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Les « Grecs » dans l’Empire ottoman

Par Lukas Tsiptsios
Publié le 15/11/2017 • modifié le 04/03/2021 • Durée de lecture : 8 minutes

Mehmed II (1432 – 1481)
Ann Ronan Picture Library / Photo12 / AFP

L’Empire ottoman, un continuum de l’Empire byzantin ?

La conquête ottomane de l’Empire byzantin, par son temps long, n’a pas été ce qu’il y a de plus brutal. Les Turcs seldjoukides étant déjà présents sur le territoire depuis la bataille de Manzikert en 1071, beaucoup de populations byzantines avaient déjà été régulièrement en contact ou sous domination turque. A bien des égards, la prise de Constantinople par les Croisés en 1204 avait été un choc plus violent que celle de 1453 par Mehmet II. D’ailleurs une grande partie du clergé et de la population semblait préférer la domination ottomane à l’éventuelle union des Eglises telle que l’envisageaient les derniers Paléologue lors du Concile de Florence en 1439 (8). Au moins l’orthodoxie restait-elle unie, sous l’égide d’un souverain musulman certes, mais qui se révèle d’une concurrence moindre que celle des catholiques de la IVe Croisade.

Ce nouveau souverain, loin d’être hostile à l’héritage byzantin et à l’Eglise orthodoxe, prend le titre de Kayser-i Rum, empereur [césar] des Romains. C’est à ce titre que le pape Pie II demande à Mehmet II, dans une lettre datant de 1460 (9), de se convertir au catholicisme, pour qu’il soit pleinement reconnu empereur par Rome, ce qu’il ne fait pas. Néanmoins, cela démontre toute l’importance symbolique que pouvait avoir Constantinople, la Nouvelle-Rome, même dans l’imaginaire musulman, pour réellement être un empire accompli. Et c’est notamment dans sa forme impériale, pacificatrice et universelle que l’Empire ottoman peut être vu comme un continuum de l’Empire byzantin. Il pourrait presque être vu comme une restauration de l’ordre impérial après la décomposition byzantine à la fin des Paléologue. Ainsi, les Ottomans maintiennent l’administration byzantine et les spécificités locales, allient le code Justinien à la charia et utilisent assez souvent le grec, notamment comme langue diplomatique dans un premier temps (10). De plus, la liberté de culte des orthodoxes est garantie là où elle existait déjà, le patriarche de Constantinople, en tant qu’ethnarque des Romains, devient le troisième homme de l’Empire (après le sultan et le grand vizir) avec de grandes compétences juridiques sur sa communauté (dont il doit être responsable du calme auprès des autorités ottomane). Les monastères orthodoxes parviennent même à conserver leurs privilèges accordés par les empereurs byzantins.

L’importance des Rum dans l’Empire

Si beaucoup d’orthodoxes se convertissent, c’est surtout afin d’éviter le haraç (11) ou par stratégie familiale propre, mais beaucoup moins par contrainte. Quand bien même les inégalités entre communautés existaient, les autorités musulmanes n’incitent pas à la conversion. Ce système des millet semblait fiscalement profitable, mais aussi indispensable pour le devsirme (12), qui fondait réellement le pouvoir des Ottomans en empêchant toute reproduction de l’aristocratie de l’Empire, garantissant ainsi la loyauté de l’administration et de l’armée.

Avec ses millet, l’Empire ottoman créait ce que Francesca Trivellato appelle un “cosmopolitisme communautaire” (13). Les différentes communautés autonomes partageaient, échangeaient et cohabitaient dans les différents espaces publics, tout en gardant leurs spécificités ou leurs quartiers respectifs. Le cosmographe Nicolas du Nicolay en voyage dans l’Empire ottoman décrit dans ses Quatre premiers livres des Navigations et pérégrinations en Turquie de 1567, les différentes communautés des grandes villes ottomanes et notamment les Grecs, qu’il fait représenter en gravure habillés comme des Orientaux, mais avec un turban bleu. Ces différentes minorités religieuses qu’il décrit (Juifs, Marranes, Arméniens, Grecs etc.) seraient selon lui les forces vives créatrices de richesse dans l’Empire. S’il convient de ne pas essentialiser aucun des groupes, il est certain que ce cosmopolitisme communautaire favorisait les connexions à travers le monde et le commerce interculturel, notamment grâce aux solidarités diasporiques. C’est ce qui fait que tout au long de l’histoire ottomane, se sont constituées de riches dynasties grecques, de marchands, négociants ou armateurs, bénéficiant de réseaux de sociabilités dans tous les ports méditerranéens. Ainsi, Michel Cantacuzène, dit Seytanoglu (14), est devenu si riche grâce à son monopole de commerce de fourure en Moscovie, qu’il était en mesure de participer à la destitution d’un patriarche comme Joasaph II et mettre son candidat à sa place en 1565.

