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Reportage photo : la commémoration de la journée de Jérusalem (13 mai 2018)

Par Ines Gil
Publié le 15/05/2018 • modifié le 29/05/2019 • Durée de lecture : 3 minutes

Crédit photo : Ines Gil

Occupée pendant plusieurs années, Jérusalem Est a ensuite été annexée en 1980 par une « loi fondamentale » qui fait de Jérusalem la capitale « unifiée » d’Israël. Cette année, ces célébrations ont pris une résonnance particulière car elles étaient organisées la veille du déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Crédits photo : Ines Gil

Durant les célébrations, les manifestants sont surtout concentrés à l’ouest de Jérusalem, autour de la rue de Jaffa, mais aussi à l’est, dans la vieille ville. Partisans de « l’unification de Jérusalem », ils ne voient pas la prise de Jérusalem Est comme une conquête, mais plutôt comme la libération de leurs lieux saints.

Chaque année lors de ces rassemblements, les plus fortes tensions se concentrent au niveau de la Porte de Damas, qui correspond à l’entrée du quartier musulman. Des groupes de manifestants se succèdent tout au long de la journée au pied de la porte, et pénètrent par dizaines dans le quartier musulman de la vieille ville, en scandant des chants religieux et politiques.

Crédits photo : Ines Gil
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Crédits photo : Ines Gil

Ces manifestants incarnent un courant, le sionisme-religieux. Impulsé avec l’issue de la guerre des 6 jours, il a connu un fort développement dans les années 1970-1980. Avant 1967, la société et la politique israéliennes étaient principalement influencées par un nationalisme mêlé d’un sens très fort de la laïcité. Mais en 1967, la conquête de certains territoires considérés comme saints dans le judaïsme donne une impulsion à ce mouvement, qui grandit autour d’une doctrine mélangeant sionisme et pratique de la religion juive. C’est la conquête de la Cisjordanie, Judée Samarie dans la tradition juive, et surtout de la vieille ville, qui a radicalement changé le cours de la vie politique israélienne. En effet, la vieille ville de Jérusalem renferme le lieu le plus saint du judaïsme, le Mont du Temple. Lieu supposé du Second temple détruit en 70 après Jésus-Christ, il constitue aussi le site de l’Esplanade des mosquées et donc la Mosquée Al Aqsa, troisième lieu saint en islam sunnite. L’Esplanade des mosquées, ou Mont du temple, est un des points de crispations les plus fortes entre Israéliens et Palestiniens au cours des dernières négociations pour trouver une issue au conflit.

Crédits photo : Ines Gil
Crédits photo : Ines Gil

A chaque passage dans le quartier musulman, les crispations sont criantes. Les manifestants considèrent qu’ils ont un droit naturel à pénétrer dans la ville par la Porte de Damas, mais de leur côté, les Palestiniens voient cette mobilisation comme une provocation.

Crédits photo : Ines Gil

La Police est présente à proximité de l’Esplanade des mosquées (Mont du temple dans le judaïsme). Le matin même des manifestations, un groupe de religieux juifs a tenté d’y organiser des prières. Des affrontements avaient alors éclaté entre des Palestiniens et des policiers israéliens. Depuis la prise de Jérusalem Est en 1967, il est interdit aux non-musulmans de prier sur l’Esplanade des mosquées.

Crédits photo : Ines Gil

Pendant la manifestation, de nombreux enfants sont présents, recouverts ou munis de drapeau israéliens.

Crédits photo : Ines Gil
Crédits photo : Ines Gil

Des ultra-orthodoxes (Haredim, ou « craignant-Dieu ») regardent ces scènes, avec curiosité. Anti-sionistes, ils refusent l’existence d’Israël car ils attendent la venue du Messie pour refonder le Royaume d’Israël. Ils composeraient plus de 12% de la population et leur influence est grandissante dans le pays.

Crédits photo : Ines Gil

Le drapeau américain est très présent pendant la manifestation. Cette année, la Journée de Jérusalem est organisée la veille du déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Crédits photo : Ines Gil

Publié le 15/05/2018


Ines Gil est journaliste freelance en Israël et Territoires palestiniens.
Elle est diplômée d’un Master 2 Journalisme et enjeux internationaux, à Sciences Po Aix et à l’EJCAM et a effectué 6 mois de stage à LCI.
Auparavant, elle a travaillé en Irak comme journaliste freelance et a réalisé un Master en Relations Internationales à l’Université Saint-Joseph (Beyrouth, Liban).
Elle a également réalisé un stage auprès d’Amnesty International, à Tel Aviv, durant 6 mois et a été Déléguée adjointe Moyen-Orient et Afrique du Nord à l’Institut Open Diplomacy de 2015 à 2016.


 


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