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Un an après le renversement de Bachar al-Assad, les affaires reprennent-elles en Syrie ?

Par Emile Bouvier
Publié le 20/01/2026 • modifié le 20/01/2026 • Durée de lecture : 10 minutes

En effet, en dépit de la création d’ouvertures commerciales - au premier rang desquelles la levée des sanctions internationales -, la reprise de l’économie syrienne reste grevée par de nombreux obstacles, notamment politiques et sécuritaires : la légitimité des nouveaux maîtres de Damas - et notamment celle de son président intérimaire, Ahmed al-Charaa - reste contestée par des pans notables de la population syrienne, tandis que les tensions ethniques et religieuses aboutissent en de réguliers et meurtriers affrontements à travers l’ensemble du pays ; ce dernier n’apparaît pas, d’ailleurs, sous le contrôle plein et entier des autorités syriennes, les territoires situés à l’est de l’Euphrate et certaines poches méridionales refusant d’intégrer inconditionnellement le giron de Damas et ayant été exclus, de facto, des élections législatives d’octobre dernier [8].

Pour autant, les investissements étrangers en Syrie et les échanges commerciaux connaissent un accroissement depuis un an, poussés par des acteurs économiques désireux de saisir les opportunités économiques offertes par le pays et de braver les risques ; comme résumé par le Département du commerce du ministère britannique des Affaires étrangères, « la Syrie offre un marché potentiellement à fort rendement pour faire des affaires malgré un contexte difficile et à haut risque » [9]. Cet article entend donc exposer la reprise des activités commerciales syriennes en présentant tout d’abord les différents éléments saillants de l’ouverture commerciale de la Syrie au reste du monde depuis le renversement de Bachar al-Assad (I). S’ensuivra un rappel des événements ayant nui à la stabilité politique et commerciale du pays au cours de l’année écoulée (II) avant, enfin, de terminer par une analyse de l’accroissement des échanges commerciaux et des investissements étrangers (III).

I. Une (ré)ouverture commerciale lente mais résolue

Prérequis à la reconstruction du pays et réciproquement, l’ouverture commerciale de la Syrie et la mise en place de conditions favorables à l’accueil d’investisseurs étrangers est l’un des objectifs prioritaires des nouvelles autorités syriennes depuis leur prise du pouvoir en décembre 2024. A cet égard, la levée des sanctions est apparue comme une nécessité en raison de leurs obstacles majeurs pour la reprise de l’économie syrienne ; en janvier 2025, le ministère syrien du Commerce rappelait ainsi que les sanctions empêchaient la Syrie d’importer du blé et du pétrole, pourtant indispensables à l’activité économique et à la satisfaction des besoins basiques de sa population, appelant à leur levée immédiate [10]. Ce sera progressivement chose faite côté européen et britannique à partir de mai 2025 [11], puis américain le même mois lors d’une rencontre entre le président Donald Trump et son homologue Ahmad al-Charaa en Arabie saoudite [12]. Le 19 décembre, Donald Trump signera l’abrogation définitive et totale des sanctions américaines [13]. Les voisins de la Syrie [14] n’ont toutefois pas attendu la levée des sanctions pour reprendre leurs échanges commerciaux : dès le 27 janvier, la Jordanie et la Syrie rétablissaient la zone franche existant au poste-frontière de Jaber-Nasib afin de stimuler la reprise du trafic commercial entre les deux pays [15] ; le 10 février, l’Irak rouvrait ses frontières au commerce avec la Syrie [16] et, le surlendemain, la Turquie levait à son tour les restrictions pesant sur le commerce entre les deux pays [17].

Par ailleurs, malgré certaines aides fortement médiatisées - comme le paiement par l’Arabie saoudite et le Qatar en mai dernier de la dette de la Syrie envers la Banque mondiale, afin de permettre notamment à Damas d’emprunter à nouveau [18] -, le président syrien a fait savoir que « nous voulons reconstruire la Syrie grâce aux investissements, non avec de l’aide et de l’assistance » lors de la conférence « Future Investment Initiative » (FII) à Riyad fin octobre 2025, soulignant que les opportunités d’investissement en Syrie sont « importantes » et s’engageant à « protéger les investisseurs devant la loi et à intégrer la Syrie dans l’économie régionale et mondiale » [19]. En plus des appels des autorités syriennes à venir investir en Syrie, ces dernières réfléchissent à de potentiels nouveaux prêts pour relancer l’économie et financer la reconstruction du pays, plutôt qu’à requérir l’aide de l’étranger [20]. Il ne s’agirait que de prêts exceptionnels destinés à des projets stratégiques que « le secteur privé ne trouverait pas attractifs » [21] selon les termes du ministre syrien des Finances Yirs Barnieh en octobre 2025, soulignant la place incontournable que Damas attribue aux investisseurs étrangers dans la reconstruction du pays, en affirmant « se montrer très optimistes quant à la présence prochaine d’entreprises […], de banques américaines en Syrie » par exemple.