Ces riches et puissants grecs ont par la suite formé une sorte d’aristocratie orthodoxe de l’Empire. On les appelle “Phanariotes” du nom du quartier stambouliote, Phanar, où se situe le Patriarcat oeucuménique orthodoxe. Plus un statut social qu’une appartenance ethnique, les Phanariotes sont néanmoins hellénisés, s’inventant généralement une ascendance byzantine. Ils sont généralement au serivce du Patriarcat et du sultan et sont très utilisés par le pouvoir ottoman pour faire office de drogmans, mais aussi pour administrer certaines régions vassales de l’Empire, notamment la Valachie, la Moldavie ou encore l’île de Samos. On pouvait donc, jusqu’au XIXe siècle, être orthodoxe, sujet ottoman protégé, mais juridiquement inférieur en tant que reaya (15) et devenir Hospodar de Valachie ou prince de Samos.

L’helléno-ottomaniste ou l’alternative à l’Etat-nation athénien

Le XVIIIe siècle et surtout à partir du traité de Küçük Kaynarca de 1774, voit une réelle montée en puissance des Grecs ottomans, qui occupent une place de plus en plus importante dans les circulations internationales, notamment grâce à l’appui de la Russie, devenue puissance protectrice des orthodoxes de l’Empire ottoman. Certains armateurs grecs financent ainsi la lutte pour l’indépendance dans le Péloponnèse, mais beaucoup ne comprennent pas les motivations d’un nationalisme grec. Dans l’Empire ottoman, les Grecs des grandes villes cosmopolites comme Smyrne, Constantinople ou Alexandrie par la suite, incarnaient la modernité. La bourgeoisie grecque prenait ainsi une place de plus en plus considérable au XIXe siècle, à mesure que les institutions impériales les libéraient de certaines contraintes politiques et fiscales. Mehmet Ali, conscient du dynamisme de cette bourgeoisie, cherche à attirer des Grecs en Egypte, qui fondent en 1843 « la communauté grecque d’Alexandrie », dans un environnement des plus cosmopolites. Ils sont ainsi près de 37 000 à Alexandrie en 1917 (16). Dans le même temps, alors que se forme cette bourgeoisie marchande grecque, se constitue à Smyrne un prolétariat urbain grec lui-aussi, qui s’organise et se politise à la fin du XIXe siècle, contrastant de fait avec les sociétés d’Ancien régime de l’hinterland.

Ce dynamisme de la communauté grecque de l’Empire ottoman, concorde aussi avec le principe d’égalité des droits politiques tel qu’il se forme progressivement avec les réformes du Tanzimat et surtout le développement de l’idéologie ottomaniste. Il existe depuis 1869 une unique nationalité ottomane et se propage ainsi parallèlement une idéologie qui tente de rassembler toutes les populations de l’Empire sous cette même identité. L’insurrection puis l’indépendance de la Grèce en 1832 a pu susciter des interrogations sur la fidélité des sujets grecs de l’Empire vis-à-vis du sultan, d’autant plus que le jeune royaume compte sur ce facteur ethnique pour sa politique irrédentiste. Néanmoins, la bourgeoisie grecque de l’Empire, urbaine et cosmopolite, ne semblait pas forcément attirée par cette forme régionalisée et dominée d’Etat-nation, relativement pauvre, aux forces productives très limitées. Alors que la forme impériale permet à cette classe d’être bien plus insérée dans les circuits internationaux, tout en ayant un plus fort marché intérieur. De plus, l’idéologie produite par l’Etat-grec, fondée sur le lien direct avec la Grèce antique, ne correspond aucunement avec les représentations et le champ d’expérience des Grecs de l’Empire, qui s’identifient bien plus à Byzance qu’à Périclès. C’est pourquoi se construit progressivement l’idée d’un helléno-ottomanisme : une identité ottomane fondée sur l’association des populations grecques et turques, où les grandes familles Rum prendraient une place prépondérante dans la vie politique impériale (17). Cela permettrait ainsi de conserver la place centrale qu’est Constantinople (alors qu’Athènes en comparaison n’est qu’une bourgade) et le potentiel des territoires ottomans, tout en écartant la menace grandissante de la bulgarisation ou macédonisation de la Macédoine (18).

