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Historique des relations entre l’Azerbaïdjan et l’Iran (3/3) : de 1991 à nos jours

Par Simon Fauret
Publié le 02/09/2015 • modifié le 22/04/2020 • Durée de lecture : 11 minutes

Azerbaijan, Baku : The Seafront in Baku, Azerbaijan.

V. BABAILOV / RIA NOVOSTI / AFP

Lire les parties 1 et 2 :
- Historique des relations entre l’Iran et l’Azerbaïdjan (1/3) : des origines à 1828
- Historique des relations entre l’Azerbaïdjan et l’Iran (2/3) : de 1828 à la chute de l’URSS (1991)

L’Azerbaïdjan, qui n’avait pas été souverain sur son territoire de manière durable depuis plus de 2000 ans, demeure méfiant vis-à-vis de son voisin iranien qui l’a si longtemps considéré comme une de ses provinces. Le régime iranien, quant à lui, reproche au gouvernement azerbaïdjanais son sécularisme et son rapprochement avec l’Occident. Ce n’est qu’à l’été 2013, avec l’élection du modéré Hassan Rohani à la présidence de la République d’Iran, qu’un réchauffement des relations semble s’amorcer.

De l’indépendance de l’Azerbaïdjan à l’élection d’Hassan Rohani (1991-2013)

Dans les mois qui suivent la déclaration d’indépendance de l’Azerbaïdjan, Bakou et Téhéran ne sont pas si réticents à l’idée d’un rapprochement. Le gouvernement iranien, l’un des premiers à reconnaitre la nouvelle république azerbaïdjanaise dirigée par Mutalibov, le fait peut être dans l’espoir de l’inciter à adopter rapidement les principes de la révolution islamique (1). Le Premier ministre iranien Ali Akbar Velayati se rend même à Bakou en décembre 1991 où il y signe plusieurs accords de coopération politique, économique et culturelle, et s’engage à soutenir l’entrée de l’Azerbaïdjan dans l’Organisation de la conférence islamique (2). Enfin, l’assistance humanitaire que l’Iran apporte alors à son voisin dans le cadre du conflit du Haut-Karabakh, ainsi que la condamnation par l’ayatollah Khamenei de l’invasion soviétique en 1990 ont contribué à faire de Téhéran un héros aux yeux de nombreux Azéris (3).

Cependant, à partir de l’été 1992 et de la victoire d’Abdulfaz Elchibey aux élections présidentielles d’Azerbaïdjan, les relations vont vite se dégrader. Tourné davantage vers la Turquie, premier pays à avoir reconnu l’Azerbaïdjan et dont il admire le sécularisme, le nouveau chef d’Etat se méfie de Téhéran et de son régime islamique (4). Fervent nationaliste, il exhume le projet du « Grand Azerbaïdjan » et appelle les provinces azerbaïdjanaises de l’Iran à se rattacher à son pays (5). Enfin, outre son encouragement des mouvements sécessionnistes, Bakou s’aliène le gouvernement iranien en se rapprochant des pays occidentaux.

Depuis la présidence Elchibey, les deux pays vont donc régulièrement raviver plusieurs sujets de discorde : enjeux religieux et ethniques (minorité azérie en Iran, religion chiite), enjeux énergétiques et militaires autour du statut de la mer Caspienne et politique étrangère incompatible (soutien de l’Iran à l’Arménie, bonnes relations Israël-Azerbaïdjan). Si les relations entre Bakou et Téhéran n’ont pas été en permanence hostiles depuis vingt ans (évoluant en fonction de la politique de chaque chef d’Etat), elles semblent avoir suivi, comme le souligne l’universitaire Anar Aliyev, une logique de « neutralité négative » (6).

