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Comme détaillé en première partie de cet article, les pays du Moyen-Orient, et notamment ceux de la péninsule arabique et Israël, investissent - bien souvent nettement davantage que le reste du monde - le champ de l’intelligence artificielle, tant afin d’en tirer les avantages supposés que de rejoindre le club, très fermé et évolutif, des grandes puissances de l’IA. A ce titre, plusieurs pays de la région cherchent, avec force volontarisme, et non sans succès, à établir des écosystèmes politico-économiques compétitifs et favorables au développement de l’intelligence artificielle par la mise en place de parcours éducatifs devant former les futurs spécialistes de l’IA (I) ; d’ici à ce que les pays de la région soient en mesure de former chaque année un nombre suffisant de spécialistes, la question de leur recrutement demeure centrale (II), tout comme celle de la création et de la valorisation d’un vivier d’entreprises à même de les employer et de soutenir le développement de l’IA (III). L’établissement de partenariats stratégiques avec les acteurs dominants de l’IA, publics comme privés, apparaît comme une autre brique essentielle de la formation d’un écosystème favorable au développement de l’intelligence artificielle (IV).
Afin d’encourager et stimuler l’apparition d’acteurs politiques et économiques engagés dans l’émergence d’outils d’intelligence artificielle fiable, compétitifs et idéalement souverains, les pays du Moyen-Orient et plus particulièrement ceux de la péninsule arabique se sont dotés de plans nationaux pour l’IA visant autant à planifier (à travers notamment l’annonce d’investissements dans certains secteurs et suivant un certain calendrier) et organiser la montée en puissance de cette technologie qu’à faire la promotion de leur territoire pour les investisseurs et acteurs du monde de l’IA. Les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Qatar, Israël, Bahreïn, la Turquie, la Jordanie ou encore l’Égypte par exemple ont ainsi élaboré des plans nationaux spécifiquement dédiés à l’IA (l’Iran est sur le point d’en adopter un [1]) ; d’autres, comme le Koweït ou Oman, l’ont inclus, parmi bien d’autres sujets, dans leur plan national général (tel que le « Vision 2035 » koweïtien [2] ou le « Vision 2040 » omanais [3]).
L’un des enjeux majeurs de la réalisation de ces plans et des ambitions des autorités locales s’articule autour des ressources humaines : le développement de l’intelligence artificielle nécessite des emplois très qualifiés et très courtisés à travers le monde. Diverses initiatives ont ainsi vu le jour ces dernières années, au premier rang desquelles la création de structures éducatives et/ou de départements spécialisés en intelligence artificielle. Les Émirats arabes unis ont pris une avance substantielle en créant en 2019 la première université au monde entièrement dédiée à l’IA, la Mohammed bin Zayed University of Artificial Intelligence (MBZUAI), proposant des programmes de maîtrise et de doctorat ; des partenariats ont été établis par ailleurs avec des institutions prestigieuses comme le MIT [4]. Israël, fort d’une offre de formation depuis plusieurs années, s’emploie à les étoffer : plus d’une vingtaine d’établissements proposent désormais des cursus dédiés à l’IA [5]. Les autres pays ont quant à eux créé des départements entièrement consacrés à l’IA, au sein par exemple des universités Roi Saud et Roi Abdulaziz dans le cas de l’Arabie saoudite [6], ou du Qatar Computing Research Institute (QCRI) dans le cas du Qatar, qui s’est doté d’un Qatar Center for Artificial Intelligence en septembre dernier [7]. Ces pays se sont aussi attachés à établir des partenariats avec des institutions de renom, comme Stanford [8], Berkeley [9] ou Carnegie Mellon [10]. Si Israël et les pays du Golfe sont en tête de la course à l’intelligence artificielle, il convient toutefois de ne pas sous-estimer les autres pays du Moyen-Orient : la Turquie également s’est dotée de nombreux départements académiques consacrés à l’intelligence artificielle [11] tandis que l’Égypte, outre une formation universitaire plus étoffée, s’apprête à fournir des cours basiques en intelligence artificielle pour l’ensemble de ses étudiants afin de leur « permettre d’acquérir les compétences numériques fondamentales requises par le marché du travail moderne » [12].
