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L’islam politique au Kurdistan irakien, un acteur marginal mais en relatif progrès

Par Pierre-André Hervé
Publié le 25/11/2013 • modifié le 01/03/2018 • Durée de lecture : 9 minutes

Localisation des trois provinces kurdes qui élisent leur nouveau Parlement local, le 21 septembre 2013

AFP

1952-1991 : la formation de l’islamisme au Kurdistan irakien, entre creuset kurde et influences extérieures

L’émergence de l’islam politique, de l’islamisme, n’est pas un événement très récent au Kurdistan irakien mais ce phénomène n’est devenu un enjeu qu’à partir des deux dernières décennies du XXe siècle.

Au Kurdistan d’Irak, l’islamisme s’est formé entre 1952 et 1979. Il est né à Halabja, une ville du sud de la région, en 1952, quand s’y sont installés les Frères musulmans. Ils adoptent alors une stratégie de la « dawa » (prédication) et ne jouent aucun véritable rôle politique. En 1971, Saddam Hussein dissout l’organisation des Frères musulmans irakiens et donc leur composante kurde. Jusqu’en 1979, les conflits politiques et sociaux s’articulent pour la plupart en termes de classe, d’ethnicité et de nationalisme, plutôt qu’à l’aide de catégories religieuses. Il en va de même des revendications kurdes qui sont principalement portées par les mouvements nationalistes laïques et les organisations de gauche. A partir de cette date, charnière dans l’histoire de l’islam politique, la question kurde connaît une certaine islamisation avec l’apparition de groupes plus radicaux.

L’année 1979 est celle de la Révolution islamique en Iran, laquelle a largement contribué à populariser les idées islamistes et a propulsé le développement de mouvements islamistes à travers le monde musulman, y compris au Kurdistan d’Irak. Dans ce dernier cas, cette situation est d’autant plus vraie que, dès l’année suivante, Saddam Hussein déclare la guerre à l’Iran, ce qui conduit progressivement la République islamique à renforcer ses liens avec les Kurdes d’Irak pour lutter contre leur ennemi commun de Bagdad. Dans un premier temps cependant, les islamistes kurdes s’en prennent plus vigoureusement aux autres mouvements kurdes, laïques, qu’au gouvernement central. Quoiqu’il en soit, un premier mouvement islamiste radical, l’Armée islamique du Kurdistan, est fondé en 1980, avec le soutien de Khomeiny et de Kadhafi. L’année suivante, des Frères musulmans, dont Salahadin Bahadin et le Mollah Krekar, fondent le Groupe d’Ansar. En 1985, c’est au tour du Lien islamique de voir le jour autour de Mohammed Barzanji. Ce groupe adhère sans conditions à l’idéologie révolutionnaire de Khomeiny. Enfin, en 1987, Osman Abdelaziz, membre des Frères musulmans, son frère Ali Abdelaziz, ancien peshmerga (combattant kurde) de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), et Ahmad Kaka Mahmoud fondent le Mouvement islamique du Kurdistan (MIK ou Bzotnawa), qui participe à des manifestations massives contre la politique brutale de Bagdad à l’égard des populations du Kurdistan. En réaction à ce soulèvement populaire dans le nord de l’Irak, le régime de Saddam Hussein ordonne rapidement la destruction du quartier Kani Ashqan de Halabja, où le MIK est basé, et procède à des arrestations, ce qui conduit le mouvement à déclarer la lutte armée, le jihad, contre le régime irakien. Cela doit être replacé dans le contexte international du jihad lancé en Afghanistan contre l’Union soviétique, qui a drainé des milliers de jeunes musulmans à l’appel notamment du Palestinien Abdallah Azzam, lequel a également exercé une influence sur le Mouvement islamique du Kurdistan. En mars 1988, la même ville de Halabja, occupée par l’armée iranienne, est bombardée par l’aviation irakienne à l’aide d’armes chimiques, conduisant à la mort de 5 000 Kurdes et provoquant un sursaut nationaliste dans l’ensemble de la population kurde sans que celui-ci puisse être traduisible en actes, à ce moment, faute de moyens. Le Mouvement islamique du Kurdistan, réfugié en Iran, est, quant à lui, désavoué par le mouvement international des Frères musulmans, qui refuse la lutte armée contre les gouvernements locaux et ne condamne pas l’attaque d’Halabja. Cette rupture est consommée en 1991 lorsque, au moment de la guerre du Golfe, ces mêmes Frères musulmans déclarent soutenir Saddam Hussein.

