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La guerre Israël/Hamas conduira-t-elle à l’émergence d’un Etat de Palestine ?

Par Emile Bouvier
Publié le 13/06/2024 • modifié le 13/06/2024 • Durée de lecture : 8 minutes

Le conflit en cours au Proche-Orient est toutefois venu bousculer nombre de postures diplomatiques, tant en Europe qu’au Moyen-Orient lui-même : le 10 mai 2024, les Emirats arabes unis, qui avaient jusqu’ici essayé de rester aussi neutres que possible et fidèles aux accords d’Abraham de septembre 2020, se sont montrés à l’initiative d’un vote historique des Nations unies au cours duquel l’Assemblée générale a voté, à une écrasante majorité [3], en faveur de l’admission de l’Etat de Palestine à l’ONU [4]. Si cette résolution n’a aucunement valeur d’une intégration d’un Etat palestinien aux Nations unies - notamment en raison du veto américain appliqué à l’encontre d’une telle résolution au Conseil de Sécurité le 18 avril 2024 [5] -, il témoigne toutefois de l’évolution de plus en plus favorable de la communauté internationale à l’endroit de la reconnaissance et de l’existence d’un Etat de Palestine, concomitamment à l’isolement diplomatique croissant d’Israël.

La genèse d’un tel Etat de Palestine n’est toutefois pas conditionnée uniquement à son adoption par un vote de l’ONU ; de nombreux facteurs géopolitiques sont à prendre en compte, au premier rang desquels la position d’Israël - pour le moment de plus en plus hostile - à l’égard de l’existence, à ses frontières, d’une Palestine existant pleine et entièrement comme un Etat. La position des Etats-Unis est également une variable à prendre en compte dans l’équation d’une reconnaissance d’un Etat de Palestine, tout comme la nécessaire viabilité d’une structure politique palestinienne à même de donner corps à un Etat de Palestine.

Cet article entend donc dresser un bilan des progrès diplomatiques et politiques réalisés en faveur de l’établissement d’un Etat de Palestine, en rappelant tout d’abord sa situation juridique et politique à la veille du conflit (I), les évolutions notables depuis le 7 octobre 2024 (II) et, pour finir, les obstacles se dressant sur le chemin de l’émergence d’un Etat palestinien (III).

I. Quel statut pour la Palestine avant le 7 octobre 2024 ?

Le 22 novembre 1974, la résolution 3236 de l’Assemblée générale des Nations unies a reconnu le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, à l’indépendance nationale et à la souveraineté en Palestine. Peu après la déclaration d’indépendance par les autorités palestiniennes le 15 décembre 1988, l’État de Palestine a été reconnu par de nombreux pays d’Afrique et d’Asie, ainsi que par des États communistes et non alignés ; la Ligue arabe et l’Organisation de la conférence islamique (OCI) ont immédiatement publié des déclarations de reconnaissance, de soutien et de solidarité avec la Palestine, qui a été acceptée en tant qu’État membre dans les deux forums.

Le 23 septembre 2011, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas soumettra une candidature officielle de la Palestine à devenir un membre à part entière des Nations unies. Face à l’intention annoncée de plusieurs pays - notamment d’Amérique latine - de voter en faveur de cette candidature, les Etats-Unis et Israël mobiliseront leurs alliés et parviendront à faire échouer le vote. Le 29 novembre 2012 toutefois, la résolution 67/19 de l’Assemblée générale des Nations unies lui accordera le statut d’Etat observateur non-membre.

L’intégration de l’Etat de Palestine comme membre à part entière de l’ONU sera dès lors toujours repoussée, et seules quelques gestes seront accordés à l’Autorité palestinienne au fil des années ; le 17 décembre 2012 par exemple, le chef du protocole des Nations unis décide que le nom d’« Etat de Palestine » devra désormais être utilisé dans tous les documents des Nations unies [6] tandis que le 26 septembre 2013, Mahmoud Abbas se verra donner le droit de s’asseoir sur la chaise beige de l’Assemblée générale, normalement réservée aux chefs d’Etats attendant de monter sur le podium afin de prendre la parole [7].