Toutefois, former les futurs spécialistes de l’IA ne suffit pas : il convient également d’en recruter dès maintenant - et idéalement les meilleurs - afin de pourvoir aux ambitions des pays de la région. Pour cela, des politiques ambitieuses - notamment en matière réglementaire [13] et salariale [14] - ont permis à plusieurs pays du Moyen-Orient d’attirer à eux une grande quantité de spécialistes de l’IA. Si Israël, pôle technologique historique, accueille la plus forte concentration de spécialistes de l’IA du monde entier [15], les évolutions de ces dernières années sont davantage révélatrices des dynamiques régionales : la Turquie apparaît, sur la période 2016-2024, comme le septième pays ayant connu la plus forte croissance d’acquisition de spécialistes de l’IA (+198%) [16] au monde suivi, en quatorzième position, par les Émirats arabes unis (168%) ; Israël ne figure pas dans les vingt premiers pays [17]. De fait, l’édition d’avril 2025 du « Programme national pour l’intelligence artificielle » israélien reconnaît la réalité du risque de pénuries en chercheurs et experts en IA pour l’Etat hébreu [18] qui, s’il jouit toujours d’une position dominante, fait face à la concurrence de son voisinage régional, où les dynamiques de recrutement de spécialistes en IA sont bien plus fortes, comme l’illustre le graphe ci-dessous :

Le Moyen-Orient est devenu, aujourd’hui, l’un des pôles d’attractivité majeure des travailleurs de l’IA, concurrençant des géants comme les États-Unis ou l’Inde [19]. Cette croissance a permis au territoire émirien de rejoindre par exemple, en 2025, le club des vingt pays concentrant le plus de spécialistes de l’IA [20] et d’atteindre la cinquième position mondiale, selon un rapport annuel de l’université Stanford, de la « vitalité globale de l’IA », qui prend en compte le dynamisme local de la recherche, le nombre de spécialistes, les infrastructures, les politiques favorisant le développement de l’IA, mais aussi le nombre d’entreprises [21]. Comme il sera vu infra, cette attractivité grandissante de la région en matière d’intelligence artificielle se traduit par des investissements toujours plus nombreux et variés : des géants technologiques comme xAI, AMD, Cisco, Nvidia, Qualcomm, AWS ou encore Adobe ont annoncé des investissements majeurs, ces derniers mois, dans des installations ou entités émiriennes, saoudiennes, israéliennes et qataries par exemple [22].
Le recrutement de nouveaux travailleurs implique de disposer de structures à même de les employer : en 2024, 20% des « jeunes pousses » moyen-orientales étaient spécialisées sur l’IA [23], et sont parvenues à lever près de 860 millions de dollars à travers la région en 2025, faisant de l’IA le bénéficiaire de 12% des financements dans la région, contre 6% en 2022 [24]. Afin de favoriser la création d’entreprises, de nombreuses initiatives ont vu le jour. La Turquie, par exemple, a créé en 2023 une « Fabrique de l’IA » [25] devant financer et soutenir les « jeunes pousses » spécialisées dans l’IA. Les Émirats arabes unis ont, quant à eux, créé dès 2018 la société de portefeuille « G42 » spécialisée dans le développement de l’intelligence artificielle et présidée par un membre de la famille dirigeante, Tahnon ben Zayed al Nahyan, par ailleurs conseiller à la sécurité nationale ; elle s’est avérée centrale dans la création, en 2024, à Abou Dhabi, de la société d’investissements publique émirienne MGX dont le but explicite est de gérer, au plus vite, un total de 100 milliards de dollars d’actifs dans l’IA [26].
