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Treize vers de poésie derrière la rédaction des Badāʼiʽ al-zuhūr fī waqāʼiʽ al-duhūr d’Ibn Iyās
Article publié le 12/07/2017

Par Ahmad Al Amer

Avant de débuter leur récit, les historiens mamelouks commençaient traditionnellement par présenter, au début de l’ouvrage, ce qu’ils appelaient les « huit points » (al-ruʼūs al-ṯamāniya (1)), à savoir : l’objectif de leur ouvrage, son titre, son intérêt, sa catégorie scientifique, sa véracité, le domaine scientifique, le nombre de parties, les sources. Treize vers de poésie composés par Ibn Iyās permettent de connaître la finalité qui se cache derrière la rédaction de l’ouvrage des Badāʼiʽ al-zuhūr fī waqāʼiʽ al-duhūr. Ces vers sont insérés dans les introductions et les conclusions de certaines sections.

Dans l’introduction de la quatrième section :

ṭāliʽ kitābī in aradta muḫbiran
ʽan mubtadaʼ ḫabar al-duhūr bi-mā ǧarā
fa-tarāhu kal-mirʼāti tanẓuru fiʽla mā
abdā al-zamāna ʽaǧāʼiban bayn al-warā (2)

Deux objectifs se dégagent de ces deux vers de poésie : la rédaction de l’histoire depuis la création du monde et la prédilection des faits étranges et inhabituels. En revenant au texte des Badāʼiʽ, on retrouve qu’effectivement Ibn Iyās a commencé sa chronique par l’histoire des souverains qui ont gouverné l’Egypte depuis le début des temps (3) : des géants, des Amalécites, des Grecs, des Pharaons, des Coptes et d’autres ; puis ceux des compagnons et suivants qui l’ont gouverné aux débuts de l’islam ; puis ceux du groupe des Ikhshidides, des Fatimides Oubaydites, des Ayyoubides qui sont des Kurdes, ceux des sultans turcs et circassiens jusqu’à 928.

L’ordre chronologique des faits est basé d’une part sur le principe dynastique autour d’une succession de règnes (4), d’autre part sur celui des annales (5) autour d’une succession d’années, de mois et de jours. Aux yeux d’Ibn Iyās, le bon historien est celui qui apporte de nombreux faits singuliers (kaṯīr al-nawādir (6)). En effet, les termes de nādir (rare), ‘aǧīb (incident extraordinaire) et ġarīb (étrange) occupent une place importante dans l’ouvrage d’Ibn Iyās (7). Celui-ci était un observateur attentif des événements universels, étant attiré par tout ce qui est différent de la réalité que ce soit pour l’homme, l’animal ou la nature ou même les traditions, les coutumes et l’éthique.

Au début de son propos sur la dynastie des Circassiens, Ibn Iyās cite le vers de poésie suivant :

ḥusn ibtidāʼ bihi arǧū al-taḫalluṣa min
nār al-ǧaḥīm wa hāḏā ḥusn muḫtatamī (8)

A travers ce vers de poésie, Ibn Iyās a clairement un objectif d’ordre religieux : le rapprochement et la clémence de Dieu. Cette pensée religieuse existe chez Ibn Iyās et chez la plupart des historiens mamelouks dont la rédaction avait souvent une finalité religieuse, la piété. L’analyse des Badāʼiʽ montre qu’Ibn Iyās donne plus d’explications d’ordre religieux que d’ordre rationnel aux événements. La question qui se pose maintenant est de savoir pourquoi Ibn Iyās a choisi d’introduire par ce vers son propos sur la dynastie des Circassiens et non sa chronique entière ? L’objectif des Badāʼiʽ n’était pas d’écrire une histoire de l’Egypte depuis les débuts des temps, mais d’introduire ce qui allait suivre, l’histoire des Mamelouks, et plus précisément le récit des événements qu’il avait lui-même vécus. C’est bien la partie la plus importante de son ouvrage. Bien qu’il note dans l’annonce du contenu de celui-ci un vaste projet, son objectif n’était sans doute pas d’écrire une histoire de l’Egypte depuis les débuts des temps (9), mais plutôt de brosser une vaste introduction à ce qui sera l’essentiel et le cœur de l’ouvrage, une histoire des Mamelouks où la partie contemporaine de la vie de l’auteur tiendrait la plus grande place. Dès lors, la finalité de Badāʼiʽ al-zuhūr était de rapporter des faits portant sur un territoire déterminé, l’Egypte, et une dynastie particulière, celle des Mamelouks inscrite dans l’histoire de l’humanité depuis ses origines.