Conclusion

Définir un Grec dans l’Empire ottoman est une tâche difficile tant la catégorie Rum désigne des réalités différentes. Un insurgé grec albanophone de 1821 est tout autant Rum, donc orthodoxe sous l’autorité du patriarche, qu’un Pontique, un Phanariote ou un turcophone de Cappadoce. Aux critères objectifs ethnique (voire racial), linguistique et religieux que met progressivement en place l’Etat grec pour définir l’ethnos (abandonnant au passage l’idéal révolutionnaire inclusif de la liberté), la bourgeoisie montante grecque de l’Empire a tenté de donner une réponse issue de l’idéologie ottomaniste, afin de faire correspondre une identité helléno-ottomaniste à des populations rum très disparates. La montée du turquisme met rapidement fin à cet enthousiasme. Les Grecs de l’Empire doivent vite se résoudre à trouver un horizon commun avec l’Etat-nation grec, avant que cela ne se fasse par la force avec la « Grande Catastrophe » de 1922 et l’échange de populations qui suit en 1923. Avec près d’un million et demi d’orthodoxes échangés contre un demi-million de musulmans, les Grecs de l’Empire ottoman ne sont alors réduits qu’à la communauté d’Istanbul (19), Imbros et Tenedos, exemptés de l’échange, derniers représentant d’un vieux monde qui n’était plus (20).

