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De l’engagement aux critiques, la position britannique sur la guerre en Libye

Par Nicolas Klingelschmitt
Publié le 16/01/2020 • modifié le 24/01/2020 • Durée de lecture : 10 minutes

French President Nicolas Sarkozy © talks with British Prime Minister David Cameron prior to a working session of an extraordinary EU summit focused on Libya, on March 11, 2011 at the European Council headquarters in Brussels. The leaders of the 27-nation European Union will examine the prospects for military intervention via a no-fly zone, humanitarian aid and economic measures.

AFP PHOTO / DENIS CHARLET

Les contours de l’engagement britannique dans la campagne libyenne

Les forces britanniques étant alors déjà mobilisées aux côtés des Etats-Unis en Afghanistan et en Irak depuis plusieurs années, cet effort humain, financier et matériel supplémentaire est perçu comme « une opération contingentée demandant des ressources à un moment inapproprié » (1). Il est toutefois consenti dans la mesure où les intérêts de Londres sont en jeu dans la crise libyenne.

Les services de renseignement britanniques, concentrés sur l’Afghanistan et l’Irak en appui de leurs forces militaires déployées, ne bénéficiaient que d’une connaissance très limitée du terrain lors de la préparation logistique de l’intervention, les informations de l’intelligence londonienne s’avérant sur certains points pratiquement obsolètes, les rapports à disposition étant pour certains datés de plus de 5 ans (2).

L’engagement britannique en Libye débute dès février 2011 sous la forme de la protection diplomatique ; le 24 février, des Hercule C130, plusieurs hélicoptères de la Royale Air Force et une frégate de la Royal Navy sont dépêchés à Tripoli pour permettre l’évacuation de 800 ressortissants britanniques ainsi que d’un millier de ressortissants de plus de 50 autres Etats (3). Londres devra également organiser des missions d’évacuation dans des zones particulièrement reculées du désert libyen, sur des sites d’exploitation pétrolière de BP notamment. 176 Britanniques sont rapatriés de Nafoora et Wara, à 500 km au sud-est et sud-ouest de Benghazi, et une seconde mission permet d’en évacuer 189 de Zillah, au cœur des champs de pétrole du Fezzan.

Sur le plan tactique, Londres enverra pour la première fois en mission depuis la Seconde Guerre mondiale des avions décollant directement depuis son propre territoire lors de la campagne libyenne. Dès le 19 mars et alors que les Rafale français viennent d’effectuer leurs premières missions en Libye, des Tornado GR4 font ainsi l’aller-retour depuis la base de la RAF de Marham dans le comté de Norfolk pour aller bombarder les défenses aériennes libyennes (4).

Cela étant, peu habitués à rencontrer une grande résistance sol-air lors des missions en Afghanistan, la Royal Air Force n’était pas particulièrement bien entrainée à contrer ce type de menace. En témoigne le retrait du système « ALARM » (Air Launched Anti Radiation Missile »), permettant de détruire les radars au sol ennemis, après la guerre en Irak et obligeant les Britanniques à fortement se reposer sur les autres membres de la coalition dans la destruction des systèmes de défense sol-air libyens (5).

D’une manière générale, la RAF et la Royal Navy ont souvent dû compter sur les moyens des autres membres de la coalition ; n’ayant pas de porte-avions, ces derniers furent par exemple obligés de se baser sur le porte-avions français Charles de Gaulle (6).

Par ailleurs, en dehors des frappes de la Royal Air Force et de la Royal Navy, l’armée britannique envoie également, au sol, des officiers en tant que conseillers militaires à partir d’avril pour appuyer et coordonner les groupes rebelles armées face aux forces régulières du gouvernement libyen (7). Bien que l’on puisse considérer que cette tactique dépasse, dans une certaine mesure, le cadre d’action et les objectifs fixés par la résolution 1973 du Conseil de Sécurité, elle s’avère toutefois indispensable à la coordination des opérations et à leur efficacité ; la chute de Mouammar Kadhafi devenait alors, si non un but premier, un résultat inévitable pour mener à bien l’objectif de protection des civils.

