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Comme pour les autres chefs militaires tués depuis le 7 octobre 2023 - hormis le secrétaire général du Hezbollah Sayyid Hassan Nasrallah - les Libanais ont découvert l’identité de cet homme après l’annonce de sa mort. Les informations provenant souvent de sources israéliennes sont relayées par la presse locale et étrangère. A cet égard, l’un des récits les plus riches en détails de l’opération est celui que livre le quotidien arabophone an-Nahar dans son édition du 28 novembre, d’après un entretien accordé au site en hébreu Walla ! [1] par un officier de l’armée de l’air israélienne qui a participé à l’attaque. L’opération aurait été préparée de longue date et l’ordre de passer à l’attaque aurait été donné à la dernière minute, après qu’un élément du Hezbollah ait été repéré au moment où il entrait dans un immeuble résidentiel de dix étages en plein cœur de la Banlieue Sud de Beyrouth, plus précisément dans le quartier toujours en ruines de Haret Hreik où Nasrallah a été tué le 27 septembre 2024. L’attaque a touché les quatrième et cinquième étages du bâtiment. La précision était telle que les autres niveaux n’ont pas été détruits. Cela s’est passé vers 14h45, sans que l’agglomération beyrouthine ne l’entende au-delà du périmètre concerné. Citant un responsable militaire israélien, le Wall Street Journal dit que les missiles ont été tirés par un avion de chasse F-15.
Contrairement aux opérations qui ont eu lieu dans le Liban-Sud et la Békaa ces dernières semaines, aucun avertissement n’a été émis par le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, le colonel Avichay Adree, invitant les civils à s’éloigner du lieu visé. L’homme avait déjà échappé à une tentative d’assassinat en 2015, dans la province de Quneitra située sur le plateau du Golan dans le sud de la Syrie. Les médias israéliens ont dit que c’était la troisième tentative de l’éliminer suite au 7 octobre 2023, les deux premières ayant eu lieu au cours de l’automne 2024. Selon le Ministère libanais de la Santé, le bilan humain est de vingt-huit blessés et cinq morts, tous membres du Hezbollah : outre Haytham Ali al-Tabataba’i, quatre combattants ont trouvé la mort dans l’appartement touché : Rifaat Ahmad Hussein, Ibrahim Ali Hussein, Moustafa Assaad Berro et Kassem Hussein Berjawi. La cérémonie funéraire qui s’est déroulée au lendemain de leur mort dans le quartier de Ghobeiri - toujours dans la Banlieue Sud - a rassemblé une foule immense.
Alors, qui était cet inconnu surgi de l’anonymat dans lequel il a été confiné jusqu’à son assassinat ? Les Libanais ont été alertés par son patronyme aux sonorités iraniennes. En effet, la famille Tabataba’i est une famille de grand renom en Iran. Elle possède à Kashan, entre Ispahan et Téhéran, une résidence somptueuse construite en 1840 sous les Qadjars, qui témoigne de la puissance et l’influence acquises dans le commerce des tapis. Elle a donné à l’Iran plusieurs personnalités qui se sont illustrées dans différents domaines, comme Muhammad Hussein al-Tabataba’i (1903-1981), grand ayatollah, théologien, philosophe, poète et mystique. Il convient également de mentionner Ariane Tabataba’i, irano-américaine née en 1983, politologue formée au King’s College de Londres, qui a été nommée sous l’Administration Biden cheffe de cabinet du secrétaire adjoint à la Défense. Suite à des suspicions de liens qu’elle aurait avec le régime iranien, elle a été transférée récemment au poste de sous-secrétaire adjointe à la Défense pour l’éducation et la formation des forces armées, ce qui la maintient au Pentagone mais la prive de l’accès qu’elle avait à des documents classifiés.
