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Myriam Benraad, Irak : de Babylone à l’État islamique, idées reçues sur une nation complexe
Article publié le 02/09/2016

Compte rendu de Enki Baptiste

Myriam Benraad, docteure en sciences politiques, est chercheure au CERI-Science Po et rattachée à l’IREMAM. Elle a notamment publié Irak : la revanche de l’Histoire, de l’occupation étrangère à l’État islamique, aux éditions Vendémiaire.
En lien avec le format de la collection Idées reçues, Myriam Benraad a construit son ouvrage Irak : de Babylone à l’État islamique, idées reçues sur une nation complexe en brefs chapitres, chacun reprenant une grande idée reçue sur la question irakienne, démontrant que la situation est toujours plus complexe qu’on ne le pense. L’auteur a pris soin d’intégrer de nombreuses cartes et un tableau récapitulatif reprenant la population irakienne (en 2015), la superficie du pays, le PIB, les religions, le taux d’alphabétisation ou encore le régime politique. À la fin du livre se trouve un glossaire, outil utile lorsque l’on approche d’objets scientifiques aussi complexes que l’histoire de l’islam, l’islamisme ou encore la géopolitique internationale, une chronologie évolutive de l’Irak et une bibliographie des ouvrages principaux et incontournables pour creuser le sujet.

Myriam Benraad rappelle dans un premier temps que l’Irak a une l’histoire. Son introduction sur le passé de ce territoire situé entre les deux fleuves du Moyen-Orient, l’Euphrate et le Tigre, d’où son surnom arabe de bilad al-rafidayn, résonne avec l’objection de la chercheure à l’idée reçue suivante : l’Irak est artificiel et n’est qu’une construction occidentale datant du début du XXe siècle.
L’Irak, au contraire, est une réalité historique datant de bien avant les mandats occidentaux au Moyen-Orient. Le terme même d’al-‘Iraq en arabe n’est qu’un renvoi au terme persan Eraq. Certes, c’est à partir de 1921 et de la mise en place de la royauté hachémite par les Britanniques que l’Irak entre dans le XXe siècle et dans la modernité. M. Benraad propose de lire l’histoire du pays au XXe siècle comme marquée par trois séquences historiques. La première, 1921, correspond à la fondation du pays après la réunion des trois provinces (wilāyat) de Bagdad, Bassora et Mossoul auparavant sous domination ottomane. Entre les années 1930 et 1950, les Irakiens créent leur État en développant le nationalisme. L’année 1958 est marquée par l’instauration de la République d’Irak avant son renversement, en 1968, par les partisans du parti Baas. La deuxième séquence historique de l’Irak est marquée par la prise du pouvoir par Saddam Hussein et la mise en place d’un régime totalitaire où la société est écrasée et où les ennemis (communistes, Kurdes et chiites) sont ouvertement désignés comme à abattre. La troisième séquence enfin n’est pas datée précisément par l’auteur mais correspond au moment où les rapports entre régime et société laissent place à une personnification de l’État et à un effacement derrière la figure de Saddam Hussein. Cela conduit à une destruction des institutions, qui, couplée aux sanctions internationales suite à la guerre du Golfe, figent le régime.

Pourtant, bien avant ces événements constitutifs de la construction de l’Irak comme État, ce territoire a été le théâtre d’histoires multiples. L’Irak, c’est la civilisation sumérienne (3 500-2 340 av. J.-C.) puis akkadienne (2 340-2 220 av. J.-C.). C’est également l’espace dominé par Hammourabi (1 793-1 750 av. J.-C.), premier à unifier ces territoires sous son pouvoir. L’Irak, c’est également Babylone, d’où fuirent les Hébreux avant de codifier le Talmud (VIe s. av. J.-C.). Ce fut enfin le territoire d’expansion de l’islam durant le VIIe siècle, où s’installèrent, à partir de 750, les dynastes abbassides. L’Irak avait déjà une réalité administrative concrète sous le pouvoir de ces derniers, qui avaient fait de Bagdad leur capitale et le centre administratif et culturel de leur empire.

Depuis le morcellement de l’État irakien suite à l’intervention américaine de 2003, nombre d’observateurs reprennent aisément l’idée selon laquelle l’Irak se fragmente si facilement du fait de son artificialité territoriale, confessionnelle et étatique. On constate que la situation est plus complexe et qu’il est nécessaire de proposer une lecture de l’histoire dans le temps long pour constater que, même si l’État irakien dans les frontières que nous lui connaissons aujourd’hui date de 1921, la réalité et la cohérence géographiques de ces territoires est bien plus ancienne.

