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Alors que l’Iran et les Etats-Unis avaient signé le 15 juin dernier à Islamabad un « mémorandum d’entente » visant à poser les bases des négociations à venir pour trouver une solution au conflit les opposant, les hostilités ont repris dès le 8 juillet, après plusieurs jours, sinon semaines, de violations régulières du cessez-le-feu. Entre déclarations bellicistes de chaque protagoniste et rumeurs de reprise prochaine des négociations, l’Iran et les Etats-Unis ont conduit de nombreuses et meurtrières attaques dans la région, jusqu’à ce que, le 26 juillet, le fracas des armes ne cesse pour laisser, à nouveau, la place à des négociations [1] qui ne dureront qu’une poignée de jours : dans la nuit du 28 au 29 juillet, les frappes reprennent de part et d’autre du golfe Persique.
Tandis que cette situation paraît d’autant plus confuse qu’Israël s’est démarqué par son relatif effacement et que les Houthis, au contraire, viennent de reprendre leurs attaques contre l’Arabie saoudite et que cette dernière s’est jointe à des frappes américaines en Irak, cet article entend dresser un point de situation en répondant aux questions suivantes : pourquoi cette nouvelle reprise des hostilités ? Quel positionnement Israël a-t-il adopté durant cette nouvelle escalade ? Pourquoi une telle entrée en scène de l’Arabie saoudite et des Houthis, jusqu’alors relativement discrets ? A l’ombre du médiatique conflit irano-américain, que deviennent les théâtres palestinien et libanais ?
Afin de comprendre l’aisance avec laquelle le mémorandum d’entente a été rompu par la reprise des hostilités, il faut revenir à son contenu : fondamentalement, et moyennant certaines promesses vagues (déblocage de 300 milliards de dollars pour reconstruire l’Iran, qui seraient en partie pris en charge par des pays alliés des Etats-Unis sans même avoir fait participer ces derniers aux négociations, promesse d’un dégel des avoirs iraniens sans aucune condition claire de l’utilisation de ces derniers…), l’Iran et les Etats-Unis y exprimaient simplement leur constat partagé de résoudre ce conflit par des négociations qui se dérouleraient dans de bonnes conditions, plutôt que par un affrontement militaire qui semblait alors sans fin. Ce mémorandum d’entente ne constituait donc en aucun cas un règlement politique des pierres d’achoppement opposant Washington et Téhéran, au premier rang desquels le programme nucléaire iranien, les capacités balistiques de la République islamique ou encore la présence militaire américaine dans le Golfe [2], mais bien une déclaration d’entente sur la nécessité de reprendre des négociations sincères qui permettraient de trouver des solutions aux différends opposant les deux rivaux.
Dès lors, le mémorandum d’entente n’a que peu résisté aux diverses ruptures du cessez-le-feu des semaines précédant la reprise des hostilités, ainsi qu’aux accusations réciproques de violation des engagements pris le 15 juin. Le 8 juillet, Donald Trump indiquait ne plus vouloir « traiter avec les dirigeants iraniens », des « pourritures » [3], après de nouvelles attaques imputées à la République islamique dans le détroit d’Ormuz [4], et dénonçait le mémorandum d’entente. Les frappes américaines ont repris aussitôt en Iran et les forces iraniennes ont entrepris, à nouveau, de bombarder diverses infrastructures stratégiques au sein des pays de la péninsule arabique accueillant des forces américaines (à l’instar des usines de désalinisation au Koweït) [5], tout en verrouillant à nouveau le détroit d’Ormuz. Ces attaques se sont montrées encore meurtrières, tant pour les forces iraniennes et américaines que pour les populations civiles à travers la région [6] ; 4 soldats américains ont par exemple perdu la vie durant cette nouvelle escalade [7], portant au 28 juillet à 18 au total le nombre de pertes dans l’armée américaine depuis le début du conflit le 27 février, en plus de 624 blessés [8]. Une courte accalmie censée laisser leur chance à des négociations - et également en raison de la raréfaction des munitions américaines, dont les stocks ont été mis à rude épreuve par la guerre [9] - s’ouvrira du 26 juillet au 29 juillet, portant avec elle les espoirs, pour les marchés énergétiques, d’une cessation prochaine et durable des hostilités [10] ; les frappes américano-saoudiennes en Irak, parallèlement à des attaques iraniennes contre trois tankers le 29 juillet, mettront fin rapidement à cette trêve officieuse [11].
