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Nader Shah, du général au souverain perse (2/2)
Article publié le 04/04/2018

Par Gabriel Malek

« Aucun trait du caractère de Nader n’était plus distingué, que celui de Général (…) Elevé dans les arts et les subtilités des Tartares, il avait acquis une vaste maitrise de la connaissance pratique du vol » (1) écrit le commerçant Jonas Hanway. Cette remarque au sujet du nouveau Shah de Perse est à double tranchant : si il est considéré comme un militaire de génie, il n’a pas la gloire qu’a pu avoir Alexandre le Grand dans la vision orientaliste du Britannique. En effet, si le héros macédonien avait une éducation grecque lui inculquant les bonnes valeurs de la Cité, Nader Shah lui est vu comme un usurpateur du trône des Safavides de Perse. Cette clef d’analyse est bien entendu à garder en tête pour la lecture d’un article comme celui-ci, écrit à partir de sources européennes orientalistes du XVIIIème siècle.

En 1736, Nader Kouli devient Nader Shah et règne étroitement sur un empire ayant retrouvé ses frontières du XVIIème siècle. Les Safavides déposés, Nader Shah peut finalement imposer son pouvoir arbitraire et sans limite sur l’Empire de Xerxès. Mais peu porté au gouvernement intérieur, le souverain perse prépare déjà son armée pour sa prochaine expédition. Si l’Empire ottoman à l’Ouest du royaume semble trop inébranlable face aux armes perses, le riche Hindoustan oriental se constitue en cible potentielle pour Nader Shah. Cependant le gouvernement de l’Empire perse, très affaibli par l’invasion afghane, est le premier chantier nécessitant l’intervention du nouveau Shah.

Ainsi, dans cette seconde partie, nous allons nous concentrer sur le règne de Nader Shah (1736-1747) et tenter de distinguer les traits distinctifs du monarque et du conquérant qu’il a été. De quelle manière Nader Shah gouverne-t-il la Perse post-safavide et quel rôle de conquérant occupe-t-il en Hindoustan ?
Nous tenterons de répondre à cette question en puisant dans les sources européennes du XVIIIème siècle au sujet de Nader Shah, et cela en trois temps.

Le gouvernement intérieur tyrannique et militaire de Nader Shah

En mars 1736, Nader Kouli accède donc à la consécration impériale en devenant Shah de Perse et fonde la dynastie nouvelle des Afsharides. Peu après son élection impériale, le nouveau Shah se rend à Ispahan la capitale, où les habitants craignent le nouveau souverain ayant déposé le Safavide légitime. Selon la plupart des auteurs, le type de gouvernement que Nader Shah met immédiatement en place est tyrannique. Jonas Hanway dit en effet : « Nader étant arrive au sommet de son ambition, commença à exercer l’autorité sans limite dont il était investie » (2). Les premiers à subir cette politique sont les mollahs chiites, riches propriétaires terriens. Issu du chiisme rationnel, le clergé des mollahs s’est développé en Perse sous les Safavides comme religion d’Etat et contrôle la pratique religieuse comme l’éducation des croyants. Demandant aux dignitaires chiites de répondre de leur vaste richesse, Nader Shah réplique alors que c’est ses armes victorieuses qui ont permis à la Perse de retrouver ses frontières usurpées et non les prières des religieux. Comme l’indique James Fraser, Nader Shah ordonne alors « que la plus grande partie des terres et des revenus de l’Eglise doit être confisquée et affecter au paiement de l’armée » (3). Un tel acte remet en question un des principaux piliers de l’Etat safavide mais le nouveau Shah ne risque pas de perdre son pouvoir. En effet, l’armée est constituée à moitié de sunnites certainement favorables à un tel acte, et à moitié de chiites qui consolent leur peine avec les primes issues d’une telle spoliation. En sus de ce prélèvement, Nader Shah lève de lourdes taxes sur l’ensemble de l’empire et commence à reconstruire la ville d’Ispahan ayant subie l’indolence des Safavides suivie de la violence des Afghans.

Mais constamment actif militairement, Nader Shah prend en 1737 la tête d’une nouvelle expédition militaire en direction de la ville de Kandahar où le Prince Hussein Khan a refusé de reconnaître l’élection du nouvel empereur. André de Claustre explique que son absence remarquée à Bandar Abbâs, pousse Nader Kouli a lui envoyer un ordre de se rendre à la Cour, ce qui déclenche la jacquerie : « Mais l’arrivée de ce courrier à Candahar fur le signal de la Révolte » (4). Il convient de noter que Kandahar est la capitale de la province dont est originaire la révolution afghane de 1722. Cette insurrection résulte donc du ressentiment contre Nader Shah suite à la violence de ses troupes durant les campagnes contre les Afghans. En dépit d’une longue et vaillante résistance au siège de l’armée persane, Kandahar est prise et Nader Kouli fait massacrer de nombreux rebelles. C’est à Kandahar que Nader Shah prend la décision d’envahir le puissant empire musulman Moghol en Hindoustan. Comme nous l’avons vu, Nader Shah met en place un gouvernement tyrannique en Perse, qui concentre les richesses de l’empire dans le financement des campagnes militaires du Shah, à la tête desquelles celle de l’Hindoustan.