Ibn Iyās adopte donc le choix d’écrire une histoire régionale. Il traite de l’histoire de l’Egypte depuis la création du monde (10) jusqu’à l’année 928/1522 et même après, c’est-à-dire jusqu’à une date qui précède sans doute de peu celle de sa mort si l’on inclut la 12ème section (11). Les informations antérieures à l’année 21/642 avaient pour but de faire l’éloge de l’Egypte et de montrer sa grandeur. Celles antérieures à l’arrivée au pouvoir des Mamelouks ne tiennent que 287 pages dans l’ouvrage, soit peu de choses par rapport aux périodes mamelouke et ottomane qui occupent plus de 3000 pages. Si on examine de près l’époque mamelouke dans les Badāʼiʽ, on constate que c’est la période qui débute par la dynastie des Circassiens qui est la plus importante.

Ibn Iyās n’a pas cessé de dévoiler dans sa chronique son grand intérêt pour la dynastie des Circassiens à laquelle il appartient, chose qu’il n’a pas accordée aux autres dynasties. Dans ce contexte, il s’est investi, plus qu’ailleurs, dans sa recherche concernant les origines de cette dynastie, ses ancêtres et son ascendance. Il a même cité un long poème de Nāsir al-Dīn Muḥammad min Ṣādiq, composé de 44 vers sur l’origine des Circassiens (12). Il était fier qu’ils fussent les descendants de Ğabala ibn al-Ayham, un des rois arabes, bien qu’il s’est enfuit et réfugié à Constantinople. Il a aussi entamé son récit sur les Circassiens par un beau et agréable sermon, dans lequel il a fait l’éloge des rois, princes et soldats Circassiens en disant : « Dieu a glorifié l’Islam à travers eux après les Califes Rachidites (13) ». Ibn Iyās rend ensuite grâce à Dieu que Barqūq fût un Circassien.

A la fin de la dixième section, Ibn Iyās écrit les deux vers de poésie suivants :

ʽAwwil ʽalā kutub al-tārīḫ wa iġni bihā
fa-kam tuhazzu lahā al-aʽṭāfu min ṭarabi
Wa lā tuʽawwil ʽalā man qāla min sufhin
al-sayfu aṣdaqu inbāʼan min al-kutubi (14)

Trois idées sont clairement exposées dans ces deux vers : la valeur des chroniques d’histoire, les chroniques d’histoire sont à la fois instructives et plaisantes, les chroniques d’histoire relatent des faits justes et vrais. Les mentions des historiens, de leurs notices et de leurs ouvrages ont été nombreuses dans les Badāʼiʽ et montrent l’intérêt que porte Ibn Iyās aux chroniques d’histoire et sa grande connaissance des chroniqueurs d’histoire.

Ibn Iyās voulait faire de son œuvre, un ouvrage à la fois instructif et plaisant, agréable à lire et à entendre dans des cercles restreints. Ainsi, les anecdotes plaisantes (al-nukta al-laṭīfa), les faits étranges ou les faits de l’adab, de même que les citations poétiques tiennent une place importante. Dans l’introduction des Badāʼiʽ al-zuhūr, Ibn Iyās dit d’ailleurs ceci : « je rapporte là des informations aussi utiles qu’illustres et des faits merveilleux aussi plaisants qu’agréables. Compagnon attrayant dans une soirée entre amis, [cet ouvrage] sera aussi le compagnon intime de celui qui est seul (15) ». Dès lors, les anecdotes qui suscitent l’étonnement (ʽaǧā’ib) doivent tenir une place importante pour capter l’attention du lecteur ou de l’auditeur.