Fondamentalement, l’objectif de cette reprise des hostilités est, pour l’Iran comme pour les Etats-Unis, d’exercer une pression contre son adversaire, tout en montrant leur détermination respective : Washington prouve qu’il est en mesure de provoquer des dégâts destructeurs en Iran s’il le souhaite, et Téhéran démontre qu’il ne craint pas les représailles américaines, tout en restant parfaitement capable de mener des frappes meurtrières à travers la région et de grever substantiellement la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Pour autant, chaque protagoniste, qui n’aurait rien à gagner d’une guerre généralisée ni se trouve ne mesure de détruire durablement l’appareil militaire adverse, évite toute escalade véritablement majeure et se cantonne à des frappes visant à exercer une pression contre son rival et ses alliés.
Alors que l’Etat hébreu avait joué une part considérable dans la campagne de frappes menées contre l’Iran par les Etats-Unis à partir du 27 février (quelque 18 000 bombes ont été larguées par l’aviation israélienne au cours d’un millier de sorties aériennes [12]), son effacement depuis le début de cette nouvelle escalade interroge, d’autant que la primature israélienne s’était montrée une fervente militante de négociations avec l’Iran uniquement sous pression militaire, parfois au grand dam de la Maison Blanche [13], et que le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, affirmait encore le 9 juillet, soit le lendemain de la reprise des hostilités, que la campagne contre l’Iran « n’était pas terminée » et que « d’importantes opérations nous attendent encore » [14].
De fait, au-delà de ces déclarations, Israël est resté résolument en-dehors de cette nouvelle escalade - tout en fournissant du renseignement militaire aux forces américaines [15] - pour plusieurs raisons. Premièrement, il semblerait, selon des hauts responsables militaires interrogés par le quotidien israélien The Jerusalem Post [16] et Haaretz [17], que les Etats-Unis auraient sciemment laissé les Israéliens à l’écart afin de renforcer la légitimité de la campagne américaine auprès de l’opinion publique aux Etats-Unis, résolument opposée à cette guerre (deux Américains sur trois sont hostiles à cette guerre selon un sondage Reuters/Ipsos en date du 27 juillet 2026, et 69% des sondés affirment ne pas comprendre les objectifs nourris par la présidence américaine [18]) et dans la péninsule arabique, où le sentiment anti-israélien prédomine encore, voire a crû ces derniers mois (selon une étude du centre de recherche qatari Arab Center for Research and Policy Studies publié en février 2026, 87% des sondés - 40 130 à travers quinze pays arabes - sont opposés à une reconnaissance de l’Etat hébreu ; ce chiffre, à 20% au Maroc en 2022, a chuté à 6% en 2024 après le début de la guerre entre Israël et le Hamas [19]). Cette mise à l’écart d’Israël permet également aux Etats-Unis de maîtriser le rythme et l’ampleur des opérations, qui se veulent coercitives mais mesurées ; l’armée israélienne s’est en effet distinguée par l’intensité de ses campagnes de bombardements et, en maintes occasions, par l’absence de discrimination dans le choix de ses cibles [20], créant des tensions occasionnelles avec son homologue américaine [21].
Dans tous les cas, de l’aveu même du ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, coutumier des déclarations polémiques [22], « la situation actuelle, où il y a une campagne confinée entre l’Iran et les Etats-Unis, est la bonne situation et la meilleure pour nous » [23], et Israël n’a dès lors « aucun intérêt » à joindre une guerre contre l’Iran que Washington conduit déjà [24] à ses propres frais. En effet, les multiples fronts ouverts par l’Etat hébreu ces dernières années ont épuisé l’armée israélienne physiquement [25] et matériellement [26], et occasionné un glissement budgétaire majeur que les finances israéliennes peinent à gérer : sur les quarante milliards de shekels de rallonge budgétaire demandé par les militaires israéliens pour mener à bien leurs opérations, seuls vingt-cinq milliards leur ont été consentis par le gouvernement mi-juillet par exemple [27]. Avec des milliers de soldats encore engagés au sol au Liban, en Syrie et dans les Territoires palestiniens, l’armée israélienne ne peut tirer que des bénéfices évidents à ne pas devoir participer à nouveau à des frappes en Iran ; toutefois, la donne pourrait changer si les Etats-Unis venaient à demander à Tel-Aviv de s’associer aux frappes [28].
