Appel aux dons lundi 15 décembre 2025



https://www.lesclesdumoyenorient.com/3835



Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient

Plus de 3200 articles publiés depuis juin 2010

lundi 15 décembre 2025


Accueil / Portraits et entretiens / Portraits historiques

Cléopâtre Séléné II, fille méconnue de Cléopâtre et Marc-Antoine à la destinée exceptionnelle

Par Emile Bouvier
Publié le 08/08/2025 • modifié le 08/08/2025 • Durée de lecture : 11 minutes

Née le 25 décembre 40 avant J.-C. et morte en l’an 5 de notre ère, elle n’était nulle autre que la fille de Cléopâtre et Marc-Antoine. Fait peu connu, ces derniers ont en effet eu trois enfants : Cléopâtre Séléné II, Ptolémée Philadelphe (née en 36 avant J.-C. - date de mort inconnue) et Alexandre Hélios, frère jumeau de Cléopâtre Séléné II (né le 25 décembre 40 avant J.-C. - date de mort inconnue). Promis à un grand avenir en raison de la richesse du royaume lagide d’Egypte dont leur mère était la reine et de l’influence politique majeure de leur père dans les sphères politiques romaines, ces enfants pâtiront finalement de l’issue de la dernière guerre civile de la République romaine (44 et 31 av. J.-C.), dont sortira vainqueur le jeune Octavien, futur empereur Auguste, au détriment du camp ptolémaïque dirigé par Marc-Antoine et Cléopâtre.
 
Emmenés à Rome et placés dans la maison de la sœur d’Octavien, Octavie la Jeune - par ailleurs ancienne épouse de Marc-Antoine -, qui les élèvera avec ses propres enfants, Ptolémée Philadelphe et Alexandre Hélios disparaissent progressivement des archives et sources historiques ; tout au plus soupçonne-t-on qu’ils seraient morts de maladie ou assassinés, voire qu’ils auraient rejoint leur sœur en Maurétanie, dont elle est devenue la reine aux côtés du roi Juba II.
 
Cléopâtre Séléné II connaît en effet une destinée tout à fait exceptionnelle en dépit de la défaite de ses parents face à la République romaine : après avoir accompagné ses frères chez Octavie la Jeune, elle épousera le roi Juba II - lui-même fils de parents considérés comme des ennemis de Rome - et règnera à ses côtés sur le royaume de Maurétanie durant une vingtaine d’années. Sous l’impulsion de ce couple ambitieux et éduqué, le pays connaîtra un enrichissement économique, culturel et social majeur, dans lequel Cléopâtre Séléné II jouera un rôle incontournable.
 
Alors que le personnage de Cléopâtre Séléné II apparaît relativement méconnu - en dépit de la conservation, relativement bonne, du mausolée où se trouve sa sépulture en Algérie et qui domine la mer -, cet article entend dresser une biographie succincte de l’intéressée en se basant sur les récits d’historiens antiques nous étant parvenus, de même que sur les travaux récents des chercheurs. Nous évoquerons d’abord le contexte historique de la naissance de Cléopâtre Séléné et de ses premiers pas en Égypte (I), puis son adolescence et son mariage avec Juba II (II) et les accomplissements de ces deux souverains en Maurétanie (III). La mort et l’héritage de la reine maurétanienne concluront cet article (IV).
 

I. Contexte historique et enfance

 
Cléopâtre Séléné II nait dans une période historique particulière : depuis 43 avant J.-C., Rome était gouvernée par le Second Triumvirat, formé de Marc-Antoine, Octavien et Lépide, qui se partageaient les territoires de la République romaine : Antoine reçut l’Orient (Grèce, Asie, Syrie…), Octavien gardait l’Occident (Italie, Gaule, Espagne) et Lépide, marginalisé, obtint l’Afrique du Nord. En Égypte, après avoir été rétablie sur le trône par Jules César - avec qui elle eut un fils, Césarion (en 47 avant J.-C.), Cléopâtre VII Philopator régna sur l’Égypte lagide (la dynastie grecque fondée par Ptolémée, général d’Alexandre le Grand). Son royaume fut riche et stratégiquement vital pour Rome en raison de sa production de blé et de ses infrastructures portuaires.
 
