqué du Proche-Orient, voici les luttes que se livrent les petites principautés musulmanes, aidées l’une ou l’autre par l’alliance avec le Franc. Puis, dès que le calme revient dans le camp de l’Islam, les armes retournées contre ce Franc lui-même, en attendant que l’échiquier l’interdise à nouveau. Plus loin dans l’espace, d’autres forces apparaissent : Constantinople, les califats rivaux du Caire et de Bagdad. Enfin, sur une scène où le jeu peu à peu s’éclaire, les trois héros de la lutte finale ou du moins de ses prémices, dont les échos nous parviennent de plus ou moins loin [4]. » Et l’intérêt de cette « histoire des coulisses », c’est justement qu’elle est vue par un musulman : elle permet d’offrir un regard de l’intérieur sur le XIIe siècle, distinct en cela des sources européennes.

Ousâma Ibn Munqidh est le fils cadet de la famille de qui tient la ville de Shayzar, fief arabe situé sur l’Oronte, en Syrie, au milieu d’un océan de territoires turcs. Ibn Munqidh se fait ainsi le témoin de la ligne de fracture entre Arabes et Turcs : son texte reflète l’existence de ces dissensions, et permet au lecteur d’aller contre des divisions catégoriques simplificatrices ; en effet, à la lecture du texte d’Ibn Munqidh, l’on comprend que « musulman » et « Arabe » ne sont pas synonymes, et que la réalité du monde islamique au XIIe siècle est plus complexe.
Poète musulman, chevalier, diplomate, Ibn Munqidh assiste ainsi au cours de sa vie à l’ascension de nombreuses dynasties médiévales musulmanes, mais également à l’arrivée de la première croisade et à l’installation des Etat latins d’Orient.
Il est le potentiel successeur de son oncle, l’émir de Shayzar. Mais, exilé en 1131 par ce dernier pour des questions de jalousie suite, notamment, à une partie de chasse au lion, il devient un courtisan au service de Zengi, Nur ad-Din et Saladin. Il sert également à la cour des Fatimides du Caire, ainsi qu’à celle des Artukides à Hasankeyf. Du fait de ces multiples activités, il voyage beaucoup à travers le monde islamique, en Egypte, en Syrie, et fait également un pèlerinage vers La Mecque.
Au soir de sa vie, il dicte le Kitab al-I’tibâr, véritable témoignage de sa vie qui doit pouvoir aider et guider ses lecteurs.

Le texte : un aperçu de la société islamique au XIIe siècle

Plusieurs thématiques sont à trouver au sein de cette source : une large section de l’ouvrage est par exemple consacrée aux parties de chasse d’Ousâma, de même qu’on trouve de nombreuses allusions à la culture matérielle de la société islamique. Mais ce sont surtout les passages qui évoquent les relations avec les Francs, l’art guerrier et les structures politiques islamiques qui nous intéressent dans le cadre de la question pour l’agrégation et le Capes.

Le parcours d’Ibn Munqidh, tel qu’il est relaté dans ce texte, en dit beaucoup sur la politique interne au monde islamique tout au long du XIIe siècle : par exemple, alors qu’il montre combien l’Orient est divisé à la fin du XIe siècle entre de très nombreux seigneurs autonomes, son récit s’achève sur la perspective de la réunification de la Syrie et de l’Egypte, ainsi que sur la reconquête de Jérusalem par Saladin : « Ce que Nour al-Dîn n’avait pu faire, il [Saladin] le réussit. Cette fois, l’Egypte et la Syrie, unies, s’imposaient face aux Francs. Le dix-septième jour du mois de çafar 579 (11 juin 1183), Alep tombait, le pouvoir sur la Syrie était total, les forces de l’Islam pouvaient se retourner contre l’ennemi commun. Les échos des batailles bercèrent ma retraite, jusqu’à cette année bénie de 583 (1187) où Saladin écrasa les Francs à Hattîn, vers l’ouest de Tibériade. La victoire ouvrait d’autres portes : le vingt-sept rajab (2 octobre), Saladin faisait son entrée à Jérusalem, Jérusalem la sainte, que l’Islam retrouvait comme une épousée, presque un siècle après avoir été séparé d’elle. Ici, sur ce triomphe qui ne peut pas ne pas en annoncer d’autres, s’achève l’histoire de ma vie [5]. »