Dans la nuit du 28 au 29 juillet, l’Arabie saoudite a mené des frappes conjointes avec les Etats-Unis contre des positions de milices chiites irakiennes soutenues par l’Iran qui auraient été, selon les alliés américano-saoudiens, à l’origine de plusieurs attaques contre des installations pétrolières saoudiennes et des bases américaines ces dernières semaines, pour le compte de Téhéran [29] ; une vingtaine de morts seraient à déplorer [30]. Les Unités de mobilisation populaire (PMF), entité faîtière des milices chiites en Irak, se sont toutefois défendues d’être à l’origine de l’attaque et ont laissé entendre que les Houthis seraient en réalité les responsables [31].
De fait, après plusieurs années de trêve entre l’Arabie saoudite et les Houtis, les insurgés yéménites et le royaume wahhabite ont à nouveau croisé le fer ces dernières semaines : le 13 juillet, les Houthis ont tiré plusieurs missiles, tous interceptés par la défense antiaérienne saoudienne, contre l’aéroport international d’Abha, dans les montagnes, où de nombreux Saoudiens viennent l’été pour échapper aux fortes chaleurs [32]. Les rebelles yéménites ont caractérisé leur attaque de représailles après que, plus tôt dans la journée, l’aéroport international de Sanaa a été également ciblé par des frappes alors que s’apprêtait à y atterrir un avion iranien. Les frappes en question auraient été conduites par le gouvernement yéménite, basé en Arabie saoudite et abondamment soutenu par les autorités saoudiennes ; quelques jours auparavant, un accord d’échange de prisonniers entre les Houthis et le gouvernement yéménite reconnu internationalement avait échoué, chaque protagoniste s’accusant mutuellement de l’échec de cette action. Les tensions montaient ces dernières semaines entre les Houthis, le gouvernement yéménite et l’Arabie saoudite (accusée par exemple, par Sanaa, d’avoir fait voler des appareils de combat dans le ciel yéménite pour empêcher une délégation houthie de se rendre à Téhéran pour les funérailles du Guide suprême iranien Ali Khamenei [33]. D’autres frappes suivront, à l’instar de celles du 25 juillet contre la ville stratégique de Jizan [34], puis contre des tankers saoudiens en mer Rouge [35]. Les Houthis ont, de fait, annoncé le 20 juillet imposer « un embargo mari-time contre l’ennemi saoudien criminel, fondé sur la loi du talion, applicable immédiatement » en raison, selon eux, du blocus maritime mené à leur encontre par Riyad [36] ; une fermeture du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis, à l’instar de ce que font les Iraniens avec le détroit d’Ormuz (réduisant de 10% l’offre mondiale de pétrole), se traduirait par une nouvelle réduction de 7% des approvisionnements pétroliers mondiaux [37].
Il convient de souligner que les opérations militaires houthies de ces dernières semaines se sont gardées, pour le moment, d’impliquer également Israël comme par le passé : les hostilités semblent cantonnées à l’Arabie saoudite et cette nouvelle escalade ne semble concerner, à l’heure actuelle, que Riyad et Sanaa ; les frappes saoudiennes en Irak n’auraient donc pas de lien avec le front yéménite. Toutefois, ces frappes semblent partager en commun une volonté probable de l’Arabie saoudite de moins dépendre de la protection américaine, ou en tous cas de démontrer à son allié américain l’implication de ses forces armées qui, en mars 2026, auraient conduit secrètement des frappes contre l’Iran [38], profitant de la couverture que leur apportaient les bombardements israélo-américains.