L’intervention en Libye sur la scène politique londonienne

Au même titre que la France, le Royaume Uni intervient en soutien aux printemps arabes secouant une grande partie des régimes dictatoriaux du Moyen-Orient à cette période. La dialectique de la défense de la population civile libyenne face à la répression opérée par les forces du régime de Mouammar Kadhafi est mobilisée par le gouvernement britannique auprès de l’opinion publique, mais la décision d’intervenir surprend toutefois une grande partie de la classe politique ainsi que l’opinion publique. En effet, le gouvernement de coalition à la tête duquel se trouve David Cameron s’était fait la critique de « l’interventionnisme libéral », une doctrine attribuée au gouvernement précédent, travailliste (labor party), mené par Tony Blair (8). Celui-ci avait engagé le Royaume Uni en Irak et en Afghanistan dans des guerres coûteuses, qui commençaient à ne plus faire consensus au sein du royaume. Par ailleurs, la Libye ne fait à l’époque pas partie des priorités stratégiques de Londres, alors que l’Afghanistan était considéré par plusieurs au sein de l’Etat-major comme « l’effort principal » (9) à tenir. Ainsi, si le gouvernement britannique s’engage finalement en Libye, c’est à la condition qu’il ne soit pas leader de l’opération ; cette posture, combinée au « leading from behind » (10) américain, laisse la part belle à la France et permet à Nicolas Sarkozy de mettre en avant son leadership et de s’afficher comme l’homme fort de l’intervention coalisée de l’OTAN en Libye.

C’est également avec l’obligation d’éviter une augmentation de trop grande envergure, que les Britanniques s’engagent avec les Français dans la rédaction d’un projet de résolution au Conseil de Sécurité instaurant une No Flying Zone, impliquant une intervention aérienne et non l’envoi, beaucoup plus couteux, de forces au sol. Une fois la résolution 1973 passée, un vote de la Chambre des Communes autorise l’usage des moyens militaires du Royaume Uni afin de mettre celle-ci en application, adopté à 557 voix contre 13.

Intérêts économiques britanniques à intervenir en Libye

Tout comme la France, l’Italie et les Etats-Unis, le Royaume Uni a par ailleurs des intérêts pétroliers en Libye. En 2007, des négociations s’étaient déroulé entre les Britanniques et la Jamahiriya arabe libyenne de Mouammar Kadhafi ; British Petroleum signant alors un contrat avec le gouvernement libyen autorisant la firme à effectuer des forages à la recherche de gisements dans les champs pétrolifères de l’ouest libyen ainsi qu’à installer des plateformes offshores, le tout pour un montant avoisinant le milliard de dollars américains. Le contrat négocié à l’occasion d’une visite officielle du Premier ministre britannique de l’époque Tony Blair précisait un investissement de BP pouvant augmenter jusqu’à 2 milliards de dollars sur la décennie suivante, autorisant un total de 17 puits allant du golfe de Syrte à Ghadamès (11), ville située à la frontière avec la Tunisie et l’Algérie, deux pays où BP exploitait déjà des hydrocarbures. A la mise en œuvre de ce contrat était officieusement attaché un geste symbolique, gage d’amélioration durable des relations entre Londres et Tripoli : il s’agissait, selon la presse britannique (12), de la libération du cerveau de l’attentat de Lockerbie, Abdelbaset al-Megrahi (13). La justice écossaise accepte de le libérer en 2009 pour « raisons de santé » alors que l’ex-agent libyen est atteint d’un cancer. La même année, BP annonce un plan prévoyant la somme conséquente de 20 milliards de dollars d’investissement répartis sur les 2 décennies suivantes.

Les plans d’implantation libyenne de la firme pétrolière britannique deviennent d’autant plus stratégiques et urgents à mettre en œuvre à partir de 2010, alors qu’une tragédie environnementale se joue dans le golfe du Mexique ; l’explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, le 20 avril 2010. British Petroleum, propriétaire de la plateforme, voit son image entachée par la mort de onze employés et des conséquences sur l’écosystème d’une grande partie du golfe du Mexique, et sur l’activité socio-économiques du littoral. Sur le plan économique, la catastrophe coûte 65 milliards de dollars à BP (14), et fragilise, à l’époque, sa légitimité à exploiter des hydrocarbures en Amérique du Nord.

Lorsque débute la contestation en Libye, pour conserver la possibilité d’exploiter une part du pétrole libyen alors que les Etats-Unis et la France envisagent déjà une intervention contre le régime de Kadhafi, le Royaume Uni a donc tout intérêt à suivre ses alliés et à rapidement protéger ses intérêts. Londres se doit également de soutenir le camp du Conseil National de Transition, dont la légitimité est rapidement reconnue par la France, et dont les forces armées rebelles prennent le contrôle d’une grande partie des champs pétrolifères de l’ouest du pays où BP a des vues.

Par ailleurs, à la suite du gel des avoirs des dignitaires libyens prévus par les résolutions du Conseil de Sécurité, près de 150 milliards de dollars sont bloqués ; 25 milliards sont dans le circuit bancaire britannique. Si la Central Bank of Libya, créée d’un accord entre le CNT et les puissances de la coalition, gère théoriquement cette somme, c’est en pratique la banque britannique HSBC qui garde cette somme, un véritable poids stratégique en vue de la chute du régime et de l’après Kadhafi (15).