Pour Ibn Iyās, les chroniques d’histoire relatent les faits vrais. Mais avait-il totalement confiance dans tous les ouvrages d’histoire ? Il était prudent quant à ses sources et n’hésitait pas à critiquer dans les Badāʼiʽ les historiens et leurs écrits. Pour lui, le travail d’un historien est de présenter une information juste dans laquelle on peut avoir confiance et cela passe nécessairement pour lui par une quête du vrai et par une recherche de sources fiables. Le fait doit donc être vérifié, ce qu’Ibn Iyās exprime par « je me penche sur le fait » (aqif ʽalayhi), sous-entendu une comparaison avec d’autres sources sous forme d’une enquête, ce qui apparait dans l’expression parfois employée « taḥaqqaqtu ».

Ainsi, à propos du sultan Baybars par exemple, il précise que « les informations concernant le sultan Baybars sont nombreuses et figurent dans un certain nombre d’ouvrages mais la plupart sont inexactes. Ce que nous présentons ici, ce sont les informations véridiques fournies par les savants parmi les historiens (16) ». Ibn Iyās tenait beaucoup à la fiabilité de ses sources. Il tenait à vérifier la véracité des récits et faisait même un travail d’enquête (taḥqīq) avant de le transcrire. Il était conscient que tout ce qui se disait n’était pas juste et adoptait diverses positions qui se voyaient dans sa manière de mentionner la rumeur ou de la commenter : noter le fait en émettant un doute dessus, le signaler sans entrer dans les détails, en donner deux ou trois versions en penchant pour une d’elles, le citer bien qu’il soit mensonger. Il en ressort qu’un bon historien est celui qui « dispose d’une bonne mémoire » (ḥasan al-muḏākara) (17), qui est « capable de bien organiser » (ǧayyid al-naẓm) (18), de « restituer fidèlement » (ṣaḥīḥ al-naql) (19), « d’avoir une belle prose » (naṯr ǧayyid) (20) et « d’apporter de nombreux faits singuliers » (kaṯīr al-nawādir) (21). Par opposition, l’historien médiocre est « celui qui écrit l’histoire à la légère sans prendre appui sur un transmetteur ou un rapporteur » (yaktub al-tārīḫ muǧāzafa lā ʽan rāwī wa lā nāqil) (22), « en composant son récit de manière désorganisée » (fī tārīḫihi ḫabaṭāt kaṯīra) (23), et « en rapportant beaucoup de faits négatifs sur les gens » (fī tārīḫihi masāwiʼ kaṯīra li-l-nās) (24).

Wa lā tuʽawwil ʽalā man qāla min sufhin
al-sayfu aṣdaqu inbāʼan min al-kutubi
A travers ce vers, Ibn Iyās contredit clairement le vers célèbre de Abū Tammām :
al-Sayfu aṣdaqu inbāʼan min al-kutubi
fī ḥaddihi al-ḥaddu bayna al-ǧaddi wa-l-laʽibi

En prenant position contre le vers de Abū Tammām (m. ap. 230/845), il montre qu’il n’est pas partisan de la violence mais est pour le dialogue par le savoir. Cela traduit sa sensibilité, perceptible dans les Badāʼiʽ où on remarque clairement une prédilection pour les faits relatifs à la vie sociale et économique de la population plus que les faits qui concernent les guerres.