Dans son communiqué [2] publié après la confirmation du décès, le Hezbollah fait l’éloge funèbre de Haytham Ali al-Tabataba’i et indique qu’il a vu le jour le 5 novembre 1968 dans le quartier de Bachoura, en plein centre de Beyrouth. Selon le site d’al-Jazeera, il aurait grandi au Liban-Sud, une terre où le chiisme libanais est surtout connu pour être aux marges du développement beyrouthin, et beaucoup moins pour receler une grande tradition d’érudition religieuse et de mysticisme. Né d’un père iranien et d’une mère libanaise, il semble avoir été naturalisé libanais à une date qui reste inconnue. Ceci a soulevé l’ire des usagers des réseaux sociaux dans un pays où les Libanaises ne peuvent pas transmettre leur nationalité à leurs enfants nés de pères non-Libanais, et où les décrets de naturalisation englobent souvent des personnes choisies selon des critères autres que le mérite. Il est connu sous le pseudonyme de Sayyid Abou Ali, le titre de Sayyid indiquant une généalogie remontant au Prophète par son petit-fils al-Hussein qui a été tué à Karbala en l’an 680.
Le communiqué du Hezbollah le présente comme un membre de la première heure, enrôlé très tôt dans les rangs de la milice et ayant participé à ses batailles les plus emblématiques contre l’occupation israélienne du Sud-Liban jusqu’au retrait d’Israël le 25 mai 2000. Il a notamment été en charge du front de Nabatiyeh à partir de 1996 jusqu’à la libération. Puis, de 2000 jusqu’à 2008, il a été responsable de la région de Khiam [3], où il a participé activement à la guerre de juillet 2006 [4]. Il aurait été l’un des maîtres d’œuvre de l’unité d’élite, la force al-Radwân [5], après l’assassinat de Imad Mughniyeh en 2008 [6]. A partir de 2011, il a dirigé les opérations du Hezbollah en Syrie, luttant contre des groupements salafistes à la frontière libano-syrienne, et il a été envoyé à une date ultérieure au Yémen où il serait resté pendant neuf ans, pour entraîner les rebelles Houthis [7]. Tout ceci lui a valu de figurer sur la liste des personnes recherchées par les États-Unis depuis 2016, soumis à des sanctions américaines, une récompense de 5 millions de dollars étant promise à qui pourrait l’arrêter. Enfin, depuis le 7 octobre 2023, il opérait à plein temps au Liban où il assurait le lien entre les différents groupes du Hezbollah. Il est devenu le commandant du front sud après la mort de Ali Karaki dans le même attentat qui a coûté la vie à Hassan Nasrallah. Il a été nommé chef d’état-major du Hezbollah après la signature de la trêve du 27 novembre 2024 qui a mis fin à deux mois de guerre entre la formation chiite et Israël.
Selon Israël, il œuvrait à reconstituer la force de frappe du Hezbollah, engageant de nouveaux combattants, et opérant une transition des modes opératoires de la milice chiite vers une décentralisation de sa structure de commandement et la création de cellules plus réduites et plus autonomes. C’est la cinquième frappe israélienne sur la Banlieue Sud depuis l’entrée en vigueur de la trêve il y a juste un an. Le fait que Tabataba’i s’y trouvait est en soi assez troublant. Se sentait-il tellement en sécurité pour s’exposer ainsi à des frappes alors qu’il se savait visé ? Tout en sachant qu’Israël a les moyens de l’atteindre partout, la suspicion que des informateurs soient à l’œuvre au sein même du Hezbollah est plus que jamais plausible.