II. Un nombre croissant d’Etats en faveur d’un Etat palestinien depuis le 7 octobre 2024

Le nouvel épisode du conflit israélo-palestinien, initié le 7 octobre par l’attaque du Hamas contre Israël, a ramené avec force sur le devant de la scène la nécessité de trouver une issue aux tensions et guerres récurrentes depuis 1948 en raison des différends opposant Palestiniens, Israéliens et leurs alliés respectifs. C’est dans ce cadre que le concept de la « solution à deux Etats » est revenue au centre des débats ; celle-ci prône la coexistence d’un Etat israélien et d’un Etat palestinien et, partant, soutient la reconnaissance de ce dernier. Si de nombreux pays s’étaient montrés favorables à cette solution, ils n’avaient pas nécessairement reconnu pour autant un Etat de Palestine. Le conflit est venu changer cette donne diplomatique et, aujourd’hui, la quasi-totalité [8] des pays et organisations internationales s’y montrent favorables, au premier rang desquels l’ONU [9]. Plus encore, les actions unilatérales de reconnaissance de l’Etat de Palestine se multiplient : alors que plusieurs Etats européens ont annoncé reconnaître ce dernier - comme évoqué en introduction du présent article - ainsi que certains pays caraïbéens (Barbade [10], Jamaïque [11], Trinité-et-Tobago [12] et Bahamas [13]), d’autres auraient même subi des pressions des Etats-Unis - qui militent pour une solution à deux Etats mais seulement dans un second temps - afin de ne pas le faire, à l’instar de Malte [14] par exemple. En tout, 146 des 193 pays membres de l’ONU reconnaissent aujourd’hui l’Etat de Palestine [15].

La position des pays refusant toujours de reconnaître l’Etat de Palestine - au moins pour le moment, à l’instar de la France qui a affirmé être prête à le reconnaître mais ne pas vouloir agir « sur le coup de l’émotion » [16] - tend par ailleurs à se fragiliser : sur les quinze votants, les Etats-Unis ont par exemple été les seuls à voter au Conseil de Sécurité contre la résolution soutenant la pleine intégration de la Palestine à l’ONU le 18 avril [17] ; douze autre pays ont voté pour - dont la France - et deux autres se sont abstenus, dont le Royaume-Uni, allié pourtant de Washington. La quête d’un Etat de Palestine, concomitamment aux évolutions du conflit dans la bande de Gaza, est même venue fragiliser les accords d’Abraham [18] : les Emirats arabes unis, pourtant à la pointe de la normalisation avec Israël, s’en éloignent désormais ostensiblement [19] et ont été à l’initiative de la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU du 10 mai 2024 appelant à admettre l’Etat de Palestine comme pays membre à part entière des Nations unies [20].

Suite logique de la reconnaissance de l’Etat de Palestine, plusieurs pays ont annoncé par ailleurs leur souhait d’ouvrir des ambassades à Ramallah, capitale de facto des Territoires palestiniens : la Colombie a été la première [21], suivie du Nicaragua [22] ; le souhait espagnol d’ouvrir également une ambassade dans la ville serait actuellement rendu caduc par le refus des diplomates espagnols en poste en Israël de déménager en Cisjordanie [23]. Tandis que ces pays s’apprêtent à envoyer un ambassadeur auprès de l’Etat palestinien, d’autres ont continué à rappeler le leur d’Israël : après la Jordanie, Bahreïn, la Turquie, la Bolivie, la Colombie, le Honduras, le Chili, Belize, le Brésil, l’Afrique du Sud et le Tchad [24], le Brésil est le dernier pays à avoir rappelé son ambassadeur le 29 mai après huit mois de dégradation continue des relations israélo-brésiliennes et après que le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a accusé Tel Aviv de commettre un génocide dans la bande de Gaza [25].