La situation au Liban se caractérise toujours par sa très forte volatilité sécuritaire et diplomatique. Pour rappel, un cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël avait été conclu le 27 novembre 2024 et avait tenu, bon an mal an, en dépit des très nombreuses violations observées tant côté israélien (quelque 10 000 violations israéliennes de la trêve ont été répertoriées par l’UNIFIL du 27 novembre 2024 au 28 novembre 2025 [39]) que du Hezbollah (à l’instar de l’attaque ayant coûté la vie à deux soldats français le 22 avril dernier [40]), jusqu’à son effondrement début mars et la reprise des hostilités entre les deux belligérants. Un nouveau cessez-le-feu de dix jours sera conclu le 16 avril sous égide américaine [41] avant d’être prolongé le 23 avril [42] puis le 15 mai [43]. Un accord de cessez-le-feu renforcé sera ensuite adopté le 3 juin entre le Liban et Israël, mais sans inclure le Hezbollah qui le rejettera publiquement, estimant qu’il ne garantit aucunement un retrait israélien complet [44]. Les violations du cessez-le-feu se sont poursuivies tout au long de ces évolutions diplomatiques mais n’ont pas remis en cause, pour le moment, la trêve.
La question majeure autour de laquelle tournent aujourd’hui les négociations est celle du retrait des troupes israéliennes occupant une partie du sud du pays : exigé par le Hezbollah et demandé par le gouvernement libanais, l’abandon de ces zones, présentées comme une zone tampon par Tel-Aviv pour protéger le territoire israélien de toute attaque venant du nord, s’avère un sujet sensible à l’heure où approchent des élections législatives historiques en Israël (https://www.lesclesdumoyenorient.com/En-Israel-l-identite-et-l-avenir-institutionnel-au-coeur-de-la-campagne.html) et où les alliés d’extrême-droite de la primature israélienne considèrent, pour une large partie d’entre eux, que ces secteurs occupés sont une partie de la « Terre pro-mise » due aux habitants d’Israël [45]. Moyennant cet éventuel retrait, Israël et les Etats-Unis exigent un désarmement complet du Hezbollah, une exigence que le gouvernement libanais ne peut que fort difficilement satisfaire [46]. La paix, de fait, semble encore lointaine : le 29 juillet, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou aurait ordonné à l’armée de l’air de se préparer à répondre à une violation présumée du cessez-le-feu par le Hezbollah et de bombarder le sud du pays [47].
En Palestine enfin, et plus particulièrement à Gaza, la situation n’a guère évolué depuis l’annonce du « plan de paix pour Gaza » sous les auspices de la Maison Blanche le 8 octobre dernier ; Israël continue de conduire des frappes contre des cibles présentées comme abritant des combattants ou des stocks d’armes du Hamas, à l’instar du bombardement de la mosquée Al-Muttaqin le 29 juillet dernier [48] ; ces frappes continuent de causer son lot de mort civiles : selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne, 1 084 Gazaouis sont morts et 3 491 autres blessés par des opérations militaires israéliennes entre le cessez-le-feu du 10 octobre 2025 et le 8 juillet 2026 [49]. En juillet 2026, 60% de la bande de Gaza se trouvait sous le contrôle des forces israéliennes [50], avec comme objectif d’en maîtriser 70% [51]. La situation humanitaire reste critique (57% des femmes enceintes gazaouies se trouvaient par exemple en situation d’anémie durant le premier semestre 2026 [52], contre 16% pour Israël ou 15% pour la France [53]) et les travaux de re-construction restent dérisoires au vu de l’ampleur de la tâche : au 23 juillet, près de 630 000 tonnes de débris ont été dégagés des routes et des infrastructures essentielles, un chiffre de taille au vu des efforts induits mais qui ne représente qu’une part mineure des quelque soixante mil-lions de tonnes générées par les bombardements et les combats depuis octobre 2023 [54].
A lire sur les Clés du Moyen-Orient :
– Accord préliminaire Washington/Téhéran : un pari à hauts risques
– Entretien avec Clément Therme – « La confrontation permanente fait partie du mode de fonctionnement du régime iranien : elle contribue à sa survie »
– Accord préliminaire américano-iranien du 15 juin 2026 : entre désescalade stratégique et incertitude diplomatique
– Entretien avec Jonathan Piron : « Le protocole d’accord entre l’Iran et les Etats-Unis apparaît avant tout comme le reflet d’un échec américain, davantage que comme une véritable victoire du régime iranien »
– En supplément du drame humain, le patrimoine culturel, victime silencieuse des conflits au Moyen-Orient depuis le 7 octobre 2023
Michel Isidore
(publiant auparavant sous le nom de plume Émile Bouvier) est consultant en sûreté internationale, analyste des risques (politiques, sécuritaires et économiques) et chercheur indépendant, spécialisé sur le Moyen-Orient, en particulier la Turquie et son voisinage proche-oriental. Formé en géopolitique à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, il a développé une expérience reconnue au sein d’environnements étatiques et privés, en France comme à l’étranger. Il accompagne les décideurs et organisations de toute nature dans l’analyse des environnements complexes, l’anticipation des menaces et la sécurisation de leurs activités.