Toutefois, les entreprises étrangères, intéressées par le marché syrien, ne s’y sont pas précipitées pour autant : outre la levée relativement lente des sanctions, l’incertitude politique et sécuritaire du pays a forcé à la prudence une large partie des potentiels investisseurs.

II. Une incertitude politico-sécuritaire ayant freiné les investissements étrangers

En dépit de l’annonce de l’arrivée de certaines entreprises étrangères en Syrie comme celle du géant français de la logistique CMA-CGM (dont le président directeur général, Rodolf Saadé, est un franco-libanais d’origine syrienne [22]), qui a signé en mai 2025 un contrat pour exploiter le port de Lattaquié sur une durée de trente ans [23], le retour ou l’implantation d’acteurs économiques étrangers - en tous cas nord-américains ou européens [24] - en Syrie reste, actuellement, relativement marginal : il aura fallu par exemple attendre octobre 2025 pour qu’une délégation d’entrepreneurs français - la première délégation « occidentale » d’une telle ampleur dans le pays depuis la chute de Bachar al-Assad - se rende en Syrie [25], alors même que la France avait été l’un des premiers pays à annoncer la réouverture de son ambassade à Damas [26] et le premier pays non-musulman à recevoir Ahmed al-Charaa sur son sol, en mai 2025 [27].

De fait, depuis la chute de Bachar al-Assad, une incertitude politico-sécuritaire plane, alimentée par de régulières crises sécuritaires. Ainsi, à partir de mars 2025, tout au plus trois mois après la prise de Damas par les insurgés dominés par le mouvement islamiste Hayat Tahrir al-Sham, des massacres de grande ampleur ont émaillé le littoral syrien, ciblant les populations alaouites, dont était issu la famille Assad : accusant les alaouites d’avoir conduit des attaques mortelles contre des membres des nouvelles forces de sécurité syriennes, des milliers de combattants issus de groupes rebelles alliés au HTS ont convergé dans la région de Lattaquié, y tuant au moins deux mille personnes, pour une très large partie d’entre eux des civils [28]. Les interrogations de la communauté internationale à l’égard de la fiabilité d’Ahmed al-Charaa, issu initialement des rangs de l’organisation djihadiste armée Al-Qaïda [29], se sont dès lors intensifiées d’autant qu’à peu près au même moment, une crise similaire impliquant cette fois les communautés druzes de Damas et du sud de la Syrie n’a cessé de prendre de l’ampleur jusqu’à éclater en affrontements généralisés en juillet, draguant là encore son lot d’accusations d’exactions commises par les combattants de Damas et de violences ciblées contre les druzes, y compris civils [30].

Concomitamment à ces événements, le tiers oriental de la Syrie échappe toujours au plein contrôle des autorités, les Kurdes refusant - ou reportant autant que possible l’échéance - d’intégrer les nouvelles institutions syriennes, comme Les clés du Moyen-Orient le détaillaient récemment [31], poussant même certaines figures politiques et observateurs à s’interroger sur l’opportunité de fédéraliser la Syrie, en dépit de la volonté d’Ahmed al-Charaa de conserver un Etat syrien centralisé. Les premières élections législatives post-Assad organisées en Syrie en octobre dernier ont confirmé la précarité de la situation politique syrienne : les régions kurdes et de peuplement alaouite ont été privées de vote, et les femmes ainsi que les minorités n’ont été que fort partiellement prises en compte [32]. Enfin, il convient d’ajouter à ces sources d’instabilité la présence toujours rampante de l’organisation djihadiste Etat islamique, qui a récemment encore démontré ses capacités de nuisance en parvenant à infiltrer les rangs de l’armée syrienne et à assassiner trois Américains le 13 décembre dernier, dans le désert de la Badia [33].