C’est une très bonne question à laquelle nous avons de la peine à répondre. Je me permets ici de renvoyer les lecteurs à notre entretien publié le 28/11/2024 au lendemain de l’entrée en vigueur de l’accord de trêve. De même, je les fais profiter du texte officiel de l’accord, à retrouver sur le site de l’ONU [8]. Cet accord donnait un délai de soixante jours à Israël pour retirer ses troupes du Liban (art.12) afin que l’État libanais puisse remplir les obligations qui lui incombent et qui sont détaillées tout au long du texte, à savoir empêcher « le Hezbollah et tous les autres groupes armés sur le territoire libanais de mener des opérations contre Israël » (art.2), interdire les ventes d’armes et la production de matériel militaire, démanteler les infrastructures existantes, et déployer « dès que possible » (art.8) dix mille soldats libanais dans le sud du Liban. Pour faire court, il est demandé à l’État libanais et à sa modeste armée de désarmer le Hezbollah, dans un contexte où Israël continue d’occuper des positions au Liban Sud, ce qui donne au Hezbollah un argument de poids pour résister au désarmement dont il doit faire l’objet. Autrement dit, l’État libanais se retrouve pris en étau entre les deux belligérants qui campent sur leurs positions et attendent que le camp adverse respecte les termes de l’accord en premier.
La trêve est surveillée par un comité dit du « Mécanisme » qui regroupe cinq composantes, en la personne de représentants des États-Unis qui en assurent la présidence, du Liban, d’Israël, de la Finul [9], et d’un pays de l’UE membre permanent du Conseil de sécurité, en l’occurrence la France. Ils se réunissent au siège de la Finul, dans la commune libanaise de Naqoura à la frontière avec Israël. Treize réunions sont déjà au compteur, sans qu’aucune avancée significative ne soit enregistrée.
Quant à la question de savoir ce qui a motivé la trêve du 27 novembre 2024, elle pourrait se poser également pour l’accord de cessez-le-feu conclu le 9 octobre 2025 par le gouvernement israélien et le Hamas sous les auspices de l’Administration Trump. Du fait de ces accords de cessez-le-feu, les derniers otages israéliens en vie ont été libérés de Gaza et les dépouilles des otages morts ont été rendues à leurs familles. Aux dernières nouvelles, il ne reste plus que la dépouille d’un jeune officier israélien qui n’a pas encore été restituée à ses parents. De plus, selon différentes sources, 74% des habitants du nord d’Israël sont rentrés chez eux et ils ne vivent plus sous la menace des roquettes du Hezbollah. Cependant, il est à noter qu’Israël a accepté de signer une trêve avec des groupes - le Hamas et le Hezbollah - qu’il avait la ferme intention d’éradiquer, et depuis, son armée continue de bombarder la bande de Gaza, la Banlieue Sud, le Sud-Liban et la Békaa afin de continuer à les éliminer. Ainsi donc, la guerre continue, avec son coût pour l’économie israélienne, et la colère qui gronde contre le Premier ministre Netanyahou, surtout de la part des Juifs ultra-orthodoxes qui refusent la conscription. De leur côté, le Hamas et le Hezbollah continuent d’exister et de faire entendre leur voix à défaut de leurs armes.
Depuis l’entrée en vigueur de la trêve, le 27 novembre 2024, le Hezbollah n’a mené qu’une seule attaque. Elle s’est produite le 2 décembre 2024, et elle a eu pour cible une base militaire israélienne dans les collines du village libanais de Kfarchouba, une zone à la lisière d’Israël et du Golan dont l’armée israélienne ne s’est pas retirée en l’an 2000. De son côté, Israël continue d’occuper cinq positions au nord de la « Ligne bleue » qui délimite les frontières depuis la fin de la guerre de juillet 2006. De plus, l’armée israélienne a entamé récemment la construction de deux murs au sud de la commune libanaise de Yaroun, dans le caza de Bint Jbeil, ce qui a porté le Liban à déposer une plainte au Conseil de sécurité de l’ONU. Il y a quelques jours, la Finul a indiqué avoir documenté plus de dix mille violations du cessez-le-feu par l’armée israélienne pendant l’année écoulée depuis la signature de la trêve.