En compétition avec ses deux homologues triumvirs, Marc-Antoine se rapprocha de Cléopâtre en 41 avant J.-C. et une alliance fut rapidement formée : en 40 avant J.-C. naquirent Alexandre Hélios (du nom du dieu du soleil) et Cléopâtre Séléné II (du nom de la déesse de la lune), créant ainsi une forme de dynastie romano-égyptienne non officielle. Outre les sentiments les unissant, Marc-Antoine avait besoin de Cléopâtre pour son soutien financier et logistique (il préparait alors une vaste campagne contre les Parthes) et vit en elle une alliée pour asseoir son pouvoir en Orient, loin d’Octavien et des manœuvres politiques du Sénat. Cléopâtre cherchait quant à elle à protéger l’indépendance de l’Égypte, menacée d’annexion par Rome en raison de son caractère vital pour l’approvisionnement en blé de la République romaine, et voulait assurer une dynastie durable, via notamment ses enfants égypto-romains. Cléopâtre aurait d’ailleurs envisagé de marier sa seule fille, Cléopâtre Séléné II, au jeune Césarion, afin de renforcer davantage encore les liens politiques unissant ses enfants à Rome.
 
Finalement, les relations entre Octavien et Marc-Antoine se dégradèrent à mesure que celles l’unissant à Cléopâtre se resserraient, en dépit du pacte de Brindes (septembre 40 avant J.-C.) visant à apaiser les tensions et du mariage de Marc-Antoine avec la sœur d’Octavien, Octavie, qui ne l’empêcha pas de poursuivre son idylle avec Cléopâtre. Marc-Antoine s’employa à accroître son pouvoir sur l’Orient romain, décidant par exemple de nommer en 34 avant J.-C. son fils Alexandre Hélios roi d’Arménie. L’été de cette année-là, fêtant à Alexandrie sa victoire sur l’Arménie, il annonça à la population la création d’un Empire oriental : Cléopâtre VII fut proclamée reine des rois et Césarion roi des rois. Marc-Antoine et Cléopâtre procédèrent ensuite aux « Donations d’Alexandrie », un moment-clé de la rupture entre Octavien et Marc-Antoine qui marqua l’apogée de son alliance avec la reine d’Égypte : ils décidèrent conjointement que Cléopâtre et Césarion régneraient sur une Égypte agrandie de Chypre et de la Cœlé-Syrie, tandis qu’Alexandre Hélios conserverait l’Arménie mais se verrait attribuer la Médie et la Parthie, qu’il devrait conquérir. A Cléopâtre Séléné échut l’ancien royaume de Libye, c’est-à-dire la province de Cyrénaïque. Ptolémée Philadelphe, enfin, fut placé à la tête des provinces romaines de Syrie, de Phénicie et de Cilicie.
 
L’établissement de cette dynastie romano-lagide par Marc-Antoine provoqua l’inquiétude d’Octavien : si Césarion, seul fils de Jules César, venait un jour à vouloir réclamer son héritage paternel, les ambitions politiques du futur Auguste se trouveraient fortement compromises. L’annonce du mariage de Marc-Antoine et Cléopâtre en 32 avant J.-C., ainsi que de nombreux autres incidents - tels que les rumeurs faisant état du projet de Marc-Antoine de créer un second Sénat à Alexandrie - intensifièrent les tensions et l’animosité entre les deux triumvirs jusqu’à l’éclatement de la dernière guerre civile de la République romaine et de la bataille d’Actium (2 septembre 31 avant J.-C.), qui scella la défaite de Marc-Antoine, puis son suicide, suivi de celui de Cléopâtre, en 30 avant J.-C.
 