Les enjeux ethniques, religieux et culturels

Comme nous l’avons constaté, les tensions entre Bakou et Téhéran se sont rapidement cristallisées autour du facteur religieux et de la présence d’Azéris en Iran. Les deux pays partagent pourtant la même religion majoritaire : l’islam chiite. Néanmoins, alors que l’Azerbaïdjan est marqué par des décennies de laïcité soviétique et séduit par le modèle séculier turc, l’Iran cherche à exporter chez son voisin un islam politique et un modèle de gouvernement par le clergé. Au début des années 1990, Téhéran rêve en effet d’établir chez son voisin un régime islamique chiite qui constituerait un allié de taille et lui permettrait de briser son isolement sur la scène internationale (7). Or, bien que la société azerbaïdjanaise demeure attachée à l’islam, il s’agit davantage d’un élément culturel et identitaire que politique. Dépourvu d’école théologique locale, Bakou dépend donc de l’étranger, et notamment de l’Iran, en ce qui concerne une partie du personnel religieux. L’Iran utilise ainsi des Mujtahid, des clercs chargés d’interpréter la loi islamique, comme des outils pour politiser l’islam en Azerbaïdjan. Un Mujtahid dispose d’une autorité considérable, puisque dans l’islam chiite, les croyants doivent en effet suivre ses préceptes et ses commandements. Dès lors, à travers ces « docteurs de la loi islamique », Téhéran peut pénétrer et influencer le système politico-religieux azerbaïdjanais (8).

Le facteur ethnique est un autre exemple de lien historique entre les deux pays qui s’est transformé en différend. Elchibey croyait en la réunification des deux Azerbaïdjan, et reprochait à l’Iran de violer les droits des nombreux Azéris présents sur son territoire (9). Les Azéris d’Iran entretiennent des liens historiques et culturels très étroits avec les Persans, et une sécession des provinces dans lesquelles ils vivent semblent encore peu probable. De nombreux Azéris ou Iraniens d’origine azérie (tel que l’actuel Guide Suprême Khamenei) ont d’ailleurs atteint les plus hautes fonctions de l’Etat perse (10). Il existe cependant quelques groupes autonomistes étroitement surveillés par les autorités iraniennes (SANAM, GAMOH), et les Azéris d’Iran, conscients de leur particularisme culturel, expriment parfois des revendications (notamment le droit à l’éducation dans leur langue) (11). Téhéran demeure donc méfiant et voit la main de Bakou derrière certains mouvements azéris.

Heydar Aliev, président de l’Azerbaïdjan de 1993 à 2003 a, à l’inverse de son prédécesseur, évité de provoquer l’Iran en appelant à l’unification azerbaïdjanaise. Le gouvernement iranien, quant à lui, a cessé de recourir si fréquemment à « la carte islamiste » pour imposer son système religieux à son voisin (12). Cependant, les éléments religieux et ethniques, bien que moins évoqués par les dirigeants, n’ont pas perdu leur importance. Les Etats-Unis s’en sont d’ailleurs mêlés en 2003 en soutenant Mahmoudali Chehregani, un opposant iranien qui déclarait vouloir encourager les Azéris iranien à se révolter contre le régime islamique (13).

Les divergences politiques et culturelles demeurent un facteur de crispation. En 2005, de nombreux Azéris d’Iran ont été arrêté alors qu’ils assistaient à un rassemblement culturel et déclarés coupables de « propagande contre le système ». Le 24 mai 2006, une manifestation est organisée à Tabriz, capitale de l’Azerbaïdjan iranien, contre la publication dans un journal officiel iranien du dessin d’un cafard parlant azéri (14). En mai 2012, l’Iran est allé jusqu’à rappeler son ambassadeur en Azerbaïdjan pour protester contre des caricatures de l’ayatollah Khamenei que des militants azéris exposaient devant l’ambassade iranienne (15). Enfin, la même année, Bakou a accueilli le concours de l’Eurovision et a été accusé par son voisin iranien de se livrer à des « débauches impies de musique pop » (16).

Le statut de la mer Caspienne. Les enjeux énergétiques et militaires

La principale richesse de la mer Caspienne est le pétrole (bien qu’il ne représente aujourd’hui que 3,4% des réserves mondiales (17). En 1994, l’Azerbaïdjan signe un accord majeur avec British Petroleum pour l’exploitation de gisements offshores (18). et se maintient comme le deuxième producteur de pétrole de la Caspienne, derrière le Kazakhstan (19). L’Iran, après des prospections offshore lancées en 2004, a découvert que ses côtes n’étaient que très faiblement dotées de réserves, même potentielles (20).

