Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Empire ottoman

  • L’orientalisme en photographie - 11/07/12

    « Nous n’avons plus besoin de monter sur les vaisseaux de Cook et de Laperouse pour tenter de périlleux voyages, l’héliographie confiée à quelques intrépides nous rapportera l’univers en portefeuille, sans que nous quittions nos fauteuils. » déclara un journaliste de La Lumière le 12 juin 1852, après la découverte d’un album photographique de Maxime de Camp [1].

  • Islamania - De l’Alhambra à la burqa, histoire d’une fascination, de Véronique Rieffel - 27/06/12

    « Aujourd’hui, plus que jamais, il est impossible d’ouvrir un journal, d’allumer un poste de radio, de télévision ou un ordinateur sans que soit soulevé la question de la compatibilité entre l’islam et l’Occident : tandem oxymore, couple impossible et extériorité d’emblée posée. »

  • L’Orientalisme au XIXème siècle - 20/06/12

    L’orientalisme est un mouvement artistique, notamment présent dans la littérature et la peinture, qui prend son essor en Occident au XIXème siècle. Le mouvement, et l’intérêt des artistes occidentaux pour l’Orient, ne date pas du XIXème siècle : déjà dans les Lettres persanes, ouvrage de Montesquieu publié en 1721, se faisait sentir cet attrait pour l’Orient et les possibilités artistiques que ce monde relativement mal connu offraient.

  • La diplomatie britannique au Proche-Orient au XIXème siècle - 02/06/12

    La diplomatie britannique au Proche-Orient au XIXème siècle diffère de celle des autres puissances européennes car, durant plus d’un siècle, elle fut activement mise en œuvre pour préserver l’intégrité territoriale de l’Empire ottoman. En effet, les autres puissances européennes telles que la France et la Russie puis, plus tardivement l’Allemagne et la Autriche-Hongrie, ont tenté d’obtenir, au fur et à mesure des crises et des traités de paix signés avec l’Empire, des avantages territoriaux ou des zones d’influence afin de renforcer leur puissance. La politique britannique à l’égard de l’Empire ottoman est autre : le pays y détient certes des intérêts économiques, mais surtout, l’Empire représente pour lui un avantage géostratégique majeur ; il est le garant du passage vers la route des Indes. Cependant, si la conservation de l’intégrité territoriale de l’Empire est bien essentielle dans la politique diplomatique de la Grande-Bretagne durant la majeure partie du XIXème siècle, l’affaiblissement considérable de l’Empire, à la fin du siècle, provoque un changement dans la diplomatique britannique. La puissance européenne cherche désormais plus à consolider les zones d’influence qu’elle a acquises, qu’à conserver l’intégrité d’un Empire amputé d’un grand nombre de ses anciens territoires.

  • La pénétration allemande dans l’Empire ottoman à la fin du XIXème siècle (1880-1914) - 27/05/12

    Le 18 janvier 1871, à la suite de la défaite française de Sedan en septembre 1870 et de la chute du Second Empire, Bismarck, le chancelier allemand, proclame l’Empire allemand à Versailles, dans la galerie des glaces. Dès lors, l’Empire allemand, dont on avait cherché durant la première partie du XIXème siècle à faire l’unité, connaît un essor important en Europe. Il devient, au niveau économique, le principal concurrent de l’Angleterre : le journal britannique, le Saturday Review titre ainsi en 1897 : « Germaniam esse delendam ». Cette formule, faisant référence au fameux « Carthago delenda est » ou Carthage doit être détruite, de Caton l’Ancien, montre de quelle façon l’Allemagne est devenue, en cette fin de siècle, un adversaire redoutable. Mais cette concurrence n’est pas uniquement économique, et Guillaume II, l’empereur d’Allemagne, décide de mener la Weltpolitik, c’est-à-dire revendiquer une place de poids dans le concert des puissances européennes, notamment par l’expansion coloniale. Au Proche-Orient, cette Weltpolitik se concrétise par un rapprochement entre l’Allemagne et l’Empire ottoman, dans les domaines économique mais aussi diplomatique, l’Allemagne remplaçant ainsi la Grande-Bretagne comme principal soutien et allié de l’Empire en difficulté.

  • Les relations russo-ottomanes au XIXème siècle (2/2) : du milieu du siècle à la Première Guerre mondiale - 11/05/12

    La Russie, lors de la guerre de Crimée, a été vaincue par la France et la Grande-Bretagne, alors alliées à l’Empire ottoman. Cette guerre, qui marquerait le passage pour l’Empire ottoman d’une tutelle russe à une tutelle européenne, a plusieurs conséquences. Tout d’abord, les ambitions territoriales de la Russie sont pour un temps arrêtées, avant la crise majeure de 1875-1878, ce qui ne signifie pas pour autant qu’elle ne cherche pas à reconquérir certains des avantages qu’elle avait acquis, puis perdus au cours des différents traités de paix. Ensuite, la Russie est désormais constamment freinée par le concert des grandes puissances européennes, qui cherchent à maintenir un équilibre en Europe. Au final, les relations russo-ottomanes vont se cristalliser et s’articuler autour de la question des Balkans qui, dans la deuxième partie du XIXème siècle, devient une problématique majeure. C’est en effet des Balkans, devenus la « Poudrière de l’Europe », que partent les principaux conflits de la fin du siècle, qui opposent ou unissent Russie et Empire ottoman.