II. Adolescence et mariage avec Juba II

 
Après avoir conquis l’Egypte, Octavien emmena les enfants de Marc-Antoine et Cléopâtre à Rome afin de les faire défiler lors de son triomphe, portant de lourdes chaînes derrière une effigie de leur mère serrant un aspic à son bras. Aucun de leurs parents n’étant encore en vie, la responsabilité des trois enfants passa à Octavien, qui décida ensuite de les confier à sa sœur, Octavie, afin qu’elle les élève dans sa maison sur le mont Palatin aux côtés des enfants qu’elle avait eus de Marc-Antoine, Antonia l’Aînée et Antonia la Jeune. La jeune Cléopâtre Séléné avait donc 10 ans quand elle arriva à Rome, après avoir connu les fastes de l’Egypte et les promesses de royaumes à gouverner. Si l’hypothèse de la mort de ses deux frères à cette époque (de maladie ou assassinés) s’avérait juste, Cléopâtre Séléné aurait donc grandi en étant le dernier membre survivant connu de la dynastie ptolémaïque. Sa vie auprès d’Octavie n’est que peu connue. Si une chose est sûre toutefois, c’est qu’elle fut de courte durée : cinq ans après son arrivée à Rome, la jeune fille est mariée à Juba II, alors roi de Numidie et proclamé roi de Maurétanie.
 
De nombreuses sources ont permis de dresser une biographie et un portrait relativement riches et fiables de Juba II : probablement né aux alentours de 50 avant J.-C., il était le fils du roi Juba Ier de Numidie, battu par Jules César à Thapsus en 46 avant J.-C. en raison de son soutien à Pompée le Grand. La Numidie devint une province romaine six ans plus tard. Amené par César à Rome afin de l’y faire défiler lors de son triomphe, le jeune Juba II s’instruisit et se romanisa, apprenant le latin et le grec, et rédigeant des ouvrages consacrés à des sujets scientifiques ou artistiques ; au moins une dizaine de livres dont il est l’auteur ont été identifiés jusqu’à maintenant. Proche d’Octavien qui le prit sous son aile à la mort de César, Juba accompagna le futur empereur dans ses campagnes militaires, y compris à la bataille d’Actium. En 30 avant J.-C., Auguste le rétablit comme roi de Numidie et, en raison de ses loyaux services, lui donna la royauté de Maurétanie en 25 avant J.-C., agrandi de territoires occidentaux numides. La Maurétanie devient dès lors un Etat-client de Rome. La même année, Cléopâtre Séléné II lui fut donnée comme épouse et partit pour la capitale du royaume, Iol, actuelle ville algérienne de Cherchell. Le royaume de Maurétanie englobait alors une partie des actuels territoires marocain et algérien et s’étendaient de la Méditerranée, au nord, à une ligne, au sud, partant de Sala et suivant la courbe de la barrière naturelle que forment l’Atlas saharien puis les monts des Ouled Naïl ; et de l’Atlantique, à l’ouest, à Béjaïa, à l’est.
 

III. Accomplissements des souverains

 
L’arrivée sur le trône du roi Juba II et de la reine Cléopâtre Séléné II fut inaugurée par le transfert de la capitale mauritanienne vers Césarée de Maurétanie, nommée ainsi en hommage au césar Auguste. De fait, loin d’entretenir un ressentiment ou une volonté de vengeance à l’encontre de l’Empire romain - la République romaine cessa d’exister en 27 avant J.-C. -, les deux dirigeants, dont les parents périrent pourtant lors de conflit contre Rome, se distinguèrent au contraire par leur loyauté : les deux souverains favorisèrent la romanisation du royaume qui obtint même le droit, par Auguste, de battre monnaie ; un privilège rare pour un Etat-client. Sous leur impulsion, la Maurétanie devint un royaume prospère : particulièrement versé dans les sciences et les arts qu’il soutint, Juba parraina de nombreux artistes et équipées scientifiques ; il envoya par exemple une expédition aux îles Canaries, donnant d’ailleurs leur nom actuel à ces îles en constatant la férocité des chiens errants qui peuplaient l’île (canarius - de canis, « le chien » -). C’est également du nom du médecin personnel de Juba, Euphorbe, qu’est tiré le nom des plantes éponymes - après qu’il les a découvertes en 12 avant J.-C. -, de même que le genre de palmier Jubaea est nommé d’après Juba.
 