Consubstantiel à cette première idée reçue, M. Benraad revient sur l’a priori selon lequel la construction d’une nation irakienne aurait échoué. Au-delà de l’artificialité présumée des frontières de l’Irak, bon nombre d’observateurs de la situation irakienne ont suggéré que l’Irak n’étant qu’un amalgame de populations ethniquement et religieusement différentes, la Nation irakienne était factice. Les tenants de cette affirmation font donc le postulat suivant : la diversité ethnique et confessionnelle au sein d’un État serait antithétique à l’existence d’un sentiment national.
Pourtant, sentiment national il y a – et nombreuses sont les études récentes qui confirment l’importance de ce nationalisme irakien. L’État irakien semble s’être construit autour d’événements marquants du XXe siècle tel que la grande révolution irakienne (al-thawra al-‘iraqiyya al-koubra) en 1920. Dans les années 1930, on notera l’existence parallèle et conflictuelle politiquement parlant de deux partis politiques aux visées différentes : le wataniyya, défenseur de la patrie irakienne, et le qawmiyya, défendant une politique panarabe. Le sentiment national a donc existé, au moins jusqu’à l’arrivée de Saddam Hussein. Myriam Benraad estime que c’est le régime de ce dernier et l’utilisation des symboles nationaux mentionnés ci-dessus par la dictature qui a entrainé le progressif discrédit de l’État (de la chose étatique mais aussi du concept d’État) auprès des populations. Entre 2003 et 2014, on ressent encore la survivance de ce sentiment national par le net refus des gouvernements mis en place par les États-Unis sur des bases confessionnelles.

L’arrivée au pouvoir du parti Baas a donc été un tournant dans le rapport des Irakiens à l’État. Il faut dire que la montée en puissance du parti a été un phénomène de grande ampleur à l’échelle du Moyen-Orient, notamment après l’installation au pouvoir du pendant syrien à Damas.
De nombreuses idées reçues circulent encore sur ce parti politique : le Baas irakien fut un parti moderniste qui fit de l’Irak un pays laïc avant l’intervention américaine ; le Baas irakien a réussi à anéantir toute société civile sous son joug. La situation est toujours bien plus complexe.
Qu’est-ce qu’une société civile ? C’est « un champ de la vie sociale et civile autonome de l’État » (page 63). Si l’on observe l’évolution de la société civile en Irak au XXe siècle, on se rend aisément compte que le pays fut l’un des espaces politiques les plus dynamiques sur le plan institutionnel et sur le plan des expériences politiques avant l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein. Et si l’on passe rapidement, on se rend compte qu’après 2003, la société civile semble avoir disparu, enterrée sous les coups de la confessionnalisation des institutions politiques et de la violence endémique qui mine le pays. Si le parti du dictateur déchu en 2003 a bien organisé une répression terrible des contestations, on perçoit bien un retour des dynamiques sociales à partir de 2004, d’autant plus intéressantes qu’elles regroupent un large spectre d’acteurs locaux. Le véritable échec de la société civile irakienne post-2003 ne fut pas la reprise d’activités autonomes de l’État mais sa réinsertion avortée dans le paysage politique post-baassiste. Depuis le déclenchement, en 2006, d’une véritable guerre civile aux accents religieux, les institutions de cette nouvelle société civile n’échappent guère aux logiques du conflit, leur ancrage ethno-confessionnel intensifiant la fragmentation sociale.
Deuxièmement : avant 2003, l’Irak aurait été un pays laïc. Cette idée reçue résulte d’une perception commune du parti Baas selon laquelle ce fut un parti progressiste tourné vers la modernité sociale et donc opposé à l’islam. Myriam Benraad propose de revenir brièvement sur son histoire. Le Baas est fondé en 1947 par Michel Aflaq et combine, dès le départ, idéologies socialiste, laïque et nationaliste. Pourtant, le Baas ne fut jamais totalement étranger à la religion islamique. Deux éléments le laissent penser. D’abord, son fondateur, Michel Aflaq, considérait, déjà en 1943, l’islam comme « la pulsion vitale qui a révélé aux Arabes les potentialités et les forces latentes résidant en eux, la meilleure expression du désir d’éternité et d’universalité de la nation arabe (1) ». Enfin, malgré la tentative du Baas se s’éloigner de l’islam pour mieux promouvoir son objectif de modernisation sociale, le parti irakien a grandi et s’est développé dans un contexte socio-politique et religieux irakien. Or, les populations irakiennes se sont toujours caractérisées par un véritable attachement à leur foi. Sous Saddam Hussein, le Parti islamique irakien est, dans un premier temps, combattu et entre dans une période de clandestinité. Il reprend néanmoins ses activités de militantisme dès 1980, à travers la jeunesse, et gagne de l’importance dans le début des années 1990. Cela s’explique aisément : l’Irak enregistre alors une série de défaites (guerre contre l’Iran 1980-1988, puis guerre contre le Koweït 1990-1991) qui jette la jeunesse en quête de repère dans les bras d’une mouvance salafiste de plus en plus dure et de plus en plus dynamique. Après l’entreprise de débaassification orchestrée par les armées anglo-saxonnes en 2003, nombres d’officiers du parti ont rejoint la guérilla ou se sont radicalisés dans les prisons secrètes américaines. Ils sont devenus, depuis, les stratèges ou les ingénieurs de l’État islamique.