Outre l’histoire événementielle d’un long XIIe siècle, son récit est aussi l’occasion d’évoquer les nombreuses intrigues qui se passent dans les cours qu’Ibn Munqidh a pu fréquenter, et tout particulièrement la cour fatimide du Caire : il montre ainsi le faible pouvoir qu’ont les califes sur les vizirs, ce qui aboutit régulièrement à des complots et à des trahisons. Il évoque ainsi « la rancune que le calife Az-Zâfir nourrissait contre Ibn al-Sallâr, son vizir ou plutôt, devrais-je dire : le vizir qui s’était imposé à lui [6]. » Une rancune qui va déboucher sur un complot pour tuer Ibn al-Sallâr : « Nasr était de connivence avec le calife, qui l’avait autorisé à recruter une troupe parmi ses propres gardes, pour le dessein dont ils étaient convenus tous les deux : Nasr tuerait le vizir lorsqu’il se serait retiré pour la nuit dans ses appartements avec ses femmes [7]. » Suite à l’assassinat d’Ibn al-Sallâr, le père de Nasr, Abbâs, devient le nouveau vizir, mais sa méfiance à l’égard de son fils qui a tant comploté par le passé éclate en une rivalité père-fils, exploitée par le calife Az-Zâfir en vue de renverser le nouveau vizir (« Le calife eut l’idée de profiter de son amitié avec Nasr pour l’inciter à tuer son père et prendre sa plac [8] »). Ousâma parvient néanmoins à réconcilier Abbâs et Nasr, qui se retournent alors contre Az-Zâfir : « Ce fut le calife lui-même qui fit les frais de l’opération. Est-ce l’intrigue qui joua ? Ou une sorte de désir de survie, qui désignait à la vindicte commune d’Abbâs et de Nasr l’homme qui avait failli les perdre tous les deux ? Toujours est-il qu’ils résolurent de se débarrasser d’Az-Zâfir. Une nuit, Nasr, qui sortait souvent se promener incognito avec le calife, l’invita dans sa maison, au marché des Fabricants d’épées. Tout était en place : une poignée d’affidés, dans une aile de la maison, attendait. Quand Az-Zâfir se fut installé, ils se précipitèrent sur lui et le tuèrent avec un de ses serviteurs, un Noir qui ne le quittait jamais. Les corps furent jetés dans un souterrain de la maison. Cela se passa le dernier jour du mois de mouharram 549 (16 avril 1154) [9]. » Au terme de plusieurs autres intrigues, Abbâs et Nasr tentent alors, en vain, de prendre la place du calife et de se rendre maîtres de l’Egypte. Toute une partie du récit d’Ibn Munqidh permet ainsi de se pencher sur la vie interne d’une cour (fatimide en l’occurrence) au XIIe siècle, et d’en discerner les intrigues et conspirations.

Cette source en apprend également beaucoup sur l’art militaire et sur la manière de conduire une bataille ou un siège. Ainsi, les sièges sont bien plus fréquents que les batailles ouvertes, les lances sont des armes extrêmement importantes au combat, et les épées semblent être des armes particulièrement nobles et bénéficiant d’un statut important. Les nombreuses descriptions des combats dont regorge ce texte sont, par ailleurs, extrêmement réalistes : Ousâma Ibn Munqidh donne ainsi véritablement à voir les blessures qui pouvaient être celles des soldats : « Noumayr s’était porté volontaire pour aller débusquer les Francs d’une grotte où ils s’étaient repliés. Dans la bataille, il eut droit à un coup d’épée qui lui trancha le sourcil, la paupière, la joue, le nez et la lèvre supérieure, si bien que tout un côté de la figure lui pendait par-dessus le cou. Il sortit de la grotte pour rejoindre ses compagnons ; on banda sa blessure et, par une nuit froide et pluvieuse, on le ramena en cet état à Chayzar, où l’on put recoudre sa face et soigner ses blessures. Il redevint comme il était, à part l’œil, perdu à jamais [10]. » Ces récits sont souvent l’occasion de descriptions de la médecine au XIIe siècle. Des descriptions qui trouvent tout leur intérêt quand elles confrontent la médecine musulmane à la médecine franque, dont Ousâma, s’il la critique parfois [11], n’hésite pas pour autant à en vanter les mérites quand il en a l’occasion : « Le roi de Jérusalem avait un trésorier nommé Bernard, dont la jambe blessée par une ruade de cheval, s’ouvrit en quatorze endroit différents, chaque blessure de se fermant que pour en laisser éclater une autre. Je faisais des vœux pour la prompte mort de ce damné, le plus infâme des Francs peut-être, lorsqu’arriva le médecin. Il débarrassa la jambe de tous les emplâtres dont on l’avait enveloppée et entreprit de la laver, à grands coups de vinaigre très fort. Après quoi, les blessures se cicatrisèrent et l’homme, guéri, fut bientôt debout [12]. »