De son côté, l’État libanais tente avec les moyens à sa disposition de remplir ses engagements liés au désarmement du Hezbollah, dans un contexte de pressions très fortes exercées par les émissaires américains qui se succèdent à Beyrouth. Ainsi, le voyage que le commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, devait effectuer à Washington a été annulé, les Américains jugeant insuffisants les efforts déployés. Comme en réponse à cela, à l’occasion du premier anniversaire du cessez-le-feu, l’armée libanaise a publié un rapport détaillant les accomplissements de l’opération appelée « Bouclier de la patrie », et consulté sur le site de L’Orient - Le Jour. On y apprend que plus de 300.000 opérations militaires ont eu lieu au sud du Litani où 10.000 soldats libanais se sont déployés. Le plan de sécurité a été exécuté à plus de 80%, 566 lance-roquettes et 230.000 pièces d’arsenal saisis, 177 tunnels neutralisés et 11 passages de contrebande d’armes à travers le Litani fermés. De plus, et selon le US Central Command cité par le Times of Israel, l’armée libanaise a déjà retiré au Hezbollah 10.000 roquettes, près de 400 missiles et près de 205.000 fragments de munitions non explosées.
Quant au Hezbollah, il prétend qu’il n’a plus aucune présence armée au sud du Litani, tandis qu’Israël présente chaque attaque perpétrée dans la région comme une attaque visant des éléments ou des infrastructures de la milice. Des services de renseignements arabes et israéliens disposent d’éléments qui leur permettent d’affirmer que le Hezbollah est en train de se réarmer, reconstituant ses stocks d’armes lourdes et légères. Selon la chaîne de télévision publique israélienne, citée par le Times of Israël, le Hamas et le Hezbollah auraient considérablement renforcé leur coopération militaire au Liban ces derniers temps. Le Hamas aurait ainsi envoyé des centaines de combattants pour grossir les rangs des troupes d’élite al-Radwân. L’attaque israélienne du 18 novembre dernier contre ce qui a été présenté comme un centre d’entraînement du Hamas dans le camp palestinien de Aïn El-Héloué, aux portes de Saïda, a fait treize victimes, tous des jeunes aux dires de la population. On pourrait objecter qu’il peut paraître très improbable que le Hamas et le Hezbollah puissent entrer en contact après les attaques de ces deux dernières années qui les ont complètement désarticulés : ainsi, depuis l’attaque des bipeurs, le Hezbollah évite d’utiliser des téléphones et autres équipements susceptibles d’être repérés. On pourrait se demander aussi comment ils peuvent reconstituer leurs forces en si peu de temps quand ils continuent d’être menacés par la puissance militaire et technologique d’Israël. De plus, l’environnement régional leur est devenu peu propice depuis la chute du régime de Bachar El Assad en Syrie et les frappes qui ont touché l’Iran au début de l’été 2025. Le Hezbollah a perdu la profondeur stratégique dont il bénéficiait à travers l’axe Téhéran-Damas.
En somme, l’assassinat de Haytham Ali al-Tabataba’i est un avertissement au Hezbollah qui refuse de liquider sa branche armée et a promis, par la voix de son secrétaire général Naïm Kassem, de riposter en temps et lieu opportuns. C’est aussi un avertissement pour le Liban qui pavoisait ces derniers jours aux couleurs du Saint-Siège avec la visite du pape Léon XIV, tout en gardant un œil inquiet sur la fin de l’année 2025, échéance à laquelle l’armée libanaise devra avoir accompli sa mission de manière satisfaisante aux yeux d’Israël et des États-Unis. Après 2025, comme le dit le ministre israélien de la Défense cité dans votre question, Israël pourrait continuer à faire usage de « son droit naturel à l’autodéfense, conformément au droit international », tel que formulé par l’article 4 de l’accord du 27 novembre 2024.
Anne-Lucie Chaigne-Oudin
Anne-Lucie Chaigne-Oudin est la fondatrice et la directrice de la revue en ligne Les clés du Moyen-Orient, mise en ligne en juin 2010.
Y collaborent des experts du Moyen-Orient, selon la ligne éditoriale du site : analyser les événements du Moyen-Orient en les replaçant dans leur contexte historique.
