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La Grande-Bretagne, le Koweït et les Affaires de l’Arabie de la fin du XIX siècle à 1914. Cinquième Partie : les Affaires de l’Arabie (1/2)
Article publié le 19/09/2016

Par Yves Brillet

Yves Brillet est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Saint Cloud, agrégé d’Anglais et docteur en études anglophones. Sa thèse, sous la direction de Jean- François Gournay (Lille 3), a porté sur L’élaboration de la politique étrangère britannique au Proche et Moyen-Orient à la fin du XIX siècle et au début du XXème.
Il a obtenu la qualification aux fonctions de Maître de Conférence, CNU 11 section, a été membre du Jury du CAPES d’anglais (2004-2007). Il enseigne l’anglais dans les classes post-bac du Lycée Blaringhem à Béthune.

Les relations entre le Koweït et la Grande-Bretagne furent marquées par la position géographique de la principauté qui en faisait un des débouchés possibles pour les voies de communication reliant l’espace asiatique et une zone considérée par Londres comme étant de première importance pour ses intérêts stratégiques et commerciaux. La Grande-Bretagne fut aussi conduite à s’intéresser à l’évolution de la situation politique à l’intérieur de la péninsule dans la mesure où les événements qui s’y produisaient pouvaient d’une part influer directement sur les relations entretenues par Londres et le Government of India avec les chefs locaux et d’autre part participer indirectement à une remise en cause du statu quo signé en 1899 avec le cheikh du Koweït. Il s’agira donc dans les propos qui vont suivre de caractériser les axes majeurs de la politique de la Grande-Bretagne vis-à-vis de l’Arabie (1).

La Grande-Bretagne et la péninsule arabique au XIX siècle : vigilance et neutralité

Les premiers contacts entre la Grande-Bretagne et les forces wahhabites eurent lieu à l’occasion du règlement des différends affectant les relations entre les Qawasim établis sur le littoral du Golfe et les autorités britanniques en Inde. L’objectif de la Grande-Bretagne dans le secteur était d’assurer la sécurité des communications maritimes et commerciales et de réprimer les actes de piraterie dans les eaux du Golfe.
A l’occasion de l’expédition menée en 1809 contre Ras el Khaimah, le Government of India informa le Capitaine Seton, Résident politique dans le Golfe, de la conduite à tenir vis-à-vis du chef des wahhabites et énonça clairement les objectifs et les limites de l’action britannique concernant la situation de la péninsule. La Grande-Bretagne indiquait précisément qu’il lui importait principalement de conforter la sécurité et la paix dans les eaux et sur le littoral du Golfe, ainsi que d’y favoriser l’essor du commerce. Elle indiquait qu’elle ne recherchait pas à accroitre sa présence territoriale et souhaitait entretenir des relations d’amitié avec les wahhabites ainsi qu’avec l’ensemble des chefs de la région (2). En 1810, le gouvernement britannique faisait de nouveau officiellement savoir qu’il ne désirait pas se mêler des affaires intérieures de l’Arabie et que son action était limitée à la lutte contre la piraterie dans le Golfe (3). Au cours des années 1811-1812, l’émir wahhabite tenta cependant de se rapprocher du gouvernement britannique. Le Government of India conclut finalement en 1814 à l’inopportunité de traiter ou d’instaurer des relations étroites avec les wahhabites du Nedj (4). De nouvelles ouvertures en direction des autorités britanniques eurent lieu au début de l’année 1830, ouvertures auxquelles fut opposée une fin de non-recevoir.

