Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
plus de 2500 articles publiés depuis juin 2010


Page facebook Page google plus Page twitter Abonnement au flux RSS
Accueil > Yémen

Yémen

  • Revue Moyen-Orient, « Armées arabes – Les militaires face aux révolutions », numéro de janvier-mars 2013 - 11/02/13

    Ce trimestre, la revue Moyen-Orient est consacrée aux armées du monde arabe. Souvent à l’origine des multiples changements de régimes et bouleversements politiques qui ont écrit l’histoire de la région, les armées arabes font face depuis deux ans à un processus de transition imposé par la rue. Si tous les Etats arabes n’ont pas connu de révolution victorieuse, ils sont concernés dans leur ensemble par les évolutions en cours. Comme l’indique le rédacteur en chef Guillaume Fourmont dans son éditorial, les armées se trouvent au premier plan des processus politiques en cours. Dans les pays en transition, elles doivent jouer un rôle qui ne leur est pas familier. Colonne vertébrale de l’Etat, facteur de stabilité, elles sont contraintes de prendre les responsabilités qu’implique leur poids dans la société et la politique de leurs pays. Ailleurs, elles sont nécessairement sur le qui-vive du fait du climat régional incertain et des risques persistants de crises internes.

  • Entretien avec Hamit Bozarslan - Nouveaux acteurs, échec des Etats, repli identitaire : le Moyen-Orient après les révolutions - 01/11/12

    Docteur en histoire et en science politique, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Hamit Bozarslan est, entre autres domaines de recherche, spécialiste de l’histoire de la violence au Moyen-Orient.
    Dans cet entretien, il revient pour Les Clés du Moyen-Orient sur les événements survenus dans la région l’année passée avec le recul que donnent à l’observation de l’actualité les catégories des sciences sociales. Hamit Bozarslan aborde notamment la spécificité d’un nouveau cycle de violence comparable à celui des années 1980 et qui pourrait se prolonger de manière inquiétante. Il identifie les nouveaux acteurs qui ont émergé en cette situation de crise, analyse l’apparent échec des Etats de la région avant de revenir sur les causes du repli identitaire en cours.

  • La République Démocratique Populaire du Yémen (ou Yémen du Sud) : 1967-1990 - 10/07/12

    Le 30 novembre 1967, après le départ des dernières troupes britanniques de l’ancien protectorat d’Aden, la République Populaire du Yémen du Sud est créée avec à sa tête Qahtan al-Sha’bi, membre du Front de Libération Nationale (FLN) [1]. Cependant, le leader idéologique de la révolution est Abd al-Fattah Ismail, originaire de la région d’Hugarriyah dans le Yémen du Nord, marxiste qui souhaite transformer le pays en une république soviétique. En combinant son influence à celle des nombreux chefs révolutionnaires de l’arrière-pays, al-Sha’bi est destitué et le pays devient communiste en 1970. Malgré une économie que l’on tente de redresser, les inégalités augmentent rapidement, en particulier entre Aden et l’arrière-pays. L’ouverture vers le capitalisme à partir des années 1980 ne permet pas d’améliorer l’économie du pays. Une réunification avec le Yémen du Nord, plus fort sur les plans économique et diplomatique, semble alors nécessaire. Elle est effective le 22 mai 1990.

  • La fin du protectorat d’Aden : les années 1960 - 03/07/12

    Le 4 avril 1962, les Britanniques décident d’unir la plus grande partie des Etats du protectorat d’Aden pour créer la Fédération d’Arabie du Sud. En janvier 1963, ils y intègrent la ville d’Aden. Mais les Yéménites ne souhaitent plus la présence britannique et le mécontentement face à cette administration augmente de jour en jour, soutenu par l’Egypte de Nasser. C’est ainsi qu’en octobre 1963 les combats contre les Britanniques commencent. Néanmoins, les nationalistes yéménites sont divisés en de multiples groupes et les combats sont autant contre les Britanniques qu’entre Yéménites de factions opposées.

  • Le protectorat d’Aden dans les années 1950 - 26/06/12

    La Seconde Guerre mondiale bouleverse l’ordre social et économique du protectorat d’Aden, en raison de l’afflux de population dans la zone du port mais également sur le plan commercial, les routes de ravitaillement traditionnelles avec l’Asie du Sud-Est étant coupées. Dans les années 1950, l’attrait du panarabisme nassérien a pour conséquence l’apparition de mouvements nationalistes, amenant les Britanniques à réagir afin de ne pas perdre « the Crown colony », un des territoires les plus riches de son empire.