Sans revenir sur les détails du débat sur le statut de la mer Caspienne (21), il convient d’en rappeler l’essentiel afin de comprendre les positions azerbaïdjanaises et iraniennes. Jusqu’en 1991, les deux seuls riverains de la Caspienne étaient l’URSS et l’Iran. Désormais, ils sont au nombre de cinq, et ont chacun leur position concernant le statut de cette espace maritime. Le statut de lac impose la répartition à parts égales des ressources énergétiques et halieutiques entre tous les pays riverains et quelle que soit l’étendue de leurs côtes, alors que le statut de mer attribue à chaque Etat une zone de souveraineté au large de son territoire (22). Cette absence de clarté juridique a entrainé la constitution de blocs rivaux proposant le statut convenant le mieux à leurs intérêts économiques. Téhéran, qui ne dispose pas de potentiel énergétique dans la Caspienne, a montré sa préférence pour le statut de lac qui lui permettrait de bénéficier des retombées économiques de gisements aujourd’hui contrôlés par ses voisins. L’Azerbaïdjan, mieux doté, s’est au contraire prononcé en faveur du statut de mer (23).

Ces relations tendues et la volonté de chaque pays de défendre ses intérêts nationaux a abouti à un renforcement des forces navales présentes (24). Bakou et Téhéran se sont notamment heurtés à plusieurs reprises au sujet de la mer Caspienne. En 2001, un navire de guerre iranien a lancé un avertissement à un bateau de Bristish Petroleum qui prospectait au large de l’Iran pour le compte de l’Azerbaïdjan dans une zone maritime que ce dernier considérait comme la sienne. La Turquie, alliée de l’Azerbaïdjan, a peu apprécié cette menace et a immédiatement organisé des exercices militaires dans la mer pour prouver à l’Iran qu’elle pouvait elle aussi y être présente (25). En 2009, c’est au tour de l’Iran de pénétrer dans des eaux territoriales de l’Azerbaïdjan (26).

Les relations Bakou-Téhéran dans le domaine énergétique ne peuvent toutefois se résumer à leur litige caspien. En 2005, Ilham Aliev, fils de Heydar Aliev et nouveau président de l’Azerbaïdjan depuis 2003, a rencontré son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad dans la province du Nakhitchevan pour inaugurer un projet de pipeline. Ce territoire azerbaïdjanais, frontalier de l’Iran et séparé du reste de l’Azerbaïdjan par l’Arménie, peine à être approvisionné en gaz en raison du conflit du Haut-Karabakh. Un contrat, signé en 2004 pour 25 ans, stipule que l’Azerbaïdjan doit livrer du gaz naturel à l’Iran qui se charge à son tour d’approvisionner le Nakhitchevan (27).

L’Iran et l’Azerbaïdjan, des politiques étrangères incompatibles ?

Le conflit du Haut-Karabakh entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie (1988-1994) et ses conséquences ont profondément marqué les relations entre Bakou et Téhéran, notamment à partir de 1993. Le président Elchibey, en s’alignant sur l’Occident et en critiquant le gouvernement iranien, a poussé ce dernier à prendre parti pour l’Arménie. Sans jamais se ranger militairement du côté des Arméniens, l’Iran leur a fourni une assistance économique clé qui leur a permis de sortir victorieux de la guerre (28). Cette alliance officieuse entre Téhéran et Erevan (capitale de l’Arménie) s’est poursuivie au-delà du cessez-le-feu de 1994 et Bakou se considère menacé par le rapprochement entre son voisin iranien et son ennemi arménien. L’Iran, qui a signé plus de trente accords bilatéraux avec l’Arménie, lui a fourni 23% de son gaz naturel en 2013 (29).

Face à cette entente irano-arménienne, l’Azerbaïdjan a cherché à se rapprocher de l’Etat le plus enclin à vouloir le soutenir : Israël. Bakou et Tel-Aviv entretiennent des relations diplomatiques depuis avril 1992, et semblent avoir un objectif en commun : empêcher le développement de l’islam politique dans la région, et en particulier en Iran. Les liens entre les deux pays se sont donc peu à peu renforcés, et en 2012 Israël a vendu 1,3 milliards d’euros de systèmes d’armement à l’Azerbaïdjan (30). Peu de temps après la signature du contrat, Bakou a dépêché son ministre de la Défense à Téhéran pour assurer le gouvernement iranien qu’il ne devait pas se sentir visé, et que l’armement ne servirait qu’à se défendre en cas d’attaque de l’Arménie (31).