La Grande-Bretagne dut néanmoins prendre en compte l’expansion wahhabite en direction des zones orientales et littorales de la péninsule, sans pour autant renoncer au principe de non-intervention. En 1833, l’influence grandissante de l’émirat de Riyad à Oman et la pression exercée sur le Sultan le contraignirent à accepter le paiement d’un tribut. Appelé à la rescousse, Londres fit cependant remarquer en 1834 que les traités passés avec le sultanat ne l’obligeaient pas à défendre militairement Mascate et qu’il n’était pas question d’agir tant qu’il n’y avait pas d’aggravation de la situation dans le Golfe (5). La Grande-Bretagne veillait malgré tout à ce que l’équilibre des forces dans la péninsule ne soit pas bouleversé. C’est pourquoi elle s’assura que les expéditions égyptiennes contre le pouvoir wahhabite ne se traduiraient pas par l’établissement d’une domination du Caire sur la péninsule conduisant ainsi au renforcement de l’autorité de la Porte sur l’ensemble de la région. Pour autant, Londres ne renonçait pas au principe de non-intervention. Pressées par l’émir wahhabite Fayçal désireux de contrebalancer le pouvoir ottoman et la menace égyptienne, les autorités britanniques répliquèrent en 1843 que le seul objectif de la Grande-Bretagne était la lutte contre les actes de piraterie, le renforcement de la sécurité sur le littoral du Golfe et qu’une intervention n’était envisageable que si le renforcement de la puissance wahhabite était susceptible de modifier l’état des choses (6). C’est ainsi que la tentative menée en 1854 contre Bahreïn fit l’objet d’une réaction officielle de la part du Government of India qui fit savoir à Fayçal qu’il s’opposerait à toute entreprise menaçant l’indépendance de Bahreïn et répliquerait le cas échéant par tous les moyens à sa disposition (7). La détermination du Government of India à maintenir le statu quo sur le littoral et à s’opposer à l’expansionnisme wahhabite força Fayçal et son successeur Abdallah à chercher un accommodement avec les autorités britanniques dans le Golfe (8). Celles-ci acceptèrent le principe d’une mission de bons offices confiée au colonel Pelly, Résident politique dans le Golfe, chargé de négocier avec le Sultan d’Oman et les wahhabites un accord permettant de résoudre leur différend, sans pour autant engager la Grande-Bretagne (9). En revanche, le Government of India n’approuvait pas la suggestion de Pelly d’en appeler à la Turquie, par crainte de la voir s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Arabie (10).
Conscient de l’éventualité d’une opération militaire turque et du débarquement possible de troupes ottomanes sur le littoral du Golfe, l’émir wahhabite requit en 1871 la protection de la Grande-Bretagne aux termes des traités protégeant la paix et la sécurité dans le Golfe. La réponse du Gouvernement britannique en 1873 insistait sur le fait que la Grande-Bretagne ne s’était pas engagée à défendre les possessions wahhabites contre une attaque par la mer et que le Traité assurant la paix maritime ne pouvait en conséquence être invoqué (11).

Il n’est pas nécessaire de multiplier les exemples pour mettre en lumière les grandes lignes de la politique britannique vis-à-vis de l’Etat wahhabite. Londres tout d’abord, se montre soucieux de contrôler une expansion qui peut éventuellement remettre en cause l’équilibre des forces et l’état des choses dans le Golfe et sur le littoral de la péninsule ; en second lieu, les autorités britanniques, à Londres et en Inde, réaffirment leur refus de tout engagement dans les affaires intérieures de l’Arabie ; en troisième lieu, elles indiquent clairement qu’elles n’y souhaitent pas le renforcement de la Turquie ou l’émergence d’une influence rivale.

La rivalité entre les émirats du Djebel Chammar et de Riyad pour le contrôle du Nedj et ses conséquences (12)

Depuis l’oasis de Hail dans le Djebel Chammar, à l’ouest des domaines de l’émir wahhabite de Riyad, Mohammad Ibn Rashid, profitant des conflits au sein de la famille des Saoud, entreprit à partir de 1875 de s’affranchir de la domination de ses voisins et de se dégager de leur tutelle. En 1786, Mohammad Ibn Rashid était devenu la figure centrale du Nedj et en 1877 les raids lancés depuis Hail vers la province centrale de Qasim marquèrent le début de l’offensive des Chammar pour le contrôle de l’Arabie centrale. A l’issue de cette première série d’opérations, les localités de Burayda et de Sedir avaient échappé à l’autorité de Riyad (13). En 1882, Abdallah Ibn Fayçal al Saoud tenta de reconquérir Sedir et Burayda mais la supériorité d’Ibn Rashid, qui disposait de troupes plus disciplinées et dotées d’un meilleur équipement (fusils de marque Martini et 4 canons de campagne), l’empêcha de reprendre le contrôle des territoires perdus (14). Les Rashid avec leur 2000 cavaliers et 15.000 fantassins et chameliers, continuèrent leurs campagnes victorieuses et investirent Riyad en mai 1888, rendant toute résistance vaine. Un traité marquant la fin des hostilités fut conclu à la fin de l’année 1890 entre Ibn Rashid et l’émir wahhabite Abd al Rahman. Riyad restait aux mains des Saoud qui devaient céder les villes de Sedir et Washm dans le Qasim à leur adversaire.
Après quelques tentatives infructueuses en 1891 pour retourner la situation en sa faveur, Abd al Rahman accompagné de son fils Abd al Aziz fut contraint de s’exiler au Koweït auprès du Cheikh Moubarak (15).