Ces sources d’incertitude créent autant de freins à l’investissement étranger ; un grand nombre d’entreprises turques par exemple, pourtant très favorablement accueillies par Damas au vu du soutien apporté par Ankara au HTS ces dernières années, se montrent pour le moment retenues dans leur élan par la stagnation des négociations entre les autorités syriennes et les Kurdes [34]. Malgré tout, les échanges commerciaux de la Syrie avec ses voisins, de même que les investissements étrangers, ont connu une nette intensification depuis un an, et en particulier ces derniers mois.

III. Un accroissement réel des échanges commerciaux et des investissements étrangers

Conséquence de la levée des sanctions internationales et de la chute de Bachar al-Assad, l’économie syrienne ne se trouve plus étouffée comme par le passé et connaît un regain d’activités très net [35], qu’ont pu illustrer l’arrivée de quelque 28 milliards de dollars d’investissements étrangers au cours des dix premiers mois de l’année 2025 [36]. A défaut de retrouver de la superbe, son économie est passée d’un état de contraction permanente à celui d’une relative stabilisation (pour rappel, le PIB syrien est passé de 67,54 milliards de dollars en 2011 [37] à 21,4 milliards en 2024 [38]). Son taux de change, établi à 19 000 SYP le dollar dans les jours ayant précédé la chute de Bachar al-Assad, est aujourd’hui redescendu à 11 000 SYP le dollar [39], se traduisant par une diminution timide mais visible du prix des biens de consommation [40]. L’arrivée de produits en provenance de Turquie et de Jordanie, en particulier, n’est pas étrangère à cet appel d’air dans l’économie syrienne : au 25 novembre 2025, les exportations jordaniennes vers la Syrie depuis le 1er janvier 2025 ont presque quadruplé (+383.3%) comparé à la même période l’année précédente [41], tandis que celles de la Turquie ont, pour les sept premiers mois de l’année, crû de 54% comparé à 2024 [42].

Les entreprises et agences étrangères, quant à elles, étaient 90, au 7 novembre, à s’être enregistrées auprès du Directorat du commerce et de la protection du consommateur syrien depuis la chute de Bachar al-Assad : 50 succursales d’entreprises étrangères et 40 agences internationales [43] (entre 2020 et 2024, seules 28 entreprises étrangères étaient enregistrées, dont dix russes et trois iraniennes [44]). Il s’agit pour l’essentiel de pays de la région moyen-orientale : l’Arabie saoudite, la Turquie, la Jordanie, les Émirats arabes unis et le Qatar figurent en tête de ce classement. Toutefois, ce ne sont pas nécessairement celles remportant les plus gros contrats : en plus des turques, émiriennes et qatariennes, les entreprises italiennes figurent comme les grandes gagnantes [45] de la reprise de l’activité commerciale de la Syrie post-Assad [46]. En effet, outre une présence italienne historique (l’Italie était le deuxième plus grand marché d’exportation de la Syrie avant que n’éclate la guerre en mars 2011 [47]), la Présidente du Conseil des ministres italienne, Georgia Meloni, a lancé avec succès depuis le début de sa prise de poste en octobre 2022 une offensive politico-économique majeure en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Ainsi, malgré un rapprochement avec la Syrie d’Assad quelques mois avant sa chute, le président intérimaire syrien rencontrait dès le 10 janvier 2025 le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani à Damas [48] ; événement éloquent s’il en est, le port italien de Trieste s’est trouvé le bénéficiaire, mi-septembre 2025, de la première cargaison de pétrole brut syrien en 14 ans [49]. A la fin du même mois, la Présidente italienne du Conseil des ministres rencontrait le président syrien à New York lors de l’Assemblée générale des Nations unies [50]. Le 21 octobre, ce dernier recevait au Palais du Peuple à Damas les lettres de créance de Stefano Ravagnan en tant qu’ambassadeur italien, faisant de l’Italie le premier pays européen à officiellement réinstaller un ambassadeur dans le pays - les services diplomatiques et consulaires français dédiés à la Syrie se trouvent par exemple toujours à Beyrouth [51]. Deux mois plus tard, il rencontrait à nouveau Antonio Tajani lors de la COP30 au Brésil [52]. Cette réunion a été l’occasion d’annoncer des efforts conjoints visant à relancer les relations économiques grâce à l’expertise commerciale italienne, notamment dans les infrastructures et la restauration du patrimoine [53] (l’Italie est d’ailleurs devenue le premier pays à reprendre ses activités archéologiques dans le pays en octobre dernier [54]). L’Italie, enfin, était de loin le pays européen le plus représenté par ses entreprises lors du premier salon international du pétrole et du gaz organisé par la Syrie depuis le changement de régime [55].