Les Américains et les Britanniques n’avaient-ils pas prévu que cette débaassification conduirait au dépeçage total de l’État irakien et priverait ce dernier de ses assises institutionnelles et de ses cadres administratifs formés et compétents ?
D’aucuns affirment que l’entrée en guerre en Irak n’a pas été préparée, d’où ce rapide effondrement de l’État et cette incapacité latente à reconstruire une Nation sur les ruines d’un parti tyrannique. Pourtant, la confrontation avec Saddam Hussein ne fut pas uniquement conjoncturelle mais a été préparée ou du moins pensée depuis 1996. Cette année, Richard Perle et David Wurmser publient le mémorandum A Clean Break : A new Strategy for Securing the Realm (2) qui anticipe la confrontation avec Bagdad. Les États-Unis reçurent même « la caution intellectuelle » (page 94) pour l’intervention en Irak de la part des opposants en exil : Kanan Makiya, par exemple, auteur, en 1989, d’une tirade anti-baassiste, Republic of Fear : The politic of Modern Iraq (3).

Une autre affirmation récurrente relative au conflit irakien de 2003 et à l’établissement de groupes islamistes radicaux est la suivante : les combattants du jihad irakien sont des étrangers. C’est d’ailleurs sur la supposition d’une connexion entre al-Qaïda et le régime de Saddam Hussein que les États-Unis attaquent l’Irak en 2003. Pourtant, l’implantation jihadiste date d’avant l’arrivée des Américains – et l’implantation salafiste est encore plus ancienne, comme nous l’avons vu ci-dessus. Les premiers groupes jihadistes à s’implanter en Irak (Ansar al-islam, Ansar al-sunna) le font dès les années 2000-2001 et sont composés majoritairement d’Irakiens. Même si les organisations les plus puissantes furent aux mains d’étrangers – par exemple la Tanzim qa‘ida al-jihad fi bilad al-rafidayn fondée par le Jordanien Abu Moussab al-Zarqaoui – elles prirent racine dans le pays avant 2003. À partir de 2006, ces organismes terroristes, parfois accusés d’être trop étrangers aux populations, engagèrent un processus d’irakisation. Ainsi, le 15 octobre 2006 est proclamé l’État islamique en Irak (Dawla al-‘Iraq al-islamiyya) dont le chef, Abu Omar al-Baghdadi est abattu en 2010 et est remplacé par Abu Bakr al-Baghdadi, désormais connu pour être l’autoproclamé calife de l’État islamique. Comme l’indique leur nisba, ils sont tous deux Irakiens et même Bagdadiens.
Attention toutefois à ne pas considérer les rangs de l’opposition jihadiste sunnite comme homogènes. Résumé ainsi, nous pourrions avoir l’impression qu’il existe un consensus sunnite radical, des combattants luttant au nom du jihad. En réalité, l’insurrection irakienne est complexifiée par cette absence d’homogénéité et de consensus. Le soulèvement de 2003 contre l’occupation occidentale s’est rapidement caractérisé par la pluralité des stratégies et des acteurs engagés, chez qui l’usage de la violence et son objectif différait. Rapidement, les tensions sont palpables entre islamistes et islamo-nationalistes. La proclamation en 2006 d’un État islamique d’Irak achève de creuser un fossé entre les deux tenants de la résistance. Lors de l’éruption de la guerre civile en Syrie, ce sont les groupes jihadistes qui connaissent la discorde. En avril 2013, l’État islamique annonce sa fusion avec le front al-Nusra et devient l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL). Sauf que l’alliance est refusée par al-Julani, le leader du front al-Nusra, rattaché à al-Qaïda, qui réclame que le front al-Nusra soit le seul et unique représentant de l’organisation islamiste en Syrie. Depuis, les deux groupes ultras-radicaux s’affrontent dans un combat sans merci.