La victoire d’Ibn Rashid sur son rival et le déclin de la puissance wahhabite permirent à la Turquie de renforcer son influence et de réaffirmer sa présence dans la péninsule arabique. En 1872, Mohammad Ibn Rashid avait été contraint de s’incliner devant les troupes ottomanes, d’accepter le versement d’un tribut annuel de 15.000 mejids pour l’occupation de l’oasis de Jawf et d’admettre la nomination d’un qaimakam ainsi que la présence d’une garnison turque (16). En 1888, après son premier succès décisif sur Ibn Saoud, il entra en communication avec le gouvernement ottoman et déclara, à la satisfaction de la Porte, reconnaitre la prééminence du Sultan à qui il remettait ses conquêtes. En 1889, des rumeurs circulèrent à propos d’une campagne lancée, avec l’aval de la Turquie par Ibn Rashid et le cheikh Jasim du Qatar contre le sultan d’Oman. Ceci conduisit l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Constantinople à demander des explications concernant l’état et la nature des relations entre l’émir de Hail et le gouvernement ottoman. Cette affaire permit à l’ambassadeur Sir William White de dresser pour le Foreign Office un tableau de la situation dans le Nejd, montrant que l’objectif d’Ibn Rashid était d’obtenir du Sultan la permission d’étendre son autorité sur le littoral du Golfe et la province de Hassa, tandis que Constantinople cherchait à établir un contrôle direct sur Hassa et les provinces intérieures de l’Arabie (17).

Les dernières années du siècle voient donc la Grande-Bretagne confrontée à une série de problèmes pouvant remettre en cause ses intérêts dans la région ; il s’agit donc pour Londres de freiner l’expansion vers l’est d’un émir du Nejd désireux de trouver un débouché sur la mer, de contrôler les ambitions de la Turquie et de surveiller des intrigues éventuelles de la Turquie et d’Ibn Rashid contre le chef des Saoud réfugié auprès de Moubarak, intrigues susceptibles de constituer une menace pour le statu quo au Koweït.

La Grande-Bretagne et les Affaires de l’Arabie à partir de 1900 : le conflit entre Moubarak et Ibn Rashid

Au cours de l’année 1900, les relations entre Moubarak et Ibn Rashid, qualifié dans les correspondances de l’époque d’émir du Nedj, devinrent de plus en plus tendues. En 1899, le Résident politique avait informé le Government of India que la Turquie comptait utiliser Ibn Rashid pour contrer ses velléités d’indépendance (18). De son côté, après la signature de l’accord secret de 1899, Moubarak pensa pouvoir s’abriter derrière la protection des autorités britanniques pour intervenir contre son rival. Il apporta son soutien à Abd al Rahman ibn Saoud qui quitta brusquement le Koweït en août 1900 pour gagner l’intérieur de la péninsule où il remporta quelques succès contre les tribus bédouines favorables à Ibn Rashid. A l’appel d’Abd al Rahman, Moubarak entreprit de mettre sur pied une expédition contre les forces d’Ibn Rashid dans la province de Qasim (19). En novembre 1900, l’émir du Nedj tenta de rallier les Turcs à sa cause, reconnaissant de ce fait la suzeraineté du Sultan, tandis que le gouvernement britannique estimait préférable de désamorcer un conflit entre le Nedj et le Koweït qui ne manquerait pas de renforcer la position de la Turquie dans la région (20). Le Government of India réagit le 14 novembre en préconisant l’envoi d’un navire afin de se renseigner sur la situation et proposa d’avertir Ibn Rashid que la Grande-Bretagne ne pourrait tolérer une attaque contre le Koweït. Le 15, le Foreign Office fit part de son approbation tout en stipulant qu’aucune action ne pouvait être entreprise sans l’accord de Londres (21). Les troupes de Moubarak quittèrent le Koweït le 19 décembre 1900. Le premier trimestre de l’année 1901 vit une série d’offensives et de contre-offensives où chacune des parties combattantes avaient tour à tour l’avantage. Le 2 février 1901, les forces de Moubarak se trouvaient ainsi en vue de Riyad qui fut prise quelques jours plus tard. Le 18 mars 1901 cependant, les troupes du cheikh du Koweït subirent une défaite sévère et furent mises en déroute à la bataille de Sarif, donnant ainsi momentanément l’avantage à Ibn Rashid.

