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Dominique Fernandez, de l’Académie française, Palais Sursock, Beyrouth

Par Anne-Lucie Chaigne-Oudin
Publié le 15/12/2010 • modifié le 25/04/2020 • Durée de lecture : 2 minutes

La famille Sursock est d’origine byzantine, dont on retrouve l’existence au Liban aux environs du XVI ème siècle. Au milieu du XIX ème siècle, elle possède de nombreux biens en Turquie, en Palestine, à Beyrouth et en Egypte mais qui sont progressivement perdus. La famille est très impliquée dans la vie économique et politique de l’époque. Moussa Sursock est notamment appelé par le khédive d’Egypte afin de participer au financement du canal de Suez. Son fils Alfred Sursock est attaché à l’ambassade de la Porte à Paris, puis participe à l’issue de la première Guerre mondiale aux négociations de paix. Il apporte également son soutien financier, lors de la famine qui sévit au Liban à la fin de la guerre, et distribue du blé à la population.

Le palais est construit selon un concept « révolutionnaire » : « une maison arabe, comme on sait, est refermée sur elle-même, autour d’un patio central. Ici, pas de patio : il est remplacé par cet immense salon qui occupe la plus grande partie du rez-de-chaussée. Au lieu d’être un lieu clos, le palais Sursock, sous l’influence de l’Occident, est une maison d’agrément ouverte sur le parc : ce n’est plus la forteresse classique, foyer d’intrigues et de cachotteries, mais une demeure de campagne, pourvue de nombreuses fenêtres (…) ». La décoration du palais est réalisée au fil du temps par Moussa Sursock, par son fils Albert et par son épouse, Donna Maria Serra di Cassano. Leur fille, Lady Yvonne Cochrane, propriétaire actuelle du palais, continue à l’entretenir. Ces aménagements successifs donnent au palais sa physionomie actuelle : « Malgré la diversité des œuvres accumulées dans le palais, toutes se sont fondues ensemble pour composer, dans ce clair-obscur de Mille et Une Nuits, le plus harmonieux des décors. Cette réussite est due à la personnalité des habitants successifs ».

Si les photographies de cet ouvrage illustrent la splendeur architecturale du palais, elles témoignent également de l’histoire d’une famille, la famille Sursock, et d’un pays, le Liban.

Dominique Fernandez, Palais Sursock Beyrouth, Paris, Editions Philippe Rey, 167 pages, novembre 2010. Préface de Yvonne Sursock Lady Cochrane, photographies de Ferrante Ferranti et de Mathieu Ferrier, conception et mise en page de Louise Brody.

Publié le 15/12/2010


Anne-Lucie Chaigne-Oudin est la fondatrice et la directrice de la revue en ligne Les clés du Moyen-Orient, mise en ligne en juin 2010.
Y collaborent des experts du Moyen-Orient, selon la ligne éditoriale du site : analyser les événements du Moyen-Orient en les replaçant dans leur contexte historique.
Anne-Lucie Chaigne-Oudin, Docteur en histoire de l’université Paris-IV Sorbonne, a soutenu sa thèse sous la direction du professeur Dominique Chevallier.
Elle a publié en 2006 "La France et les rivalités occidentales au Levant, Syrie Liban, 1918-1939" et en 2009 "La France dans les jeux d’influences en Syrie et au Liban, 1940-1946" aux éditions L’Harmattan. Elle est également l’auteur de nombreux articles d’histoire et d’actualité, publiés sur le Site.


 


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