1991-2005 : l’islamisme kurde face à la construction d’une entité politique autonome au Kurdistan d’Irak

L’année 1991 marque un tournant pour les Kurdes en général, les islamistes kurdes en particulier. Le Front du Kurdistan, un mouvement initié pendant la guerre Iran-Irak qui rassemble les différents partis kurdes, les partis nationalistes PDK (Parti démocratique du Kurdistan) et UPK notamment mais aussi le MIK, profite de l’intervention internationale contre Saddam Hussein pour prendre le contrôle effectif d’une partie importante du Kurdistan. Dès 1992, des élections sont organisées pour former le premier parlement kurde autonome, auxquelles participe l’ensemble des forces politiques kurdes. Le Mouvement islamique reçoit 5 % des suffrages, ce qui en fait le troisième parti kurde, derrière le PDK et l’UPK, mais il n’obtient aucun siège, la barre des 7% nécessaire pour accéder au Parlement étant encore trop haute. Déçu par ce résultat, le MIK se replie sur les quelques zones qu’il contrôle, y instaurant un petit Etat islamique, ce qui conduit à des heurts avec l’UPK notamment, leurs milices s’affrontant à plusieurs reprises à partir de 1993. Ces tensions sont toutefois bientôt marginalisées par la guerre que se livrent entre 1994 et 1998 les deux grands partis nationalistes, le PDK et l’UPK, qui se sont partagés les sièges du Parlement et le territoire kurde sans parvenir à s’entendre sur une gestion commune. Du côté des islamistes kurdes, la lutte armée n’apparaît plus comme l’horizon principal du MIK et des autres mouvements similaires, comme l’Union islamique du Kurdistan (ou Yekgirtu), fondée en 1994 par Salahadin Bahadin, qui lui préfèrent désormais l’action politique et l’action caritative. En rupture avec l’enseignement de Sayyid Qutb, père de l’islamisme contemporain, les islamistes kurdes finissent par abandonner l’idée de créer un Etat islamique et souhaitent au contraire un État sans idéologie, un État serviteur. Ils envisagent une forme de séparation entre le politique et le religieux, afin de protéger la religion de toute confrontation avec le pouvoir en place, éviter la provocation des puissances occidentales et donner une dimension universelle au religieux en gardant la dimension locale du politique. Désormais, les nouveaux marqueurs de l’islamisme kurde sont la démocratie (participation aux élections, stratégies d’alliances, y compris avec les partis laïques, chose impensable auparavant) et le conservatisme social (combat contre la consommation d’alcool, contre le féminisme, la prostitution…).