Conclusion

Ainsi, la Syrie post-Assad se trouve à une croisée des chemins entre promesses économiques d’un côté et fragilités structurelles de l’autre. La levée totale des sanctions, la normalisation progressive des relations régionales et l’afflux d’investissements étrangers témoignent d’une réouverture commerciale et d’un retour progressif du pays dans les circuits économiques internationaux. Toutefois, cette embellie demeure inégale et relativement précaire : l’instabilité politique et sécuritaire - au moment de la rédaction de cet article, de nouveaux affrontements dans la région de Lattaquié viennent de se produire [56] tandis que les forces kurdes ont été contraintes de quitter Alep à la suite de combats meurtriers avec les forces de sécurité syriennes [57] - caractérisant toujours la Syrie, un an après la chute de Bachar al-Assad, continue de peser lourdement sur la confiance des investisseurs. En définitive, si « les affaires reprennent » bel et bien en Syrie, elles le font à un rythme mesuré et resteront conditionnées, dans les mois à venir, à la capacité des nouvelles autorités d’instaurer une stabilité politique et sécuritaire durable dans le pays.

A lire sur les Clés du Moyen-Orient :
 Les premiers jours du HTS au pouvoir en Syrie – Point de situation du 9 au 20 décembre 2024
 Entretien avec Thomas Pierret sur la Syrie – « La question de l’unification du territoire syrien est primordiale, mais sera difficile à régler pour le nouveau pouvoir »
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 Vers un Etat fédéral de Syrie ?