Notes
[1] https://www.lemonde.fr/en/international/article/2026/07/27/us-and-iran-halt-attacks-in-tentative-opening-for-renewed-talks_6755863_4.html?srsltid=AfmBOopWKgc-VzCItn9z3Ugt8a7EaHuqfBU6WD3HeCrFExe0jkX8RrAS
[3] https://abcnews.com/International/trump-mou-calls-iranian-leaders-scum-latest-strikes/story?id=134576539
[4] https://www.lemonde.fr/en/international/article/2026/07/07/us-launches-new-strikes-on-iran-after-hormuz-attacks_6755250_4.html?srsltid=AfmBOoq-WoCFg0GbIjpVWlvCRzrY0sT77TVFTKO72LnlVNCrh2JCUBk7
[6] https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/us-strikes-killed-17-people-iran-health-ministry-says
[9] https://www.lexpress.fr/monde/proche-moyen-orient/face-a-un-stock-declinant-de-missiles-donald-trump-contraint-de-freiner-son-offensive-contre-liran-V2UTSD4V3ZHU7NHIHUZVYRWZ5Y/
[10] https://www.aljazeera.com/news/2026/7/28/trump-says-good-chance-of-progress-in-iran-talks-what-we-know
[11] https://www.aljazeera.com/news/2026/7/29/saudi-arabia-us-carry-out-strikes-on-iran-backed-groups-in-iraq
[12] https://www.timesofisrael.com/650-iranian-missiles-fired-24-killed-and-10800-israeli-strikes-the-war-in-numbers/
[13] https://www.franceinfo.fr/monde/israel/iran-gaza-liban-on-vous-explique-les-enjeux-de-la-rencontre-entre-donald-trump-et-benyamin-netanyahou-a-washington_8124959.html
[14] https://www.lemonde.fr/international/live/2026/07/10/en-direct-guerre-au-moyen-orient-israel-se-dit-pret-a-attaquer-l-iran-une-troisieme-fois-si-necessaire-donald-trump-s-est-entretenu-avec-benyamin-netanyahou_6721826_3210.html?srsltid=AfmBOorS-7aHOK1BZ2hXfF-CPq3eQiDuUB1KMb1_40JFT1tAr3oHHHxF
[15] https://www.i24news.tv/en/news/israel/artc-israel-plays-active-role-in-us-deliberations-on-possible-expansion-of-iran-campaign-i24news-told
[17] https://www.haaretz.com/middle-east-news/iran/2026-03-22/ty-article/.premium/trump-wants-out-of-the-iran-war-but-not-before-proving-he-won/0000019d-1226-d82a-addd-5276b1070000
[18] https://www.reuters.com/world/us/just-one-three-americans-back-iran-war-most-unsure-trumps-goals-reutersipsos-2026-07-27/
[19] https://today.lorientlejour.com/article/1495051/in-numbers-public-opinion-in-arab-world-grows-hostile-towards-israel-.html
[20] https://www.ohchr.org/en/press-releases/2025/06/israeli-attacks-educational-religious-and-cultural-sites-occupied
[21] https://www.timesofisrael.com/how-israels-campaign-between-the-wars-risks-further-straining-ties-with-us/
[22] https://www.mediapart.fr/journal/international/090626/apres-itamar-ben-gvir-le-ministre-israelien-bezalel-smotrich-interdit-de-territoire-en-france
[23] https://www.military.com/israeli-minister-says-us-iran-war-is-best-for-us-without-israeli-involvement
[24] https://www.aljazeera.com/video/newsfeed/2026/7/21/israel-has-no-interest-in-joining-us-war-on-iran-says-smotrich
[25] https://www.haaretz.com/opinion/2026-04-30/ty-article-opinion/.premium/israels-exhausted-military-is-again-mired-in-lebanon-without-purpose-or-end/0000019d-da7e-dae0-a79f-fefe8a1a0000