Il faut toutefois signaler que cette évolution de la mouvance islamiste a suscité quelques remous en son sein. Des vétérans du jihad afghan qui avaient rejoint le Mouvement islamique du Kurdistan ont finalement décidé de le quitter pour former de nouveaux partis plus radicaux, de tendance salafiste, une relative nouveauté pour le Kurdistan : le Hamas kurde, fondé par Omar Baziani, et Tawhid, fondé par Abu Bakr Hawleri. En mai 2001, un autre mouvement a émergé à partir du MIK, le Groupe islamique du Kurdistan (Komal), lui aussi adepte du salafisme, quoique plus pragmatique que ses devanciers, et dirigé par Mollah Ali Bapir. En septembre de cette même année, quelques jours avant que les tours du World Trade Center ne s’effondrent sous les coups d’Al-Qaïda, le Hamas kurde et Tawhid se sont rassemblés sous l’autorité de Abdullah al-Shaf’i pour former le mouvement Jund al-Islam (Soldats de l’islam) et déclarer le jihad contre les partis kurdes laïques. Quelques mois plus tard, le Mollah Krekar a pris le contrôle de ce mouvement qui est devenu Ansar al-Islam (Partisans de l’islam). Ce groupe, adepte d’une idéologie salafiste rigide, souhaitait instaurer un Etat islamique en Irak et en expulser toute influence occidentale. Après l’intervention américaine de 2003, il a lancé de nombreuses attaques contre les forces de la coalition et les forces irakiennes mais aussi leurs collaborateurs ainsi que les communautés chrétienne et chiite. Tenant d’une position nationaliste irakienne, ce mouvement doit cependant être distingué de l’internationale jihadiste qu’est Al-Qaïda. Cela étant dit, depuis 2007, le jihadisme est resté remarquablement silencieux dans la zone contrôlée par le gouvernement régional du Kurdistan, la faute à un système de sécurité et de renseignement kurde efficace et un terreau social peu propice. Cas exceptionnel, un attentat a frappé le siège de l’Asayish, le service de renseignement kurde, à Erbil le 29 septembre 2013, causant la mort de six membres de l’Asayish et blessant plus de soixante autres personnes. L’Etat islamique en Irak et au Levant, groupe affilié historiquement à Al-Qaïda, a revendiqué cet attentat, expliquant qu’il s’agissait de représailles contre le soutien du gouvernement kurde au gouvernement central irakien et aux mouvements kurdes de Syrie qui luttent contre les jihadistes. Les motifs réels de l’assaut demeurent confus et, si le gouvernement autonome a nié que des Kurdes soient impliqués, on ne peut pour l’instant écarter totalement l’hypothèse d’une complicité kurde, laquelle signalerait la permanence, sinon la montée en puissance, d’un islam radical menaçant au Kurdistan irakien.

2005-2013 : l’émergence difficile d’une opposition politique islamiste

Après la fondation du gouvernement régional du Kurdistan au lendemain de l’adoption de la nouvelle constitution irakienne en 2005, la mouvance islamiste kurde que l’on pourrait qualifier de « mainstream » a, quant à elle, poursuivi sa démarche politique légaliste, avec un succès assez modéré. Aux élections parlementaires régionales de 2005, la coalition islamiste appelée Groupe islamique du Kurdistan irakien a obtenu 4,86 % des voix et 6 sièges sur un total de 111. Puis, en 2009, la liste « Service et Réforme », regroupant l’Union islamique du Kurdistan (Yekgirtu), le Groupe islamique du Kurdistan (Komal) ainsi que deux partis laïques, a obtenu 12,84 % des suffrages et 13 sièges, tandis que le Mouvement islamique du Kurdistan a du se contenter, avec 1,45 % des suffrages, de seulement 2 sièges. Enfin, lors des dernières élections, qui se sont déroulées le 21 septembre 2013, l’Union islamique du Kurdistan a obtenu 9,49 % des suffrages et 10 sièges, le Groupe islamique du Kurdistan 6,01 % et 6 sièges et le MIK seulement un siège.