Anne-Lucie Chaigne-Oudin, Docteur en histoire de l’université Paris-IV Sorbonne, a soutenu sa thèse sous la direction du professeur Dominique Chevallier.
Elle a publié en 2006 "La France et les rivalités occidentales au Levant, Syrie Liban, 1918-1939" et en 2009 "La France dans les jeux d’influences en Syrie et au Liban, 1940-1946" aux éditions L’Harmattan. Elle est également l’auteur de nombreux articles d’histoire et d’actualité, publiés sur le Site.
Yara El Khoury
Yara El Khoury est Docteur en histoire, chargée de cours à l’université Saint-Joseph, chercheur associé au Cemam, Centre D’études pour le Monde arabe Moderne de l’université Saint-Joseph.
Elle est enseignante auprès de la Fondation Adyan, et consultante auprès d’ONG libanaises.
Notes
[1] Walla ! Communication Ltd, propriété du Jérusalem Post depuis fin 2020.
[2] Publié dans le journal al-Akhbar, porte-voix du Hezbollah.
[3] Le village de Khiam est tristement célèbre pour le centre de détention établi en 1985 par l’Armée du Liban Sud (ALS) en coordination avec l’armée israélienne, et dans lequel près de 3.000 hommes et femmes, Libanais et Palestiniens, ont subi des conditions d’enfermement et de torture. L’ALS est une formation paramilitaire libanaise qui secondait les Forces de défense israéliennes dans le Liban-Sud. Elle est née d’une faction qui a fait dissidence de l’armée libanaise en 1978 sous la conduite du commandant Saad Haddad. Elle comptait des officiers chrétiens et une troupe composée de chrétiens et de chiites. Elle a été dissoute en 2000 après le retrait israélien du Liban et ses membres se sont dispersés, certains ont trouvé refuge en Israël et d’autres sont partis ailleurs. Le centre de détention, transformé en musée du Hezbollah, a été fortement endommagé par les frappes israéliennes de 2024.
[4] A partir du 12 juillet 2006, Israël a bombardé le Liban pendant 33 jours suite à l’intrusion dans le nord de son territoire d’un commando du Hezbollah qui a tué huit soldats et enlevé deux autres pour les échanger avec des membres de la milice chiite détenus en Israël.
[5] Littéralement, ceux qui sont dans l’acceptation de ce qui est. Le terme désigne aussi une attitude de Dieu quand il est heureux et satisfait du comportement de ses fidèles.
[6] siège des renseignements syriens, dans le quartier damascène de Kfar Soussa. L’attentat a été exécuté par le Mossad israélien en collaboration avec la CIA. Son nom est lié à des attaques de grande envergure comme l’attentat d’avril 1983 qui a détruit l’ambassade américaine à Beyrouth et le double attentat qui a visé les Marines américains et les Parachutistes français le 23 octobre 1983. De même, il est lié à la crise des otages occidentaux qui a secoué le Liban dans la seconde moitié des années 80, notamment la mort en captivité du sociologue français Michel Seurat en 1986 à Beyrouth.
[7] Groupement politico-militaire qui s’est développé dans les années 1990 dans la province yéménite de Saada, à la frontière avec l’Arabie saoudite. Les Houthis se réclament du Zaïdisme, une secte de l’Islam chiite. Ralliés à l’axe iranien, ils sont entrés en guerre contre Israël et les États-Unis à partir du 7 octobre 2023, multipliant les attaques contre les navires de commerce et de guerre en mer Rouge et contre des cibles en Israël, notamment l’aéroport de Tel Aviv.
[9] Force Intérimaire des Nations unies au Liban. Elle a été constituée en mars 1978 à la suite de la première invasion israélienne du Liban. Le 28 août 2025, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2790 (2025) qui renouvelle son mandat pour la dernière fois et lui demande « de cesser ses opérations le 31 décembre 2026 et de procéder à compter de cette date et dans un délai d’un an à la réduction et au retrait de ses troupes ».
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