L’Arabie saoudite, de son côté, a lancé en novembre 2024 le « projet Transcendance », une initiative soutenue par 100 milliards d’investissements visant à développer un vaste écosystème d’IA dans le pays couvrant tant l’innovation technologique elle-même que les infrastructures, les entreprises et l’acquisition/formation d’une main d’œuvre qualifiée [27] ; Riyad entend également stimuler la création d’entreprise d’IA et leur octroyer un immense laboratoire à travers NEOM, ce projet de ville futuriste que les autorités saoudiennes veulent construire ex nihilo et qui devrait promouvoir des services de transport autonome, de livraison robotisée, de services publics pilotés par l’IA [28]… Ce projet, et à travers lui le développement de l’intelligence artificielle, est devenu une telle priorité pour le royaume wahhabite que ce dernier a suspendu de nombreux projets colossaux - à l’instar de Red Sea Global, une station balnéaire de luxe au bord de la mer Rouge [29] - afin de réallouer les fonds prévus pour ces projets vers le « projet Transcendance » [30]. Les efforts saoudiens ont abouti, en mai 2025, à la création de l’entreprise nationale d’intelligence artificielle HUMAIN, dirigée par le prince héritier Mohammed ben Salmane en personne [31], fer de lance de l’intelligence artificielle « à la saoudienne ». La même année, Doha a lancé l’équivalent qatari de HUMAIN, QAI [32], sous la présidence du scientifique et homme d’affaires Abdulla Al Misnad.
Israël, enfin, fonctionne différemment : le secteur privé est à la manœuvre dans l’effervescence des « jeunes pousses » et entreprises spécialisées dans l’IA qui, loin de vouloir se cantonner à l’IA générative, sont notablement actives dans les composants infrastructurels de l’IA : puces dédiées, solutions de connectivité avancées, systèmes de gestion d’immenses centres de données, infrastructures logicielles, sécurité et efficacité énergétique, etc [33]. En 2024, l’activité des « jeunes pousses » israéliennes (créations, valorisations, etc.) était ainsi deux à quatre fois supérieure à celle des États-Unis et de l’Europe [34], représentant 30 % du paysage technologique israélien et sécurisant 47 % des investissements totaux [35]. Afin de s’assurer que le bourgeonnement des « jeunes pousses » israéliennes se poursuive et s’accroisse, les autorités israéliennes ont établi un « Plan national pour l’intelligence artificielle » prévoyant différents programmes de soutien et appels à projets financés par l’Etat hébreu [36].

Loin de pouvoir être autonomes, voire indépendants en matière d’intelligence artificielle, les pays du Moyen-Orient ont dû déployer de larges efforts afin d’établir des partenariats stratégiques avec les acteurs dominants de l’IA, qu’il s’agisse d’entreprises étrangères privées ou d’États.
En effet, le développement de l’IA dans les pays du Golfe repose d’abord sur l’accès à des accélérateurs de calcul de pointe ; les puces conçues par NVIDIA et AMD constituent aujourd’hui le standard le plus réputé pour l’entraînement des grands modèles en raison, entre autres choses, de leur puissance, et ont fait l’objet de vastes programmes d’acquisition par les États du Golfe qui ont adopté une stratégie de méga-commandes centralisées : plutôt que de laisser le secteur privé s’équiper progressivement, des entités quasi-souveraines (G42 aux Émirats arabes unis, QAI au Qatar, HUMAIN en Arabie saoudite par exemple, comme vu supra) passent des commandes de très grande ampleur. Cette dynamique répond à un enjeu central : la sécurisation des volumes dans un marché en pénurie relative. En effet, depuis l’essor fulgurant de l’IA, les délais de livraison de ce type de matériel peuvent s’étendre sur plusieurs trimestres, voire davantage [37] ; les pays capables de préfinancer des commandes massives bénéficient dès lors d’un avantage d’allocation. Par ailleurs, les États du Golfe cherchent à s’assurer un accès continu aux générations successives de puces (H100, puis B100 et au-delà), afin d’éviter l’obsolescence rapide de leurs centres de données. C’est ainsi que les Émirats arabes unis, à travers G42, ont pu sécuriser la livraison, par Nvidia, de 35 000 puces dernière génération, tout en admettant en avoir « besoin de beaucoup plus » (sic) [38]. L’Arabie saoudite n’est pas en reste, étant parvenue, elle aussi en novembre dernier, à créer une coentreprise entre HUMAIN, AMD et Cisco visant à créer des infrastructures IA de premier plan [39], après avoir annoncé son intention d’acquérir acquérir au moins 600 000 semi-conducteurs [40].