Ces diverses expériences de la médecine franque attestent des relations entre musulmans et Francs. En effet, pour un musulman du XIIe siècle, ces relations sont présentées comme inévitables : « Si je regarde, comme je le fais maintenant, ma vie une dernière fois, je dirai pourtant que pas un parent, pas un ami, pas un serviteur ne m’a accompagné aussi longtemps que le Franc. Il était là dès ma naissance ou presque : j’avais quatre mois lorsque le pape de Rome incita ces maudits à venir chez nous, de l’autre côté de la mer, pour reconquérir le tombeau du Christ à Jérusalem. Comme si nous l’avions jamais enlevé à personne… Quatre ans plus tard, en tous cas, ils y étaient, comme à Edesse et Antioche. Dix de plus, et c’était le tour de Tripoli. Dieu l’avait voulu pour nous punir de nos désordres. Face aux nouveaux venus, et aux Roums toujours menaçants, nous nous dispersions en querelles. Au lieu d’un Islam, nous en avions mille, autant que de chefs : celui des Turcs, qui avaient imposé leur tutelle au Commandeur des Croyants, le calife abbasside de Bagdad, et mis en place un peu partout leurs princes, en Anatolie, à Damas, Homs, Mossoul et Alep, pour ne parler que des plus grande villes ; il y avait aussi, tout autour de Chayzar, les tribus arabes mouvantes toujours et toujours redoutables, comme les Kilâb. En bref, pour répondre à l’ennemi, une mosaïque d’intérêts trop souvent prêts à en découdre, si bien qu’il fallut parfois, pour défendre Chayzar contre nos propres frères en la foi, trouver un appui – Dieu me pardonne ! – dans le camp d’en face [13]. » Aussi, les relations avec les Francs se soldaient parfois par des alliances militaires pour la défense et la protection d’une seigneurie musulmane. Pas uniquement empreints de haine, les liens entre musulmans et Francs laissaient ainsi parfois la place au respect, à la cordialité, voire à l’amitié. Si Ousâma clame sa haine contre un chevalier franc tel que Roger de Salerne, il évoque en de bien meilleurs termes les rois de Jérusalem Foulques V ou Baudoin II. Mais l’amitié qui peut l’unir à certains Francs ne peut pas pour autant excéder certaines limites, ainsi qu’il le fait lui-même remarquer : « Ces mêmes Francs, pétris de courage et d’ardeur guerrière, manquent parfois du plus élémentaire jugement. Je m’en réfère à l’attitude d’un très honorable chevalier de chez eux, ami du roi Foulques et qui, venu faire le pèlerinage de Jérusalem, allait s’en retourner chez lui ; nous étions, lui et moi, devenus si familiers qu’il m’appelait son frère. Quelques jours avant son départ, il m’entreprit ainsi, devant l’un de mes fils, âgé de quatorze ans, qui m’accompagnait : « Je m’en vais chez moi, comme tu le sais. Ce fils que tu as là, confie-le moi : dans mon pays, il observera les chevaliers, apprendra leur sagesse et leurs usages, et quand il reviendra chez lui, il sera un homme accompli. » Je fus choqué de pareils propos, qui me paraissaient, pour le coup, sortir d’une tête sans cervelle. Car si mon fils, je vous le demande, eût été un jour fait prisonnier, quelle pire détresse, pour lui, que d’être emmené au pays des Francs ? Je gardai tout cela pour moi et répondis que j’avais nourri le même dessein, mais que j’étais empêché d’y donner suite en raison de l’amour que ma mère portait à l’enfant et qui la tuerait si je les séparais tous deux : aussi bien m’avait-elle fait jurer, lorsque j’avais entrepris avec lui ce voyage à Jérusalem, de le lui ramener sans trop tarder. « Ta mère vit dont encore ? me répondit le chevalier. Alors tu as raison : ne la contrarie pas. » [14] »