Bilan de l’opération Ellamy : l’amertume parlementaire

Si l’intervention du Royaume Uni en Libye coûte finalement moins cher que ce qui avait été annoncé par le budget prévisionnel de l’opération Ellamy, 240 millions de livres soit 20 millions de moins que prévu (16), de vives critiques se sont élevées ces dernières années à Londres quant au bilan général de celle-ci. Un rapport du comité des Affaires étrangères de la Chambre des Communes publié le 6 septembre 2016 remet en cause la pertinence de l’intervention britannique en Libye menée par le gouvernement de David Cameron. On peut y lire une critique concrète de l’opération en elle-même : « les actions du Royaume Uni en Libye se sont inscrites dans le cadre d’une intervention mal conçue, dont les résultats se font encore ressentir aujourd’hui » (17). Les critiques du rapport d’une cinquantaine de pages sont fondées sur un ensemble de témoignages notamment de l’ancien secrétaire à la Défense Liam Fox en poste de 2010 à octobre 2011 et de Lord William Hague, ministre des Affaires étrangères de 2010 à 2014, ainsi que de diplomates, politiciens et technocrates libyens, tunisiens et égyptiens.

Ces critiques ouvrent d’abord sur le manque de renseignements et de connexions avec des agents sur le terrain dont disposait le gouvernement britannique au moment de planifier l’intervention. La commission déduit de ce manque de renseignements une méconnaissance de la présence d’islamistes radicaux parmi les opposants à Kadhafi qui allaient être soutenus dans leur combat contre le régime, et l’importance des effectifs de ces groupes de combattants islamistes.

Le rapport reproche également au gouvernement de David Cameron d’avoir exagéré le risque d’un massacre de la population de Benghazi en l’utilisant massivement comme argument poussant à intervenir ; en se basant sur des témoignages et des rapports locaux, le comité estime que la stratégie de Mouammar Kadhafi n’était pas d’exécuter hommes, femmes et enfants contrairement à ce qu’avait laissé entendre la rhétorique de son (long) discours télévisé du 22 février 2011 où il citait en exemples les massacres de Tienanmen, Waco et Falloujah. Les membres du comité se basent sur les rapports et témoignages disponibles en provenance des villes reprises par les forces du régime aux rebelles au début du conflit, indiquant le nombre de morts parmi les rebelles et le fait que ces derniers soient en très grande majorité des combattants. Ils relèvent également les négociations opérées par Mouammar Kadhafi et l’offre faite par ce dernier aux rebelles de Benghazi le 17 mars de déposer les armes en échange d’un sauf-conduit. Le rapport des parlementaires va jusqu’à citer un rapport d’Amnesty international d’avril 2011 ne corroborant pas d’accusations de violations massives des Droits de l’Homme du côté des forces du régime, et affirmer que les rebelles de Benghazi produisaient de telles fausses accusations.

Les parlementaires critiquent dans un autre point la livraison massive et peu contrôlée d’armes aux groupes rebelles pendant l’ensemble de la campagne, par les Britanniques ainsi que par les autres membres de la coalition. Ils visent notamment le Qatar et les Emirats arabes unis qui auraient favorisé la livraison de missiles français MILAN à certains groupes rebelles armés plutôt qu’à d’autres.

Enfin, ils pointent du doigt le fait que si la résolution 1973 du Conseil de sécurité visait à établir une zone d’exclusion aérienne et à assurer la protection des civils, l’intervention de l’OTAN a finalement eu pour conséquence, voire pour objectif selon l’argumentaire des officiels français et britanniques, la chute de Mouammar Kadhafi et un changement de régime. Un point qui n’était justement pas souhaité par une grande partie des Etats africains ainsi que la Chine, la Russie… et dans une certaine mesure par les Etats-Unis de Barack Obama.

Si l’intervention de l’OTAN en Libye est d’ailleurs restée dans l’opinion publique internationale comme une initiative principalement française et britannique, le rôle des Etats-Unis en amont à travers la préparation globale d’une intervention et l’opération Odyssey Dawn, tout autant que les intérêts américains à intervenir et le ressenti d’Obama, sont également à prendre en compte dans l’équation libyenne.