C’est toutefois en grande partie à Cléopâtre Séléné que le royaume maurétanien dut sa prospérité. En effet, à son arrivée sur place, la Maurétanie était un vaste territoire relativement mal organisé, notamment en matière administrative et logistique, et peu urbanisé. La reine décida donc de faire venir à Césarée des conseillers, érudits et artistes de qualité de la cour royale de feu sa mère à Alexandrie afin d’y remédier. Sous son impulsion et avec le blanc-seing ainsi que le soutien de son mari Juba II, le royaume fut réorganisé suivant un modèle romano-égyptien ; des phares (dont un construit dans le style de celui d’Alexandrie), forums, aqueducs, routes, temples (dédiés aux divinités tant romaines qu’égyptiennes), thermes et bibliothèques virent le jour et notamment à Césarée que les souverains transformèrent d’un comptoir phénicien en une capitale florissante. Ce développement n’aurait toutefois pas pu se faire sans une économie fertile : Cléopâtre Séléné y joua là encore un rôle majeur en développant notamment le commerce de la pourpre (à l’époque tirée de crustacés), fortement lucratif. Les exportations de pourpre furent rapidement accompagnées de celles de produits agricoles, piscicoles, perliers… La ville de Tingis (actuelle ville marocaine de Tanger), notamment, devint un centre commercial majeur en tirant parti de sa position stratégique face aux colonnes d’Hercule, actuel détroit de Gibraltar ; la ville de Volubilis (inhabitée aujourd’hui mais située près de Meknès) se développa aussi considérablement. Des monnaies furent frappées à l’effigie de Cléopâtre Séléné avec la mention « Reine Cléopâtre » ; un grand nombre d’entre elles nous sont parvenues à travers le temps.
 

IV. Mort et héritage de Cléopâtre Séléné II

 
Après deux décennies d’un règne riche partagé avec Juba II sur le royaume de Maurétanie, Cléopâtre Séléné décéda en l’an 5 de notre ère, à l’âge de 35 ans. Si la date exacte de sa mort est toujours sujette à débat aujourd’hui, une épigramme du poète grec Crinagoras de Mytilène (70 avant J.-C.- 18 après J.-C.) laisse entendre que la mort de Cléopâtre Séléné aurait coïncidé - un comble pour une reine ayant porté le nom de la lune - avec une éclipse lunaire que les historiens sont parvenus à dater à l’an 5 de notre ère :
 
La lune elle-même s’obscurcit, se levant au coucher du soleil,
couvrant ses souffrances dans la nuit,
parce qu’elle voyait sa belle homonyme, Séléné,
essoufflée, descendre dans l’Hadès,
avec elle elle avait eu en commun la beauté de sa lumière,
et mêlé ses propres ténèbres à sa mort.
 
Cléopâtre laissa derrière elle son mari et leur fils Gaïus Julius Ptolémée, né entre 13 et 9 avant J.-C.. Juba II poursuivit avec succès le développement de son royaume, tout en restant toujours loyal à Rome. A la mort de Juba en 23 après J.-C., son fils, désormais appelé Ptolémée de Maurétanie, s’inscrivit dans les pas de ses parents et accrut davantage encore la richesse de son royaume, tout en se montrant un allié fidèle des Romains. Sa prospérité finit toutefois par faire des jaloux : invité à Rome par Caligula en l’an 40 afin de célébrer l’amitié maurétano-romaine, Ptolémée fut assassiné sur ordre de l’empereur, probablement par jalousie à l’égard du faste du souverain maurétanien. Ulcérés par ce meurtre, des Maurétaniens initièrent une vaste rébellion contre l’Empire romain qui, après en être venu à bout, prit le contrôle intégral du royaume et le divisa en deux provinces : la Maurétanie tingitane à l’ouest et la Maurétanie césarienne à l’est. Ces provinces restèrent romaines jusqu’au IVème siècle (date de premières invasions berbères) puis furent définitivement perdues - du moins pour l’Empire romain d’Occident - lors de l’irruption des Vandales au Vème siècle.
 