Dans l’introduction à son propos sur le règne de al-Ašraf Qanṣūh al-Ġawrī, Ibn Iyās cite les deux vers de poésie suivants :

Aṣfā al-tārīḫ ḥakā
bi-saǧʽihi al-šaḥrūrī
Fāqa al-tawārīḫa bi-mā
awradtuhu li-l-Ġawrī (25)

Trois idées ressortent de ces deux vers : les Badāʼiʽ sont une histoire claire et bien organisée, les faits dans les Badāʼiʽ sont écrits dans une belle prose, les Badāʼiʽ se distinguent des autres chroniques par ce qu’ils rapportent sur al-Ġawrī.
L’expression « aṣfā al-tārīḫ » peut être comprise de deux manières : elle peut signifier une histoire claire bien organisée ou encore une histoire dont les faits ont été vérifiés.
Ibn Iyās avait le souci, explicité dans son introduction, de composer un ouvrage « ni trop long ni trop court », principe qu’il a appliqué aux événements des Badāʼiʽ comme aux notices (26). Ibn Iyās abrège souvent les faits importants et écrit alors « ceci en bref… » (wa muḫtaṣar ḏālik) ou (ǧarā/waqaʽa umūr yaṭūl šarḥuhā) (27). Il pouvait aussi récapituler des faits longs de telle sorte qu’il présente en une seule fois l’ensemble des détails sur un événement particulier.
Par l’expression « ḥakā bi-saǧʽihi al-šaḥrūrī », Ibn Iyās décrit son texte comme étant rédigé dans une belle prose qui n’est pas très compliquée. Le langage des Badāʼiʽ est beau comme l’est le chant du Merle noir (al-šaḥrūr).

« fāqa al-tawārīḫa bi-mā
awradtuhu li-l-Ġawrī » : dans ce vers, Ibn Iyās fait de la période d’al-Ġawrī celle qui distingue sa chronique. En revenant sur les Badāʼiʽ, on trouve que le règne d’al-Ġawrī ainsi que sa notice nécrologique ont pris une grande place dans la chronique. Ce qui explique aussi ce statut privilégié accordé à cette période est qu’Ibn Iyās y est contemporain, donc témoin réel des événements.

A la fin de la onzième section, Ibn Iyās écrit six vers de poésie non successifs :

Iġfir li-munšiʼihi wa-ʽfu
ʽammā ǧanā bi-ttuhami
Aḥsanta lī fī ibtidāʼ
yā rab fa-aḥsin ḫitāmī (28)

Tārīḫunā bahǧat al-maǧālis
yuṭrabu min lafẓihi al-muǧālis
Samāʽuhu li-l-warā surūr
yašraḥu ṣadran li-kulli ʽābis (29)

Allaftuhu niʽma al-ǧalīs
iḏā taġayyarat al-bašar
Yabqā ʽalā sunan al-wafā
abadan wa yuqniʽu bi-l-naẓar (30)

La finalité religieuse qui se cache derrière la rédaction des Badāʼiʽ ressort encore une fois à travers les deux premiers vers. Ibn Iyās demande à Dieu le pardon s’il a commis des erreurs dans son ouvrage et sa bonne fin. Le but d’Ibn Iyās est d’écrire un récit plaisant, instructif et convainquant. L’historien veut que sa chronique soit le meilleur compagnon pour les personnes qui viendront après lui, qu’il soit fidèle à la tradition de l’écriture de l’histoire et fort de ses sens et de son contenu. Ibn Iyās voulait qu’on se souvienne de son ouvrage bien après. Bien qu’il fût pendant longtemps ignoré, aussi bien à son époque que pendant les trois siècles qui ont suivi, Ibn Iyās a atteint son objectif car ses ouvrages et plus particulièrement les Badāʼiʽ suscitent depuis la fin du XIXème siècle l’intérêt d’un grand nombre de spécialistes.

Il nous reste à signaler qu’un rapprochement peut être fait entre le vers suivant déjà cité plus haut :
Allaftuhu niʽma al-ǧalīs
iḏā taġayyarat al-bašar

Et le vers d’Abū l-Ṭayyib al-Mutanabbī (m. 354/965) :

Aʽazzu makānin fī l-dunā sarǧun sābiḥun
wa ḫayru ǧalīsin fī l-zamāni kitābu.