III. Quels obstacles à la création d’un Etat de Palestine ?

Les obstacles sont avant tout incarnés par le deuxième belligérant du conflit israélo-palestinien, à savoir Israël : l’Etat hébreu refuse en effet formellement d’envisager un tel scénario, n’hésitant pas à accuser par exemple « d’incitation au génocide du peuple juif » l’Espagne après que cette dernière a reconnu l’Etat de Palestine [26], ou appelant encore les Etats-Unis à cesser de « parler publiquement de la solution à deux Etats » [27]. De fait, la position israélienne s’est fortement durcie depuis le 7 octobre 2023 : un sondage publié le 30 mai par le cercle de réflexion américain Pew Research Center met en évidence en effet que seuls 19% des juifs israéliens ne se montraient pas hostiles à une solution à deux Etats, quand ils étaient 32% avant la guerre [28] ; un autre sondage publié le 22 décembre 2023 par l’institut américain Gallup révélait quant à lui que 65% des Israéliens interrogés se montraient défavorables à l’établissement d’un Etat palestinien, là où ils étaient 61% à le soutenir dix ans auparavant [29]. Un changement de gouvernement en Israël ne se montrerait pas nécessairement plus favorable à la solution à deux Etats : en effet, si Benyamin Netanyahou perd en popularité selon les sondages au profit de son principal opposant Benny Gantz [30], ce dernier ne s’est pas montré particulièrement favorable non plus à la création d’un Etat palestinien, appelant tout au plus à la création d’une « entité » (sic) palestinienne [31].

L’opposition israélienne n’apparaît pas, toutefois, comme le seul obstacle à la création d’un Etat de Palestine : l’absence de structure politique palestinienne à même d’incarner ce dernier apparaît particulièrement prégnante. L’Autorité palestinienne est en effet quasi-unanimement décriée, tant par la communauté internationale que par la population elle-même, pour son inaction et son manque d’initiative - et, bien souvent, pour la corruption rampante en son sein [32] - à l’égard des affaires internes comme extérieures des Palestiniens. Après plusieurs mois de pression de la part de divers acteurs internationaux, le président de l’Autorité palestinienne a accepté un changement de gouvernement en nommant le 15 mars 2024 Mohammad Mustafa comme nouveau Premier ministre ; celui-ci a promis « zéro tolérance » (sic) contre la corruption, promettant par ailleurs de faire de la fin de la guerre à Gaza la priorité de sa primature [33] et de préparer son retour dans l’enclave [34] ; l’Autorité palestinienne n’exerce en effet plus aucun pouvoir depuis plusieurs années dans la bande de Gaza, contrôlé par le Hamas, après des affrontements meurtriers entre ce dernier et le Fatah, mouvement politique dominant en Cisjordanie. Les Etats ayant annoncé leur intention de reconnaître l’Etat de Palestine dans un futur proche mais non immédiat, tels que la France, conditionnent cette reconnaissance à l’établissement d’une Autorité palestinienne viable et forte [35].

Conclusion

Le processus de reconnaissance et d’établissement potentiel d’un Etat palestinien a connu des avancées ces derniers mois, à l’aune du conflit entre Israël et le Hamas. Non seulement un consensus international autour de la solution à deux Etats tend à prendre forme, mais une majorité de pays soutient désormais l’intégration de la Palestine à l’ONU comme pays membre à part entière. L’opposition d’Israël, soutenu par les Etats-Unis, restera toutefois le principal obstacle à la création d’un Etat de Palestine ; le défi représenté par ailleurs par l’établissement d’une structure politique palestinienne viable et à même d’incarner cet Etat s’avère également un frein. Les perspectives de création d’un Etat palestinien resteront fortement influencées par l’évolution du conflit et par les nombreuses répercussions géopolitiques que celui-ci provoque à travers le monde depuis maintenant huit mois.

