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Politiques et stratégies culturelles dans le monde arabe

Par Mathilde Rouxel
Publié le 04/05/2015 • modifié le 14/03/2018 • Durée de lecture : 13 minutes

BAALBECK, LEBANON - JULY 31 : Baalbeck International Festival starts and is held in the ruins of the Roman temple in Baalbeck, Lebanon on 31 July, 2014. Classical music, dance, theater, opera, and jazz as well as modern world music are performed each July and August in the ancient Roman Acropolis.

Bilal Jawich / Anadolu Agency / AFP

Des politiques culturelles arabes ?

Les recherches effectuées à la suite des premiers colloques internationaux menés sur la question des politiques et des stratégies culturelles dans le monde arabe témoignent d’un réel vide dans les textes officiels de ces pays sur la définition d’un modèle et des objectifs d’une telle politique de la création ou du patrimoine : la question de la gouvernance dans ce domaine n’est pas encore à l’ordre du jour. C’est la raison pour laquelle dans la majorité des pays, les notions de gestion artistique, culturelle, d’esprit d’entreprise culturelle, de planification stratégique et d’évaluation ne font pas partie du système étatique.

Par ailleurs, les gouvernements arabes offrent peu de visibilité en matière d’information et de données statistiques. Selon Meriem Mehadji, qui a soutenu en 2014 une thèse sur cette question [2], le terrain de recherche devient par là impraticable, la méfiance des responsables arabes envers toute investigation concernant le mode de gestion ou de gouvernance dans les instances publiques s’étant de surcroît amplifiée depuis 2011.

Ainsi, dans la majorité des cas, les chiffres publiés auprès des institutions nationales ne correspondent pas à ceux des institutions internationales, ce qui implique des problèmes d’ordre déontologiques en ce qui concerne la justesse des informations. La question des politiques culturelles dans le monde arabe est donc difficile à appréhender, mais pas impossible à analyser.

De fait, si la définition des politiques culturelles n’est pas mentionnée clairement dans les textes, on peut cependant l’identifier à travers les projets menés par les pouvoirs publics, et constater ainsi une prédominance des autorités publiques dans les divers schémas décisionnels.

En effet, le secteur public est principalement sous le patronage et le contrôle des ministères de la Culture – mais il est important de noter qu’il ne faut pas négliger le rôle du secteur marchand privé ni de la société civile émergente.

Une première circulation transnationale importante à noter du côté des politiques culturelles réside dans l’héritage de la colonisation. Dans leurs différents modes de gestion administratifs, bureaucratiques ou institutionnels, les États arabes s’inspirent fortement d’autres modèles, principalement occidentaux. On peut distinguer deux réactions postindépendance sur ce sujet : certains (Maroc, Tunisie) ont décidé de garder les structures coloniales ; d’autres (et c’est le cas de l’Égypte, mais aussi de la Syrie à laquelle elle s’allie ou de l’Algérie) cassent ces anciennes structures au profit d’organisations panarabes.

Dans tous les cas, ce qui reste des politiques culturelles dans le monde arabe est fortement influencé par les stratégies publiques générales, dans la mesure où elles reflètent les objectifs des autorités publiques – qui manipulent la culture à des fins idéologiques.

Milena Dragicevic-Sesic [3], dans une étude sur les politiques culturelles du monde arabe menée pour l’association Marcel Hicter en 2010, l’une des premières et seules du genre [4], distingue quatre concepts qui peuvent s’appliquer au secteur culturel : « la culture en tant qu’espace critique pour la réflexion et les doutes », autrement dit la culture conçue comme espace de liberté et de créativité, qui n’hésite pas à provoquer le débat sur des questions sociales et politiques importantes ; « la culture au sein du mouvement panarabe », généralement liée au cadre islamique et qui œuvre à la promotion d’une culture collective panarabe ; « la culture en tant que ‘marque’ nationale », qui œuvre à la création d’une identité ethnique ou nationale (comme la promotion par exemple du patrimoine antique égyptien) ; « la culture comme divertissement », davantage laissée aux mains des investisseurs privés (qui gèrent les industries musicales, cinématographiques et l’édition).