Téhéran continue toutefois à s’inquiéter du rapprochement entre Bakou et Tel-Aviv. En août 2011, le chef d’Etat-major des forces iraniennes a déclaré : « du sang iranien coule dans les veines des Azéris, et leur cœur bat pour Israël (32) ». Le régime iranien tente alors de s’informer sur l’effectivité des liens entre Israël et l’Azerbaïdjan et d’empêcher leur renforcement. En 2011, 22 personnes sont ainsi arrêtées en Azerbaïdjan et accusées d’être des espions pour le compte du régime iranien. Ce dernier leur aurait donné l’instruction de rassembler des informations sur certaines ambassades à Bakou, dont celle d’Israël. Inversement, l’Iran a accusé l’Azerbaïdjan de soutenir des assassinats organisés par Israël en Iran, et a arrêté deux poètes azéris en les accusant d’espionner au nom de l’Etat hébreu (33).

L’élection de Rohani. Vers une amélioration des relations Iran-Azerbaïdjan ? (2013-)

En 2013, le modéré Hassan Rohani accède au poste de Président de la République islamique d’Iran. A partir de cette date, l’Iran et l’Azerbaïdjan vont prendre peu à peu conscience des avantages liés à la mise en place de relations cordiales. Depuis 2011, la Turquie a déjà tenté de jouer un rôle de médiateur afin apaiser les tensions entre les deux pays. Plusieurs dialogues tripartites ont été organisés entre 2011 et 2014 dans le but de parvenir à des accords concernant les principaux sujets de discorde.

A la suite du dernier sommet tripartite, Ilham Aliev s’est rendu à Téhéran en avril 2014. En décembre, Hassan Rohani s’est à son tour déplacé à Bakou. Le nouveau chef de l’Etat iranien a déclaré qu’il avait à cœur de développer des liens dans tous les domaines avec l’Azerbaïdjan (34). En avril 2015, lors d’une visite à Bakou, le ministre de la Défense iranien a surpris plus d’un observateur en proposant de vendre des armes à l’Azerbaïdjan. Selon l’ambassadeur iranien, il s’agit avant tout pour les deux pays de faire face ensemble au fondamentalisme sunnite et au terrorisme d’Al-Qaida et de l’Etat islamique. En outre, un rapprochement militaire des deux voisins serait un moyen de régler les menaces régionales à un niveau régional, et donc d’éviter l’implication des Etats-Unis ou de la Russie.

Dans un premier temps, Bakou a accepté cette ouverture de manière timide. Cependant, les relations entre l’Azerbaïdjan et l’Occident ne sont plus aussi bonnes qu’auparavant, en particulier avec les Etats-Unis. Ainsi, si l’Azerbaïdjan perd son allié américain, se tourner vers l’Iran pourrait s’avérer être une option viable. En juillet 2015, dans l’optique d’une levée des sanctions occidentales envers l’Iran après l’accord sur le nucléaire iranien, Bakou semble d’ailleurs avoir flairé le potentiel économique d’un renforcement des liens avec son voisin. L’Iran, qui dispose de 18% des réserves mondiales de gaz (35), serait éventuellement amené à en exporter une grande partie vers l’Europe. Or, l’Azerbaïdjan, qui y exporte déjà son propre gaz, serait prêt à s’enrichir en s’impliquant dans un nouveau projet de pipeline reliant l’Iran à l’Europe (36). Les rapprochements militaires et économiques qui semblent s’amorcer vont-ils ouvrir la voie à une coopération politique durable entre les deux pays, et donc à la fin des blocs Azerbaïdjan-Israël et Iran-Arménie ?