  • Le protectorat d’Aden pendant l’entre-deux-guerres - 25/06/12

    Pendant la Première Guerre mondiale, la sphère d’influence britannique dans le golfe arabo-persique n’est pas défendue contre les forces turques et les Anglais perdent le contrôle de la région du Lahij qui entoure le port d’Aden. Seule la ville est conservée, défendue par une garnison qui assure la sécurité des routes maritimes entre le canal de Suez et les Indes Orientales. Cependant, avec la fin des hostilités, Londres espère retrouver ses anciennes possessions et lorsque le nouveau dirigeant au nord de l’ancienne ligne anglo-turque, l’imam Yahya Al-Mutakawakkil ‘Ala Allah, laisse entendre qu’il souhaite contrôler le Grand Yémen, c’est-à-dire toute la région du sud de la péninsule arabique à l’exception du port d’Aden, la confrontation est déclenchée. La stratégie des Britanniques consiste à montrer à Yahya ainsi qu’aux chefs tribaux locaux qu’ils sont les protecteurs de la zone du sud de la péninsule, comme sous l’Empire ottoman.

  • Guerre civile au Yémen du Nord (1962-1970) - 05/06/12

    Le 18 septembre 1962, l’imam Ahmad bin Yahya, roi du Yémen, meurt dans son sommeil. Son fils aîné, al-Badr, lui succède sur le trône. Cependant, il est déposé par un coup d’état mené par de jeunes officiers soutenus par l’Egypte nassérienne : c’est ainsi que la République Arabe du Yémen (plus connue sous le nom de Yémen du Nord) est créée. Le soutien égyptien au coup d’état inquiète l’Arabie saoudite voisine qui décide d’aider les troupes royalistes à remettre al-Badr sur le trône. Commence alors une guerre civile qui dure presque une décennie, en raison principalement des intérêts égyptiens et saoudiens dans le conflit, qui font échouer les tentatives de paix.

  • Fin de l’imamat zaydite au Yémen (1948-1962) - 29/05/12

    En 1948, l’imam Yahya, roi du Yémen, est assassiné par un de ses opposants politiques, Abdullah al-Wasir. S’en suit alors une guerre d’un mois entre les partisans d’Abdullah et ceux d’Ahmad, le fils aîné de l’imam Yahya. Ce dernier l’emporte. Il fait exécuter Ahdullah et la plupart de ses amis, d’autres étant emprisonnés pour leurs volontés réformistes. Ahmad, quant à lui, monte sur le trône du Yémen : le pays est extrêmement appauvri, subissant famines et sécheresses à répétition. En outre, ses relations avec les puissances régionales sont tendues. Entre une Arabie saoudite voisine en pleine expansion économique, les Britanniques qui dominent le sud du pays autour de leur base d’Aden et l’Egypte nassérienne, trop réformiste au goût de la famille royale yéménite, Ahmad ne peut plus choisir la voie de l’autarcie qu’avait suivie son père et se voit ainsi confronté au choix des alliances, tant politiques qu’économiques. Seule sa forte personnalité empêche que le régime soit renversé.

  • Le Yémen de l’imam Yahya (1918-1948) : la difficile création d’un Etat moderne - 23/05/12

    Né en 1867 alors que le Yémen était encore une province de l’Empire ottoman, Yahya Al-Mutakawakkil ‘Ala Allah devient imam en 1904 à la mort de son père. Il se bat contre les Turcs jusqu’à ce que ceux-ci reconnaissent l’autonomie du Yémen et lui confient l’autorité suprême en 1911. Durant la Première Guerre mondiale, il reste fidèle aux Ottomans mais sans s’engager dans les combats. Cela lui permet d’être reconnu comme souverain du Yémen à la fin de la guerre par les puissances occidentales. Cependant, les frontières ne sont jamais officiellement définies, étant la source de conflits dans les années suivantes. Ainsi, jusqu’en 1934, Yahya tente de créer le « Grand Yémen » composé de toutes les provinces qui, selon lui, doivent être sous contrôle yéménite. Puis, après la signature du traité de Taif avec l’Arabie saoudite le 20 mai 1934, la question des frontières étant réglée pour un temps, il peut se consacrer à consolider son pouvoir dans un environnement instable en raison de la puissance des tribus du pays. C’est également ce qui l’amène à rester neutre durant la Seconde Guerre mondiale.

Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».

Découvrez les rubriques et articles rédigés par des specialistes du Moyen-Orient
Portraits historiques
Portraits contemporains
Entretiens
Analyses historiques
Historiques des Etats du Moyen-Orient
Dates anniversaire


Les pays traités : Algérie, Arabie Saoudite, Autres pays, Bahrein, Egypte, Emirats Arabes Unis, Empire ottoman, Etats-Unis, Irak, Iran, Israël, Jordanie, Koweit, Liban, Libye, Libye, Maroc, Méditerranée, Oman, Palestine, Qatar, Syrie, Territoires palestiniens, Tunisie, Turquie, Yémen
© Les clés du Moyen-Orient - Mentions légales - Design : Katelia - Réalisation : Gaiaservice