Cet épisode guerrier donnant à la Turquie l’occasion de renforcer son emprise sur les affaires intérieures de l’Arabie contraignit le gouvernement britannique à s’interroger sur les modalités de son action vis-à-vis de la Porte et de Moubarak. Dans une dépêche du 10 février 1901, l’ambassadeur à Constantinople faisait remarquer que l’émir du Nedj contrôlait une grande partie de l’intérieur de l’Arabie, qu’il semblait relativement bien disposé à l’égard de la Grande-Bretagne et qu’il était souhaitable de ne rien entreprendre qui puisse mettre en danger ces bonnes dispositions. D’autre part, la continuation des hostilités entre Ibn Rashid et Moubarak ne pouvait manquer d’être mise à profit par le Vali de Bassora et les autorités ottomanes pour réaffirmer l’autorité du Sultan sur la région. O’Conor proposait ainsi, au vu des intérêts de la Grande-Bretagne au Koweït, de persuader Moubarak de ne pas intervenir aux côtés d’Abd al Rahman dans le conflit qui l’opposait à Ibn Rashid, de lui rappeler la clause de l’accord de 1899 l’obligeant à suivre les recommandations du gouvernement britannique et d’informer le gouvernement ottoman que des instructions avaient été données au Résident pour qu’il se rende au Koweït (22). Le 26 février, à la demande du Foreign Office, le Secrétaire d’Etat pour l’Inde informa le Vice-roi en ce sens (23). Mécontent de l’absence de soutien des autorités turques et de leur attitude à son égard, Ibn Rashid demanda en mai 1901 à bénéficier de la protection du gouvernement britannique ; le 1 juin, l’India Office fit savoir au Government of India qu’il était exclu d’intervenir dans les affaires intérieures de l’Arabie tout en veillant à ne pas s’aliéner les bonnes dispositions d’Ibn Rashid. Lansdowne informa l’ambassade britannique que Londres et Constantinople s’étaient entendus pour dissuader Moubarak et Ibn Rashid de poursuivre les hostilités (24).

Lire les autres parties :

La Grande-Bretagne, le Koweït et les affaires de l’Arabie de la fin du XIX siècle à 1914. Première partie : le cadre général de l’action de la Grande-Bretagne dans le Golfe Persique. Le Koweït : situation géographique, limites territoriales et importance stratégique

La Grande-Bretagne, le Koweït et les affaires de l’Arabie de la fin du XIX siècle à 1914. Deuxième partie : la Grande-Bretagne et le Koweït : l’accord secret du 23 janvier 1899

La Grande-Bretagne, le Koweït et les Affaires de l’Arabie de la fin du XIX siècle à 1914. Troisième Partie : le train de Bagdad et la diplomatie des puissances, 1900-1903. De l’année 1900 au retrait de la Grande-Bretagne du projet de liaison ferroviaire

La Grande-Bretagne, le Koweït et les Affaires d’Arabie de la fin du XIX siècle à 1914. Quatrième partie. Le train de Bagdad et la diplomatie des puissances. De la rupture des négociations en 1903 à l’accord anglo-turc de 1913 (1/2)

La Grande-Bretagne, le Koweït et les Affaires d’Arabie de la fin du XIX siècle à 1914. Quatrième partie. Le train de Bagdad et la diplomatie des puissances. De la rupture des négociations en 1903 à l’accord anglo-turc de 1913 (2/2)

La Grande-Bretagne, le Koweït et les Affaires de l’Arabie de la fin du XIXe siècle à 1914. Cinquième Partie : les Affaires de l’Arabie (2/2)

Notes :

