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Masdar, la cité écologique d’Abu Dhabi

Par Lisa Romeo
Publié le 18/10/2010 • modifié le 19/08/2013 • Durée de lecture : 2 minutes

Le projet, prévu pour 2020, s’ancre dans le souci du gouvernement d’Abu Dhabi de diversifier son économie provenant majoritairement de la rente pétrolière. En effet, le plus riche des sept émirats détient à lui seul 95 % des ressources pétrolières du pays soit 98,2 milliards de barils. A l’instar de son voisin Dubaï ou encore du Qatar, le gouvernement est soucieux de développer de nouvelles sources de revenus et de préparer l’après-pétrole en favorisant l’essor de nouvelles énergies renouvelables. C’est dans cet esprit que le Cheikh Khalifa bin Zayed al-Nahyan émet en 2006 l’idée de construire Masdar City, prévoyant un budget de près de 10 milliard de dollars.

Le but de la cité est d’attirer des entreprises, des centres de recherche et des instituts universitaires provenant du monde entier pour favoriser l’émergence de nouvelles technologies et énergies permettant un développement durable. Masdar constituerait alors une sorte de laboratoire, de modèle pour l’éventuelle formation d’autres cités écologiques dans le monde et deviendrait le plus grand centre de recherche environnemental.

La ville nouvelle comprendra des infrastructures consommant essentiellement de l’énergie provenant du solaire ou d’éoliennes, de l’énergie issue de la mer, et n’émettant aucune émission de gaz contribuant au réchauffement planétaire.

La société Masdar est créée pour mener à bien ce projet. Elle appartient au groupe Mubadala, fond d’investissements publics d’Abu Dhabi majoritairement financé par le gouvernement. L’agence d’architecture et de design britannique Foster and Partners est chargée d’imaginer cette ville en combinant les architectures et techniques traditionnelles et les nouveaux savoirs en matière environnementale. Tout est prévu pour limiter la consommation en eau et en énergie. La ville, de forme carrée, sera entourée d’une muraille afin de stopper l’entrée de vents chauds du désert et limiter ainsi, dans la mesure du possible le recours aux systèmes de climatisation. Egalement pour maintenir une certaine fraicheur, les rues seront étroites et ombragées et les murs bien isolés grâce à de larges coussins en caoutchouc qui atténuent l’effet des rayons de soleil. La ville exploite au maximum l’énergie solaire abondante dans cette région grâce à l’installation de panneaux solaires sur les toits. Des tournesols géants doivent se déployer durant la journée pour faire de l’ombre et se refermer, le soir venu pour libérer de la chaleur. Le recyclage est évidement aussi un enjeu important du projet Masdar. L’eau usagée sera par exemple réutilisée pour l’irrigation.

Les habitants devront s’adapter à ce nouveau mode de vie 100 % écologique, en respectant des quotas d’émissions de CO2 et de consommation d’eau, en se déplaçant à pied ou en utilisant des transports publics électriques et automatisés.

A l’heure actuelle, seul le Masdar Institute of Science and Technology, partenaire du très prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston aux Etats-Unis, est construit. 180 étudiants viennent de s’installer dans le campus situé au cœur de la ville en chantier. Il s’agit principalement d’étudiants du pays bénéficiant d’importantes bourses de l’Etat.

L’ambitieux projet d’Abu Dhabi s’inscrit dans la lutte contre de réchauffement planétaire et devra servir de vitrine mondiale pour l’économie verte.

Publié le 18/10/2010


Lisa Romeo est titulaire d’un Master 2 de l’université Paris IV-Sorbonne. Elle travaille sur la politique arabe française en 1956 vue par les pays arabes. Elle a vécu aux Emirats Arabes Unis.


 


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