[26] https://www.semafor.com/article/03/14/2026/israel-is-running-critically-low-on-interceptors-us-officials-say
[28] https://www.i24news.tv/fr/actu/israel-en-guerre/artc-les-cibles-sont-pretes-israel-se-prepare-a-une-offensive-elargie-contre-l-iran
[29] https://www.aljazeera.com/news/2026/7/29/saudi-arabia-us-carry-out-strikes-on-iran-backed-groups-in-iraq
[30] https://www.euronews.com/2026/07/29/us-intercepts-iranian-attack-and-launches-joint-strikes-with-saudi-arabia-against-iran-bac
[31] https://www.euronews.com/2026/07/29/us-intercepts-iranian-attack-and-launches-joint-strikes-with-saudi-arabia-against-iran-bac
[32] https://www.reuters.com/world/middle-east/yemeni-military-targets-sanaa-airport-runway-stop-iranian-plane-landing-defence-2026-07-13
[33] https://apnews.com/article/yemen-houthis-airport-saudi-strikes-7bddae3006304df8bf7f89e980006b33
[34] https://www.theguardian.com/world/2026/jul/25/houthis-vow-retaliate-saudi-strikes-yemen-iran-war
[35] https://www.aljazeera.com/news/2026/7/28/yemens-houthis-claim-missile-attack-on-saudi-arabia-oil-tanker
[36] https://www.lexpress.fr/monde/proche-moyen-orient/yemen-les-houthis-annoncent-un-blocus-maritime-de-larabie-saoudite-YJQKNRD64ZC3XNYNQSQQT25WRA/
[38] https://www.wsj.com/world/middle-east/how-secret-u-a-e-and-saudi-strikes-on-iran-shattered-an-uneasy-coexistence-2e4502b6
[39] https://www.aa.com.tr/en/middle-east/un-peacekeeping-mission-reports-over-10-000-israeli-violations-since-lebanon-ceasefire/3756235
[40] https://www.lemonde.fr/en/middle-east-crisis/article/2026/04/22/second-french-peacekeeper-dies-after-ambush-blamed-on-hezbol-lah_6752718_368.html?srsltid=AfmBOopEFsq2l_5lYDIH0GReBgwY7LZl6beDPPbTVusvXPm7hkOODGs0
[41] https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/04/ten-day-cessation-of-hostilities-to-enable-peace-negotiations-between-israel-and-lebanon
[42] https://www.lemonde.fr/en/international/article/2026/04/24/trump-announces-a-three-week-extension-of-the-israel-lebanon-ceasefire_6752764_4.html?srsltid=AfmBOoq3PJfPb3w0s5w6k435b3XP-o2HBI-JDLB2Rj65RzRF-CwchJtH
[43] https://www.lemonde.fr/en/international/article/2026/05/16/lebanon-and-israel-extend-truce-to-bolster-political-and-military-negotia-tions_6753511_4.html?srsltid=AfmBOoo7NO5mQ7lb3wfNLxu9fBnjGIda01XjoHwL0njF7nYhNRdh_Wo-
[45] https://www.middleeastmonitor.com/20241001-jerusalem-post-deletes-article-claiming-lebanon-is-part-of-israels-promised-land/
[46] https://www.i24news.tv/fr/actu/international/artc-les-etats-unis-conditionnent-le-retrait-d-israel-du-liban-au-desarmement-du-hezbollah
[48] https://www.franceinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/une-frappe-israelienne-a-detruit-une-mosquee-dans-la-bande-de-gaza_8127161.html
[49] https://www.vaticannews.va/en/world/news/2026-07/gaza-israel-palestinians-hamas-war-deaths-humanitarian-crisis.html
[51] https://www.i24news.tv/fr/actu/israel-en-guerre/artc-general-avi-bluth-plus-de-60-de-gaza-est-entre-nos-mains-une-nouvelle-invasion-du-hamas-n-est-plus-possible
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