La fille présumée de Ptolémée, Drusilla - que certains historiens estiment plutôt être sa sœur, donc la fille de Juba II et Cléopâtre Séléné II -, ne laissa qu’une trace relativement confuse dans l’Histoire, tout comme sa descendance. Il est donc impossible, en l’état, de retracer avec certitude, à partir de Ptolémée de Maurétanie, le lignage de la dynastie ptolémaïque ; la reine de Palmyre Zénobie, qui marqua durablement l’histoire romaine du IIIème siècle, s’en revendiqua une héritière. Les dépouilles de Cléopâtre Séléné et Juba furent toutes deux transférées dans le mausolée royal qu’ils se firent construire durant leur règne et qui est toujours visible, aujourd’hui, non loin de la ville de Tipaza, en Algérie. Son architecture est à l’image du couple royal : à des éléments éminemment numido-berbères s’ajoutent d’autres éléments d’inspirations grecques et romaines. Leurs dépouilles n’y ont jamais été trouvées, probablement victimes de pillages. Ce mausolée, ainsi que des vestiges puniques, phéniciens ou encore romains l’entourant ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2002 [1].
 
Si Juba II s’est distingué en étant l’un des hommes les plus savants de son temps - cité comme tel, entre autres, par Pline et Plutarque -, Cléopâtre Séléné est restée la figure la plus aimée du couple royal par les Maurétaniens en raison de son dévouement à leur égard tout au long de son règne : de fait, le surnom donné au mausolée par les populations locales jusque pendant la période musulmane sera celui de « tombeau de la Romaine », soulignant la prééminence, dans la mémoire collective, de Cléopâtre Séléné II sur son mari Juba II, pourtant inhumé à ses côtés. Si la vie de Cléopâtre Séléné II fut moins documentée et, surtout, moins romancée que celle de ses parents, elle perpétua, même loin de l’Egypte, le caractère exceptionnel de la dynastique ptolémaïque.

A lire sur Les clés du Moyen-Orient :
 Zénobie
 Cléopâtre : de l’Histoire à la légende
 L’Egypte au cœur des guerres civiles romaines : Pompée et César (1/2)
 L’Egypte au cœur des guerres civiles romaines : Octave et Antoine (2/2)
 Taousert, une des rares femmes à avoir régné en son nom propre en tant que souveraine de Haute et de Basse Égypte
 
Bibliographie :
 Braund, David. "Anth. Pal. 9. 235 : Juba II, Cleopatra Selene and the Course of the Nile." The Classical Quarterly 34, no. 1 (1984) : 175-178.
 Coltelloni-Trannoy, Michèle. Le royaume de Maurétanie sous Juba II et Ptolémée (25 av. J.-C.-40 ap. J.-C.). Vol. 2, no. 1. Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique, 1997.
 Dion Cassius (Histoire romaine)
 Draycott, Jane. " Dynastic politics, defeat, decadence and dining : Cleopatra Selene on the so‑called ‘Africa’ dish from the Villa della Pisanella at Boscoreale." Papers of the British School at Rome 80 (2012) : 45-64.
 Dumitru, Adrian G. "Kleopatra Selene–a look at the Moon and her bright side." Seleukid Royal Women. Creation, Representation and Distortion of Hellenistic Queenship in the Seleukid Empire, Stuttgart (2016) : 253-272.
 Kenrick, Andrew. "African kings, Roman rule : the life of Juba II and Cleopatra Selene of Mauretania." PhD diss., University of East Anglia, 2023.
 McClune, Victoria. "Juba, Cleopatra Selene, and the Roman Empire." El Río : A Student Research Journal 2, no. 1 (2019) : 8-14.
 Middleton, Guy D. Women in the Ancient Mediterranean World. Cambridge University Press, 2023.
 Pline l’Ancien (Histoire naturelle, livre V et VI)
 Roller, Duane W. Cleopatra’s daughter : and other royal women of the Augustan era. Oxford University Press, 2018.
 Roller, Duane W. The world of Juba II and Kleopatra Selene : royal scholarship on Rome’s African frontier. Routledge, 2004.
 Strabon (Géographie, livre XVII)
 Suétone (Vie des douze Césars – Auguste)

Publié le 08/08/2025


Emile Bouvier est chercheur indépendant spécialisé sur le Moyen-Orient et plus spécifiquement sur la Turquie et le monde kurde. Diplômé en Histoire et en Géopolitique de l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, il a connu de nombreuses expériences sécuritaires et diplomatiques au sein de divers ministères français, tant en France qu’au Moyen-Orient. Sa passion pour la région l’amène à y voyager régulièrement et à en apprendre certaines langues, notamment le turc.


 


Culture

Egypte

Histoire