Grands thèmes promus et organisation institutionnelle

La culture sert au pouvoir. Ainsi, les politiques favorisent les projets qui mettent l’accent sur certaines thématiques.

En premier lieu, et de première importance, l’identité se trouve au cœur des stratégies et des programmes culturels. En effet, face à la métamorphose du milieu économique dans lequel évolue le cycle culturel, avec comme source la mondialisation, la notion d’« identité » semble menacée. Comme le note J.P. Singh [5], le contexte global ayant complètement bouleversé la chaîne des valeurs et imposant une culture hégémonique a créé des anxiétés identitaires dans l’ensemble des pays en développement – et parmi eux ceux du monde arabe – auprès des populations et des gouvernements.

Dans ces circonstances, le rôle de l’État est de protéger et de préserver l’« identité » nationale par le biais d’un agenda public spécifique. De fait, chaque pays détermine sa stratégie culturelle en fonction de sa propre définition de la « culture nationale », mais aussi par rapport aux objectifs associés à cette stratégie. Dans ces conditions, l’encadrement de stratégies culturelles arabes se fait sans aucune considération aux particularités locales ni aux besoins réels des sociétés.

La complexité de l’identité culturelle arabe tente néanmoins, comme le note Georges Corm [6], de se fonder sur la langue arabe et l’islam en tant que religion centrale, particulièrement à partir des années 1980. Pour Dominique Moïsi, cette approche politique globale centrée sur la religion découle de la culture de l’humiliation qui abat les populations arabes principalement depuis les colonisation, puis la défaite de 1947 contre Israël, et qui a constitué une « géopolitique de l’émotions » [7] amenant à une redéfinition identitaire importante.

Par ailleurs, par-delà ce trouble, le processus de mondialisation qui s’engage dans les années 1980 et qui touche les pays en développement, qui comptent les pays du monde arabe, a amené une fois encore à une crise identitaire qui a amené les différents États arabes à tenter de marquer leur spécificité. Ainsi, à partir des années 1980-1990, l’empreinte politique et idéologique s’est faite de plus en plus marquée au sein des stratégies culturelles. À partir de là, différentes politiques sont adoptées, qu’il serait intéressant de mettre en perspective à partir de quelques exemples.

L’Égypte. D’un point de vue institutionnel, l’Égypte propose un modèle particulier. La direction de la culture est en effet divisée en deux pôles, un pôle s’intéressant spécifiquement aux politiques liées aux ruines antiques, une autre gérant la « culture » au sens large – disposant, de fait, un champ d’action et des pouvoirs étendus. Le concept de « culture » mute dans les années 1970 vers une perception plus commerciale, avec le développement de l’industrie culturelle (musique, cinéma) et du tourisme.

Mais la décennie qui suit cette nouvelle définition commerciale de la culture se voit confrontée à une vision plus traditionnelle, principalement revendiquée par les courants islamistes qui ont réussi à avoir plus d’écho et de notoriété auprès des couches défavorisées. Les valeurs identitaires prônées par les mouvements religieux ont remis en question toutes les stratégies et politiques culturelles précédemment menées, revenant sur l’ouverture des années 1970 pour renvoyer à des valeurs plus religieuses et populaires.

Elle a ainsi produit une nouvelle forme de créativité, plaçant l’identité islamique au cœur de la production et de la consommation, tout en créant une sorte de système inquisiteur envers les artistes et les œuvres. La stratégie égyptienne est donc aujourd’hui dirigée vers des objectifs à caractères commerciaux (liés au tourisme) avec des connotations religieuses, jouant le rôle de régulateur mais aussi de contrôle par rapport aux activités de création.