A lire sur Les clés du Moyen-Orient :
 Le processus de normalisation diplomatique d’Israël avec les pays arabes à l’épreuve de la guerre contre le Hamas
 Les « Accords d’Abraham » entre Israël et les pays du Golfe (Émirats arabes unis et Bahreïn) : quelles relations historiques entre les États signataires et quelles conséquences géopolitiques pour le Moyen-Orient ? (2/2)
 La scène politique palestinienne se prépare à l’après-guerre à Gaza
 Mahmoud Abbas
 L’Amérique latine, inattendue caisse de résonance du conflit israélo-palestinien (3/3). Des rapports diplomatiques ambigus avec Israël et la question palestinienne

Sitographie :
 Slovenia’s government approves recognition of a Palestinian state, Al Jazeera, 30/05/2024
https://www.aljazeera.com/news/2024/5/30/slovenia-govt-recognises-palestinian-state-needs-parliamentary-approval
 EU states announce formal recognition of Palestinian state, Al Jazeera, 28/05/2024
https://www.aljazeera.com/news/2024/5/28/palestinian-state-the-only-route-to-peace-says-spanish-pm
 L’Assemblée générale vote à une écrasante majorité pour l’admission de l’État de Palestine à l’ONU et rehausse son statut d’Observateur permanent, Nations Unies, 10/05/2024
https://press.un.org/fr/2024/ag12599.doc.htm
 US vetoes widely supported resolution backing full UN membership for Palestine, AP News, 19/04/2024
https://apnews.com/article/un-vote-palestinian-membership-us-veto-8d8ad60d8576b5ab9e70d2f8bf7e2881
 U.N. Adds New Name : "State of Palestine", The Daily Beast, 14/07/2017
https://www.thedailybeast.com/un-adds-new-name-state-of-palestine
 UN allow Palestine leader Abbas to use heads-of-state chair, The Sydney Morning Herald, 27/06/2013
https://www.smh.com.au/world/un-allow-palestine-leader-abbas-to-use-headsofstate-chair-20130927-2uhr4.html
 Rejection of two-State solution by Israeli leadership ’unacceptable’, says Guterres, United Nations, 23/01/2024
https://news.un.org/en/story/2024/01/1145807
 Two-state solution : Biden’s fresh push to solve the Israel-Gaza conflict, The Guardian, 10/02/2024
https://www.theguardian.com/world/2024/feb/10/us-biden-two-state-solution-explained-israel-palestine
 La République de Barbade devient le 140e pays à reconnaître l’État de Palestine, France Info, 20/04/2024
https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/la-republique-de-barbade-devient-le-140e-pays-a-reconnaitre-l-etat-de-palestine-1482062.html
 Jamaica recognises the State of Palestine, The Gleaner, 23/04/2024
https://jamaica-gleaner.com/article/news/20240423/jamaica-recognises-state-palestine
 Trinidad and Tobago recognises Palestine, The Newsday, 03/05/2024
https://newsday.co.tt/2024/05/03/trinidad-and-tobago-recognises-palestine/
 The Commonwealth of The Bahamas Formally Recognizes Palestine As A State, Ministère des Affaires étrangères des Bahamas, 07/05/2024
https://mofa.gov.bs/the-commonwealth-of-the-bahamas-formally-recognizes-palestine-as-a-state/
 Malta under US pressure to not recognise Palestine yet – sources, Times of Malta, 02/06/2024
https://timesofmalta.com/article/malta-us-pressure-recognise-palestine-sources.1093396
 CARTE. Quels sont les pays en Europe qui ont reconnu l’État de Palestine ?, Ouest France, 28/05/2024
https://www.ouest-france.fr/monde/palestine/carte-quels-sont-les-pays-en-europe-qui-ont-reconnu-letat-de-palestine-050bff08-1c35-11ef-9f93-21d487e07ff3
 Palestine : Macron « prêt » à une reconnaissance mais « pas sur le coup de l’émotion », 20 Minutes, 29/05/2024
https://www.20minutes.fr/politique/assemblee_nationale/4093400-20240529-palestine-macron-pret-reconnaissance-coup-emotion
 US vetoes widely supported resolution backing full UN membership for Palestine, AP News, 19/04/2024
https://apnews.com/article/un-vote-palestinian-membership-us-veto-8d8ad60d8576b5ab9e70d2f8bf7e2881