Lire également :
- Le souffle de l’Harmattan sur le printemps arabe libyen
- « Leading from behind » : la stratégie de Barack Obama derrière la France et le Royaume Uni dans l’intervention de l’OTAN en Libye en 2011

Notes :
(1) Goulter Christina, et al., editors. “The British Experience : Operation Ellamy.” In Precision and Purpose : Airpower in the Libyan Civil War, 2015, pp. 153-182.
(2) Goulter, Op. Cit.
(3) Ibid.
(4) Goulter Christina, Op. Cit.
(5) Ibid.
(6) L’enthousiasme britannique à devoir composer avec le porte-avions français est d’ailleurs très limité ; « Our Armed Forces have no aircraft carrier or carrier capable aircraft for the next nine to 10 years. We are currently dependent on the French Charles de Gaulle carrier which has an uncompromising history of unserviceabilities due to its nuclear powered engine and propulsion systems ». House of Commons Defence Committee, « Operations in Libya » Ninth report of session 2010-12, Volume 2, additional written evidence, 8 février 2012.
(7) Euronews, reportage du 19 Avril 2011 : https://www.youtube.com/watch?v=aeDvPo82UuI
(8) Ibid.
(9) Ibid.
(10) Voir l’article du même auteur à ce sujet.
(11) WRAY Richard, « BP marks return to Libya with $900 gas deal, The Guardian du 30 mai 2007 https://www.theguardian.com/business/2007/may/30/libya.oilandpetrol
(12) « British media speculated, not entirely unfairly, that the decision represented an effort to kick-start BP’s production in Libya and smooth relations between London and Tripoli » Article de Forbes, « France, U.K. have differing motives for intervenning in Libya », 29 mars 2011. https://www.forbes.com/sites/energysource/2011/03/29/france-u-k-have-differing-motives-for-intervening-in-libya/#54c0a30c5ad5
(13) A propos de cet attentat : « il coûta la vie aux 259 passagers et membres d’équipages du vol Londres-New York alors que l’appareil explose en plein vol, au-dessus de la bourgade de Lockerbie, en Ecosse, dont 11 habitants meurent lorsque les débris de l’appareil s’écrasent sur la ville. La Libye a longtemps nié toute implication dans cette tragédie aérienne malgré les éléments de l’enquête montrant clairement que des agents libyens ont fourni la bombe qui fit exploser l’appareil. Dès 1991, un mandat d’arrêt international est délivré contre deux ressortissants libyens. Le gouvernement libyen n’accepte qu’en 1999 de livrer à une cour spéciale ces deux agents, recherchés internationalement. Hautement médiatisé, leur procès se conclura par la condamnation, le 31 janvier 2001, d’Abdelbaset al-Megrahi ». https://www.lesclesdumoyenorient.com/De-la-normalisation-de-la-politique-etrangere-libyenne-a-la-revolution-et-l.html
(14) https://www.maritime-executive.com/article/bp-s-deepwater-horizon-costs-reach-65-billion
(15) Ameur, N. (2011). La Libye entre les intérêts de l’Occident et la résistance de Kadhafi. Outre-Terre, 29(3), 299-308. doi:10.3917/oute.029.0299.
(16) https://www.bbc.co.uk/news/uk-13905914
(17) Traduction libre, House of Commons Foreign Affairs Committee, « Libya : Examination of intervention and collapse and the UK’s future policy options », Third report of session 2016-17, 6 S.

Bibliographie
- Ameur, N. (2011). La Libye entre les intérêts de l’Occident et la résistance de Kadhafi. Outre-Terre, 29(3), 299-308. doi:10.3917/oute.029.0299.
- GOULTER Christina, et al., editors. “The British Experience : Operation Ellamy.” In Precision and Purpose : Airpower in the Libyan Civil War, édité par MUELLER Karl, RAND Corporation, 2015, pp. 153–182. JSTOR, www.jstor.org/stable/10.7249/j.ctt16f8d7x.12.
- House of Commons Defence Committee, « Operations in Libya » Ninth report of session 2010-12, Volume 2, additional written evidence, 8 février 2012. https://publications.parliament.uk/pa/cm201012/cmselect/cmdfence/950/950vw.pdf
- House of Commons Foreign Affairs Committee, « Libya : Examination of intervention and collapse and the UK’s future policy options », Third report of session 2016-17, 6 Septembre 2016 https://publications.parliament.uk/pa/cm201617/cmselect/cmfaff/119/119.pdf
- WRAY Richard, « BP marks return to Libya with $900 gas deal, The Guardian du 30 mai 2007 https://www.theguardian.com/business/2007/may/30/libya.oilandpetrol

Publié le 16/01/2020


Nicolas Klingelschmitt est doctorant en science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Ses domaines de recherche portent sur les Relations Internationales, en particulier la paix et la coopération sur le continent africain.
Titulaire d’un master en Droit public mention Relations Internationales - Gestion de Programmes Internationaux de l’Université Jean Moulin Lyon 3, il est également consultant en géopolitique et a réalisé à ce titre plusieurs études auprès de l’Institut Afrique Monde (Paris) dont il est membre depuis 2016.
Il a ainsi étudié les migrations de l’Afrique vers l’Europe, le dialogue interreligieux et la gouvernance. Pour Les clés du Moyen-Orient, il s’intéresse particulièrement aux liens qu’entretiennent politiquement, culturellement, économiquement et historiquement les pays d’Afrique et du Moyen-Orient.


 


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