Le dernier chapitre de l’ouvrage, « Une arène politique plurielle » est un véritable chapitre de conclusion. L’auteure y brosse un panorama des acteurs engagés dans les conflits actuels et le lecteur pourra tisser des liens entre les chapitres et les informations données auparavant et la situation actuelle.
On retrouve le conflit confessionnel dans lequel les sunnites tâchent de se refaire une place dans l’échiquier politique irakien. En 2003, l’intervention américaine procède à une diabolisation des populations sunnites. Depuis, certains estiment que leur résistance est un témoignage de leur nostalgie de l’époque baassiste. M. Benraad dément : cette insurrection sunnite serait moins l’expression de leur attachement au régime de Saddam Hussein qu’une lutte contre leur marginalisation socio-politique, face à la montée en puissance des chiites et des Kurdes. De plus, la guérilla islamiste sunnite a placé les populations marginalisées dans une situation délicate, les sommant indirectement de choisir entre collaborer avec la coalition et le gouvernement ou les combattre.
De leur côté, les chiites, longtemps accusés d’être la cinquième colonne de l’Iran, accèdent soudainement à des charges politiques qu’ils n’avaient plus exercées depuis des décennies. Pourtant, il s’est développé et il se développe encore aujourd’hui un sentiment nationaliste chez les chiites, poussant ces derniers à faire valoir la Nation plutôt que leur appartenance confessionnelle. Parler de « communauté chiite » n’a guère de sens ni de réalité sociologique si l’on suppose qu’il existe une communauté transfrontalière. L’Iran a toujours essayé d’étendre son champ d’influence sur l’Irak via l’importante population d’obédience chiite en Irak. Et pourtant, l’émergence de ce nationalisme chiite suppose le rejet du modèle de la velâyat-e faqîh de Khomeiny au profit d’un sentiment d’arabité accru. En témoigne le discours tenu par al-Sadr, mêlant opposition à l’occupation, religion et nationalisme arabe.
Les Kurdes enfin, occupent une place également fondamentale dans le jeu politique en cours en Irak. Contre l’idée générale selon laquelle les Kurdes revendiqueraient ouvertement leur indépendance, Myriam Benraad préfère dire que ces derniers ont fait le choix de la « coexistence stratégique » (page 140), face au danger islamiste. Après avoir obtenu l’indépendance en 1920 au traité de Sèvres, avoir vu cette indépendance annulée trois ans plus tard au traité de Lausanne par les puissances occidentales, avoir connu la répression kémaliste en Turquie, les populations kurdes ont développé un sentiment de trahison et d’abandon. Il n’est pas faux non plus de dire que l’identité kurde irakienne s’est forgée durant le XXe siècle en opposition vis-à-vis du pouvoir central de Bagdad. En 1946 est fondé le PDK, dans le nord de l’Irak puis en 1975 l’UPK, autour de Jalal Talabani, dans le sud du Kurdistan irakien. En 1988, dans la continuité de la guerre contre l’Iran, Saddam Hussein déploie l’armée contre les milices kurdes et procède à une extermination avant que les États-Unis ne déclarent le Kurdistan irakien sous leur protection aérienne. Depuis 2003, le Kurdistan est en situation de quasi-autonomie vis-à-vis de la capitale irakienne. Mais dans le conflit contre Daech, les allégeances politiques et les ralliements stratégiques militaires témoignent d’une nécessité réciproque et d’un front commun entre les Kurdes et Bagdad. Face aux divisions existantes entre les différentes branches moyennes-orientales des milices kurdes et consécutivement à la reprise des hostilités avec l’armée turque, l’indépendance totale du Kurdistan irakien ne semble plus être une priorité absolue pour la nouvelle génération.

L’Irak est donc dans une situation précaire et apparaît comme un pays rongé par une violence endémique. Cette violence, selon Myriam Benraad, est à comprendre comme « le résultat de l’éclatement d’un système social donné ou d’une fragilisation des normes de fonctionnement et des valeurs d’un groupe » (pages 11-12).
L’Irak est devenu une arène politique ultra-complexe où s’entremêlent les acteurs politiques, militaires, économiques et religieux, un territoire où les jeux d’alliance doivent être déchiffrés avec minutie au risque, nous l’avons vu, de relayer bon nombre d’idées reçues souvent trop simplistes pour expliquer la situation.

Myriam Benraad, Irak : de Babylone à l’État islamique, idées reçues sur une nation complexe, Le Cavalier Bleu, Paris, 2015.

Notes :

(1) M. Aflaq, Discours « À la mémoire du Prophète arabe », 1943, cité p.75.
(2) « Une rupture décisive : une nouvelle stratégie pour sécuriser le royaume. »
(3) Traduit sous le titre français de La machine infernale.

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