Le Maroc. Au Maroc, on trouve une réelle hiérarchisation des directions culturelles régionales qui se manifeste sous forme de services culturels qui travaillent avec les collectivités locales. Elles témoignent d’une focalisation sur le patrimoine national matériel et immatériel ainsi que l’intensification de l’organisation de divers événements et artistiques et culturels qui expriment l’influence du secteur touristique sur les stratégies culturelles.

Corollairement, les stratégies touristiques et culturelles sont établies sur la même base afin de s’adapter aux nouvelles tendances de tourisme international : par conséquent, les autorités marocaines multiplient les initiatives artistiques destinées à un public étranger à travers l’organisation de multiples événements culturels. Contrairement à l’Égypte, les courants religieux, forts dans la société, ont une faible portée sur les décisions concernant la progression ou les thèmes et les artistes choisis. Comme dans certains pays arabes, l’autorité du souverain assure la séparation entre la vie religieuse et les activités artistiques du pays, évitant par là l’influence des groupes de pression sur certaines questions sensibles.

Ainsi, alors que les politiques culturelles égyptiennes fonctionnent avec un objectif de divertissement, le Maroc a choisi des objectifs de prestige, qui lui permettent de rayonner à l’international. Ces objectifs s’ancrent dans une politique général d’ouverture sur la modernité et de visibilité sur le plan international.

Le Liban. Surnommée avant la guerre la « Suisse du Moyen-Orient », le Liban est depuis longtemps considéré comme le chantre des principes de l’économie de marché et de la propriété privée. S’il joue toujours sur la pluralité des communautés - qui fait sa spécificité -, il laisse la production culturelle entre les mains du secteur privé et de la libre entreprise, renforcée depuis quelques années par les activités associatives de la société civile. Le ministère de la Culture ne fut fondé qu’en 1993, malgré l’héritage du mandat français (1919-1943). Il rassemblait la Culture et l’Enseignement supérieur, ayant pour vocation de rassembler différents domaines artistiques et culturels qui ont longtemps été disséminés à travers d’autres structures. Les deux secteurs sont séparés en 2000.

C’est en effet une politique culturelle alimentée par le marché que le Liban a choisi de mettre en place, intégrant par là des valeurs du monde anglo-saxon en plus du modèle francophone. Suivant ce modèle, le secteur privé doit prendre toutes les responsabilités de gestion de crise pour la bonne survie de l’entreprise ; la culture, qui relève davantage du secteur non-marchand, se trouvant relégué au second plan, dépendant d’initiatives privées ou de collaborations avec le secteur public.

La Syrie. Dirigée par le parti socialiste Baath, la Syrie avait pour sa part une politique culturelle étatique. Ce modèle d’État socialiste avait pour but, depuis les années 1960, de créer un véritable modèle de développement postcolonial et se caractérisait par un large réseau d’institutions culturelles de l’État. La vie culturelle non financée par l’État était contrôlée sous censure. En effet, la majorité des organisations culturelles dépendaient ainsi du gouvernement ; l’État assumait le rôle de gardien, tout en décourageant l’initiative privée : les cinémas, par exemple, ne disposaient pas du droit d’acheter des films à l’étranger, et ne pouvaient décider librement des contenus de leurs programmations.

Ce contrôle s’est néanmoins adouci au cours des années 2000, qui a vu le pays se couvrir d’organisations non gouvernementales actives et de productions culturelles en tout genre. L’évolution des modèles liée à l’évolution du régime a en effet amené les institutions à se tourner vers un « modèle mixte » [8] présent en Chine et au Vietnam et qui se présente comme un modèle socialiste doublé d’un modèle capitaliste basé sur l’économie de marché.