Toutefois, la sécurisation de ces matériels et de ces partenariats auprès d’acteurs privés ne saurait se passer d’accords, formels ou non, avec les États également dominants dans le domaine de l’IA, à l’instar notamment des États-Unis. En effet, ces derniers occupent une position quasi-monopolistique sur les semi-conducteurs avancés dédiés à l’intelligence artificielle et distillent, au compte-gouttes, les autorisations d’exportations de ces technologies suivant les règles EAR (Export Administration Regulations), administrées par le Département du Commerce, qui encadrent l’exportation de technologies sensibles, à l’instar de ce type de matériels de dernière génération. Washington évalue notamment le risque de réexportation vers des pays à qui ils auraient normalement refusé l’accès à cette technologie, comme la Chine [41]. Afin d’obtenir les autorisations nécessaires, les pays du Golfe ont dû s’engager dans une opération de charme auprès de Donald Trump, dont le point d’orgue a été la tournée du président américain en Arabie saoudite, au Qatar et aux Émirats arabes unis [42] en mai 2025 ; Riyad a pris soin, par exemple, de dévoiler son entreprise HUMAIN la veille de l’arrivée de Donald Trump afin de démontrer combien le royaume wahhabite pouvait être un partenaire de taille en matière d’IA pour les Etats-Unis [43]. Finalement, Donald Trump a autorisé, en novembre 2025, l’exportation des semi-conducteurs à des entreprises saoudiennes et émiriennes [44]. Il convient toutefois de souligner que les partenariats établis par les pays du Moyen-Orient ne sont pas systématiquement motivés par leur désir de combler une carence technologique en matière d’IA ; leurs capacités croissantes et de plus en plus notoires dans ce domaine poussent d’autres pays à se rapprocher d’eux, comme l’Inde qui, forte de ses excellentes relations avec les Émirats arabes unis, a annoncé le 20 février l’établissement prochain, avec l’aide d’Abou Dhabi, d’un superordinateur spécialisé dans l’IA devant permettre aux Indiens de développer leurs capacités à établir et exploiter des systèmes avancés d’intelligence artificielle sur leur sol [45].
Toutefois, les gains économiques, politiques et sécuritaires tirés de l’intelligence artificielle ne dépendent pas seulement de la capacité des pays à attirer et former des spécialistes de l’IA, ou à acquérir les technologies spécialisées, mais bien à entreprendre des travaux physiques particulièrement colossaux : sans infrastructures sérieuses pour accueillir ces (futurs) outils et leur développement, les politiques visant à encourager le foisonnement de l’IA seront vaines. Les pays du Moyen-Orient sont donc lancés dans une course à la construction d’infrastructures toujours plus nombreuses et monumentales, visant tant à se distinguer à l’échelle régionale que mondiale ; il s’agira de la troisième partie de cet article.
A lire sur Les clés du Moyen-Orient :
– La modernisation du Qatar : fondements et ambitions futures (1/2)
– Entretien avec Daniele Cantini – Le système éducatif au Moyen-Orient
– Delivering Vision 2030: Empowering youth and re-engineering the economy
– Entretien avec Fares Al-Hussami - Le marché du travail dans les pays du Golfe
– Entretien avec Fatiha Dazi-Héni - Le Golfe, nouveau centre névralgique du Moyen-Orient ?