Sitographie :
 Syrian president says new authorities open to world cooperation, Syrian Arab News Agency (SANA), 2025 https://sana.sy/en/politics/2282239/
 Syria’s Post-Conflict Reconstruction Costs Estimated at $216 Billion, World Bank, 21 octobre 2025 https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2025/10/21/syria-s-post-conflict-reconstruction-costs-estimated-at-216-billion
 Syria : EU adopts legal acts to lift economic sanctions on Syria, Conseil de l’Union européenne, 28 mai 2025 https://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2025/05/28/syria-eu-adopts-legal-acts-to-lift-economic-sanctions-on-syria-enacting-recent-political-agreement/
 Syria welcomes permanent repeal of sweeping U.S. sanctions imposed during Assad regime, PBS NewsHour, 2025 https://www.pbs.org/newshour/world/syria-welcomes-permanent-repeal-of-sweeping-u-s-sanctions-imposed-during-assad-regime
 Saudi Arabia, Qatar to settle Syria’s outstanding debt to World Bank, Al Jazeera, 27 avril 2025 https://www.aljazeera.com/news/2025/4/27/saudi-arabia-qatar-to-settle-syrias-outstanding-debt-to-world-bank
 Syria’s government curbing once-booming captagon industry : UN report, Al Jazeera, 22 décembre 2025 https://www.aljazeera.com/news/2025/12/22/syrias-government-curbing-once-booming-captagon-industry-un-report
 Humanitarian aid in Syria is at the mercy of political powers, Le Monde, 18 juin 2022 https://www.lemonde.fr/en/international/article/2022/06/18/humanitarian-aid-in-syria-is-at-the-mercy-of-political-powers_5987259_4.html
 « Nous avons le sentiment d’être exclus de l’État » : à la veille du scrutin, la colère des Syriens privés d’élections, Le Figaro, 3 octobre 2025 https://www.lefigaro.fr/international/nous-avons-le-sentiment-d-etre-exclus-de-l-etat-a-la-veille-du-scrutin-la-colere-des-syriens-prives-d-elections-20251003
 Doing business in Syria : Syria trade and export guide, Gouvernement britannique (GOV.UK), 2025 https://www.gov.uk/government/publications/exporting-to-syria/doing-business-in-syria-syria-trade-and-export-guide
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 Iraq, Syria set to resume trade with new joint border crossing, Kurdistan24, 2025 https://www.kurdistan24.net/en/story/824116/iraq-syria-set-to-resume-trade-with-new-joint-border-crossing
 Turkey lifts Syria trade and transit restrictions in bid to boost trade, The Arab Weekly, 2025 https://thearabweekly.com/turkey-lifts-syria-trade-and-transit-restrictions-bid-boost-trade
 World Bank says Syria arrears cleared, making country eligible for new loans, Reuters, 16 mai 2025 https://www.reuters.com/world/world-bank-says-syria-arrears-cleared-making-country-eligible-new-loans-2025-05-16/
 1 year after revolution, Syria turns to investment, not aid, for reconstruction, Anadolu Agency, 2025 https://www.aa.com.tr/en/middle-east/1-year-after-revolution-syria-turns-to-investment-not-aid-for-reconstruction/3763243
 Debt, loans : President Sharaa pulls out all the stops to fill Syria’s coffers, Intelligence Online, 7 octobre 2025 https://www.intelligenceonline.com/middle-east-and-africa/2025/10/07/debt-loans-president-sharaa-pulls-out-all-the-stops-to-fill-syria-s-coffers,110530255-art
 ISIS infiltration highlights security challenges for Syria’s new authorities, Rudaw, octobre 2025,
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 CMA CGM signe avec le nouveau gouvernement syrien pour exploiter pendant 30 ans le port de Lattaquié, Le Marin, 2025 https://lemarin.ouest-france.fr/shipping/cma-cgm-signe-avec-le-nouveau-gouvernement-syrien-pour-exploiter-pendant-30-ans-le-port-de-lattaquie-9f9052da-272f-11f0-964c-4f0f93c651c3
 Revenir au Liban ou en Syrie : les entreprises tricolores tâtent le terrain, Les Échos, 2025 https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/revenir-au-liban-ou-en-syrie-les-entreprises-tricolores-tatent-le-terrain-2190051
 La France s’apprête à rouvrir son ambassade en Syrie, Le Point, 19 janvier 2025 https://www.lepoint.fr/politique/la-france-s-apprete-a-rouvrir-son-ambassade-en-syrie-19-01-2025-2580315_20.php
 Visite du président syrien Ahmed al-Charaa à Paris : la France cherche à prendre l’initiative diplomatique pour soutenir la “nouvelle Syrie”, Public Sénat, 2025 https://www.publicsenat.fr/actualites/international/visite-du-president-syrien-ahmed-al-charaa-a-paris-la-france-cherche-a-prendre-linitiative-diplomatique-pour-soutenir-la-nouvelle-syrie
 Syria’s rebels won the war. Can they win the peace ?, Engelsberg Ideas, 2025 https://engelsbergideas.com/essays/syrias-rebels-won-the-war-can-they-win-the-peace/
 Les autorités syriennes disent étudier de près le rapport d’Amnesty sur les massacres d’Alaouites, Franceinfo, 2025 https://www.franceinfo.fr/monde/syrie/les-autorites-syriennes-disent-etudier-de-pres-le-rapport-d-amnesty-sur-les-massacres-d-alaouites_7172031.html