La campagne de l’Hindoustan de 1739 : apogée du règne de Nader Shah

En mars 1739, Nader Shah après avoir incorporé de nombreux Afghans de Kandahar au sein de son armée, pénètre en Hindoustan avec 125 000 hommes disciplinés, aguerris et confiants dans leur général. Les motivations d’une expédition d’une telle ampleur sont nombreuses mais la plus décisive semble être l’avarice de Nader Shah, motivé par l’appât du grand trésor indien. Jonas Hanway exprime le plus clairement cette vision : « mais cette expédition était fondée autant sur l’avarice que sur l’ambition, ou sur une grossière notion de la gloire » (5). Nous pouvons noter ici que le commerçant britannique dissocie explicitement l’ambition de Nader Shah, qui est un vice, et la gloire noble qu’a pu avoir Alexandre de Grand. Cependant, l’armée perse connaît une progression très rapide en territoire indien, grâce à une tactique rusée et habile de leur Shah, que décrit La Mamie de Clairac : « Nadercha traitoit avec beaucoup de douceur ceux qui se soumettoient à lui ; mais il étoit d’une sévérité extrême pour ceux qui lui resistoient. Cette politique habile et puisée dans le découragement et le mécontentement des peuple, lui grossissoit son armée, lui epargnoit bien des obstacles qui lui auroit coute du temps a surmonter et l’auroit empêché de s’avancer du cote de Deli avec autant de rapidité qu’il a fait » (6). Le mécontentement des peuples fait ici référence au mauvais gouvernement de l’Hindoustan et de son empereur Muhammad Shah. Finalement, l’armée de Nader Shah parvient à quelque distance de la capitale de l’Hindoustan, Dehli, où l’attend la gigantesque armée indienne. André de Claustre décrit l’armée indienne comme extrêmement nombreuse et dotée de deux mille éléphants : « Cette armée la plus brillante et la plus nombreuse dont on ait jamais ouï parlé » (7). Mais Nader Shah remporte une victoire sans précédent, en menant sa cavalerie dans les flancs de l’armée indienne qui succombe à la violence de l’attaque. Outre la témérité des Persans, la déroute indienne s’explique par le manque de discipline et de commandement clair de l’armée indienne, comme le montre La Mamie de Clairac : « Celle de Mametcha au contraire n’avoit point de tête. Les Généraux etoient divisés entre eux, les soldats ramassés à la hâte sans discipline et découragés à un point qu’un seul cavalier de l’armée de Nadercha, que les nouvelles en Persan appellent Loutchis, faisoit trembler mille cavaliers de Mametcha » (8). Suite à ce triomphe militaire, Nader Shah obtient enfin une audience avec Muhammad Shah.

Lors de cette rencontre entre les deux empereurs, Nader Shah reproche au Grand Moghol sa faiblesse de gouvernement et lui fait part des énormes indemnités de guerre qu’il lui doit. Alors que Nader Shah prend possession du Palais royal pour le vider de ses trésors, une révolte éclate au sein de Dehli. Jean Otter, en se fiant à ses archives diplomatiques (9), nous donne une explication détaillée de cet évènement, le plus célèbre de la campagne indienne. Suite à une rumeur de la mort de l’envahisseur perse, les Indiens prennent les armes et « l’on prétend que dans cette émeute qui dura toute la nuit, il périt plus de deux mille cinq cents Persans ». Le lendemain, Nader Shah sort du Palais pour constater la mort de ses hommes : « Ce spectacle le mit en fureur. Il ordonna un massacre général, avec permission de piller les maisons et les boutiques ». Le massacre de Dehli est un épisode ayant marqué l’occupation perse par sa cruauté, les vieillards et les savants furent mis à mort dans les mosquées, selon Jean Otter. Le bilan varie, selon les auteurs, de 80 000 à 250 000 tués. Nader Shah s’installe ensuite à Dehli pendant plusieurs semaines et mène une véritable politique d’extorsion des richesses de l’Etat, des nobles et de tous les habitants possibles. Jonas Hanway nous donne une description de ce pillage : « Il est difficile d’imaginer avec quelle rigueur ces contributions furent levées (…) Aucun acte de barbarie ne fut laissé non-pratiqué » (10).
Enfin, au mois de mai 1739, Nader Shah revient en Perse chargé d’un trésor immense, dont le fameux trône du paon, et d’une gloire sans pareille étant le nouveau suzerain du Grand Moghol et surtout avec la réputation de Grand conquérant que les auteurs comparent avec Alexandre le Grand. Mais, comme dans toute histoire romanesque, l’ascension puis l’apogée du Héros sont suivies de son déclin.