En définitive, ce texte d’Ousâma Ibn Munqidh regorge de récits et de détails qui aident à mieux saisir et comprendre le monde islamique au XIIe siècle. Il s’agit d’une lecture divertissante mais riche en informations qui semblent particulièrement utiles pour un candidat à l’agrégation ou au Capes 2015. Ibn Munqidh se fait ainsi, tout au long de son récit, le témoin d’un monde islamique divisé politiquement depuis la fin du XIe siècle, qui doit même faire appel à certaines alliances avec les Francs pour pouvoir, plus tard, mieux s’en défaire. Saladin y est présenté, à la fin de l’ouvrage, comme l’homme providentiel de ce monde islamique qu’il parvient enfin à réunifier pour pouvoir se débarrasser des Francs. Aussi, ce texte tend d’ailleurs à confirmer la thèse, évoquée récemment par Florian Besson dans l’entretien que nous avons fait avec lui, selon laquelle les Francs n’auraient réussi à s’imposer en terre sainte que grâce aux divisions politiques internes du monde islamique.

Lire également :
- Saladin
- Anne-Marie Eddé, Saladin
- Entretien avec Florian Besson - Les émirs musulmans au temps des croisades

Notes :

[1Se souvenir André Miquel, Ousâma, un prince syrien face aux croisés, Paris, Fayard, 1986, p. 13. Toutes les citations du Kitab al-I’tibar sont reprises de cet ouvrage.

[2Ibid.

[3Ibid., p. 8.

[4Ibid., pp. 8-9.

[5Ibid., pp. 188-189.

[6Ibid., p. 131.

[7Ibid., pp. 131-132.

[8Ibid., p. 133.

[9Ibid., pp. 134-135.

[10Ibid., p. 16.

[11« Le maître d’Al-Mounaytira, une forteresse qui relevait de Tripoli, entre Balbec et la mer, me demanda un jour, à Chayzar, de lui envoyer un médecin pour quelques-uns de ses malades. Nous lui dépêchâmes le nôtre, Thâbit, un chrétien. Il revint si vite que nous lui fîmes compliment pour des soins si rapides, mais lui d’expliquer « On m’a montré un chevalier dont la jambe avait un abcès, ainsi qu’une femme atteinte de consomption. Pour le premier, j’ai préparé un petit emplâtre, l’abcès a crevé et pris bonne tournure. Pour la seconde, j’ai pensé à une diète assortie d’un traitement approprié. Mais voilà que survient un médecin franc, qui décide que je n’y connais rien. Il s’adresse au chevalier : « Que préfères-tu, vivre avec une jambe ou mourir avec deux ? » L’autre répond qu’il aime mieux vivre. Le médecin dit alors qu’il a besoin d’un chevalier robuste et d’une hache tranchante à souhait. J’assistais à la scène : notre homme installe la jambe de son patient sur un billot et ordonne au chevalier de la trancher, d’un seul coup. Mais au premier, la jambe résiste encore ; au second, la moelle se répand un peu partout et le malade meurt, là, tout de suite. Pas déconfit pour un sou, le médecin se rabat sur la femme, règle son cas : c’est un démon qu’elle a dans la tête. Il lui fait raser les cheveux. La femme ne s’en porte ni mieux ni plus mal, mais se met, contre mes indications, à manger, ainsi qu’on le fait chez les Francs, de l’ail et de la moutarde. Son état empire. L’autre déclare, péremptoire, que le démon ne gîtait pas à la surface de la tête, mais plus profondément qu’il ne l’avait cru d’abord. Il vous prend un rasoir, fait, sur le crâne, une incision en forme de croix, si terrible que l’os apparaît. Puis il frotte le tout avec du sel… et voilà, presque aussitôt, son second mort. » », ibid., pp. 86-88.

[12Ibid., p. 85.

[13Ibid., pp. 33-34.

[14Ibid., pp. 84-85.

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