 Portrait d’un ancien jihadiste en homme d’État : Ahmed al-Charaa et la nouvelle Syrie, Institut Montaigne, 2025 https://www.institutmontaigne.org/expressions/portrait-dun-ancien-jihadiste-en-homme-detat-ahmed-al-charaa-et-la-nouvelle-syrie
 Syrie : dans la ville druze de Souweida, un cycle de vengeances, Le Monde, 18 juillet 2025 https://www.lemonde.fr/international/article/2025/07/18/syrie-dans-la-ville-druze-de-souweida-un-cycle-de-vengeances_6622022_3210.html
 Dissolution annoncée du PKK, rivalités internes au Kurdistan d’Irak, tensions régionales, Les clés du Moyen-Orient, 2025 https://www.lesclesdumoyenorient.com/Dissolution-annoncee-du-PKK-rivalites-internes-au-Kurdistan-d-Irak-tensions-3858.html
 Syrie : un parlement sans élections, Ici Beyrouth, 2025 https://icibeyrouth.com/articles/1327231/syrie-un-parlement-sans-elections
 Three U.S. soldiers killed in Syria, NBC News, 2025 https://www.nbcnews.com/world/syria/us-soldiers-killed-in-syria-rcna249016
 Syria-Kurdish deal : Turkey hopes to boost trade with Kurdish regions, Deutsche Welle (DW), 2025 https://www.dw.com/en/syria-kurdish-deal-turkey-hopes-to-boost-trade-with-kurdish-regions/a-74449903
 Syria sees economic growth accelerating as sanctions ease, The Arab Weekly, 2025 https://thearabweekly.com/syria-sees-economic-growth-accelerating-sanctions-ease
 Syria secures $28bn in investments, seeks to rebuild war-torn economy, Daily Sabah, 2025 https://www.dailysabah.com/business/economy/syria-secures-28b-in-investments-seeks-to-rebuild-war-torn-economy
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 Syria economy shows signs of recovery amid reforms, Arab News, 2025 https://www.arabnews.com/node/2624004/business-economy
 Is a new era of Turkey-Syria economic engagement on the horizon ?, Atlantic Council, 2025 https://www.atlanticcouncil.org/blogs/menasource/is-a-new-era-of-turkey-syria-economic-engagement-on-the-horizon/
 Nearly 100 foreign firms enter Syria post-Assad, Shafaq News, 2025 https://shafaq.com/en/Middle-East/Nearly-100-foreign-firms-enter-Syria-post-Assad
 Signs of shifting compositions in company registrations, Karam Shaar Advisory, 2025 https://karamshaar.com/syria-in-figures/signs-of-shifting-compositions-in-company-registrations/
 Ansaldo Energia strengthens its presence in Syria, Ansaldo Energia, 2025 http://ansaldoenergia.ma/ouvelles-events.php?NewsID=103
 Syria and Italy reopen maritime trade route after years of sanctions, Levant24, octobre 2025 https://levant24.com/news/2025/10/syria-and-italy-reopen-maritime-trade-route-after-years-of-sanctions/
 Syria signs $14bn investment deals with international companies, IntelliNews, 2025 https://www.intellinews.com/syria-signs-14bn-investment-deals-with-international-companies-394946/
 Syria–Italy trade profile, Observatory of Economic Complexity (OEC), données consultées en 2025 https://oec.world/en/profile/bilateral-country/syr/partner/ita ?
 Syrie : le ministre italien des Affaires étrangères a rencontré Ahmed al-Charaa, Euronews, 10 janvier 2025 https://fr.euronews.com/2025/01/10/syrie-le-ministre-italien-des-affaires-etrangeres-a-rencontre-ahmed-al-charaa
 Syria exports first post-war crude shipment to Italy, The Energy Year, 2025 https://theenergyyear.com/news/syria-exports-first-post-war-crude-shipment-to-italy/
 La Syrie et l’Italie renforcent leur coopération économique, Syrian Arab News Agency (SANA), 2025 https://sana.sy/fr/syria-and-the-world/2266715/
 Syrie- Présentation du pays, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, 2025 https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/syrie/
 Le président syrien reçoit les lettres de créance de l’ambassadeur italien, Syrian Arab News Agency (SANA), 2025 https://sana.sy/fr/presidency/2272882/
 Italy moves to rebuild economic relations with Syria’s new government, Yeni Şafak, 2025 https://en.yenisafak.com/world/italy-moves-to-rebuild-economic-relations-with-syrias-new-government-3710316
 Italy resumes archaeological missions in Syria, Syrian Arab News Agency (SANA), 2025 https://sana.sy/en/culture-and-arts/2273272/
 Oil and gas investors return to Syria with optimism and curiosity, The National, 4 décembre 2025 https://www.thenationalnews.com/news/mena/2025/12/04/oil-and-gas-investors-return-to-syria-with-optimism-and-curiosity/
 Syrian government troops deployed to Latakia and Tartous after deadly clashes, Al Jazeera, 29 décembre 2025 https://www.aljazeera.com/news/2025/12/29/syrian-govt-troops-deployed-to-latakia-tartous-after-deadly-clashes

Publié le 20/01/2026


Emile Bouvier est chercheur indépendant spécialisé sur le Moyen-Orient et plus spécifiquement sur la Turquie et le monde kurde. Diplômé en Histoire et en Géopolitique de l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, il a connu de nombreuses expériences sécuritaires et diplomatiques au sein de divers ministères français, tant en France qu’au Moyen-Orient. Sa passion pour la région l’amène à y voyager régulièrement et à en apprendre certaines langues, notamment le turc.


 


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