Conclusion

Les objectifs d’Ibn Iyās ont été clairement véhiculés dans les introductions ou conclusions de certaines sections. Les mêmes objectifs étaient souvent repris dans la même introduction ou conclusion sous forme de poèmes. La poésie était alors conclusive et présentait l’objectif de manière synthétique et abrégée.
Toutefois, deux objectifs ont été formulés exclusivement à travers des vers de poésie : la finalité religieuse qui se cache derrière la rédaction des Badāʼiʽ et la volonté qu’avait Ibn Iyās que son ouvrage soit reconnu après sa mort durant les siècles à venir.
La poésie chez Ibn Iyās est expressive, claire et originale. Elle montre indéniablement la grande culture et la connaissance poétique large qu’avait cet historien.

Notes :
(1) Voir Maqrīzī, 2002, t. 1, p. 6.
(2) Ibn Iyās, 1982, t. 1, vol. 1, p. 3.
(3) ([…] wa man malakahā min mubtadaʼ al-zamān min al-Ğabābira wa-l-ʽAmāliqa wa-l-Yūnān wa-l-Farāʽina wa-l-Qibṭ wa ġayr ḏālik wa man waliyahā fī ṣadr al-Islām min al-ṣaḥāba wa-l-tābiʽīn ruḍwān Allāh ʽalyhim aǧmaʽīn wa man waliyahā min ṭāʼifat al-Iḫšīdiyya wa-l-Fāṭimiyyīn al-ʽUbaydiyya wa man waliyahā min Banī Ayyūb wa hum al-Akrād wa man waliyahā min mulūk al-Turk wa-l-Ğarākisa ilā wqtinā hāḏā wa huwa iftitāḥ ʽām iḥdā wa tisʽu māʼa) [Ibn Iyās, 1982, t. 1, vol. 1, p. 3-4]
(4) Al Amer, 2014, p. 46-49.
(5) Al Amer, 2014, p. 49-51.
(6) Ibn Iyās, 1982, t. 2, p. 231.
(7) Al Amer, 2014, p. 245-284.
(8) Ibn Iyās, 1982, t. 1, vol. 2, p. 317.
(9) Al Amer, 2014, p. 29-31.
(10) Si on suppose qu’il a écrit les trois premiers tomes perdus de Badāʼiʽ al-zuhūr.
(11) Lellouch,1998.
(12) Ibn Iyās, 1982, t. 1, vol. 2, p.315, 316, 317.
(13) Ibn Iyās, 1982, t.1, vol. 2, p. 317.
(14) Ibn Iyās, 1982, t. 4, p. 486.
(15) (al-ḥamdu li-llāh allaḏī fāwata bayna al-ʽibād wa faḍḍala baʽḍa ḫalqihi ʽalā baʽḍ ḥattā fi-l-amkina wa-l-bilād wa-l-ṣalātu wa-l-salām ʽalā sayyidinā Muḥammad afṣaḥ man naṭaqa bi-l-ḍād wa ʽalā ʼālihi wa saḥbihi wa-l-sāda al amǧād … awradtu fīhi fawāʼid saniyya wa ġarāʼib mustaʽḏaba marḍiyya taṣluh li-musāmarat al-ǧalīs wa takūn li-l-wiḥda niʽma al-anīs) [Ibn Iyās, 1982, t. 1, vol. 1, p. 3]
(16) (wa aḫbār al-malik al-Ẓāhir Baybaris kaṯīra fī ʽiddat muǧalladāt wa-l-ġālib fīhā mawḍūʽ laysa lahu ḥaqīqa wa-l-laḏī awradnāhu hunā hiyā al-aḫbār al-ṣaḥīḥa allatī ḏakarahā al-ʽulamāʼ min al-muʼarriḫīn) [Ibn Iyās, 1982, t. 1, vol. 1, p. 341]
(17) Ibn Iyās, 1982, t. 2, p. 231, 292.
(18) Ibn Iyās, 1982, t. 2, p. 292.
(19) Ibn Iyās, 1982, t. 1, vol. 2, p. 500, t. 2, p. 231, 292.
(20) Ibn Iyās, 1982, t. 2, p. 231.
(21) Ibn Iyās, 1982, t. 2, p. 231.
(22) Ibn Iyās, 1982, t. 3, p. 310.
(23) Ibn Iyās, 1982, t. 3, p. 310.
(24) Ibn Iyās, 1982, t. 3, p. 361.
(25) Ibn Iyās, 1982, t. 4, p. 2.
(26) Ainsi dans la notice d’al-Atābikī Azbak min Ṭaṭaḫ explique-t-il que « plusieurs événements lui arrivèrent, qu’il serait trop long à expliquer » (wa ǧarā ʽalayhi […] umūr yaṭūl šarḥuhā). Il écrit aussi à un autre endroit : « il est décédé dans cette année plusieurs personnes des notabilités que nous n’avons pas cité de peur que ce soit trop long, terminé » (wa tuwuffiya fī hāḏih al-sana ǧamāʽa kaṯīra min al-aʽyān lam naḏkurhum ḫawfa al-iṭāla intahā ḏālik) [Ibn Iyās, 1982, t. 3, p. 191, 199].
(27) Ibn Iyās, 1982, t. 2, p. 148, 149, 164, 178, 234, 260, 266, 425, 472 ; t. 3, p. 17, 95, 446.
(28) Ibn Iyās, 1982, t. 5, p. 494.
(29) Ibn Iyās, 1982, t. 5, p. 494.
(30) Ibn Iyās, 1982, t. 5, p. 494.