D’autres cas : les structures indépendantes ou sous tutelle. Certains pays arabes ont choisi de détacher le domaine de la culture de toute institution ministérielle. Le Qatar avait fait ce choix avec la création en 1975 de la « Direction de la culture et des arts », devenue en 1998 le « Conseil de la culture, des Arts et du Patrimoine » – bien qu’un « ministère de la Culture et de l’Education » ait vu le jour en 1996. Le rejet des structures coloniales françaises a provoqué en Algérie la suppression depuis les années 1980 du ministère de la Culture en place, remplacé par un « Conseil National de la Culture » destiné à développer les politiques culturelles du pays : l’échec de ce conseil indépendant a néanmoins amené l’État algérien à revenir à une structure ministérielle classique dès 1991. Le cas jordanien ne fait pas exception : la mise sous tutelle du département des arts et de la culture, indépendant des structures ministérielles a provoqué comme ailleurs une absence d’organisme culturel public. La mise en place d’organismes indépendants provoque de manière assez systématique un vide institutionnel qui gèle les activités artistiques et le développement culturel. Comme l’ont montré les conclusions du colloque d’Al-Mawred al-Thaqafi, il apparaît que pour de nombreux pays arabes, l’instauration d’une institution culturelle indépendante ne soit pas compatible avec les exigences d’une stratégie ou d’une politique culturelle publiques [9].

Deux exceptions néanmoins : la Libye, qui jusqu’en 2003 n’avait aucune structure publique dédiée au secteur de la culture. A partir de 2004 a circulé la rumeur - qui n’a néanmoins été attestée par aucun document officiel [10] - de la création d’un « Secrétariat du comité populaire pour la culture ». De son côté, le Koweït n’a lui non plus jamais disposé d’un ministère de la Culture à proprement parler. Un « Conseil National de la Culture, des Arts et des Lettres », créé en 1973, est sous tutelle du ministère de l’Information, mais demeure un organisme indépendant.
Dans le cas des Émirats arabes unis, la politique culturelle suit enfin la politique générale du pays : le ministère de la Culture émirati dispose d’organismes décentralisés dans chaque fédération. Il s’agit de centres culturels, qui se voient doublés par des institutions indépendantes.

Produire et contrôler de la culture

Aujourd’hui, au vu du contexte politico-économique mondial et régional, apparaissent de nouveaux défis vis-à-vis des politiques culturelles arabes. Devant l’imperméabilité transfrontalière résultant de la mondialisation, l’existence d’une culture dominante et l’apparition de nouveaux besoins, de nouvelles stratégies publiques doivent être mises en place.
Pour comprendre les mécanismes de production de la culture que doit mettre en place et gérer les politiques culturelles de chaque État, il est nécessaire de revenir sur le fonctionnement du cycle culturel, qui tourne autour de quatre moments : création / production / distribution / consommation.
La création est naturellement la pierre angulaire du cycle culturel. La production fait la distinction entre la valeur économique et la valeur artistique des biens culturels. La distribution, enfin, a pour fonction d’acheminer les produits ou les services culturels vers les consommateurs ou le public.
Le problème majeur rencontré par les pays arabes est dans le manque d’infrastructures dédiées au domaine culturel, qui provoque une réduction radicale du cycle culturel qui se perçoit de l’origine – le nombre de créateurs et d’acteurs culturel est restreint – à la fin du cycle – la question culturelle étant reléguée au second plan, les circuits de diffusion et de distribution sont rares.
Par ailleurs, la production culturelle reste toujours réglée par la détermination du droit culturel, qui domine le cycle, le contrôle et le protège. Meriem Mehadji distingue deux composantes du droit culturel autour desquels s’articule la politique culturelle des États, selon un consensus international : les facteurs liés aux questions d’identité et de diversité d’une part, les facteurs de protections rapportés aux principaux acteurs culturels d’autre part [11].

Certaines questions sont néanmoins spécifiques au monde arabe. Parmi elles, la question de la liberté de culte et d’expression, qui provoque de nombreux débats en interne et a un impact manifeste sur le développement culturel des pays de la région. L’Arabie saoudite et le Liban sont des exemples manifestes de ces questions confessionnelles, le premier stipulant une politique dirigée par la « loi islamique », le second étant constitutionnellement fondé sur le multi-confessionnalisme [12]. D’autres pays, comme la Tunisie, définissent la religion du pays dans le texte constitutionnel ; d’autres enfin, comme la Syrie ou le Soudan, ne définissent pas la religion dans la constitution de l’État. Ces spécificités se retrouvent au niveau des politiques culturelles, dans la mesure où celles-ci sont réglées à partir des constitutions de chaque État et contrôlent la production en fonction de la conformité du produit culturel aux règles établies [13]. La plupart des pays arabes disposent donc encore aujourd’hui d’instances de censure, passage obligatoire avant toute production, réalisation ou diffusion d’œuvre artistique sur le territoire.