 Bahreïn rappelle son ambassadeur en Israël et suspend ses relations économiques avec Tel-Aviv, Anadolu Ajansi, 03/11/2024
https://www.aa.com.tr/fr/politique/bahre%C3%AFn-rappelle-son-ambassadeur-en-isra%C3%ABl-et-suspend-ses-relations-%C3%A9conomiques-avec-tel-aviv/3042043
 Gaza war cools Israel’s once red-hot business ties with UAE, Reuters, 08/05/2024
https://www.reuters.com/world/middle-east/gaza-war-cools-israels-once-red-hot-business-ties-with-uae-2024-05-08/
 Colombia’s Petro orders opening of embassy in West Bank’s Ramallah, Al Jazeeera, 23/05/2024
https://www.aljazeera.com/news/2024/5/23/colombias-petro-orders-embassy-to-open-in-west-banks-ramallah
 The Palestinian government announces that Nicaragua will open an embassy in Ramallah, Aurora, 07/08/2019
https://aurora-israel.co.il/en/el-gobierno-palestino-anuncia-que-nicaragua-abrira-una-embajada-en-ramallah/
 Spain’s Ramallah embassy plan stalls as diplomats unwilling to relocate, JNS, 05/06/2024
https://www.jns.org/spains-ramallah-embassy-plan-stalls-as-diplomats-unwilling-to-relocate/
 These 8 countries have pulled ambassadors from Israel amid Hamas war, The Hill, 11/06/2023
https://thehill.com/homenews/4296621-these-8-countries-have-pulled-ambassadors-from-israel-amid-hamas-war/
 Brazil recalls ambassador to Israel : diplomatic source, France24, 29/05/2024
https://www.france24.com/en/live-news/20240529-brazil-recalls-ambassador-to-israel-diplomatic-source
 Spain recognizes Palestine and calls for a ‘viable’ state based on 1967 borders, El Pais, 28/05/2024
https://english.elpais.com/international/2024-05-28/spain-recognizes-palestine-and-calls-for-a-viable-state-based-on-1967-borders.html
 Israel urging US not to talk publicly about two-state solution — officials, The Times of Israel, 15/12/2023
https://www.timesofisrael.com/israel-urging-us-not-to-talk-publicly-about-two-state-solution-officials/
 Israël. Moins d’un cinquième des Juifs israéliens croient désormais à une solution à deux États, Courrier International, 31/05/2024
https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-moins-d-un-cinquieme-des-juifs-israeliens-croient-desormais-a-une-solution-a-deux-etats
 Life in Israel After Oct. 7 in 5 Charts, Gallup, 22/12/2023
https://news.gallup.com/poll/547760/life-israel-oct-charts.aspx
 How the Palestinian Authority Failed Its People, The Washington Institute, 19/10/2023
https://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/how-palestinian-authority-failed-its-people
 Palestinian Authority President Abbas approves new government, Le Monde, 28/03/2024
https://www.lemonde.fr/en/international/article/2024/03/28/palestinian-authority-president-abbas-approves-new-government_6663217_4.html
 Palestinians will have ’an entity,’ not a state, says Gantz, The Jerusalem Post, 20/02/2022
https://www.jpost.com/middle-east/article-697070
 ’Palestinian Authority preparing to govern Gaza’, says prime minister, EuroNews, 27/05/2024
https://www.euronews.com/my-europe/2024/05/27/palestinian-authority-preparing-to-govern-gaza-say-prime-minister
 Macron urges Abbas to ’reform’ Palestinian Authority with ’prospect of recognition’, Le Monde, 29/05/2024
https://www.lemonde.fr/en/international/article/2024/05/29/macron-urges-abbas-to-reform-palestinian-authority-with-prospect-of-recognition_6673062_4.html

Publié le 13/06/2024


Emile Bouvier est chercheur indépendant spécialisé sur le Moyen-Orient et plus spécifiquement sur la Turquie et le monde kurde. Diplômé en Histoire et en Géopolitique de l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, il a connu de nombreuses expériences sécuritaires et diplomatiques au sein de divers ministères français, tant en France qu’au Moyen-Orient. Sa passion pour la région l’amène à y voyager régulièrement et à en apprendre certaines langues, notamment le turc.


 


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