(1) Le Gazetteer of the Persian Gulf vol. 1, part 2 retrace avec précision la naissance et le développement du wahhabisme en Arabie ainsi que la création de l’Etat wahhabite par la famille des Saoud. On peut aussi se reporter à l’ouvrage de Curzon sur le Golfe persique. Voir aussi David George Hogarth, The Penetration of Arabia, A Record of the Development of Western Knowledge concerning the Arabian Peninsula, Londres, 1904, pp.483 et Robin Bidwell, Travellers in Arabia, Londres, 1994, pp.224. Ces deux ouvrages constituent une synthèse des connaissances établies par les voyageurs et explorateurs sur l’Arabie centrale. Le Narrative of a Year’s Journey through Central and Eastern Arabia, 1862-1863, Londres 1865, et Travels in Arabia Deserta, Londres, 1888, de Charles M. Doughty permettent de retracer le conflit opposant les émirats rivaux du Djebel Chammar et du Nedj.
(2) Persian Gulf Gazetteer, part 1. Historical and Political Materials. Précis of Nejd Affairs, IOR/R/15/1/725, §. 23, p.7 : “To be careful to make it in due time fully known to the Wahabis, and to the officers of his government, that it was our sincere wish to continue at all times on terms of friendship with him and the other States of Arabia, desiring only to provide for the security of the General Commerce of the Seas, and of the Gulf of Persia in particular […] ; the motives and object of interposition involving no views of aggrandizement on our part, but being altogether limited to the repression of the maritime depredations, such as is equally condemned by the professors of every religion, and the just support of our ally, the Imam of Mascat, cannot reasonably give offence to any other State or Government.”
(3) Ibid., § 25, Letter of the Honourable Jonathan Duncan to the Wahabi Chief, 9 Aug 1810.
(4) Gazetteer of the Persian Gulf, vol. 1, part 2, p. 1076.
(5) Précis of Nejd Affairs, § ,p. “We are not under any defensive engagements with the Imam of Mascat ; and it is requested that the British authorities in the Gulf may be instructed to observe a strict neutrality in any disputes that might arise between him and any of his neighbours on the Continent of Arabia.”
(6) Ibid., § 51-52.
(7) Ibid., § 65.
(8) Cette détermination est exprimée dans une communication du 24 janvier 1865 qui synthétise la position officielle du gouvernement : “It will be advisable to inform the Wahabi Amir that the British Government is not aware of the existence of any formal agreement between itself and the Amir. […] The Amir should be given further to understand that the Imaum of Maskat is our friend and ally and the British Government, while hoping for a happy settlement of any differences which there may be now between the Imaum and the Amir, cannot regard any encroachment on the Imaum’s territory without grave concern”. Précis of Nejd Affairs, § 95, Government of India, Letter from Mr Secretary Muir, n°66, dated the 24th Jan. 1865.
(9) Ibid., § 116.
(10) Ibid., § 117, Government of India’s view on Col. Pelly’s Report, Letter n°602, 11 June 1866 : “ The Government of India […] concurs in discountenancing Lt. Col. Pelly’s suggestion that the interference of the Turkish Government should be invoked. No good, but much harm, would result from the question of Turkish supremacy over the Wahabi territory being imported into our relations with the latter Power. It has always been our policy […] to repudiate the Porte’s claim to authority in that quarter.”
(11) Ibid., § 148-149, Government of India, Secret, n°441, Oct. 1873.
(12) L’histoire du Djebel Chammar et des Rashid est résumée dans le Gazetteer of the Persian Gulf, vol.1, part 2, ainsi que dans le Précis of Nedj Affairs.
(13) Gazetteer of the Persian Gulf, vol. 1, part 2, p.1136.
(14) Précis of Nedj Affairs, § 205.
(15) Ibid., § 215-218.
(16) Gazetteer of the Persian Gulf, vol. 1, part 2, p.1140.
(17) Précis of Nedj Affairs, § 215.
(18) Persian Gulf Gazetteer, Part 1, Historical and Political Materials, Précis of Koweit Affairs, 1896-1904, IOR/L/PS/20/C239, § 87, Letter n°58, Colonel Meade to Government of India, 7 May 1899.
(19) Gazetteer of the Persian Gulf, vol.1, Part 2, pp.1142-1143.
(20) Precis of Nedj Affairs, § 223.
(21) Précis of Koweit Affairs, § 112. Le consul britannique à Bassora estima à ce moment que le conflit avait été évité mais que l’affaire avait considérablement accru le prestige de l’Empire ottoman et bouleversé les prétentions de Moubarak à l’indépendance, Wrastislaw n°41, Nov 22, 1900, Memorandum respecting Koweit, IOR/L/PS/18/B133A. Voir aussi Précis of Koweit Affairs, § 134 : Col. Kemball, 3 Dec 1900 : “We clearly cannot give Mubarak any assistance to enable him to prosecute his warlike operations, I think that all we can do is to convey him a warning that, although our agreement with him gives us an interest in seeing the integrity of Koweit maintained, we cannot interfere to protect him against the Amir of Nedj.”
(22) Précis of Koweit Affairs, Appendix F, Proposal made by Sir N. O’Conor to advise Sheikh Mubarak to keep quiet, Feb. 1901, Sir N.O’Conor to Marquess of Lansdowne, 10 Feb. 1901.
(23) Ibid., § 135 : Secretary of State to Viceroy, 26 Feb. 1901 : “It is desirable to avoid renewal of hostilities between Sheikh of Koweit and Amir of Nedj. Kemball should now visit Koweit. If he finds Sheikh intractable, he can point out Agreement of 1899 giving British Government right to expect that their advice shall be followed.”
(24) British Relations with the Wahabis, (communicated to the India Office), Received Political Department, (30 Jan. 1908), IOR/L/PS/18/B164.

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