Notes :
(1) Au sens de la race, Maria COUROUCLI, « Génos, ethnos. Nation et État-Nation », Ateliers [En ligne], 26 | 2003, mis en ligne le 09 juin 2011, consulté le 03 novembre 2017. URL : http://ateliers.revues.org/8737.
(2) Le terme hellène désignait originellement dans l’Empire byzantin, les païens. Généralement les Grecs ottomans préféraient le terme de « Romios », dérivé de Romain. Hellène n’a changé de sens qu’avec les Lumières et la diffusion des idées révolutionnaires pour désigner les Grecs combattant pour la liberté, donc avec une forte politisation du mot.
(3) De « Romaios », Romain, ainsi que se définissaient eux-mêmes les Byzantins et donc les Grecs de l’Empire ottoman.
(4) Communauté religieuse de l’Empire dont les membres sont protégés par la charia en tant que dhimmis et disposent d’un ensemble institutionnel autonome (tribunaux, représentants, régime fiscal…). L’Empire comprenait une quinzaine de millet. Les minorités musulmanes en revanche n’étaient aucunement considérées comme des millet, étant donné que le sultan était aussi calife de tous les musulmans.
(5) « Chef de la nation », on pouvait aussi dire genarchis, chef du genos.
(6) Abolition du haraç en 1855 acceptée par les oulémas, nationalité ottomane en 1869 donnée à tous les millet, signature de la Constitution en 1876.
(7) Au sens de la nation, Ibid.
(8) Ce qui a donné les uniates, orthodoxes qui ont accepté l’autorité du pape, devenant ainsi catholiques, mais gardant leur rite byzantin.
(9) Cod. Vat. Lat. 7082.
(10) Nicolas VATIN, « L’emploi du grec comme langue diplomatique par les Ottomans (fin XVe - début XVIe siècle) », in F. Hitzel éd., Istanbul et les langues orientales, coll. Varia Turcica XXXI, Paris-Istanbul, L’Harmattan-IFEA-INaLCO, 1997, pp. 41-47.
(11) Impôt foncier sur les dhimmis.
(12) « Ramassage », système de recrutement des serviteurs de l’Etat ottoman (qui étaient considérés comme kul, en soi une forme particulière d’esclaves) qui étaient prélevés sur les populations non-musulmanes, généralement des marges de l’Empire, converties et entraînées à servir la dynastie des Ottomans. Ce système est abandonné autour du XVIIe siècle.
(13) Francesca TRIVELLATO, Corail contre diamants. De la Méditerranée à l’océan Indien au XVIIIe siècle, Seuil, Paris 2016.
(14) « Fils du diable » en turc.
(15) Sujets qui payent l’impôt.
(16) Richer Renée. La communauté grecque d’Alexandrie au XIXe et XXe siècles, in Entre Égypte et Grèce. Actes du 5ème colloque de la Villa Kérylos à Beaulieu-sur-Mer du 6 au 9 octobre 1994, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1995. pp. 130-138.
(17) Cela se voit très bien dans le parcours et les représentations de Constantin Musurus, Phanariote, ambassadeur de la Porte à Athènes. Bien que Rum, il se considère totalement comme étranger dans ce petit Etat-nation grec. Il n’adhère qu’au cadre impérial. Dans l’article d’Olivier BOUQUET, « Un Rum aux pays des Hellènes. Constantin Musurus, premier représentant permanent de la Sublime Porte à Athènes (1840-1848) », Nathalie CLAYER, Tassos ANASTASSIADIS (eds.), Society and Politics in South-Eastern Europe during the 19th Century. Proceedings of the International Conference, Corfou, 2-3 oct. 2009, Athènes, Alpha Bank, 2012, p. 337-370.
(18) Sia ANAGNOSTOPOULOU, « La Macédoine des Jeunes-Turcs et l’hellénisme à travers la presse grecque : 1908-1910 », Cahiers balkaniques [En ligne], 40 | 2012, mis en ligne le 25 mai 2012, consulté le 02 novembre 2017. URL : http://ceb.revues.org/1128.
(19) Celle-ci ne subsiste que difficilement, au gré des relations gréco-turques et des pogroms à partir de 1955, avant que l’expulsion massive ne soit décidée en 1964. Ils ne sont aujourd’hui que quelques milliers.
(20) Meropi ANASTASSIADOU et Paul DUMONT, Les Grecs d’Istanbul et le patriarcat œcuménique au seuil du XXIe siècle. Une communauté en quête d’avenir, Paris, Cerf, 2011, 320 p.

Bibliographie :
Sia ANAGNOSTOPOULOU, Asie Mineure, 19e s.-1919. Les communautés grecques orthodoxes. Du millet de Rums à la nation grecque (en grec), Athènes, Ellinika Grammata, 1997.
Anastassios ANASTASSIADIS (éd.), Voisinages fragiles. Les relations interconfessionnelles dans le Sud-Est européen et la Méditerranée orientale 1854-1923 : contraintes locales et enjeux internationaux, Athènes, École française d’Athènes, 2013
Olivier BOUQUET, « Un Rum aux pays des Hellènes. Constantin Musurus, premier représentant permanent de la Sublime Porte à Athènes (1840-1848) », Nathalie CLAYER, Tassos ANASTASSIADIS (eds.), Society and Politics in South-Eastern Europe during the 19th Century. Proceedings of the International Conference, Corfou, 2-3 oct. 2009, Athènes, Alpha Bank, 2012, p. 337-370.
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Publié le 15/11/2017


Lukas Tsiptsios est étudiant en Master d’histoire des relations internationales et des mondes étrangers à Paris 1 et à l’ENS en histoire dans le même temps.
Son mémoire porte sur l’échange de populations entre la Grèce et la Turquie en 1923 à travers le club de football de PAOK à Thessalonique. Ses problématiques de recherche sont la fin de l’Empire ottoman et la constitution des Etats-nations, l’identité nationale grecque, les communautés "grecques" de l’Empire ottoman et leur passage du cadre impérial à l’Etat-nation.


 


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