La fin du règne tourmenté de Nader Shah et la guerre civile

Nader Shah, conquérant de l’Hindoustan, revient en Perse en mai 1739 chargé d’un butin fabuleux estimé à 81 500 000 livres par Jonas Hanway. Mais le Britannique insiste sur le changement de caractère de Nader Shah, qui devient suspicieux et plus cruel : « La considération de son vaste trésor, avait rendu le féroce et intrépide Nadir prudent et circonspect » (11). De plus, soupçonnant son propre fils Mirza Kouli d’avoir tenté de l’assassiner, Nader Shah organise un procès dont le verdict est univoque, ce qui le pousse à crever les yeux du jeune Prince, le rendant ainsi inéligible à la dignité impériale. Nader Shah, d’ordinaire inflexible, est véritablement attristé d’avoir mutilé son héritier au diadème et Jonas Hanway nous rapporte ces paroles de Mirza Kouli à son père : « Tu ne m’as pas aveuglé autant que tu as aveuglé toute la Perse : ce que seront les conséquences le temps nous le dira » (12).

Parallèlement, le gouvernement militaire de Nader Shah qui se base sur un réseau de collecteurs d’impôt violents devient la structure principale de l’Etat. Cette politique belliqueuse de Nader Kouli est nourrie par une nouvelle guerre entre l’Empire ottoman et la Perse en 1743. Les guerres continuelles que mène Nader Kouli ruinent la Perse ainsi que son commerce. Jean Otter depuis Basra, à l’Ouest de l’empire, nous dépeint une situation sociale misérable en recueillant des témoignages lors de son voyage : « Plusieurs Persans de ma connaissance, qui vinrent à Basra cette année, me firent une triste peinture de la situation où étoit la Perse. Ne pouvant plus supporter les impôts dont on les accabloit, ni la rigueur avec laquelle on les exigeoit, ils avoient pris le parti de s’enfuir, dans le dessein de chercher un asile dans l’Inde » (13). Le mécontentement des peuples gronde en Perse et les dernières années du règne de Nader Shah sont ponctuées de révoltes internes comme en Géorgie, et de mille cruautés que le Shah de Perse fait subir à ses sujets. Le Frère Bazin décrit en effet des montagnes de têtes que Nader Shah fait ériger dans les grandes villes de l’empire : « Pendant toute sa route, il exerça des cruautés inouïes » (14). Les déconvenues militaires que Nader Shah subie lors de la répression des révoltes internes comme celle des Leghis porte un coup fatal à son pouvoir. En effet, l’armée est la clef de voute du pouvoir de Nader comme le souligne Jonas Hanway : « J’ai conté dans quelle misère la Perse était plongée par l’avarice de Nadir, associé à un esprit de conquête débordant, et une peur de démanteler son armée » (15). La peur de se séparer de son armée montre bien la dépendance de la force militaire que le gouvernement tyrannique de Nader Shah entretient.

Le Frère Bazin qui a accompagné le Shah de Perse jusqu’à sa mort nous le décrit durant ses derniers mois comme un homme affaibli, paranoïaque et même fou : « Le Roi n’entendait autour de lui que des bruits de sédition ; on arrêtait ses courriers, ses ordres étaient interceptés, chaque jour lui annonçait un nouvel orage » (16) . Le 19 juin 1747 alors que l’armée impériale campe à quelque distance de Maschad, Nader Shah craignant d’y être assassiné, ordonne à ses fidèles troupes sunnites de tuer dans la nuit les officiers persans chiites. Avertit de leur mort prochaine, les conjurés décident de faire périr cette nuit là même Nader Kouli, qui avait marqué le jour suivant pour celui de leur mort. Le Frère Bazin met en avant le motif de défense légitime face à un tyran pour les conjurés. Nader Shah, après s’être défait avec sa force prodigieuse de deux conjurés, est finalement assassiné par un de ses proches lors d’une scène qui rappelle la mort de César. Dans ses notes historiques, le dramaturge Pierre-Ulric Dubuisson écrit : « Ainsi se termina le sort de l’homme le plus étonnant que l’Asie ait produit dans ce siècle » (17). Si la plupart des auteurs blâment Nader Shah comme un tyran sanguinaire, Jonas Hanway rappelle que le climat des peuples de Perse le condamnait à un tel avenir : « La Perse pouvait-elle ainsi gémir sous un monde de misère, mais à cause de l’iniquité des Perses ? Leur péché est devenu l’instrument du pouvoir de leur tyran ; et jamais on ne veut un tyran dans un pays, quand ses habitants sont arrivés à un degré de vénalité et de corruption si extrême » (18). Dans sa vision orientaliste, c’est le peuple persan lui même qui est responsable et victime de la tyrannie de son gouvernement.