– L’Inde, nouvelle puissance montante au Moyen-Orient (1/3) ? Les Émirats arabes unis, tête de pont de New Delhi dans la région
Sitographie :
– ISO accepts Iran’s proposal on developing standards for AI LLMs – Tehran Times, 2024, https://www.tehrantimes.com/news/523861/ISO-accepts-Iran-s-proposal-on-developing-standards-for-AI-LLMs
– Kuwait Vision 2035 – Ministry of Foreign Affairs (Koweït), 2017, https://www.mofa.gov.kw/en/pages/kuwait-vision-2035
– Oman Vision 2040 – Oman 2040, 2020, https://www.oman2040.om/?lang=en
– MIT Schwarzman College of Computing and MBZUAI launch collaboration to shape future of AI – MIT News, 8 octobre 2025, https://news.mit.edu/2025/mit-schwarzman-college-computing-mbzuai-launch-collaboration-shape-future-ai-1008
– Best universities for Artificial Intelligence in Israel – EduRank, 2024, https://edurank.org/cs/ai/il/
– King Saud University, KAIST research partnership – Middle East AI News, 2024, https://www.middleeastainews.com/p/king-saud-university-kaist-research
– Qatar to establish national center for artificial intelligence – Doha News, 2024, https://dohanews.co/qatar-to-establish-national-center-for-artificial-intelligence/
– UAE and Saudi Arabia join global top 20 for AI talent – Entrepreneur Middle East, 2024, https://mena.entrepreneur.com/business-news/uae-and-saudi-arabia-join-global-top-20-for-ai-talent/495154
– KACST, UC Berkeley & HUMAIN partner to launch AI materials discovery hackathon – Sharikat Mubasher, 2024, https://sharikatmubasher.com/news/article/21511571/kacst-uc-berkeley-humain-partner-to-launch-ai-materials-discovery-hackathon?lang=en
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– President Trump’s Gulf trip : Post-visit observations – Arab Center Washington DC, 2025, https://arabcenterdc.org/resource/president-trumps-gulf-trip-post-visit-observations/
– Saudi Arabia unveils groundbreaking AI venture Humain prior Trump visit – Wamda, mai 2025, https://www.wamda.com/2025/05/saudi-arabia-unveils-groundbreaking-ai-venture-humain-prior-trump-visit
– US authorizes export of advanced American semiconductors to companies in Saudi, UAE – Reuters, 19 novembre 2025, https://www.reuters.com/business/us-authorizes-export-advanced-american-semiconductors-companies-saudi-uae-2025-11-19/
– US government authorises export of advanced semiconductors to the UAE and KSA – ITP.net, 2025, https://www.itp.net/news/u-s-government-authorises-export-of-advanced-semiconductors-to-the-uae-and-ksa
– India to build AI supercomputer with UAE partnership – Gulf News, 2025, https://gulfnews.com/technology/india-to-build-ai-supercomputer-with-uae-partnership-1.500449752
Michel Isidore
(publiant auparavant sous le nom de plume Émile Bouvier) est consultant en sûreté internationale, analyste des risques (politiques, sécuritaires et économiques) et chercheur indépendant, spécialisé sur le Moyen-Orient, en particulier la Turquie et son voisinage proche-oriental. Formé en géopolitique à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, il a développé une expérience reconnue au sein d’environnements étatiques et privés, en France comme à l’étranger. Il accompagne les décideurs et organisations de toute nature dans l’analyse des environnements complexes, l’anticipation des menaces et la sécurisation de leurs activités.