En conséquence de ces résultats électoraux non négligeables, les partis islamistes participent à la vie politique du Kurdistan d’Irak. D’une part, en plaçant des personnalités issues de leur rang au sein du gouvernement, comme par exemple Kamil Ali Aziz, co-fondateur du Mouvement islamique du Kurdistan, qui a été nommé à la tête du ministère des Affaires religieuses à la suite des élections de juillet 2009. D’autre part et surtout, en soutenant un certain nombre de revendications qui les placent dans l’opposition aux deux partis historiques de gouvernement que demeurent le PDK et l’UPK (leur coalition a remporté 57,37 % des suffrages, soit 59 sièges sur 111 en 2009 ; puis le PDK a remporté seul les élections de septembre 2013 avec 38 sièges ; l’UPK, en net recul, obtenant quant à elle 18 sièges), lesquels contrôlent l’essentiel des leviers du pouvoir. Ce sont les partis islamistes qui se sont insurgés contre la première mouture de la constitution régionale provisoire jugée trop laïque. Ce sont eux qui, de concert avec le Mouvement pour le Changement (« Gorran » en kurde, issu d’une partition avec l’UPK), désormais deuxième parti politique du Kurdistan et principale force d’opposition avec 24 sièges depuis les élections de septembre 2013 (contre 25 entre 2009 et 2013), s’opposent à la tenue d’un référendum pour ratifier la version finale de cette même constitution régionale provisoire. Ils estiment, en effet, que ce texte entérine une conception présidentielle de l’organisation du pouvoir, octroyant de larges prérogatives au Président au détriment du Parlement. A l’inverse, eux souhaiteraient un système parlementaire avec une présidence non partisane pourvue uniquement d’un pouvoir honorifique. L’opposition islamiste et laïque au pouvoir du PDK et de l’UPK est d’autant plus remontée que Massoud Barzani, actuel président du Kurdistan irakien et, accessoirement, leader du PDK, envisage de briguer un troisième mandat, ce qu’elle considère illégal et une nouvelle preuve de la tentation autoritaire du pouvoir kurde.

Tout ceci s’inscrit dans un contexte de contestation croissante de l’action du gouvernement kurde par sa propre population, en particulier la jeunesse. Cette dernière, très importante au Kurdistan puisque les 15-30 ans constituent près de 40 % de la population, souffre d’un taux de chômage très élevé : 35 à 45 % de la jeunesse kurde est au chômage ou sous-employée. De plus celle-ci n’a pas connu la période de la lutte nationale et conteste d’autant plus facilement l’autorité de partis dont elle perçoit moins la légitimité historique. Ainsi, au printemps 2011, dans le sillage des révolutions arabes, des manifestations ont eu lieu au Kurdistan d’Irak pour protester contre l’omniprésence du PDK et de l’UPK, la corruption du gouvernement et l’absence de services publics. Le 17 février, les violences consécutives à ces manifestations ont coûté la vie à deux personnes et blessé des dizaines d’autres à Souleimaniyeh, la grande ville du sud du Kurdistan. Le gouvernement a par la suite interdit les manifestations. En décembre 2011, indiquant une dégradation générale du climat social, des émeutes à dimension confessionnelle se sont produites dans le nord de la région. Le 2 décembre, dans la ville de Zakho, frontalière avec la Turquie, des commerces appartenant notamment à des chrétiens ont été pillés et brûlés par des assaillants excités lors de la prière du jour par le sermon enflammé d’un imam fondamentaliste local. 30 personnes ont été blessées, dont 20 policiers. En réaction, des bureaux de l’Union islamique du Kurdistan, accusée d’être responsable des attaques, ont été pris d’assaut par une foule en colère. Ce dernier événement est cependant resté très localisé et aucun incident d’importance du même type n’a été signalé depuis. L’attentat du 29 septembre 2013, qui a d’ailleurs été condamné par l’ensemble des partis politiques kurdes dont l’Union islamique du Kurdistan, ne semble pas s’inscrire dans cette logique même si on ne peut pour l’instant écarter tout lien avec la situation sociale kurde.

Il est significatif de voir que les mouvements islamistes, qui devraient profiter de la contestation du système politique traditionnel, ne parviennent pas à prendre la tête de l’opposition à l’UPK et au PDK. En 2009 puis à nouveau en 2013, lors des dernières élections régionales, ils se sont fait doubler par un mouvement original, laïc et libéral, le Mouvement pour le Changement, ou Gorran, qui a obtenu deux fois plus de sièges qu’eux et qui mène désormais l’opposition aux deux grands partis. Plus généralement, la contestation mobilise une jeunesse nombreuse et désœuvrée qui rejette l’ensemble du système politique, dont les partis islamistes sont partie prenante, qu’ils le veuillent ou non. Comme le montrent les événements de décembre 2011, la radicalisation de la population, frappée par les difficultés économiques, pourrait prendre une tournure sectaire, ce qui aiderait sans doute à l’amélioration des résultats électoraux des partis islamistes. Il y a fort à parier, cependant, que l’accroissement des tensions communautaires en Irak et en Syrie ne favorise, au contraire, le sentiment national kurde.