Le sujet de la liberté d’expression dans cette région vaut aux États arabes de nombreuses critiques de la part d’organisations internationales, voire de certains États, et s’applique de façon assez unanime à l’ensemble du monde arabe. Les limites imposées aux médias, aux artistes et même aux individus ne sont pourtant pas conformes aux lois sur la liberté d’expression, souvent présentes dans les textes mais pas appliquées. Le problème majeur, au niveau des politiques culturelles comme au niveau des politiques gouvernementales de manière générale, réside dans l’absence d’indépendance des organes juridiques qui ne peuvent endiguer l’intervention régulière des autorités politiques en matière de droit.

Conclusion

Comme le note Milena Dragi ?evi ? Šeši ?, de nouvelles politiques culturelles sont aujourd’hui réfléchies par les intellectuels arabes, qui demandent plus de légitimation des œuvres culturelles et artistiques, et une meilleure considération du travail d’artiste. Elle cite ainsi Samar Dudin, qui n’hésite pas à s’exprimer : « Je veux appartenir, confronter, agir ! Les gens de ma rue ont fait appel à ma voix pour exprimer le fait que, malgré leurs conflits, ils finiraient par manger à la même assiette » [14]. Cette exigence d’autonomie du champ culturel et d’un secteur indépendant plus ouvert sur la société civile doit aujourd’hui être travaillée. Cette gestion culturelle doit répondre à un certain nombre de critères, de développement, de recherche, de prise de décision participative, pour aboutir ; il s’agit de redéfinir les priorités et les objectifs des États, et d’offrir une égalité d’accès à la culture (instruction, développement artistique, éducatif et culturel) [15]. Ces cadres sont appliqués dans le monde arabe, et principalement pour des raisons identitaires, en priorité à la protection et à la valorisation du patrimoine.

Bibliographie :
- Milena Dragi ?evi ? Šeši ? pour la Fondation Hicter, http://www.fondation-hicter.org/IMG/pdf/MD_politcult_arabe_3.pdf
- Meriem Mehadji, Les politiques culturelles et le processus de développement dans le monde arabe : analyse d’une série d’indicateur, disponible en ligne (consultée le 29 avril 2015) : https://pastel.archives-ouvertes.fr/tel-01085909/document
- Dominique Moïsi, La géopolitique de l’émotion : Comment les cultures de peur, d’humiliation et d’espoir façonnent le monde, Flammarion, Paris, 2008.
- Jaswinder Pal Singh, « Global cultural policies and power », in International cultural policies and power, Londres, Palgrave Macmillan, 2010.

Notes :

Publié le 04/05/2015


Suite à des études en philosophie et en histoire de l’art et archéologie, Mathilde Rouxel a obtenu un master en études cinématographiques, qu’elle a suivi à l’ENS de Lyon et à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, Liban.
Aujourd’hui doctorante en études cinématographiques à l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle sur le thème : « Femmes, identité et révoltes politiques : créer l’image (Liban, Egypte, Tunisie, 1953-2012) », elle s’intéresse aux enjeux politiques qui lient ces trois pays et à leur position face aux révoltes des peuples qui les entourent.
Mathilde Rouxel a été et est engagée dans plusieurs actions culturelles au Liban, parmi lesquelles le Festival International du Film de la Résistance Culturelle (CRIFFL), sous la direction de Jocelyne Saab. Elle est également l’une des premières à avoir travaillé en profondeur l’œuvre de Jocelyne Saab dans sa globalité.


 


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