Notes :
(1) VATANKA, Alex, « Tangle in the Caucasus. Iran and Israel Fight for Influence in Azerbaijan », Foreign Affairs, January 2013, p. 4.
(2) NICHOL, James. Diplomacy in the Former Soviet Republics, Praeger/Greenwood, 1995, p. 150 ; CURTIS, Glenn E., “Post-Soviet Diplomacy”, Azerbaijan : A Country Study : GPO for the Library of Congress, 1995.
(3) VALIYED, Anar. M., « Azerbaijan-Iran Relations : Quo Vadis, Baku ? », PONARS Eurasia Policy Memo N° 244, September 2012, p. 2.
(4) VATANKA, Alex, op. cit., p. 4. CURTIS, Glenne E., op. cit.
(5) VATANKA, Alex, op. cit.
(6) VALIYED, Anar. M., op. cit., p. 3.
(7) Idem.
(8) MIRZA, Heydar, « Iran-Azerbaijan Relations and Strategic Competition in the Caucasus », Center for Strategic and International Studies Russia and Eurasia Program, April 29, 2013.
(9) VALIYED, Anar., op. cit.
(10) RIGOULET-ROZE, David, « Le réveil nationaliste des Azéris d’Iran et ses conséquences virtuelles sur la stabilité du pays », Institut Français d’Analyse Stratégique, 15 mars 2007, p. 1.
(11) Idem.
(12) VATANKA, Alex., op. cit.
(13) http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/iran/1434408/Exiled-leader-poised-to-mount-popular-revolt-against-Irans-mullahs.html ; RIGOULET-ROZE, op. cit., p. 2.
(14) (http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/5008420.stm ; RIGOULET-ROZE, op. cit., p. 4.
(15) http://www.nytimes.com/2012/05/23/world/middleeast/after-protests-iran-recalls-ambassador-from-azerbaijan.html?_r=0
(16) http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/08/02/farsi-a-bakou-azeri-en-perse_1741644_3208.html
(17) « Oil and natural gas production is growing in Caspian Sea region”, EIA, September 11, 2013).
(18) La Documentation française, « Une mer riche, un écosystème menacé », Mer Caspienne : enjeux pétroliers, 2005.
(19) « Oil and natural gas production is growing in Caspian Sea region », op. cit.
(20) COVILLE, Thierry, « L’Iran face aux ressources énergétiques de la mer Caspienne. Le poids de la realpolitik américaine », Dossier : "Stratégies et rivalités en mer Caspienne", Revue Regard sur l’Est, 2010.
(21) http://www.lesclesdumoyenorient.com/L-Iran-et-la-mer-Caspienne.html
(22) ANSELLEM, David, « Jeux d’influence autour de la mer (du lac ?) Caspienne », Carto n°27, janvier-février 2015, p. 62.
(23) La Documentation française, « Le partage de la mer Caspienne, un enjeu juridique », Mer Caspienne : enjeux pétroliers, 2005.
(24) http://foreignpolicy.com/2012/06/22/the-great-caspian-arms-race/
(25) GÖKSEL, Nigar, « Iran-Azerbaijan Relations and Strategic Competition in the Caucasus », Center for Strategic and International Studies Russia and Eurasia Program, April 29, 2013.
(26) http://foreignpolicy.com/2012/06/22/the-great-caspian-arms-race/
(27) http://www.payvand.com/news/05/dec/1158.html
(28) VALIYED, Anar. M., op. cit., p. 2.
(29) VATANKA, Alex, op. cit., p. 4.
(30) http://www.bbc.com/news/world-europe-19063885
(31) VALIYED, Anar, M., op. cit., p. 3.
(32) VATANKA, Alex, op. cit., p. 3.
(33) VALIYED, Anar, M., op. cit., p. 4.
(34) GAFARLI, Orhan, « Azerbaijan Seeks Warmer Ties With Iran », Eurasia Daily Monitor Volume : 11, Issue : 216, December 4, 2014.
(35) http://www.lesclesdumoyenorient.com/Moyen-Orient-et-reserves-de-gaz-1982.html
(36) LOMSADZE, Giorgi, « Post-Iran Deal, Azerbaijan Eyes Energy Transit Opportunities », Eurasianet.org, July 15, 2015, http://www.eurasianet.org/node/74236

Publié le 02/09/2015


Simon Fauret est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse (Relations internationales - 2016) et titulaire d’un Master 2 de géopolitique à Paris-I Panthéon Sorbonne et à l’ENS. Il s’intéresse notamment à la cartographie des conflits par procuration et à leurs dimensions religieuses et ethniques.
Désormais consultant en système d’information géographique pour l’Institut national géographique (IGN), il aide des organismes publics et privés à valoriser et exploiter davantage les données spatiales produites dans le cadre de leurs activités (défense, environnement, transport, gestion des risques, etc.)


 


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