Notes
[1] https://www.tehrantimes.com/news/523861/ISO-accepts-Iran-s-proposal-on-developing-standards-for-AI-LLMs
[4] https://news.mit.edu/2025/mit-schwarzman-college-computing-mbzuai-launch-collaboration-shape-future-ai-1008
[8] https://mena.entrepreneur.com/business-news/uae-and-saudi-arabia-join-global-top-20-for-ai-talent/495154
[9] https://sharikatmubasher.com/news/article/21511571/kacst-uc-berkeley-humain-partner-to-launch-ai-materials-discovery-hackathon?lang=en
[11] Par exemple au sein de la prestigieuse 0020Middle East Technical University : https://fbe.metu.edu.tr/en/announcements/applications-masters-program-artificial-intelligence-engineering
[12] https://www.egypttoday.com/Article/1/144621/Egypt-to-introduce-programming-and-AI-curriculum-for-technical-education
[13] Des pays comme les Émirats arabes unis ou le Qatar ont par exemple établi des zones franches à Dubaï (DIFC), Abou Dhabi (ADGM) et Doha (QFC) dotées de réglementations favorables aux investissements et aux entreprises technologiques, en plus d’offrir des facilités en matière fiscale, etc.
[14] https://www.thenationalnews.com/future/technology/2025/09/02/ai-salaries-in-uae-compete-with-us-but-a-skills-gap-remains/
[15] https://www.forbes.com/sites/gilpress/2024/12/22/in-2024-israel-became-a-global-leader-in-applied-ai-innovation/
[16] Le dynamisme de la Turquie en la matière s’explique, entre autres choses, par le rôle joué par sa diaspora : https://www.turkiyetoday.com/nation/how-turkish-diaspora-is-playing-a-strategic-role-in-turkiyes-ai-ecosystem-3212686?s=2
[21] https://www.khaleejtimes.com/business/tech/talent-ecosystem-surge-push-uae-into-global-ai-elite
[26] https://www.bloomberg.com/news/articles/2024-03-11/abu-dhabi-said-to-target-100-billion-aum-for-ai-investment-firm
[27] https://aibusiness.com/responsible-ai/saudi-arabia-launches-100b-initiative-to-develop-ai-ecosystem
[28] https://aibusiness.com/data-centres/how-the-middle-east-is-becoming-the-next-ai-infrastructure-hub-of-emea
[30] https://www.forbes.com/sites/guneyyildiz/2026/02/14/from-resorts-to-robots-saudi-arabias-100-billion-confession/
[31] https://www.bfmtv.com/tech/intelligence-artificielle/humain-l-arabie-saoudite-lance-une-entreprise-d-intelligence-artificielle-juste-avant-l-arrivee-de-donald-trump_AD-202505120870.html
[32] https://www.gco.gov.qa/en/media-centre/top-news/qatar-launches-qai-to-power-its-global-ai-ambitions/
[34] https://www.forbes.com/sites/gilpress/2024/12/22/in-2024-israel-became-a-global-leader-in-applied-ai-innovation/
[36] https://innovationisrael.org.il/en/wp-content/uploads/sites/3/2025/05/AI-National-Program-ENG-14-5-25.pdf
[37] https://www.reuters.com/world/china/ai-frenzy-is-driving-new-global-supply-chain-crisis-2025-12-03/
[39] https://www.amd.com/en/newsroom/press-releases/2025-11-19-amd-cisco-and-humain-to-form-joint-venture.html
[40] https://www.itp.net/news/u-s-government-authorises-export-of-advanced-semiconductors-to-the-uae-and-ksa
[41] https://www.reuters.com/technology/us-sets-new-rule-that-could-spur-ai-chips-middle-east-2024-09-30/
[43] https://www.wamda.com/2025/05/saudi-arabia-unveils-groundbreaking-ai-venture-humain-prior-trump-visit
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En Egypte, les autorités, déjà aux prises avec une crise économique et alimentaire particulièrement palpable , ont annoncé dès le 11 mars 2022 l’interdiction des exportations de blé égyptien et, le 21 mars, fixaient le prix du pain non-subventionné afin de (…)
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