Bibliographie :
- Adel Bakawan, « La dé-conversion des mouvements islamistes kurdes », Le Kurdistan d’Irak : une entité en construction, colloque organisé à Lyon par l’Ifpo, le Gremmo et l’université Salahedin d’Erbil, 2-3 octobre 2012.
- Armando Cordoba, « Erbil Attack : The One That Got Through », Rudaw, 3 octobre 2013.
- Maria Fantappie, « Iraq : In country’s north, a youth-led ‘Kurdish spring’ blooms », Los Angeles Times, 4 mai 2011.
- Kathryn Gregory, « Ansar al-Islam (Iraq, Islamists/Kurdish Separatists), Ansar al-Sunnah », Council on Foreign Relations, 5 novembre 2008.
- Michiel Leezenberg, « Political Islam among the Kurds », papier préparé pour la conférence internationale « Kurdistan : The Unwanted State », Jagiellonian University/Polish-Kurdish Society, Cracovie, 29-31 mars 2001.
- Kendal Nezan, « La démocratie s’enracine au Kurdistan », Rue89, 19 octobre 2013.
Abdel Hamid Zebari, « Iraqi Kurds Endure Seven Years of Waiting for New Constitution », Al-Monitor Iraq Pulse, 22 janvier 2013.
- « Radical Islam in Iraqi Kurdistan : the Mouse that Roared ? », International Crisis Group, 7 février 2003.
- « Islamic Movement of Kurdistan », Mapping Militant Organizations, Stanford University.
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- « Deux morts et 47 blessés dans une manifestation au Kurdistan irakien », Le Monde (avec AFP), 17 février 2011.
- « Iraq : Role of Islam in regional constitution sparks debate », IRIN, 18 juin 2006.
- « Irak : le chef du Kurdistan s’accroche au pouvoir, ses opposants s’insurgent », AFP, 14 avril 2013.
- « Zakho, Iraqi Islamic extremists attack Christian-owned shops and properties », AsiaNews.it, 3 décembre 2011.
- « Sermons spark riots in Iraqi Kurdistan city », USA Today, 3 décembre 2011.
- « Kurdistan Attacks Shatter Calm in Iraq’s Only Peaceful Oasis », Rudaw, 30 septembre 2013.
- « Officials : Erbil Attack Was Carried Out By Foreign Recruits », Rudaw, 13 octobre 2013.
- « IHEC announced final results of Iraq’s Kurdistan Parliamentary elections 2013 », Ekurd.net, 2 octobre 2013.
- Résultats des élections parlementaires kurdes 2013 accessibles sur le site internet de Rudaw à l’adresse : http://rudaw.net/english/kurdistan/elections/results
- Fiche personnelle du ministre des Affaires religieuses sur le site internet officiel du gouvernement régional du Kurdistan, KRG.org.
- Site internet officiel du Parlement du Kurdistan (http://www.kurdistan-parliament.org)

Publié le 25/11/2013


Pierre-André Hervé est titulaire d’un master de géographie de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et d’un master de sécurité internationale de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Il s’intéresse aux problématiques sécuritaires du Moyen-Orient et plus particulièrement de la région kurde.
Auteur d’un mémoire sur « Le Kurdistan irakien, un Etat en gestation ? », il a travaillé au ministère de la Défense puis au Lépac, un laboratoire de recherche en géopolitique associé à ARTE, pour lequel il a notamment préparé une émission « Le Dessous des Cartes » consacrée aux Kurdes d’Irak (avril 2013).


 


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