  • Les relations russo-ottomanes au XIXème siècle (1/2) : du début du siècle à la guerre de Crimée - 07/05/12

    Depuis le règne de Pierre le Grand (1682-1725) la Russie s’est constituée en un véritable empire et cherche à étendre ses territoires, à l’ouest vers les Balkans et à l’est vers le Caucase, c’est-à-dire sur des terres faisant partie de l’Empire ottoman. Cette volonté d’expansion a été rendue possible par l’affaiblissement territorial progressif de l’Empire ottoman ainsi que par le caractère figé de ses structures sociales et politiques, difficiles à réformer. Au XIXème siècle, la monté en puissance des nationalismes – notamment dans les Balkans, mais aussi dans d’autres parties de l’Empire – et l’aggravation du déclin de l’Empire ottoman ont fait le jeu de la Russie. Tout au long du siècle, les relations entre la Russie et l’Empire ottoman demeurent complexes : souvent conflictuelles – les guerres entre les deux Etats sont nombreuses – elles s’apaisent parfois, la Russie cherchant alors à étendre son influence par d’autres moyens. Ces relations tendues sont d’autant plus complexes que, bien souvent, les grandes puissances européennes interviennent pour conserver un équilibre entre les deux empires afin que l’un ne prenne pas l’ascendant sur l’autre.

  • Nahda : renaissance culturelle et religieuse, éveil politique dans le monde arabe au XIX ème siècle - 19/04/12

    Le terme arabe « nahda [2] » désigne cette période de l’histoire où, au XIXe siècle, le monde arabe connaît une « renaissance » culturelle et religieuse ainsi qu’un premier éveil politique. Désignée aussi par Albert Hourani sous le nom de « liberal age », cette époque voit la reconfiguration de la pensée arabe sur des sujets aussi essentiels que la pratique de la religion, la place de l’islam en politique, la conception du pouvoir ou les questions socio-économiques. On prend souvent comme point de départ de la nahda l’expédition d’Égypte de Napoléon Bonaparte, en 1798 : le contexte de la nahda est bien, en effet, cette période où l’Empire ottoman se trouve très affaibli, jusqu’à voir contester son intégrité par les grandes puissances étrangères, et où l’influence européenne se fait de plus en plus forte en Orient. Deux tendances principales se dessinent dans le mouvement général qu’on appelle nahda : d’abord le réformisme islamique, avec de grands noms comme ceux de Jamâl al-Dîn al-Afghâni ou de Muhammad ‘Abduh ; et d’autre part l’éveil politique du monde arabe, pour lequel l’Égypte joue un rôle déterminant puisqu’elle est le premier pays arabe à conceptualiser l’État-nation comme un véritable devenir politique.

  • Soliman Ier (1494-1566) - 13/04/12

    Soliman (ou Suleyman) Ier, dit Soliman le Magnifique en Occident et le Législateur [3] en Orient, est sans conteste le plus célèbre sultan de l’histoire ottomane. Son règne (1520-1566) est considéré comme l’apogée de l’Empire ottoman. En effet, tant à l’extérieur, par ses conquêtes et son rayonnement diplomatique, qu’à l’intérieur, par la réorganisation administrative de l’Empire et le contrôle de l’économie et des finances, Soliman fait de l’Empire ottoman une grande puissance méditerranéenne et orientale, menaçant jusqu’aux États européens. Si son héritage ne demeure pas intact après sa mort, il laisse une trace durable dans l’histoire et la mémoire ottomanes, permettant ainsi de mieux comprendre l’histoire de l’Empire jusqu’au XXe siècle.

  • Alexandrie au XIXème siècle - 30/03/12

    Fondée par Alexandre le Grand en 331 avant notre ère, Alexandrie a longtemps été la capitale de l’Egypte. Au XIXème siècle ce n’est plus le cas, le pouvoir politique et une grande partie du pouvoir économique se trouvent désormais au Caire. Cependant, avec l’ouverture de l’Egypte sur la Méditerranée, les travaux effectués sous Méhémet Ali et les vagues d’immigration, la ville connaît un nouvel essor au XIXème siècle et retrouve sa place de premier port d’Egypte. A la fois égyptienne, ottomane et méditerranéenne, Alexandrie est une ville qui occupe une place à part, à tel point que l’on a pu parler de mythe alexandrin.

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