Bibliographie
- Al Amer, Ahmad, 2014, L’historiographie à l’époque mamelouke à travers l’exemple de l’ouvrage Badāʼiʽ al-zuhūr d’Ibn Iyās : analyse de la méthode et du contenu, sous la direction de Monsieur Michel Tuchscherer, France, Aix Marseille Université.
- Al-Maġribī, ʽAzīza Bašīr Aḥmad, 1989, al-Šiʽr al-iǧtimāʽī fī l-ʽaṣr al-mamlūkī-ittiǧāhātuhu wa ḫawāṣṣuhu al-fanniyya-, thèse de doctorat sous la direction de Maḥmūd ʽAbd Rabbah Fayyāḍ, Arabie saoudite, Université de Umm al-Qurā.
- Amīn, Fawzī Muḥammad, 1982, al-Muǧtamaʽ al-miṣrī fī adab al-ʽaṣr al-mamlūkī al-awwal, Le Caire, Dār al-Maʽārif.
- Ibn Iyās, Badāʼiʽ al-zuhūr fī waqāʼiʽ al-duhūr, éd. Muḥammad Muṣṭafā, Le Caire, al-Hayʼa al-miṣriyya al-ʽāmma li-l-kitāb, 1982, 5 tomes.
- Lellouch, Benjamin, 1998, « Le douzième ğuz’ perdu des Badāʼiʿ al-zuhūr d’Ibn Iyās à la lumière d’une chronique Turque d’Egypte », Arabica, vol. 45 n°. 1, p. 88-103.
- Maqrīzī, al-Mawāʽiẓ wa-l-iʽtibār bi-ḏikri al-ḫiṭaṭ wa-l-ʼāṯār, éd. Ayman Fuʼād Sayyid, Londres, Muʼassasat al-furqān li-l-turāṯ al-islāmī, 2002, 3 tomes.
- Salām, Muḥammad Zaġlūl, 1970, al-Adab fī l-ʽaṣr al-mamlūkī, Le Caire, Dār al-Maʽārif.
- Rizq, Maḥmūḍ Salīm, 1955, ʽAṣr ṣalāṭīn al-mamālīk wa nitāǧuhu al-ʽilmī wa-l-ʼadabī, Le Caire, al-Maṭabaʽa al-namūḏaǧiyya.

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