Au sein de l’histoire représentée de Nader Shah que nous avons étudiée, les résonances romanesques à la Perse de Tavernier et de Chardin sont palpables. Cette histoire est bien entendu subjective puisque construite à partir des sources européennes du XVIIIème siècle. Dans leur vision orientaliste, Nader Shah est prisonnier de la Perse tyrannique et connaît un destin déterministe de despote oriental. Le jugement des auteurs semble partagé entre d’un coté l’admiration du Conquérant exceptionnel et homérique et de l’autre l’horreur de l’usurpation du tyran sanguinaire et cruel. Ces deux grilles de lecture de l’histoire de Nader Shah sont les traits principaux de la vie représentée de l’empereur perse sans lesquelles on ne peut espérer une analyse plus fine des archives européennes de l’époque.

Lire la partie 1 : Nader Shah, du général au souverain perse (1/2)

Notes :
(1) « No part of NADIR’s character was more distinguished, than that of a general. (…) Bred up in all the arts and sublities of the TARTARS, he acquired a great proficiency in the practical knowledge of robery »
, Jonas Hanway, An historical account of the British trade over the Caspian sea : with the author’s journal of travels from England through Russia into Persia : and back through Russia, Germany and Holland. To which are added, the revolutions of Persia during the present century, with the particular history of the great usurper Nadir Kouli. Illustrated with maps and copper-plates, Londres, Publisher Dodsley, 1753, page 229.
(2) « NADIR being arrived at the summit of his ambition, began to exert that boundless authority with which he was invested », Idem, page 128.
(3) « that the greatest part of the Church Lands and Revenues should be confiscated and appropriated towars paying the army », James Fraser, The History of Nadir Shah, formely called Thamas Kouli Khan, the present emperor of Persia, Londres, Edité par Straban, 1742 , page 121.
(4) André de Claustre, Histoire de Thamas Kouli-Khan : nouveau roi de Perse ou histoire de la dernière révolution de Perse arrivée en 1732, Paris, Chez Briasson avec privilège du Roy, 1742, page 296.
(5) « but his expedition was certainely founded as much in avarice as ambition, or a fond notion of glory », Jonas Hanway, An historical account of the British trade over the Caspian sea, op. cit., page 145.
(6) Louis-André de La Mamie de Clairac, Histoire des révolutions de Perse depuis le commencement de ce siècle, Paris, chez Charles –Antoine Jombert, 1750, page 360.
(7) André de Claustre, Histoire de Thamas Kouli-Khan : nouveau roi de Perse ou histoire de la dernière révolution de Perse arrivée en 1732, op. cit., page 376.
(8) Louis-André de La Mamie de Clairac, op.cit., page 365.
(9) Jean Otter, Voyages en Turquie et en Perse avec une relation des expéditions de Thamas Kouli Khan, Paris, chez les frères Guerrin avec approbation du roi, 1748, page 393-395
(10) « It is not easy to conceive with what rigor these contributions were levied (…) No barbarities were left unpractised », Jonas Hanway, An historical account of the British trade over the Caspian sea, op.cit., page 186.
(11) « The consideration of a vast treasure, had rendered the fierce and intrepid NADIR cautiaus and circumspect » Idem, page 200.
(12) « You have not blinded me so much as you blinded all Persia : what the consequences must be time will discover », Idem, page 211.
(13) Jean Otter, Voyages en Turquie et en Perse avec une relation des expéditions de Thamas Kouli Khan, Paris, chez les frères Guerrin avec approbation du roi, 1748, Tome II, page 179.
(14) Frère Bazin, Mémoires sur les deniers années de Thamas Kouli Khan et sa mort tragique, Lettres édifiantes et curieuses IV, Paris, J.G. Murigot, 1780, p 243.
(15) « I have related in what misery Persia was involved by Nadir’s avarice, joined to a restless spirit of conquest, and a fear of disbanding his army », Jonas Hanway, An historical account of the British trade over the Caspian sea, op.cit., page 247.
(16) Frère Bazin, Mémoires sur les deniers années de Thamas Kouli Khan et sa mort tragique, Lettres édifiantes et curieuses IV, op.cit., page 248.
(17) Pierre-Ulric Dubuisson, Nadir ou Thamas Kouli Khan, notes historiques suivant la tragédie représentée pour la première fois le 31 aout 1780 au théâtre de la nation, Paris, page 82.
(18) « Could Persia have thus groaned under a world of miseries, but by the iniquity of Persians ? That iniquity became the instrument of their tyrant power ; and never will there want a tyrant in any country, when the people are arrived to such an extreme of venality and corruption. », Jonas Hanway, An historical account of the British trade over the Caspian sea, op.cit., page 263.

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